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A Fairytale for Wizards

Chapitre 151

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Chapitre 151

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Le visage de Charles se dérégla. Il porta la main à sa bouche. « Mince. Je crois que je me suis un peu plus épris de toi à l'instant. »

« Quoi ? »

« … Donc, ta réponse est un refus ? »

Azriel, qui allait acquiescer, s'arrêta et toucha son masque. Ce aurait été mal élevé de le garder alors qu'elle allait le rejeter, lui qui avait ôté le sien. Elle retira le masque et baissa poliment la tête. « Oui, Charlene. Je suis sensible à votre bienveillance, mais je ne peux pas songer à votre cœur pour l'instant. Je suis désolée. »

Charles garda le silence. Il la fixa comme possédé. Quand Azriel releva la tête et croisa son regard, il rougit. « Ah. »

« Charles ? »

« Mon Dieu. »

« Qu'est-ce qui ne va pas ? »

« Ne me regarde pas pour l'instant », il détourna le visage sur son siège et enfouit sa tête dans ses mains. Ses épaules se soulevèrent légèrement et il demanda tout bas, dans cette position. « Est-ce la seule raison pour laquelle tu me rejettes ? Pas parce que je ne te plais pas ? »

« Je ne serais pas amie avec quelqu'un qui ne me plaît pas. Tu ne te souviens pas de ce qu'on s'est dit le jour où on s'est revus ? »

« … Non, impossible », Charles se tourna à nouveau vers elle sur son siège. Son visage s'était apaisé, ne gardant qu'une légère rougeur. « Azriel, peux-tu me dire ce qui te tourmente ? »

« C'est une affaire privée. Je suis désolée. »

Comme s'il avait prévu sa réponse, Charles enchaîna une autre question, comme si de rien n'était. « Alors, y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour t'aider ? En ami. »

Il mit l'accent sur ses derniers mots. Il semblait avoir accepté son refus.

« En fait, il y a une chose que je voudrais vous demander », dit-elle.

« Qu'est-ce que c'est ? » Charles demanda avec empressement. Azriel hésita un instant. *Comment lui dire ?* Elle allait le sonder, mais elle perdit confiance en lui parlant. Elle n'était pas douée pour tromper les autres. Mieux valait ne rien dire qu'un mensonge maladroit. Elle préférait être honnête, même si elle ne lui dirait pas tout. « J'aimerais… participer à l'enquête sur les disparitions de sorciers sans nom. »

« … Quoi ? » Ses yeux s'élargirent comme s'il ne s'y attendait pas du tout. Il se frotta le contour de la bouche. « C'est… ce que je n'attendais pas de toi. »

« Je sais que c'est une enquête secrète, parce que le directeur de la magie me l'a dit. Je vous saurais gré de me communiquer juste les informations nécessaires. Je peux être utile pour ce qui touche à la magie. »

« Ton aide sera absolument précieuse. Il n'y a aucun doute là-dessus, mais », l'expression de Charles changea légèrement. Son regard sur Azriel devint aigu. « J'aimerais savoir pourquoi tu veux participer à l'enquête. »

Une tension monta dans l'air. L'amabilité ou l'aisance d'un instant plus tôt avaient disparu. Elle se crispa involontairement. Songeant que ce devait être Charles en tant que roi qui gouvernait Aucandor. Azriel répondit avec franchise. « Je veux savoir qui fait ça, pourquoi et dans quel but. »

« Est-ce la seule raison ? »

« Le savoir est très important pour moi », elle hésita un peu et ajouta d'une voix basse. « C'est aussi pour Sophinea. »

Tout ce qu'elle disait était vrai, sans le moindre mensonge. Charles garda le silence un moment, puis éclata soudain d'un rire bref. « Comme j'ai été sot. »

« Pardon ? »

« Les affaires internationales ne signifient probablement rien pour toi. Honte à moi, j'ai oublié ce que j'ai vécu il y a neuf ans et je calculais une probabilité absurde. »

« Quelle probabilité ? »

« Celle que tu aies approché intentionnellement parce que tu es une espionne d'un pays étranger. »

« Ce ne peut pas être vrai. Heu, hum, comment puis-je le prouver ? » demanda Azriel.

« Non, c'est bon. L'élève du Sorcier de l'Horizon qui ferait office d'espionne pour un pays étranger ? C'est absurde. Un contact intentionnel ? Qu'est-ce qui te manquerait pour que tu fasses une chose pareille ? »

*Tu es un grand sorcier capable d'éteindre l'incendie de la Tour Souterraine tout seul. Et tu as en plus un maître capable de déclencher une catastrophe naturelle et d'anéantir les forces rebelles rien que parce qu'elles t'ont touchée*, songea Charles en lui-même et ricana.

Azriel inclina la tête et dit. « Non, bien sûr, vous pouvez avoir des doutes. Vous êtes le roi de ce pays, Charles. Il est normal que vous soyez prudent, vu les responsabilités que votre position porte. »

Azriel demanda sincèrement. « Que puis-je faire pour vous rassurer ? »

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