――Le jour de la cérémonie.
Krische était assise sur une chaise, coincée entre Sélène et Bery qui se faisaient face.
La robe bleu et blanc éclatante de Sélène contrastait avec la robe noire et rouge de Krische.
Sélène lança un regard noir à Bery en désignant sa propre chevelure, attachée en queue de cheval sur le côté gauche――sur une épingle à cheveux en forme d'épée.
« Comme je te l'ai dit, ça doit être une épée. »
« Ojou-sama ne comprend vraiment pas. Ça doit être une fleur. »
« Combien de fois dois-je le répéter ? Krische participe à une cérémonie pour recevoir le titre de chevalier supérieur. Cette épingle en forme d'épée est donc plus adaptée à la cérémonie ! J'ai même prévu que nos robes et nos coiffures s'accordent. Krische devrait utiliser la même épingle que moi. »
Les cheveux de Krische avaient été relevés en queue de cheval sur le côté droit.
L'opposé de Sélène――c'était l'intention derrière cette coiffure, mais Sélène et Bery se disputent maintenant pour savoir quelle épingle utiliser.
Jusqu'à présent, elles avaient travaillé harmonieusement pour accorder Sélène et Krische, mais dès qu'il a fallu choisir l'épingle, leurs avis ont divergé.
Sélène veut privilégier l'élégance et le style.
Bery veut privilégier le mignon et le beau.
――Et Krische s'en fiche, elle veut juste prendre son petit-déjeuner.
Anne observait, impuissante, pendant que Krische baissait la tête, appuyant sur son estomac pour supporter sa faim.
Pour Krische, le petit-déjeuner est particulièrement important, mais il a été ignoré par les deux autres à cause du débat extrêmement important sur l'épingle à utiliser.
Pour Krische, tous les repas sont importants, mais le petit-déjeuner est le plus important d'entre eux.
Après s'être réveillée d'une bonne nuit chaude de sommeil en serrant Bery contre elle, il est naturel qu'elle ait faim.
Ce matin, Krische s'était réveillée et avait flirté avec Bery, puis avait dû subir un emploi du temps chargé : bain, maquillage, coiffure et mise en robe, tout cela le matin.
Cela aurait pu aller au village, mais depuis que Krische a emménagé au domaine, elle a pris l'habitude du « pré-petit-déjeuner », grignotant les restes dans la cuisine pendant qu'elle préparait le repas.
Alors pour Krische, traverser tout ça sans petit-déjeuner est inimaginablement difficile.
Elle a tout enduré avec une forte maîtrise d'elle-même (pour Krische), mais elle a fini dans cette situation.
Krische a senti quelque chose d'inquiétant dans l'échange entre Sélène et Bery et a pris la parole : « I, ils ont déjà préparé notre petit-déjeuner, ce, ce serait impoli de le laisser refroidir. L'épingle peut se décider après avoir mangé―― », mais Sélène l'a mise de côté pour la sermonner sur l'importance de cette journée.
« Tu ne penses vraiment qu'à manger, tu n'as pas honte ? Tu es une gamine gourmande, gâtée, insouciante et bête, tu ne peux pas juste faire les choses correctement une fois ? Si tu as le temps de parler de ça, pourquoi ne pas y réfléchir toi-même ? En premier lieu, tu―― »
Krische a compris que son petit-déjeuner ne ferait qu'être davantage retardé par ces sermons, alors elle n'a pu que se taire et se tenir l'estomac, se fondant dans le décor.
Bery a souri doucement en disant qu'elle réchaufferait le repas plus tard, qu'elle endure pour l'instant, mais cela impliquait aussi que ce débat est plus important que le petit-déjeuner pour Bery.
« Ce ne sont que les préférences d'ojou-sama. Si ojou-sama veut un look assorti, alors l'opposé de l'épée serait une fleur qui est faite pour être protégée. C'est grâce à l'épée d'ojou-sama que l'épingle fleur sera belle et ce n'est qu'avec la fleur de Krische-sama que l'épée d'ojou-sama brillera vraiment. N'était-ce pas l'intention derrière le choix de la robe noire et rouge pour contraster avec la robe bleue et blanche d'ojou-sama ? »
« J'ai déjà dit que la robe suffit pour ça. C'est parce que la robe crée déjà un grand contraste qu'on devrait utiliser la même épingle puisque nous devenons toutes deux chevalières supérieures ! »
Sélène lui renvoya son regard noir.
« Et c'est moi qui cède la plupart du temps ! J'ai même cédé et t'ai permis de gâter Krische autant cette fois. Et si tu cédais une fois pour toutes ? »
« Ma foi, maintenant qu'ojou-sama est à court d'arguments, ojou-sama change de sujet ? Des insultes personnelles la fois dernière et maintenant ça ? Et bien qu'ojou-sama dise qu'ojou-sama l'a permis, ojou-sama se plaint à chaque fois qu'on se voit. J'ai aussi réfléchi à mes actes et j'écoute ces plaintes en silence…… mais je dois m'y opposer quand ojou-sama les sort sans rapport. »
« Je dois ? Alors quoi, quelques plaintes ? Pense à ma position. Bien sûr que j'ai envie de me plaindre un peu ! Et toi tu parles, parles, mais malgré ce que tu dis, tu gâtes toujours Krische. Quelle réflexion ? Quelle blague. »
Aucune ne cédait, se dévisageant avec des yeux acérés.
Krische les regardait avec des yeux tristes.
« Même si ojou-sama dit ça, si ojou-sama était à ma place, ojou-sama ferait pareil. Si ojou-sama dit de penser à la position d'ojou-sama, que diriez-vous qu'ojou-sama essaie de se mettre à ma place ? Au fond ojou-sama accepte aussi les ki―― »
Bery coupa court, jeta un coup d'œil à Anne et toussa.
« ――hum, bref, ojou-sama n'avait rien à dire non plus. »
« C, c'est parce que tu lui as appris des trucs bizarres ! C'est pas de ma faute ! »
« Je vois, donc tout est de ma faute ? Quand ça arrange ojou-sama, ojou-sama dit qu'ojou-sama a cédé, mais quand ça l'arrange pas, c'est la faute de l'autre ? C'est ça la façon de penser d'ojou-sama ? C'est ça la vraie blague. »
« Qu'est-ce que tu―― »
« Vo, vous deux…… ho, comment dire…… er, et si on demandait…… à Krische-sama elle-même…… ? »
Anne coupa leur dispute, mais sa voix était perçante.
Elle ne supportait pas à quel point Krische avait l'air pitoyable, coincée entre elles, et a pris la parole, mais――
« Krische ? »
« ……Krische-sama ? »
« Heu, uu…… er, Krische, ça, ça va, les deux…… »
Elle a vite compris que ça ne faisait qu'empirer les choses.
« Les deux ? Krische, tu comprends que c'est parce que tu n'arrives même pas à choisir une épingle toi-même que je dois subir cette dispute stérile avec Bery ? Tu m'as seulement écoutée ? Tu ne comprends rien du tout, hein ? Décide tout de suite. Bien sûr que c'est l'épée, non ? »
« Krische-sama, soyez honnête. Pas besoin de ménager ojou-sama. C'est pour Krische-sama…… allez, dites-le, « la fleur c'est mieux ». »
Krische s'en fichait vraiment des deux côtés, mais elle a été écrasée par leur pression, elle ne pouvait que regarder la porte avec désespoir.
Et comme s'il avait entendu sa prière, son sauveur apparut à cet instant précis.
« ……haa. Je suis venu voir vu que vous veniez pas au petit-déjeuner, mais vous vous disputez pour quoi cette fois ? »
Bogan semblait s'y attendre et massa fatigué son front en écoutant leur explication en silence.
Elles peuvent juste prendre l'épée et la fleur, mais changer la couleur de la fleur.
Du point de vue de Krische, la vision de Bogan les convainquant d'accepter ce compromis est vraiment celle d'un sauveur――d'un héros.
Krische soupira de soulagement à l'arrivée d'un médiateur et sourit.
Elle va enfin pouvoir manger, mais――la voix qui l'arrêta fut encore celle de Bogan.
« Il est temps d'y aller. On dirait que la cérémonie a été un peu avancée. »
« D'accord, otou-sama. »
Krische se figea.
L'intérieur du palais royal ressemble davantage à un domaine extrêmement vaste qu'à un château.
Il n'est pas conçu pour être une forteresse défensive, mais pour la bureaucratie et la vie de la royauté, privilégiant la taille et le nombre de pièces sans dédale compliqué de couloirs.
C'est le centre du royaume.
Ce château a été construit comme symbole du pouvoir du Roi, il n'a pas été pensé pour résister à des attaques ennemies.
Ainsi le château est faible en cas de siège, mais en contrepartie, il est extrêmement confortable à vivre.
Les couloirs sont longs et larges.
Krische, Sélène, Bogan et Gallen marchent dans un tel couloir, suivis des subordonnées de Christand.
Le général du sud Garhka et le général de l'ouest Hilkintos les accompagnaient aussi, ce qui place Krische et Sélène――sur le point de devenir chevalières supérieures, le grade le plus bas et leur position est à l'arrière de la file.
« Allez, vous mangerez après la cérémonie. Ne faites pas la tête juste parce que le petit-déjeuner est retardé. »
« Uuu…… »
« Qu'est-ce que c'est que cette tête ? Tu dis que c'est de ma faute ? »
« N, non…… »
Elles étaient restées en attente dans une salle après être entrées dans le palais et sont maintenant en route vers la salle du trône.
Sélène marmonna doucement à l'adresse de Krische pendant qu'elles traversaient le long couloir.
La cérémonie n'est pas très longue et comme elle a été avancée, elle sera finie bien avant midi.
Le petit-déjeuner n'est retardé que d'un peu, mais c'est un gros dégât pour Krische.
« Allez, on est presque arrivées. Reprends-toi. »
« D'accord…… »
Elles arrivèrent devant de grandes portes montant jusqu'au haut plafond.
Les lourdes doubles portes s'ouvrirent lentement sous la poussée des gardes――elles avancèrent à l'intérieur.
Les sons de tambours et de trompettes emplirent l'air lorsqu'elles entrèrent dans une salle blanche.
Un tapis rouge éclatant traversait le milieu d'innombrables piliers soutenant un plafond si haut qu'il fallait lever la tête pour le voir.
Au bout du tapis se trouve une petite estrade et un unique trône.
Un homme portant une couronne y était assis.
Ce tapis rouge est aussi connu sous le nom de Chemin du Roi.
Le rouge est la couleur du sang et il représente tout le sang que le Royaume a perdu.
Le règne de la famille royale est soutenu par ce sang et normalement, seuls ceux liés à la famille royale peuvent fouler ce tapis, mais lors des cérémonies et audiences avec le roi, d'autres y sont temporairement autorisés.
Cela représente leur lien avec le sang royal et la permission de partager le soutien de ce sang.
(NdT : Pas sûr de cette ligne それは王家との血の交わりを示し、血の共有を許すということ。 Une interprétation plus standard serait la permission de rejoindre la lignée (royale))
Ainsi, quiconque est autorisé à marcher sur ce tapis, même s'il est roturier, se voit accorder le titre honorifique de noblesse.
Bogan est venu ici maintes fois et sa démarche est assurée, de même pour les généraux marchant à ses côtés――Garhka et Hilkintos.
Il en va de même pour les commandants de corps, mais plus on descend dans la file, plus on voit de gens nerveux.
Sélène en fait partie et Krische put voir du coin de l'œil que l'expression de Sélène était légèrement crispée.
Tous ceux qui les entourent sont des hommes, ce qui fait que toutes deux ressortent.
Cela attira les regards autour d'elles et les jambes de Sélène tremblèrent.
Sélène aurait voulu pincer la joue de Krische pour lui dire d'être au moins un peu tendue, mais elle ne peut pas faire ça ici.
Sélène concentra son regard sur le dos de Gallen, marchant avec assurance devant elles, et calma sa respiration en silence.
Une fois arrivées au milieu, elles se divisèrent en deux files, laissant un espace au centre du tapis. Puis, depuis l'avant, elles s'agenouillèrent sur un genou et baissèrent la tête, posant leur poing droit dans leur paume gauche au-dessus de leur tête.
Krische et Sélène portent des robes et auraient normalement le droit de simplement fléchir légèrement les genoux et faire semblant de s'agenouiller, mais resteraient debout, même devant la royauté.
Mais c'est une cérémonie, alors elles se sont aussi agenouillées après que la personne devant elles se soit agenouillée.
Les tambours et trompettes s'arrêtèrent et le silence régna pendant quelques instants.
Puis le prince royal――Gildanstein s'avança.
« ――D'abord, nous voulons vous remercier tous d'avoir empêché l'invasion du perfide Empire et sauvé le Royaume de sa situation critique en battant leur grande force de dix mille…… des généraux et héros célèbres qui laisseront leur nom dans l'histoire ainsi que des soldats et citoyens sans nom ont versé leur sang pour le Royaume――La famille royale est bâtie sur ce sang. Vos actions ont rendu nos ancêtres fiers et leur apportent honneur, Sa Majesté le Roi louera personnellement vos exploits et vous accordera vos titres et récompenses. Sachez que c'est le plus grand honneur possible. »
Il ne cria pas, n'utilisa pas la magie pour porter sa voix.
Pourtant, sa voix était majestueuse et clairement audible.
Gildanstein possède quelque chose que seuls ceux nés pour régner ont, sa voix est claire même dans cet espace immense.
« Le général Carmeda a péri sous les lames de l'ennemi, avec la vie de nombreux soldats et citoyens, ils sont maintenant le sang du Royaume. Beaucoup pleurent leur perte. Mais la mort n'est pas la fin. Ils vivront à jamais comme le nouveau sang du Royaume. Sa Majesté le Roi, moi, vous tous, nous deviendrons éventuellement partie du sang du Royaume aussi. Pas besoin de pleurer ou de se lamenter, simplement accepter――et se réjouir d'avoir survécu pour recevoir cet honneur. C'est le plus beau cadeau d'adieu qu'on puisse faire aux morts. »
Quelques sanglots étouffés et reniflements se firent entendre à l'arrière de la file.
Les subordonnées de Carmeda. Peu ont survécu.
« Ces trois généraux ont survécu et battu une grande force ennemie――la contribution de chacun fut magnifique. Parmi eux, je veux mentionner spécialement le général Christand pour son intelligence et sa vaillance dans la défaite du détestable Sarshanka qui a tué le général Carmeda. Malgré une situation bloquée avec des forces inférieures, il a percé une armée de quarante mille avec une armée moitié moins grande, la jetant dans le chaos d'une manière digne du nom d'Éclair…… avancez. »
« ……oui, Altesse. »
Bogan fit quelques pas en avant et s'agenouilla à nouveau au milieu du tapis.
« Sans la contribution de cet homme, nous ne serions pas en état de tenir cette cérémonie maintenant. Je suis sûr que vous en êtes tous conscients. ――Devant vos yeux, se tient un héros. »
Gildanstein promena son regard.
« Cet homme est un héros parmi les héros――la fierté du Royaume, le général Bogan Argalitte Vezrinea Christand. »
Gildanstein écarta les bras et sur ce signal, l'orchestre fit retentir tambours et trompettes tandis que ceux alignés le long du tapis acclamaient.
Ceux sur le tapis sont aussi dans la position d'être acclamés, alors ils ne pouvaient pas acclamer, mais Sélène est visiblement heureuse des louanges pour son père.
Krische sourit à cela et Sélène détourna les yeux, embarrassée.
« Ensuite, je voudrais mentionner le général Garhka pour avoir stoppé l'attaque principale de l'ennemi au sud, puis les avoir battus quand l'occasion s'est présentée grâce à la contre-attaque de Christand. Avancez―― »
――et la cérémonie se déroula.
Dans l'ordre depuis l'avant, ils s'avancèrent devant le roi et se virent remettre une épée par le roi lui-même.
Une épée ornée de joyaux resplendissante.
À l'époque où les métaux étaient précieux, l'épée était le symbole d'un héros.
À cause de cette histoire, les récompenses du roi sont accordées sous forme d'épée.
Mais bien sûr ce n'est pas tout, ils recevront aussi divers autres trésors plus tard.
Il fut annoncé que les territoires des trois généraux seraient étendus tandis que le commandant du premier corps de Christand, un homme nommé Nozan, serait envoyé dans les territoires orientaux vacants comme nouveau général.
Le fils de Carmeda avait aussi péri au combat, laissant le poste vacant, alors en raison de leurs mérites, le commandant de corps le plus compétent de l'armée Christand fut nommé.
Un bon moment plus tard, les noms de Sélène et Krische furent appelés.
Il y en a sept, incluant Gallen, qui recevront le titre de chevalier supérieur.
Gallen détient déjà le titre de chevalier junior. Le rang de chevalier junior peut être accordé par les généraux avec la permission du roi.
C'est à cause de la formalité selon laquelle les nobles ne doivent pas être commandés par des roturiers.
Gallen avait plus que assez d'exploits pour être promu chevalier supérieur lors de la dernière guerre, mais il a quitté l'armée avant la remise des décorations, donc son rang est encore chevalier junior.
Ce n'est pas bon pour les apparences qu'un chevalier junior assume le rôle majeur d'aide du général, alors en considération de ses exploits passés, il recevra aussi le titre de chevalier supérieur en même temps que Sélène et Krische.
« ――Vous êtes désormais autorisés à vous appeler Rinea. Il vous a été accordé le titre honorifique de Rinea, signifiant guerrier dans l'ancienne langue. Le titre de chevalier supérieur n'est pas accordé sans exploits sur le champ de bataille, peu importe la noblesse de la naissance. Vous venez tous de recevoir ce titre…… avancez dans l'ordre et recevez vos épées. »
Krische est au bout et est la dernière dans la file.
Krische Rinea Christand. Elle pensa à son nom rallongé en attendant son tour.
Sélène y alla et revint.
C'est le tour de Krische. Elle releva la tête et se leva, puis inconsciemment――réflexivement recula d'un pas.
Le regard de Krische s'était posé sur la jeune fille debout à côté du roi.
C'est une jeune fille une demi-tête plus petite que la petite Krische.
Ses cheveux blond fraise brillaient rouge au soleil.
Sa robe blanche la faisait ressembler à une fée――et ses traits ressemblaient étrangement à ceux de Krische.
La princesse avait l'air ennuyée jusqu'à présent, mais elle fixait maintenant Krische, puis elle montra un sourire éclatant.
« K, Krische…… »
Sélène réprimanda doucement Krische et Krische s'avança.
――Krische avait réagi parce qu'elle était sur ses gardes.
Krische fait toujours attention à son environnement pour tout signe de danger en tout temps.
Si elle est dans une foule, elle est toujours prête à fuir si quelqu'un fonce sur elle, ou même à le tuer en premier. C'est presque une habitude inconsciente.
L'instant où elle s'était levée, Krische avait senti le danger et avait immédiatement reculé.
Et la sensation venait de la direction de la princesse.
La princesse souriante ne montrait aucune hostilité et elle est à une distance où Krische peut la tuer à tout moment.
Krische effaça ses doutes intérieurs et avança pour se tenir devant le roi.
Elle traversa ensuite la cérémonie avec indifférence, sans montrer plus d'intérêt, recevant l'épée avec une conduite parfaite――des mains du roi dont le teint était caché par le maquillage.
Krische veut juste en finir vite et manger.
C'est la seule pensée dans la tête de Krische.
-Fin-
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