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A Maiden's Unwanted Heroic Epic

Chapitre 33

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Chapitre 33

Chapitre 33

Chapitre 33/6352%~15 min de lecture2 831 mots

Lendemain de l'arrivée des Christand, la collègue d'Anne, censée s'occuper de Bery, l'interpella.

« Anne, Argan-sama est-elle restée tout le temps avec Krische-sama ? »

« Euh, ah, oui. Enfin, elle s'occupe de Krische-sama car cette dernière a un peu de fièvre. Elle a dû être fatiguée par le long voyage…… »

Anne se remémora les événements de la veille et rougit en expliquant――

Elles avaient pris le thé après le bain, l'heure habituelle du coucher.

Mais Krische refusa de lâcher Bery.

Krische voulait rester avec Bery, alors elle demanda l'identité de la personne tout à l'heure, le nombre d'invités à la cérémonie, des questions sur des choses qui ne l'intéressaient pas d'ordinaire, juste pour retenir Bery.

Krische croyait être subtile.

Anne était désespérée de compenser son échec d'avoir trébuché devant un invité.

Cet excès de sérieux l'empêcha de s'en rendre compte, mais bien sûr Bery perça les intentions de Krische, ce qui lui rendit le départ difficile.

Krische se blottit contre Bery, luttant contre le sommeil tandis que Bery jetait un regard légèrement embarrassé vers Anne.

Anne faisait de son mieux pour ignorer leurs agissements, se contentant de travailler sérieusement et de répondre à des questions qu'on ne lui avait même pas posées.

Anne ne pouvait pas se permettre une nouvelle erreur et était trop tendue pour fantasmer sur elles, même si elles étaient clairement trop proches l'une de l'autre.

Bery réfléchissait à quoi faire en observant Anne――à ce rythme, elle ne pourrait pas partir avant que Krische ne finisse par succomber au sommeil, et Anne resterait tendue, incapable de se reposer jusqu'alors.

Bery eut une idée et posa une main sur le front de Krische.

« Je…… je pensais que…… Krische-sama a un peu de fièvre. »

« Hein ? »

Krische inclina la tête, confuse ; elle n'avait rien senti d'anormal dans son corps, hormis la somnolence.

Bery lui chuchota vite : « Suis-moi. »

Krische acquiesça.

« Krische a peut-être un peu de fièvre. »

« De la fièvre ? »

« Euh, enfin, oui, le long voyage en voiture vient de se terminer et Krische-sama, euh, son corps n'est pas très robuste alors…… »

Bery mentit à la sérieuse Anne.

Bery a confiance en son jeu d'actrice, mais elle n'a pas l'habitude de mentir.

Et c'est pour dormir avec Krische, une raison égoïste, alors la honte et le trac la firent un peu hésiter.

Son air était inquiet, mais ses yeux fuyaient et ses joues étaient légèrement rouges.

« Ce, ce n'est pas bon, je, je vais appeler un médecin…… »

« Ça, ça va, c'est, c'est normal…… en fait, ce serait pire d'en faire tout un plat, donc…… »

« Euh, d'accord, c'est, normal…… ? »

Anne paniqua un peu et Bery réagit aussi dans la panique.

Krische faisait de son mieux pour suivre Bery, mais elle ne connaissait pas les intentions de Bery et ne jouait pas du tout, pas que les deux autres fussent en état de le remarquer.

La riche imagination d'Anne l'aida à comprendre la situation de Krische.

Une constitution fragile n'est pas une bonne chose pour une noble devant donner des héritiers.

Une telle réputation limiterait les options de mariage.

Krische est menue et sa peau est pâle ; maintenant qu'Anne la regardait sous cet angle, elle avait l'air d'une jeune fille maladive et choyée.

Cela pourrait aussi expliquer pourquoi son âge mental semble un peu jeune.

Elle a dû grandir en passant la plupart de son temps à l'intérieur.

Mais comme elle appartient à une famille militaire, elle s'est entraînée désespérément et s'est battue désespérément sur le champ de bataille avec son corps jeune et faible, usant sa propre vie pour accomplir ces faits d'armes――les yeux d'Anne se remplirent de larmes.

« Aujourd'hui, euh…… je resterai ici pour m'occuper d'elle…… »

« D'accord, compris…… »

Le fait que Bery reste si proche d'elle est sans doute parce qu'elle s'inquiète que sa jeune maîtresse ne s'épuise trop avec son corps fragile.

Il y a quelque chose dans la façon dont elles se sont lavées mutuellement au bain qui est difficile à décrire.

La vue de deux jeunes femmes nues se lavant l'une l'autre semblait immorale et fit imaginer à Anne une relation au-delà de celle d'une dame et de sa servante. Surtout avec la façon dont elles s'assirent naturellement épaule contre épaule dans le bain, leurs têtes proches alors qu'elles se chuchotaient des choses.

――Mais, mais, tout cela est dû à la constitution fragile de Krische.

Cela expliquerait aussi pourquoi Bery passe tout son temps avec Krische au lieu de la vraie fille, Selene.

Tandis que son respect pour Bery en tant que servante modèle grandissait, Anne voulait aussi se frapper pour avoir eu de si honteux fantasmes.

« Allez, Krische-sama, l'heure du lit…… »

« D'accord…… »

Krische comprit enfin les intentions de Bery et enfouit son visage dans la poitrine de Bery, cachant son sourire, tandis que Bery la soulevait dans ses bras.

Krische est de très bonne humeur, sans aucun signe de maladie, mais Anne ne put le voir.

À la place, Anne pensa que Krische devait souvent se sentir mal en regardant Bery la porter avec des gestes exercés.

Anne se demanda distraitement quand elle avait été portée ainsi pour la dernière fois, en s'inclinant, profondément impressionnée par le lien fort et sain (du point de vue d'Anne) qui les unissait.

« Si vous avez besoin de quoi que ce soit, tirez le cordon près du lit. Il est relié à une cloche dans ma chambre. »

« Me, merci beaucoup…… »

Bery fut déconcertée par les mouvements soudainement vifs d'Anne, mais se retint d'en dire plus en posant Krische sur le lit.

Bery monta sur le lit elle aussi tandis que Krische tirait joyeusement sur la main de Bery, les joues rouges.

Quant à Anne,

« Euh, enfin…… je vous respecte vraiment. Bonne nuit…… ! »

Elle quitta la pièce prestement après avoir dit cela et éteint les lumières.

Comment cette conversation avait-elle pu mener au respect ?

Bery inclina la tête, perplexe, mais se tourna vers Krische pour l'instant.

Bessa essaya d'avoir l'air fâchée, mais renonça vite face à Krische qui l'étreignait joyeusement.

Bery est faible avec Krische.

Et quand Krische dépend d'elle, Bery ne peut pas se résoudre à être stricte et devient encore plus faible avec Krische.

« Ce, c'est seulement pour aujourd'hui…… »

« Ehehe…… je t'aime, Bery. »

Chu, Krische posa ses lèvres sur celles de Bery, la faisant rougir et se demander si elle ne voulait pas, elle aussi, juste dormir avec Krische, tandis qu'elle l'étreignait à son tour.

Toute résistance au baiser a depuis longtemps disparu.

« Demain, euh…… Krische pourrait être, fiévreuse, encore…… »

« Uuu…… »

Krische fixa Bery avec des yeux suppliants, pleins d'attente.

Bery sait qu'elle est trop faible avec Krische, mais il est déjà trop tard.

« Bery ? Nmu…… »

Bery chassa ses pensées bizarres et scella les lèvres de Krische, puis répondit embarrassée : « Bonne nuit. »

――Anne expliqua sobrement, sans les fantasmes.

Sa collègue acquiesça, comprenant, après avoir entendu l'explication d'Anne.

« Je vois. Elle n'a effectivement pas l'air très en santé…… mais bon, si je pouvais avoir cette beauté au prix d'un corps sain, moi aussi je―― »

« C'est grossier ! Tu ne devrais pas dire ça, même en plaisantant. »

« Je, je sais…… ne crie pas si tôt le matin. Alors j'y vais, aider en cuisine, elles seront ensemble aujourd'hui aussi, non ? »

« Oui, je prendrai bien soin toutes les deux. »

「…… ça va aller ? Bon, fais juste pas d'erreurs à ma place. »

La collègue d'Anne fit un signe de la main en descendant au premier étage. Anne prit une grande inspiration et se tint devant la porte.

Elle doit montrer un nouveau visage aujourd'hui.

Elle est différente d'hier.

Aujourd'hui, Anne renaît.

Anne se prépara mentalement et ouvrit la porte doucement.

« Fufu, c'est le matin, Krische-sama. »

« Nn…… bon, jour. »

On dirait que Bery vient de réveiller Krische.

On dirait que Bery n'est pas encore habillée car Krische est toujours accrochée à elle.

Bery porte une négligée, assise le dos tourné vers Anne, si bien que seule la moitié supérieure de sa silhouette féminine est visible pour Anne.

Mais la courbe de sa hanche est sexy et Anne peut aussi voir la main de Krische s'accrocher au dos de Bery alors qu'elle se redresse.

Puis Anne se figea. D'un mouvement naturel, on aurait dit que leurs visages s'étaient superposés.

« Allons. Krische-sama est vraiment mauvaise pour se lever. Es-tu vraiment réveillée ? »

« Krische va bien…… »

Bery agit avec bien trop de naturel pour quelqu'un qui vient d'être embrassée.

La voix de Krische est aussi très ensommeillée.

Leur atmosphère naturelle amena Anne à sa propre conclusion.

――Bery devait examiner de plus près le visage de Krische.

Bery ne faisait que regarder son visage pour vérifier comment elle allait.

Anne venait juste de jurer de renaître, en quoi pense-t-elle maintenant.

Anne secoua la tête et s'engueula elle-même.

Et comme elles sont éveillées, il est impoli d'entrer sans frapper.

Avec cette pensée, Anne referma la porte aussi soigneusement qu'elle l'avait ouverte.

Les sens aiguisés de Krische remarquèrent Anne refermer la porte ; elle avait aussi été consciente qu'elles n'étaient pas seules, mais elle fit semblant de ne pas s'en apercevoir puisque Bery n'avait pas remarqué.

Krische obéit généralement aux règles, mais la règle ici est floue : elles doivent être seules ensemble.

Krische interpréta la rule à sa convenance : « Anne n'est pas entrée dans la pièce, donc elles étaient seules ensemble dans la pièce », donc ce baiser était sans danger.

Krische connaît le sens correct derrière la règle de Bery d'être seules ensemble――en gros, elles ne doivent pas être vues par les autres, mais c'est une zone grise.

Krische est une créature qui utilise sa grande intelligence pour assouvir ses désirs fondamentaux ; elle choisirait généralement d'interpréter les choses de façon commode pour elle.

Et Krische aime les baisers, Bery aussi.

Krische a aussi l'argument parfait, à ses yeux, pour se justifier : « La relation idéale est celle où elles se rendent mutuellement heureuses », ce sont les paroles de Bery et de Grace.

「…… Bery, aujourd'hui…… euh, oc, occupe-toi de moi encore. »

« Oh, mais Krische-sama a l'aiiiir, trèès en forme aujourd'hui. »

« Hein…… ? »

Krische se figea, sentant comme si l'échelle venait d'être retirée sous ses pieds, mais Bery rit doucement.

« Mais Krische-sama travaille trop dur. Si Krische-sama s'habille et fait de son mieux pour tenir sa promesse aujourd'hui, Krische-sama pourrait avoir de la fièvre à force de trop travailler. »

「…… al, alors, Krische, fera de son mieux. »

« Oui. Fais de ton mieux. »

Bery sourit et l'embrassa sur le front.

Ignorante de leur échange, Anne se dirigea vers la cuisine pour préparer le thé.

Elle fut louée par sa collègue dans la cuisine pour sa prévoyance alors qu'elle portait la théière sur un plateau et alla frapper à leur porte.

Une voix douce donna la permission et quand Anne ouvrit la porte, elle vit Bery sur le point d'aller vers la théière pour infuser le thé.

Elles étaient déjà habillées. Bery s'arrêta en voyant Anne et baissa la tête.

« Merci beaucoup, Anne-sama. »

« Pas la peine de me remercier, asseyez-vous, je vous en prie. »

Les manières de Bery semblent d'autant plus belles qu'Anne la regarde, même sa façon de s'asseoir est belle.

Krische s'assit aussi sur le même canapé, son état semble bien meilleur aujourd'hui.

« Vous vous sentez mieux maintenant ? »

Anne sourit en demandant, mais il sembla que Krische se raidît un instant.

Bery sourit en coin et répondit.

« Un peu. Voyons…… enfin, pour l'instant, je resterai avec elle pendant notre séjour, au cas où. »

Pour une raison quelconque, le sourire de Bery vers Krische semblait espiègle.

Mais c'était aussi un sourire étrangement doux qui donnait envie à Anne de soupirer.

« Ce serait mauvais si son état empirait à nouveau…… hein, Krische-sama ? »

« Oui…… »

Krische tenait légèrement la manche de Bery et semblait cacher son visage en répondant, mais son visage paraissait un peu rouge. Elle doit avoir honte de son corps faible.

Anne l'interpréta positivement et pensa que Krische est une personne admirable et sincère.

Elles discutèrent un peu jusqu'à l'heure du petit-déjeuner.

Anne les guidait vers la salle à manger quand une belle fille blonde――Selene sortit de sa chambre.

« Bonjour, Selene-sama. »

« Matin. Bery et Krische aussi. Vous avez bien dormi ? »

Alors que Selene s'arrêtait, la collègue d'Anne attachée à Selene lui fit un signe des yeux pour qu'elle s'en occupe, puis se dirigea vers la salle à manger en premier.

Krische et Bery saluèrent aussi Selene et hochèrent la tête.

Selene est une fille qui incarne ce qu'est une noble.

Raffinée, belle, mais pas désagréable.

Je ne pourrai jamais devenir comme elle, pensa Anne, puis se souvint qu'elle devait informer Selene.

« Hier soir, Krische-sama n'allait pas bien…… »

« Hein ? Krische ? »

Selene regarda Krische.

Les yeux de Krische dérivèrent.

Selene fronça les sourcils et regarda Bery.

Bery détourna le regard.

L'expression de Krische et de Bery semblait un peu raide.

L'expression de Selene parut en colère un instant, mais redevint vite un joli sourire quand le regard d'Anne se porta sur elle.

Ses yeux ne semblaient pas sourire, mais ce pouvait être l'imagination d'Anne.

« Bery, tu t'es bien occupée de Krische ? »

« O, oui…… ojou-sama. »

« Au cas où, Bery-sama veillera sur Krische-sama pendant leur séjour. »

Anne, qui a le défaut de ne pas savoir lire l'air, ajouta aux mots de Bery.

Le sourire de Selene s'approfondit.

Comme un loup montrant ses crocs.

« Je vois…… oui, sa santé est importante. Krische travaille trop――et est, très, mauvaise, pour dépendre des autres, n'est-ce pas…… ? Bery, t'avoir pour en prendre, très, correctement, soin, est vraiment, une grande aide. Tu es une excellente servante. »

« A, ahaha…… »

Selene s'approcha lentement en parlant mais Bery évita son regard.

À ce stade, même Anne sentit que quelque chose n'allait pas. L'atmosphère est extrêmement épineuse.

Selene se tourna et inclina la tête en dirigeant son regard vers Krische.

« Mais, Krische. Nous ne sommes pas à la maison, tomber malade et devoir être soignée quand nous sommes dehors est très embarrassant. Bery est vraaaiment, extrêmement, désespérément gentille, alors elle te gâtera mais…… comprends-tu ce que je veux dire ? »

« E, euh…… »

« Oh ma pauvre, tu n'as vraiment pas l'air en forme. Laisse-moi bien regarder ton visage. »

« Uuu…… »

Selene posa ses mains sur les joues de Krische et tira.

Plutôt que de vérifier son état, on aurait dit qu'elle tirait les joues de Krische.

Non, pas on aurait dit. Elle tire clairement sur les joues de Krische.

« Pauvre chose, cela a dû être si douloureux que tu n'as pas pu le supporter. Tu m'as promis de te comporter comme une vraie dame ici, mais c'était si grave que tu as dû rompre cette promesse dès notre arrivée ? »

« Fué, fuerere…… ihyai…… »

« Oh ma pauvre, ça fait mal ? Mon cœur aussi souffre d'entendre que Krische allait mal. Allez, dis-moi. Ai-je demandé quelque chose de si difficile ? Tu n'as pas pu endurer deux, trois jours seulement ? »

« Je, je suis showwy…… »

La joue blanc neige de Krische était étirée à la limite par Selene.

Anne intervint vite pour arrêter Selene, Krische avait l'air sur le point d'éclater en larmes à tout moment.

« Se, Selene-sama…… ç, ça suffit…… »

« Ah, c'était embarrassant. Je suis désolée. Pourriez-vous aller dire qu'on sera légèrement en retard pour le petit-déjeuner ? »

Son ton n'admettait aucune objection.

Elle souriait mais ses yeux ne l'étaient pas.

Terrorisée, Anne ne put que dire « Compris. » et regarder Selene saisir les mains de Bery et Krische pour les traîner dans sa pièce, tout en souriant.

Puis, en contraste avec ce sourire, la porte claqua violemment.

Anne ne put que se demander ce qui se passait, mais elle a du travail à faire.

Anne se détourna de la porte et se dirigea vers l'escalier quand,

« Vous êtes des idiotes ! Vous ne pouvez pas juste endurer un peu ! Bery toi aussi ! Vous n'étiez pas d'accord que juste gâter cette enfant n'est pas bon pour elle !? Vous ne savez pas que chacun de vos actes affecte la réputation d'otou-sama―― »

Anne tressaillit en entendant Selene les hurler dessus.

Une petite sœur maladive et sa servante gentille.

Et une grande sœur responsable mais stricte qui les gronde pour leur faiblesse.

C'est l'image qui se construisit dans l'esprit d'Anne.

- Fin -

Cette traduction a été réalisée par notre équipe, pour lire plus de romans traduits, rendez-vous sur www.readernovel.net

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