Aller au contenu principal

A Fairytale for Wizards

Chapitre 15

A Fairytale for WizardsA Fairytale for Wizards
Chapitre 15

Chapitre 15

Chapitre 15/1928%~6 min de lecture1 045 mots

Azriel fut si surprise qu'elle lâcha prise. Rhema l'attrapa au moment où elle allait tomber. Il la tira légèrement d'un bras hors du puits.

« Merci… »

Azriel l'avait remercié par réflexe, mais elle reprit ses esprits dès que ses pieds touchèrent le sol et que la main de Rhema la quitta. Maylie, il fallait sauver Maylie ! En courant dans le passage, elle avait imaginé un plan. Un plan extrêmement risqué et dangereux, mais rien d'autre ne lui était venu à l'esprit.

« Azriel. »

« Je suis désolée, Monsieur Rhema. Je dois partir maintenant… »

Les yeux de Rhema examinèrent la boue et les toiles d'araignée sur elle, son visage maculé de taches inconnues, et son mollet ensanglanté. Le milieu de son front se plissa imperceptiblement. Azriel sentit l'air autour d'eux se tendre comme une corde raide.

Rhema demanda à voix basse : « Puis-je vous aider ? »

C'était l'aide dont elle avait désespérément besoin ; pourtant, Azriel ne put lui répondre tout de suite. Quelque chose remua à l'intérieur de son corps. On aurait dit que le sang qui circulait dans ses veines balayait tout son être.

'C'est une question profondément différente de celles que ce sorcier étrange a posées jusqu'ici. Si je lui réponds, tout va changer. Mais comment ? En bien ou en mal ?'

Elle ne trouva pas de réponse à la question dans son esprit. Quelque chose allait apparaître au-delà de ses souvenirs sombres et enfouis. Puis, elle entendit un cri de fille. Il était aussi faible que le vent, mais Azriel l'entendit distinctement. Ses pensées s'arrêtèrent.

« Je suis vraiment désolée, il faut que j'y aille. Je récupèrerai les chaussures que vous m'avez données et je vous les rendrai, alors… ! »

Azriel bredouilla et s'enfuit vers le château en laissant sa phrase en suspens. Elle claqua la porte arrière et entra dans la cuisine pour saisir une bouteille d'huile et fourra une poignée d'allumettes dans sa poche avant de se précipiter dans le hall. L'escalier menant au cachot se trouvait du côté opposé, de l'autre côté du vestibule central. Au moment où elle allait tourner le coin après avoir traversé le vestibule, quelqu'un lui agrippa l'épaule.

« Hi ! » Azriel faillit laisser tomber la bouteille d'huile. Elle parvint de justesse à la retenir et se retourna pour voir Damon Colte la regarder le visage congestionné.

« Cette brute ne doit pas te suffire. Regarde-toi, t'as encore l'énergie pour courir partout. »

Le ton de Damon était sarcastique tandis qu'il attrapait le dos de sa robe. Chaque fois qu'il ouvrait la bouche, une odeur de fort alcool l'envahissait.

« Tu m'appartenais, à moi ! Je me donnais du mal pour t'avoir, et ce quinquagénaire… ! »

Marmonnant comme un fou, il plaqua Azriel contre le mur. Alors que sa chemise était tirée, les boutons du haut s'arrachèrent. Ses mains effleurèrent son cou mince comme une langue qui lèche.

Azriel regarda les yeux injectés de sang de l'homme, terrifiée. Soudain, une étincelle blanche. La foudre frappa le ciel nocturne et sec. Comme la lumière qui venait de jaillir à cet instant, quelque chose allait apparaître au-delà de ses souvenirs d'encre. Un fracas retentit. Le tonnerre gronda partout avec retard.

« Lâche-moi ! » Azriel hurla et repoussa Damon. « Lâche-moi ! Dégage ! »

« Tu aimes ça aussi, hein ? Je vaux bien mieux que cette gueule de monstre. Pourquoi tu vis comme ça avec cette belle gueule ? Je serai bon pour toi… Aaaah ! »

Azriel balança la bouteille d'huile de toutes ses forces et frappa la tête de Damon. Comme si le goulot l'avait touché en plein sur la tempe, il chancela. Du sang coula entre ses doigts qui serraient sa tête. Tenant toujours la bouteille d'huile désormais tachée de sang, Azriel recula en hésitant. Damon cria quelque chose en grinçant des dents, mais le bruit du tonnerre couvrit tout. Il tendit la main vers elle, mais trébucha et finit par s'évanouir. Haletante, Azriel regarda le corps inconscient de Damon. Puis, elle se retourna pour courir à nouveau.

Arrivée tout juste à l'entrée du cachot, Azriel ouvrit la porte. Maylie devait être proche puisqu'elle entendait des coups de fouet en bas. Une fois qu'elle eut localisé Maylie, elle versa la moitié de l'huile sur la tenture pendue près de l'entrée, puis descendit à mi-escalier et répandit le reste sous ses pieds. Elle abandonna la bouteille vide, sortit les allumettes, mit le feu à la tenture avant de redescendre les marches et de jeter une allumette allumée sur le sol imbibé d'huile. L'huile s'enflamma instantanément.

« Au feu ! » Azriel hurla.

Son cri résonna dans le sous-sol, suivi d'un nouveau fracas de tonnerre qui roula de nouveau. Dehors, la pluie se mit à tomber à verse. Azriel fit demi-tour dès qu'elle eut crié. Elle observait la scène à travers la porte, depuis l'intérieur d'une pièce en face de l'entrée du sous-sol. Le feu sur la tenture gagna le tapis. Sous l'escalier, elle entendit un bruit sourd comme si quelque chose s'effondrait, puis des pas qui montaient en courant. Le serviteur qui maniait le fouet arriva à l'entrée du cachot, portant Deborah dans ses bras. Maylie n'était nulle part. Ils avaient dû la laisser seule.

Le feu qui s'était propagé au tapis transforma un côté du hall en mer de flammes. En voyant l'ampleur de l'incendie, le serviteur pâlit et courut du côté du hall épargné par le feu. Il ne faudrait pas longtemps pour que la foule arrive. Aussitôt leurs dos disparus au tournant, Azriel dévalea les escaliers. Le feu se propageait le long de l'huile qui coulait, et la chaleur l'écrasait. Heureusement, les murs souterrains étaient en pierre, donc ce n'était pas trop dangereux de continuer à avancer. Elle trouva une cellule de cachot dont la porte était grande ouverte et y entra immédiatement.

« Maylie ! »

Maylie était accroupie sur ses talons. Heureusement, elle n'était pas attachée à quelque chose.

« Maylie ! » Azriel tenta de secouer l'épaule ensanglantée de Maylie et la releva délicatement. « Maylie ! C'est moi, tu m'entends ? Ça va ? »

Maylie laissa échapper un gémissement et ouvrit ses yeux gonflés : « Az… riel ? »

« Sortons d'ici d'abord. »

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.