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A Fairytale for Wizards

Chapitre 147

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Chapitre 147

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Chapitre 147/19277%~5 min de lecture812 mots

Azriel posa un sort d'invisibilité sur Marthi, qui la suivait derrière elle, songeant qu'elle ferait bien de lui fabriquer une relique, c'était certain. La voiture qu'elles avaient louée à l'avance les attendait devant l'auberge. Aussitôt Azriel et Maylie montées à bord, elle partit. Le manoir du duc de Madriol n'était pas bien loin. La voiture y arriva très vite. Le garde qui vérifia son invitation à l'entrée s'effaça. Un domestique chargé d'accueillir les invités ouvrit la portière. Le domestique, qui allait escorter la dame avec un sourire aimable, se raidit un instant en apercevant Azriel.

« Merci. » Azriel saisit la main raidie du domestique et descendit de la voiture. En voyant la réaction du domestique à l'intérieur de la calèche, le visage de Maylie s'éclaira d'une satisfaction encore plus grande. Elle pensa. « Il aurait été complètement renversé si elle ne cachait pas la moitié de son visage derrière un masque. Bon, moi-même je suis parfois surprise alors que je la vois tous les jours, mais là elle est toute maquillée. »

« Amuse-toi bien, Mylady », lança Maylie.

« Oh… D'accord. Je reviendrai. » Azriel faillit demander pourquoi Maylie l'appelait soudainement « Mylady ». Se rappelant l'attitude de Deborah Colte, elle fit ses adieux comme s'il s'agissait d'une noble dame ordinaire. La voiture dans laquelle se trouvait Maylie fit demi-tour. Azriel se dirigea vers la salle de bal, guidée par le domestique. Les pas du domestique étaient lents. Il ne cessait de la dévisager du coin de l'œil. Agacée, elle fronça légèrement les sourcils, et le domestique qui marchait devant elle trébucha soudain avec un grand fracas. « Urgh ! »

« Aïe ! Marthi ! »

Au moment même où le domestique criait, Azriel cria intérieurement. Marthi, qui la suivait sous sa forme invisible — visible pour elle seule —, venait de lui prendre le pied comme si de rien n'était. Marthi se retourna vers elle avec des yeux qui semblaient dire : « J'ai bien fait, non, maître ? » Azriel porta une main gantée à sa tempe. Ce n'avait pas été une bonne idée d'emmener Marthi. La salle de bal était un pavillon de jardin sur un côté du parc du manoir du duc de Madriol, plus grand qu'une respectable maison à deux étages. On avait dû choisir un bal en plein air car c'était une belle journée de printemps. Le jardin était rempli de petites lampes, de rubans et de fleurs de mai généreusement disposés. Le pavillon qui se dressait au milieu d'eux avait l'air enseveli sous des lucioles scintillant de lumières blanches. Des rideaux superposés, fixés par des broches en fleurs de mai, étaient tirés entre les piliers du pavillon, habituellement vide. Au-delà de rideaux aux teintes claires, des ombres de gens se devinaient. Une musique joyeuse et élégante s'en échappait. Le domestique l'escorta jusqu'à l'entrée de la salle de bal et lui tendit une ornementation sophistiquée en fleurs de mai faite de satin. « Vous pouvez le mettre autour de votre oreille, Mylady. »

On l'utilisait pour l'offrir à une personne qui vous plaît, tout comme lors de la fête des roturiers. Le domestique s'inclina poliment et repartit. Azriel vit que le menton du domestique était rougi par l'impact de sa chute, alors qu'il se retournait. Elle soupira à nouveau et dit, en fixant l'ornement de fleur de mai à son oreille : « Marthi, amuse-toi dans le jardin et tâche de ne pas te faire attraper. »

« M'amuser ? Je ne peux pas faire ça. C'est l'heure d'accomplir mon devoir d'esprit familier pendant que tu fais une pause, maître », refusa Marthi.

« Il n'y a pas besoin d'un esprit familier cracheur de feu à un bal. »

« Mais au cas où… »

« Je t'appellerai s'il arrive quelque chose, alors amuse-toi et ne t'inquiète pas pour moi. C'est tout près. »

« Ce sera trop tard si tu appelles après qu'il se passe quelque chose. »

« Marthi, tu ne peux pas me faire confiance ? Tu penses que ma magie est insuffisante ? »

Marthi secoua vite la tête aux paroles d'Azriel. « Non, tu es forte, maître. Je ne voulais pas t'ignorer, maître. Je m'excuse. »

« Je ne suis pas fâchée contre toi. Je dis juste que tu ne devrais pas t'inquiéter autant, alors détends-toi. »

« D'accord… », marmonna Marthi, boudeur, et s'envola. Azriel vit le lionceau translucide se cacher dans un buisson et entra dans la salle de bal. Dès qu'elle y pénétra, un remous invisible se propagea. Bien que ce fût un bal masqué, l'éventail des convives était très restreint car les invitations n'avaient été envoyées qu'à un certain niveau de noblesse. Ainsi, les personnes qui assistaient à la « Nuit de la Fleur de Mai » organisée au manoir du duc de Madriol étaient toutes des nobles de haut rang ou leurs connaissances.

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