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A Sorcerer’s Journey

Chapitre 24

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Chapitre 24

Chapitre 24

Chapitre 24/13318%~7 min de lecture1 285 mots

Glenn s'était voué à la fabrication des parfums pendant deux jours consécutifs tout en conservant son travail de nettoyage de la bibliothèque, et il en était épuisé. Mais il avait le moral haut. Il fila vers le marché d'échange de la Tour Noire avec ses trente fioles d'aphrodisiaques fraîchement préparées.

« Voulez-vous vendre ces trente fioles de parfum pour moi ? Vous pouvez les céder à une pierre magique l'unité », demanda poliment Glenn à un garçon bedonnant qui lisait un livre de sorcellerie à cet instant.

« Des parfums ? Quel genre de parfum ? Allez, j'ai tous les nectars du monde et ils sentent bon. » Le garçon releva vivement la tête. On distinguait à peine ses yeux, tant les bajoues autour de ses orbites les recouvraient.

« C'est une petite création à moi. Elle stimule le désir sexuel quand on la vaporise. Et il y a des fioles pour les femmes et pour les hommes. »

« Aphrodisiaque ! » Le garçon manifesta soudain de l'intérêt et s'apprêta à en essayer une.

« Attention ! Ça se retourne contre vous si vous choisissez la mauvaise. »

Suivant les instructions de Glenn, le garçon huma celle pour les hommes et s'imprégna un moment de l'odeur. Il rouvrit alors les yeux et s'exclama :

« Wow, c'est fantastique ! » poursuit le garçon. « Comment l'appelez-vous ? Vous lui avez déjà trouvé un nom ? Ça m'a rappelé l'extase du premier amour. C'est fabuleux ! »

« Eh bien, le nom… » bredouilla Glenn car il n'avait jamais songé que les parfums dussent être baptisés.

« Et si on l'appelait la Fiole d'Amour ? » Le garçon s'emballa au son du nom.

« Fiole d'Amour, c'est brillant ! Baptisons-la ainsi ! »

« Mais elle vaut plus d'une pierre par fiole, ne croyez-vous pas ? Faisons-en deux », proposa le garçon.

« Deux ? Je ne pense pas que les élèves puissent se permettre une telle somme ! »

« Oh, mon garçon, il n'est pas question que tu croies que je ne la vendrais qu'à ces élèves, voyons ! »

« Quoi ? Aux sorciers aussi ?! » s'enquit Glenn.

« Exactement ! Nous avons tous nos désirs, les sorciers compris. »

« Soit. On la fixe à deux pierres la fiole et je vous laisse dix pour cent sur les ventes. »

« Alors c'est entendu. »

Glenn se leva tôt le lendemain. Il avala quelque chose en vitesse et se prépara pour gagner le marché d'échange. Il avait besoin des pierres pour une autre raison. Un cours de Sorcellerie de l'âme l'attendait cet après-midi, dispensé par un sorcier de grande réputation, qui exposerait les bases de cette discipline, de quoi poser les fondations de l'élevage d'Insectes symbiotiques. Mais l'entrée coûtait une pierre magique.

Or Glenn n'avait pas un sou. La pierre et demie avait été engloutie dans l'achat des ingrédients nécessaires à la fabrication des aphrodisiaques.

« Oh, mon cher ! Te voilà ! L'inventeur de la Fiole d'Amour ! » Le garçon bedonnant accueillit Glenn avec une vivacité surprenante.

« Ça s'est bien vendu ? » demanda Glenn avec avidité, tout en s'étonnant qu'un individu aussi massif pût faire preuve d'une telle agilité.

« Tu n'as pas idée du succès ! J'en ai fait goûter une à un sorcier. Il a adoré et a raflé toutes les fioles. Il m'a même payé d'une pierre magique intermédiaire[1] et est parti sans réclamer le rendu ! Tu en as d'autres ? Je compte élargir le marché et la vendre dans d'autres écoles ! » Le garçon débita le tout d'une traite en tendant à Glenn un sac de pierres magiques.

« Eh bien, je ne sais pas. Je veux dire, je ne peux pas en faire maintenant car je suis occupé à préparer l'imminent Test de sorcellerie des premières années. Mais j'en ferai quand je manquerai de pierres magiques. » Glenn déclina l'offre en comptant les pierres dans le sac.

« Soit. Mais donne-moi les coordonnées de ta boule de cristal. On restera en contact ! Je m'appelle Dickens, au fait. »

Glenn quitta le marché d'échange en catimini. Il craignait désormais que quelqu'un, jaloux de sa richesse, ne lui jette une malédiction.

Glenn se rua ensuite vers le septième étage pour obtenir le microscope à haute résolution.

« Oh, te voilà ! Tu as les pierres, j'imagine ? » Varro se souvenait de Glenn car il n'avait pas beaucoup de clients.

« Ouais, vingt pierres, pas un sou de moins. »

« Bien. Mais mon mentor utilise le microscope que tu réclames. Donne-moi les coordonnées de ta boule de cristal et je te contacterai dès qu'il sera libre. »

Bien que dubitatif, Glenn décida de prendre le risque et remit les vingt pierres à Varro.

Glenn galopa ensuite vers la salle de Sorcellerie de l'âme et parvint à y arriver à temps.

« Quelqu'un parmi vous sait-il comment les gens des Terres étrangères appellent les sorciers ? Le Seigneur des Esclaves ! Cela témoigne de leur terreur profonde face au contrôle d'esclaves d'âme. »

Le cours dura deux clepsydres et, la plupart du temps, l'enseignant célébra la grandeur des sorciers. Mais c'était bel et bien un grand sorcier, et il semblait accro à ses propres sortilèges. Glenn restait captivé chaque fois qu'il évoquait les Insectes symbiotiques.

Une fois la classe congédiée, Glenn regagna son plan de travail. Il savait que l'expérience d'amplification olfactive sur les rats ne pourrait se poursuivre sans le microscope à haute résolution, aussi décida-t-il de donner la priorité à l'élevage de l'Insecte symbiotique.

Théoriquement, n'importe quel insecte de la nature pouvait servir d'Insecte symbiotique, capable de protéger son hôte contre le contrôle mental grâce à certaines particularités de l'âme de l'insecte. Mais chaque éleveur voulait que son insecte possède des propriétés uniques. Glenn en avait réuni sept sortes et en avait écarté quatre. Il lui restait trois options.

La première était l'Insecte charognard, qui, comme son nom l'indique, se nourrissait de cadavres. Glenn en avait prélevé sur un corps maudit.

La seconde s'appelait la Mouche à bouse, un parasite méconnu. Elles suivaient un cycle de vie étrange. Elles naissaient dans les excréments de grues. Quand des mollusques mangeurs de bouse de grue ingéraient ces déjections, les Mouches à bouse pénétraient dans le corps du mollusque et vivaient dans ses intestins. Un point méritait attention : les Mouches à bouse provoquaient une mutation des gènes du mollusque qui, par conséquent, développait des pattes ou des jambes supplémentaires et voyait ses mouvements entravés. Elles étaient alors plus susceptibles d'être dévorées par la grue. Finalement, les Mouches à bouse revenaient vers les grues.

La troisième était la Diaphania, un Insecte symbiotique fort prisé des sorciers. Bien qu'elles aient peu de capacité offensive, elles pouvaient prolonger la longévité de leur éleveur, dans certains cas, de cent ans même.

Après avoir pesé le pour et le contre de ces trois Insectes symbiotiques, Glenn conclut que les Insectes charognards étaient trop cruels pour lui et les écarta.

Glenn restait désormais tiraillé entre la Mouche à bouse et la Diaphania. Glenn estimait que la Diaphania était favorisée pour de bonnes raisons. Mais la Mouche à bouse l'intriguait davantage à cause des mutations qu'elle induisait, fussent-elles néfastes.

« La mutation n'était fondamentalement qu'une évolution, et quand la Mouche à bouse provoquait une mutation dans les gènes de son hôte, ce n'était manifestement pas par la Sorcellerie hématologique. Cela avait-il donc un lien avec l'amplification olfactive ? » ne cessait de ruminer Glenn.

Il décida alors d'expérimenter la Mouche à bouse sur une grenouille vivante.

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Notes :

Une pierre magique intermédiaire équivaut à cent pierres magiques sur le Continent des Sorciers et peut s'y convertir.

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