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A Maid Was More of a Calling Than a Princess

Chapitre 20 : Ce qu'Yvette révèle

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Chapitre 20

Chapitre 20 : Ce qu'Yvette révèle

Chapitre 20/2677%~14 min de lecture2 692 mots

douairière, le fouet à la main, cria vers Yvette.

« Venez ici immédiatement et relevez votre jupe. »

Comprenant ce que cela voulait dire, le visage d'Yvette fut horrifié.

'À, à l'instant, vous essayez de me frapper avec cela ?'

Bien qu'elle fût la fille d'une concubine, Yvette était une princesse.

Elle n'avait jamais été battue depuis sa naissance, grâce à sa mère qui l'avait élevée comme de l'or et du jade.

Pour Yvette, cette situation avait le goût de l'enfer.

'Non. Je ne veux pas me faire frapper !'

Yvette, qui tremblait, se rappela miraculeusement un moyen de se protéger.

Yvette rassembla son courage pour parler.

« Je, je suis le sang de Sa Majesté l'empereur. Pour, pour me toucher ainsi, il faut obtenir la permission de l'empereur. »

C'était ce que avait dit l'autre jour pour protéger Aris.

Dans ce palais impérial, l'empereur était absolu.

On ne peut pas l'ignorer, même si l'on est douairière ; non, puisqu'elle n'était pas en bons termes avec l'empereur, elle pouvait encore moins l'ignorer.

Cependant, la prédiction d'Yvette était fausse.

Loin de tressaillir, douairière eut l'air plus furieuse encore.

« Comment osez-vous me menacer en évoquant mon fils ?! »

« ... ! »

« Allez donc le dire à l'empereur. Voyons comment il réagira ! »

Aussi longtemps qu'il fût qu'ils étaient plus mal ensemble que quiconque, douairière était la mère de l'empereur.

Elle connaissait l'empereur mieux que quiconque.

'Croyez-vous que ce salaud au sang froid écouterait une fille pour laquelle il n'a aucun intérêt ?'

Yvette comprit la froide vérité dans les yeux de douairière.

Il n'y a pas d'issue à cette situation.

Yvette ne put même plus émettre un son, se tint devant douairière et releva sa jupe.

Le fouet s'abattit férocement sur ces jambes fines et tremblantes.

Clac !

À cet instant, Yvette marmonna involontairement.

« ...erde. »

douairière avait bonne oreille.

Elle regarda Yvette, qui avait prononcé des mots vulgaires qu'une princesse ne devrait pas prononcer, avec un air d'absurdité, puis donna plus de force à la main qui tenait le fouet.

Avec force, plus que lorsqu'elle avait levé le fouet pour faire de son fils unique un empereur.

Clac !

Yvette finit par éclater en sanglots au deuxième coup.

« Heuuaaah ! »

Cependant, douairière n'était pas assez miséricordieuse pour soulager sa colère avec un seul cri.

douairière fit siffler le fouet plusieurs fois encore.

Clac !

Bien qu'elle versât des larmes affligées, Yvette ne lâcha pas l'espoir.

'Heug, si ma mère savait cela, elle ne resterait pas à regarder. Elle serait furieuse pour moi !'

Mais combien le souhait d'Yvette était vain.

Ce que la mère biologique d'Yvette fit en arrivant au palais du Rubis, ce fut de cogner sa tête contre le jusqu'à ce que son front saigne.

« Je vous suis reconnaissante d'avoir instruit vous-même mon enfant qui manquait d'éducation, impératrice douairière. »

Puis elle appuya violemment sur la tête d'Yvette, qui se tenait là, hébétée, les jambes en sang.

Elle dit d'un ton pressant.

« Qu'est-ce que tu fais, Yvette. Tu devrais te dépêcher de dire merci, toi aussi. »

« ... ! »

Ce n'est qu'alors qu'Yvette comprit avec certitude.

L'écart entre douairière et sa mère.

Aussi mal qu'elle fût avec l'empereur, aussi nombreuses que fussent les années où elle s'était enfermée dans son propre palais, douairière était douairière.

Une concubine et une femme impériale peuvent disparaître comme si elles étaient mortes.

Yvette se pencha vers le avec un visage désespéré.

« Me... merci, heug. »

À cet instant, Yvette vit.

Le visage d'Aris, qui la regardait d'en haut, aux côtés de douairière.

Une enfant aux grands yeux violets ; c'était le regard d'une vainqueur qui a obtenu ce qu'elle voulait.

Yvette le remarqua clairement.

'Ce n'est pas arrivé par chance. C'était entièrement ton plan.'

Pour être exact, tout cela avait été planifié par , la servante d'Aris qui se tenait un pas derrière.

Mais Yvette ne le découvrirait jamais de sa vie.

L'incident du palais du Rubis se répandit largement dans tout le palais impérial.

Les gens du palais impérial furent stupéfaits.

Ce qui les surprit, ce ne fut pas que la concubine et aient misérablement baissé la tête.

« douairière a quitté son palais. »

« Oui. Elle ne s'est pas mêlée des affaires du palais impérial depuis des décennies, et je n'arrive pas à le croire. »

De plus, douairière avait quitté son palais à cause de Aris, et de personne d'autre.

Bien qu'elle ne fût pas en bons termes avec l'empereur et qu'il ne lui restât aucun pouvoir de changer le cours de la famille impériale, douairière était une grande aînée dans la famille impériale.

Recevoir l'attention d'une telle personne n'était pas une petite chose que l'on pouvait banaliser.

« ...Vous aurez des ennuis si vous traitez Aris comme avant. »

Telle fut la conclusion des gens de la famille impériale.

« Qu'est-ce que tout cela ? »

Aris regarda les yeux grands ouverts.

Toutes sortes de choses étaient empilées sur la charrette que avait tirée.

« Ce sont des choses envoyées par le magasin des fournitures. »

Le meilleur papier et les meilleures plumes, des tissus colorés, des ustensiles à thé étincelants, et des accessoires aux joyaux somptueux.

C'étaient des objets luxueux qu'Aris n'avait jamais vus dans sa vie.

« Ils étaient stricts quand tu demandais un bout de papier, alors pourquoi m'envoient-ils tout cela d'un coup ? »

sourit avec éclat.

« S'ils ne s'occupent pas correctement de , ils ont peur de se faire réprimander par douairière. »

« Ouah, Grand-Mère doit être effrayante. »

Ce ne fut pas la seule chose qui changea.

Aris dit en grignotant son pain.

« Envoyer une servante au palais du Rubis ? »

hocha la tête.

« Oui. Ils disent qu'une seule servante est bien trop peu dans un endroit de la taille du palais du Rubis, et ils en ajoutent. Dites-moi combien de personnes souhaite. »

Aris fit une tête comme si elle avait mâché de la merde.

« Faire une chose inutile. Je n'ai pas besoin d'une autre servante. »

Tout ce dont j'ai besoin, c'est de toi !

Il y avait un regard ardent.

baissa les sourcils.

« Mais je crois qu'il vaudrait mieux ajouter une ou deux servantes de plus. »

« Pourquoi ? C'est difficile de gérer le palais toute seule ? »

C'était gérable si elle ne se concentrait que sur la gestion du palais.

Mais ce n'était pas tout ce que faisait.

Elle devait servir Aris. Et l'éducation d'Aris.

« Honnêtement, il me manque deux corps, voire dix. »

Aris ferma la bouche aux mots de .

Aris aime être seule avec . Mais elle ne voulait pas causer d'ennuis à .

Aris dit d'une voix douce.

« D'accord. Alors recrute autant de servantes qu'il t'en faut. »

« Très bien. »

Aris dit en roulant ses yeux ronds.

« Même si une nouvelle servante arrive, c'est toi qui dois t'occuper de moi. »

« Très bien. »

« Ne deviens pas trop proche des autres servantes. »

« ...Princesse, on dirait le premier rôle masculin d'un roman d'amour. »

« C'est quoi, ça ? »

« Il y a des choses comme cela. »

Aris fit la moue comme un canard et dit.

« Peu importe, promets-le-moi. »

Aris tendit son petit doigt.

Depuis que toutes deux avaient fait le pacte de bien s'entendre au palais du Rubis, Aris croisait les doigts et faisait des promesses comme celle-ci.

« Héhé. »

Ce n'est qu'alors que le visage d'Aris se détendit.

Par un après-midi ensoleillé, habillait Aris.

Aris, remise entre les mains de , fredonnait doucement.

C'était un poème de Levrams, le plus grand poète de l'empire.

« Ma bien-aimée. Tu es ma fleur de printemps. Tu es ma... Heurg. »

Aris ne put résister et dit avec un visage agacé.

« Je n'en peux vraiment plus. Tu peux le lire simplement avec les yeux. Pourquoi veux-tu que je le lise comme une chanson. »

tressa les cheveux d'Aris et fronça le nez.

« Que puis-je y faire ? douairière aime ce genre de chose. »

Aris apprend des poèmes par cœur, ces jours-ci.

C'était pour les réciter à voix haute devant douairière, qui aime lire de la poésie.

C'était l'un des nombreux moyens de se faire aimer de douairière.

Aris soupira.

« De toute façon, je ne comprends pas les goûts des personnes âgées. »

gloussa à ces mots.

Aris fut bientôt tout habillée.

Aujourd'hui, elle portait une robe bleue avec plusieurs rubans et ses cheveux étaient tressés en deux nattes.

regarda Aris et croisa les mains.

« Vous êtes jolie aujourd'hui, ma princesse. »

« Je sais. »

« Alors, y allons-nous ? »

Les deux personnes qui quittèrent le palais du Rubis ouvrirent grand les yeux.

C'est parce que Yvette se tenait devant le palais.

Le visage d'Yvette, qu'elles n'avaient pas vu depuis longtemps, était devenu méconnaissable.

Il était sombre sous ses yeux, et elle avait perdu du poids aux joues.

'C'est compréhensible, puisqu'elle a été sévèrement punie par douairière et que le bruit s'est répandu dans tout le palais qu'elle avait été fermement remise à sa place par douairière.'

Tout le monde au palais riait d'Yvette et l'évitait.

Exactement comme on l'avait fait avec Aris dans le passé.

Aussi barra-t-elle le chemin d'Yvette.

C'est parce qu'elle craignait qu'Yvette ne fasse quelque chose d'épouvantable à Aris.

Yvette gronda en fusillant du regard.

'C'est encore elle.'

Au fond de moi, je voulais réprimander sur-le-champ, mais je ne pouvais pas.

Parce que je savais à quel point Aris était attachée à cette servante.

'Si je fais cela, Aris va courir chez la vieille bique et le lui dire.'

Yvette sait maintenant à quel point douairière est effrayante.

J'ai renoncé à me mêler encore de ce genre de chose.

Aussi Yvette ravala-t-elle sa colère et serra les dents.

« J'ai quelque chose à dire à ta maîtresse, alors écarte-toi de mon chemin. »

fit un pas en arrière, après s'être assurée qu'il n'y avait aucun objet menaçant dans ses mains.

« À te voir habillée, je suppose que tu vas encore chez Grand-Mère, n'est-ce pas ? »

Aris leva les yeux vers Yvette et sourit.

« Oui, c'est parce que ma grand-mère a dit que je lui manquais et qu'elle m'a fait venir, en disant que la journée était longue. »

Les lèvres d'Yvette tressaillirent à ces mots.

« Oui. Grand-Mère est de ton côté, et le traitement des gens du palais impérial, qui te traitaient comme de la poussière, a changé, alors tu vas pouvoir vivre, ces temps-ci. Mais sais-tu cela ? »

Yvette ouvrit les yeux et poursuivit.

« Le fait que Grand-Mère ait été impliquée dans la mort de ta mère. »

Le visage d'Aris devint livide devant ces paroles inattendues.

« ...Que voulez-vous dire ? »

La mère d'Aris, Rosemary, était morte le jour où elle avait mis Aris au monde.

C'est à cause d'Aris, née plus tôt que prévu.

Aussi Aris avait-elle toujours dû s'accuser en se disant que sa mère était morte à cause d'elle.

En regardant Aris, qui s'était raidie, Yvette releva un coin de la bouche.

« Bien sûr, ta mère est morte à cause de toi. Mais il y a eu un peu de malchance. À ce moment-là, tous les médecins du palais impérial étaient absents. »

Aris connaissait cette histoire, elle aussi.

Mais les mots qui suivirent suffirent à glacer tout le corps d'Aris.

« Mais il n'y avait qu'un seul médecin qui pouvait aider ce jour-là. C'était le médecin attitré de Grand-Mère, au palais de douairière. Mais Grand-Mère n'a pas envoyé de médecin. Cela veut dire que cela lui est égal qu'une danseuse de basse condition meure ou non ! »

Yvette dit en fusillant Aris du regard.

« Tu comprends ? Ta mère est morte parce que Grand-Mère n'a pas envoyé de médecin ! »

Aris dit d'une voix tremblante.

« ...Ne mentez pas. »

« Je ne mens pas. C'est un fait que je tiens de ma mère. Si tu ne le crois pas, va donc demander tout de suite à ta grand-mère qui t'aime tant. »

Bien sûr, Aris ne pourrait pas le faire.

Elle devra remuer la queue et faire du charme à la vieille femme qui tient sa bouée de sauvetage.

« Faire plaisir avec un sourire à la personne qui a tué sa mère. Quelle femme dégoûtante. »

La voix méprisante d'Yvette pénétra le cœur d'Aris.

Même après la disparition d'Yvette, l'expression d'Aris n'avait pas belle allure.

En regardant Aris, complètement blanche, dit.

« Princesse, vous feriez mieux de simplement rentrer au palais du Rubis. »

Aris secoua la tête.

« Non, ma grand-mère m'attend. Si elle savait que je suis venue jusqu'ici et que je suis rentrée, elle serait très fâchée. »

« Mais... »

« Ce n'est rien. Je me moque de ce que dit Yvette. Allons-y. »

était mal à l'aise, mais elle hocha la tête en signe d'accord.

Ainsi, les deux arrivèrent au palais de douairière.

« Sois la bienvenue, Aris. »

douairière, tombée sous le charme d'Aris, avait un doux sourire sur le visage.

C'était un visage sans la moindre hostilité ni le moindre soupçon.

Mais Aris savait.

'Ne relâchez jamais votre esprit.'

l'avait dit plusieurs fois à Aris.

« douairière en est venue à beaucoup chérir Aris, mais il faut prendre garde à ne pas l'offenser. Cela reste l'affection versatile d'une vieille femme. »

Alors Aris devait rire aujourd'hui aussi.

Elle devait ne montrer qu'une belle allure, comme une poupée.

Mais...

« Grand-Mère, vous souvenez-vous de ma mère ? »

Sans qu'elle s'en rende compte, les mots sortirent.

Elle vit les yeux de , qui se tenait à côté d'elle, s'écarquiller.

Aris avait peur, mais l'eau était déjà renversée.

douairière fronça les sourcils.

Son visage demandait pourquoi elle posait soudain une telle question.

Au bout d'un moment, douairière répondit d'une voix sourde.

« Je ne sais pas bien, parce que je n'ai plus prêté aucune attention au palais impérial depuis que je me suis retirée ici. »

« ... »

« Mais je sais cela. Ta mère était une danseuse de basse condition, n'est-ce pas ? C'était la première fois que l'empereur tombait pour une femme de ce genre, alors je me souviens du vacarme qu'il y a eu au palais. »

Boum, le cœur d'Aris chuta.

regarda le visage déformé d'Aris et baissa les sourcils en murmurant « Oh là là ».

Elle dit, en caressant les joues rebondies de sa petite-fille.

« Ne t'inquiète pas. Je n'ai pas l'intention de reprendre l'amour que j'ai pour toi maintenant. D'ailleurs, n'as-tu pas grandi aussi joliment ? La vulgarité de ta mère n'a laissé aucune ressemblance. »

C'était la consolation et l'éloge de douairière, à sa manière.

Mais Aris eut l'impression d'avoir été battue avec un fouet à trois lanières.

Je voulais hurler sur-le-champ.

'Ne parlez pas de ma mère comme cela !'

Et je voulais vous saisir par les épaules et vous poser une question.

'Est-il vrai que vous n'avez pas envoyé de médecin à ma mère ?'

Non, on peut le savoir sans demander.

Ce qu'Yvette a dit devait être vrai.

Il n'y a aucune chance que quelqu'un qui parlait de ma mère comme d'un insecte devant moi l'ait aidée.

Je suis sûre qu'elle l'aurait jetée sans se soucier qu'elle meure ou non.

Exactement comme elle l'a fait avec sa petite-fille dont elle ne savait même pas qu'elle était née.

La colère contre remonta de nouveau.

'Comme prévu, je détestais cette personne.'

Je veux verser du thé sur ce visage ridé.

Je veux dire les pires jurons du monde que je connais.

En lisant les yeux d'Aris, se mordit la lèvre.

'C'est donc cela.'

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