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A Painting of the Villainess as a Young Lady

Chapitre 269

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Chapitre 269

Chapitre 269

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« Pourquoi l'as-tu fait ? »

« Pardon ? Que voulez-vous dire ? »

« Pourquoi l'as-tu fait ? »

Aileen, qui souriait timidement comme une jeune fille, croisa soudain le regard de Cairn.

Leurs yeux, semblables et pourtant différents, s'examinèrent mutuellement. La froideur dans ceux de Cairn fit tressaillir Aileen involontairement.

« Frère, je… je ne sais pas de quoi tu parles… ? »

Aileen fit semblant d'ignorer, cachant sa peur derrière une voix douce. Cairn attendit patiemment qu'elle finisse sa phrase, puis posa à nouveau la question.

« Pourquoi l'as-tu fait ? »

C'était la troisième fois qu'il répétait la même question. Aileen recula d'un pas.

« Frère, v…vous me faites peur… »

Sa voix tremblait tandis que des larmes montaient à ses yeux. À cette vue, Cairn poussa un profond soupir, un rictus aux lèvres.

« Tu nous as vraiment manqués ? Moi et nos aînés ? …Vous nous avez vraiment manqués ? »

« Frère…. Est-ce que tu doutes de la sincérité d'Aileen… ? »

« Je vois. C'est ça, ta réponse, jusqu'au bout. »

Le Cairn qui se tenait devant elle n'était plus celui de ses souvenirs. Aileen réalisa pour la première fois que même le simple d'esprit Cairn pouvait afficher une telle expression.

« Frère Cairn… ? »

« Tu aurais pu venir nous voir au moins une fois. »

« Je ne sais pas de quoi tu parles. »

« Si tu avais vraiment eu envie de revoir ta famille, tu serais venue. Tu aurais pu dire que c'était un malentendu, que tu nous avais manqués. »

« C'ÉTAIT un malentendu, Frère ! »

« Exact, c'était comme ça. »

Son rictus se mua en un sourire amer. Cairn semblait bien plus maigre que la dernière fois qu'elle l'avait vu, pourtant il laissa échapper un petit rire en regardant sa cadette bien-aimée.

Sentant l'émotion complexe qui l'habitait, Aileen se hâta de parler.

« Je ne sais pas quel malentendu tu as, mais j'ai vraiment essayé de venir ! Mais, Sœur… Sœur Violet, elle… »

De claires larmes coulèrent de ses yeux verts pâles. Quelqu'un à proximité soupira à ce spectacle. Des regards critiques se portèrent sur Cairn, qui avait fait pleurer Lady Aileen.

Cairn n'en tint pas compte.

« Est-ce que Sœur t'a dit de ne pas venir ? »

« O-Oui, vraiment. …J'avais vraiment envie de revoir ma famille. Mais Sœur n'a pas compris mes sentiments… »

« …Ha. »

Le rire qui sortit des lèvres de Cairn était loin de ce qu'Aileen attendait. Alors qu'elle faisait mine d'essuyer ses larmes, elle se figea.

Ses paroles étaient à moitié vraies. Violet avait bel et bien dit à Aileen de ne pas compter sur le soutien de la maison Everett. Si elle se présentait, on lui fermerait sans doute la porte au nez.

« Oui, je comprends… »

Mais Aileen n'était pas du genre à se décourager face à un tel rejet. Lorsque Violet avait été confinée à l'annexe, n'était-elle pas venue, apportant son propre tableau pour le faire valoir ?

Alors ses mots n'étaient que de piètres excuses.

Cairn, qui le savait, l'appela d'un ton doux. C'était une voix tendre, qu'elle n'avait jamais utilisée auparavant.

« Aileen. »

« Oui. »

« Vis une belle vie. »

Sur ces mots, Cairn partit sans se retourner.

« Vis une belle vie… ? »

Seule Aileen restait, fixant vacuement son dos qui s'éloignait.

« Vis une belle vie, ici. Ici, tu me dis de vis une belle vie… ? »

Qu'est-ce que vous voulez encore que je fasse !

Ce fut un cri qui ne serait pas entendu.

Elle s'était toujours présentée comme les autres le souhaitaient, s'abstenant de tout acte qui aurait pu les agacer, et s'efforçant de vivre de façon à susciter l'envie.

Aileen avait vécu en enfant sage et gentil. Elle avait fait de quelqu'un d'autre la méchante pour préserver sa propre image de gentille fille, mais elle ne pensait pas que ce fût grave.

Alors pourquoi devait-elle entendre de tels mots ?

'…Violet.'

Finalement, la cible de la colère d'Aileen était Violet.

Si seulement tu’étais restée la méchante, j'aurais pu continuer à être la gentille fille et recevoir l'amour de tous —

.

.

.

Laissant Aileen derrière lui, Cairn s'arrêta dans le couloir et poussa un profond soupir, l'air tourmenté.

Elle ne l'avait pas retenu. Elle n'avait pas insisté sur le malentendu. Elle n'avait pas posé de questions. Elle n'avait pas souri gentiment en parlant.

« Pas une fois elle n'a demandé comment j'allais. »

Cairn se sentait comme un pécheur face à Violet, mais c'était son fardeau à lui seul. Il pensa soudain que le camp d'Aileen pourrait être différent.

En fait, Cairn était venu ici pour entendre la version d'Aileen.

Bien qu'il doutât qu'une conversation significative puisse naître d'une telle rencontre, il conservait encore une lueur d'espoir…

Mais au final, il ne put que rire amèrement face à la réalité qui s'offrait à lui.

Non, Aileen avait toujours été ainsi. Il ne l'avait simplement pas réalisé jusqu'à présent.

La cousine qu'il affrontait sans ses lunettes roses était un livre plus ouvert qu'il ne l'avait cru.

Son incapacité à le voir plus tôt n'était que sa propre sottise.

Au fond, la frontière entre vertu et hypocrisie est d'une finesse de papier.

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