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A Saint Who Was Adopted by the Grand Duke

Chapitre 184

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Chapitre 184

Chapitre 184

Chapitre 184/21287%~11 min de lecture2 105 mots

Noah tambourinait des doigts sur sa cuisse à un rythme régulier et fixait le bureau.

« Hmm. »

Était étalée sur le bureau une lettre d'Esther.

Au bout d'un moment, un coup retentit et Noah, plongé dans ses pensées, releva la tête.

« J'ai entendu dire que vous me cherchiez. »

« C'est exact. Il y a quelque chose que je voudrais vous demander. »

Heid, membre des chevaliers impériaux, entra dans la pièce en hésitant, ignorant pourquoi on l'avait convoqué.

« J'ai entendu dire que vous étiez célèbre parmi les chevaliers pour être un père gaga ? »

« C'est ce qu'on dit, mais avez-vous vraiment remarqué ma fille ? Ma fille n'a maintenant que huit ans ? »

Quand une question sur sa fille surgit sans crier gare, Heid recula de frayeur.

La réaction exprimait que, quelque soit le rang de Noah comme prince héritier, il ne pouvait pas lui donner sa fille.

« Ne vous en faites pas. Je n'ai aucun intérêt pour votre fille. »

Noah fut très satisfait de sa réponse et demanda avec insistance.

« Que ferez-vous si quelqu'un qui veut sortir avec votre fille se présente ? »

« Je vais commencer par vérifier d'où vient ce bâtard. »

Heid fronça les sourcils avec férocité, comme si la simple idée l'agaçait.

« Y a-t-il un moyen de faire bonne impression alors ? »

« Non. Il aura l'air d'un voleur quoi qu'il apporte. »

« Essayez de réfléchir à quelque chose. C'est très important pour moi. »

« Hmm… Alors ce serait plus utile de convaincre ma femme ou mes fils plutôt que moi. »

« Leur demander d'aider ? »

« Oui. Comme ça je serai le seul à m'y opposer. Si tous les autres membres de la famille sont d'accord, je ne pourrai rien faire. »

« Les frères… ne sont pas faciles à duper non plus… Bref, merci. »

« C'est suffisant ? Mais vous n'avez pas vraiment demandé en pensant à ma fille, si ? Elle est ma fille, si mignonne et remarquable, ceux qui la voient ne serait-ce qu'une fois… »

« Non, non. Vous pouvez y aller. »

Noah secoua la tête, se demandant pourquoi il penserait à une enfant de huit ans.

« Les goûts des jumeaux… Ce n'est pas habituellement difficile. Ha. »

Il connaissait les goûts des jumeaux comme sa poche, car il les observait aux côtés d'Esther depuis des années.

S'il y avait un problème, c'était qu'il était extrêmement difficile de les satisfaire même en connaissant leurs goûts.

« N'importe quel genre de chose convient. »

Toujours, pour le moindre espoir, Noah mobilisa tous ses réseaux pour rassembler les objets désirés.

Et exactement une semaine plus tard…

Un sourire satisfait flottait sur le visage de Noah alors qu'il se dirigeait vers Tersia.

─────

« Il attend à l'intérieur. »

Arrivé au manoir grand-ducal, Noah fut immédiatement conduit dans le salon.

« Êtes-vous fâché contre moi pour quelque chose ? »

« Moi ? Cela ne se peut pas. Je vous en prie, entrez. »

Mais il y avait un éclat différent dans les yeux du majordome d'ordinaire aimable.

Pas seulement le majordome, tous les autres domestiques semblaient se méfier de lui.

« J'ai l'impression d'être un méchant. »

Cela lui rappela les paroles de Heid sur le voleur. Il se sentait vraiment comme tel.

Noah soupira, redressa ses vêtements et entra lentement dans la salle à manger.

À l'intérieur, un canapé une place était placé au milieu, et un canapé quatre places lui faisait face.

Assis sur le grand canapé se trouvaient Deheen, les jumeaux et Esther.

« Cela fait un moment que je ne suis pas venu. C'est la première fois depuis que je suis allé au royaume de Berkin. »

« Je suis content que vous soyez revenu sain et sauf. Prenez place. »

Le ton de Deheen était sec, et même lorsqu'il regardait Noah, il restait impassible.

Noah s'assit sur le canapé une place, observant le regard de Deheen.

Avec Deheen et les jumeaux assis face à lui, il avait l'impression d'être à une audition.

Esther était au fond, le plus loin.

Noah voulait la saluer, mais il ne pouvait pas détourner la tête du regard piquant de Deheen.

« Vous avez fait un long chemin, alors buvons un peu d'eau et parlons. »

Le majordom apporta l'eau glacée qu'il avait préparée à l'avance sur un plateau et la tendit à Noah.

C'était la première fois que Noah se voyait servir de l'eau froide en rendant visite à la famille grand-ducale.

Noah saisit la tasse avec un grognement étouffé, songeant que la glace, c'étaient leurs cœurs.

« Je la boirai bien. »

On lui dit de boire, mais quand il essaya, Deheen et les jumeaux le dévisagèrent avec des expressions disant « Tu bois vraiment ? »

« Euk. »

Noah humecta à peine ses lèvres etposa la tasse, pensant qu'il aurait mal au ventre rien qu'en buvant de l'eau.

Puis il redressa sa posture autant que possible.

« Où vous sentez-vous mal à l'aise ? »

« Non. Cela ne se peut pas. Je suis très à l'aise. »

Honnêtement, c'était loin d'être confortable. Noah se sentait très mal à l'aise, comme assis sur une vigne épineuse.

« Êtes-vous si à l'aise que ça ? C'est un jour où vous pouvez être un peu mal à l'aise. »

« … C'est mal à l'aise. »

« Ah bon. C'est mon canapé préféré, mais en apprenant qu'il met Votre Altesse mal à l'aise, je vais devoir le jeter tout de suite. »

L'échange de paroles continua, sans qu'on sache sur quel rythme se caler.

De la sueur froide perla sur le front de Noah tandis qu'il se concentrait.

« Au fait, j'ai entendu dire que Votre Altesse souhaitait me rencontrer. »

« Oui, j'ai quelque chose à vous dire. »

Quand les mains de Noah devinrent moites, il sortit son mouchoir et l'essuya sur ses paumes.

« Papa, je peux aller chercher le dessert ? C'est tellement vide. »

« Non. Vous pouvez monter dans votre chambre et vous reposer. »

« Quoi ? »

Esther, qui tentait de détendre l'atmosphère, cligna plusieurs fois des yeux, embarrassée, quand on lui ordonna soudain de monter.

« J'aimerais parler un peu avec Votre Altesse. Entre hommes. »

L'expression solennelle de Deheen montrait qu'il était sérieux.

Puisque cela la concernait, Esther ne put l'ignorer et adressa un regard désolé à Noah.

« Et les frères ? »

« Nous devons être là. »

« D'accord. »

Deheen fit en sorte, par l'intermédiaire de Ben, qu'Esther soit de retour dans sa chambre avant que la vraie conversation ne commence.

« Est-il vrai que vous avez demandé à Esther d'être votre partenaire pour les débuts ? »

« Oui. Pas seulement cela, mais je veux qu'on me permette de la courtiser… »

« Hem. »

Deheen toussota, coupant la parole à Noah.

« Quand devez-vous repartir ? »

« Peu importe. J'ai tout le temps. J'ai pris la journée entière. »

« Bien. »

Le regard glacial de Deheen pouvait tuer.

« Il se trouve que je n'ai pas encore fini mon travail. Pouvez-vous attendre ? Je ne sais pas combien de temps cela prendra. »

« Bien sûr. Prenez votre temps pour travailler. Je vous attendrai. »

« Vous pouvez simplement repartir si vous trouvez que c'est trop long. »

C'était le test de Deheen. Pour voir combien de temps Noah attendrait.

« Je vous ai souvent vu grandir, mais vous pourriez avoir une personnalité arrogante cachée sous vos dehors de prince héritier. »

Les princes fiers et égocentriques ne supportent généralement pas un tel mépris.

« Père, prenez votre temps. Nous allons passer du temps avec Son Altesse. »

« Son Altesse sera mal à l'aise, vous ne devriez pas rester longtemps. »

« Oui. »

« Bien sûr. »

Judy et Dennis échangèrent un regard et rirent méchamment.

─────

30 minutes plus tard…

Les espoirs de Noah que l'atmosphère s'améliore ne serait-ce qu'un peu après le départ de Dehein furent brisés.

« Allez-vous continuer à me fixer comme ça ? »

Noah demanda dans une souffrance. Cela prit un moment, mais il finit par ne plus supporter les regards silencieux des jumeaux.

« Nous avons décidé de parler confortablement quand nous sommes ensemble. Vous vous souvenez ? »

« Bien sûr. Avant que vous ne partiez pour le royaume de Berkin, je vous appelais "frère". »

« Oui, vous l'avez fait. Alors, Frère… »

Judy se leva du canapé avec une aisance déconcertante et se planta devant Noah dans une posture négligée.

« Tu as décidé de sortir avec Esther sans nous dire un mot ? Comment as-tu pu ?! »

L'aura de Judy, forgée par un long entraînement raffiné, était désormais aussi menaçante que celle de Deheen.

Quand Judy décida de mettre la pression sur Noah, ce dernier soupira en ressentant une sensation d'être compressé de tous côtés.

« Je suis venu dès qu'on a décidé de sortir ensemble. Enfin, on a décidé de sortir, mais on n'a même pas encore eu de rendez-vous. »

« Hah, bien sûr. Comment pouvez-vous avoir un rendez-vous sans permission ? Et tu aurais dû me prévenir avant de te déclarer ! »

Noah ricana intérieurement, s'adaptant tant bien que mal à l'aura de Judy.

« Je suis pas fou ? Pourquoi je te le dirais ? »

S'il le lui avait dit avant, il serait venu et aurait interrompu sa déclaration.

Dennis prit la place de Judy, qui ne pensait qu'à comment rôtir et bouillir Noah.

« Tu devrais mieux savoir à quel point Esther est précieuse pour nous, puisque tu es à nos côtés depuis tout ce temps. »

« Je sais, mais Esther est très importante pour moi aussi. »

« Combien ? »

« Plus que ma vie. »

Judy et Dennis, qui ne s'attendaient pas à une telle réponse, échangèrent un regard surpris pendant quelques secondes.

« Je veux dire, qui ne peut pas dire ça ? Il n'y a aucune garantie que tu ne changes pas d'avis. »

« C'est ça. Et si notre Esther se blesse à cause de toi ? »

Noah bondit du canapé, pensant que même s'il continuait à répondre, la conversation ne ferait que tourner en rond.

« Palen, apporte la boîte. »

Palen, qui attendait devant le salon, s'engouffra à l'intérieur avec le cadeau que Noah avait préparé en signe de bonne volonté.

« Frères, je vous ai apporté un cadeau à tous les deux. Voulez-vous y jeter un œil ? »

« Tu essaies de nous acheter avec ça ? Je n'en ai pas besoin. »

« Je ne prendrai rien de ce que tu donnes maintenant. »

Même avec le mot « cadeau », la réaction des jumeaux était glaciale.

Ils ne prêtaient même pas attention à la boîte.

« Vous changerez d'avis une fois que vous l'aurez vue. »

Cependant, Noah ne céda pas et ouvrit la boîte.

« Ceci est un set d'armes en fer pour Judy. Vous connaissez l'artisan nommé Geron, n'est-ce pas ? C'est l'une des dix pièces qu'il a faites l'an dernier. Édition limitée. »

« Quoi ? Geron ? N'importe quoi ! On dit que le set était déjà épuisé avant d'être fini, donc il ne serait jamais disponible ? »

Dès que le couvercle de la boîte s'ouvrit, Judy courut vers la boîte et s'y accrocha.

« C'est vraiment difficile à trouver. L'armure, le casque, les bottes, et même l'épée sont tous neufs et jamais utilisés. »

« Tu as l'épée ? J'ai abandonné après l'avoir demandée pendant des mois ! »

Les yeux de Judy se mirent à trembler comme des fous car c'étaient des choses qu'on ne pouvait pas obtenir avec beaucoup d'argent.

« Et ceux-ci… sont des cadeaux pour Dennis. Comme on peut le voir rien qu'aux titres, ce sont tous de rares livres anciens. Il n'y en a qu'un de chaque au monde, et il est interdit de les lire, donc vous ne pourrez les voir nulle part. »

« Non, ces livres existent vraiment ? Je ne les ai trouvés nulle part… Incroyable. Tous sont des matériaux précieux qu'on ne peut pas négliger. »

La réaction de Dennis fut la même que celle de Judy.

Avec une expression ravie et de grands yeux brillants, il parcourut fiévreusement les titres des livres.

Ame : Dennis… Judy… ! Comme vous êtes tous les deux simples d'esprit ! xD et fin des mises à jour spéciales ! On se retrouve pour la normale (dans 2 jours) !

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