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29-sai Dokushin wa Isekai de Jiyuu ni Ikita......katta.

Chapitre 30

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Chapitre 30

Chapitre 30

Chapitre 30/6050%~12 min de lecture2 299 mots

« Les morts et les disparis s'élèvent à trois cent deux au total. Une grande victoire sans précédent dans l'histoire du royaume de Calendil. »

Depuis que cette mystérieuse grosse bête a été abattue, les renforts de monstres ont cessé net, et avant midi, la grande inondation de la capitale Alphen était résolue.

Apparemment, ce gros truc avait soit engendré les monstres qui s'étaient abattus sur Alphen, soit les commandés.

Quant à moi, j'assiste à une réunion où se trouvent le roi, Zontark, le chef de l'ordre des chevaliers de la capitale et d'autres poids lourds du royaume. Marl est postée à mes côtés.

« Toutefois, dans diverses régions du royaume, l'activité des monstres reste intense. À Telesco, Glowdis, Bellion et Crossroad, des monstres affluent encore actuellement. »

« Comment s'organisent les unités ? »

« Ha ! Nous réorganisons deux mille cinq cents soldats réguliers, centrés sur la cavalerie légère à haute mobilité, en corps de secours. L'organisation devrait être terminée dans un quart d'heure environ. »

« Nous recrutons aussi des volontaires parmi les aventuriers et la milice citoyenne pour le corps de secours, mais leur organisation prendra un peu plus de temps. »

Le fait que d'autres villes subissent encore des attaques signifie que cette grosse bête n'était pas la cause de la grande inondation.

Qu'elle en soit la matrice ou la commandante, je suppose qu'une grande inondation, c'est l'activation simultanée, à travers le monde, d'entités équivalentes à ce gros truc.

L'ordre du jour de cette réunion est de décider quelle ville reçoit combien de forces.

Toutes les villes citées tout à l'heure sont de solides cités fortifiées pourvues de remparts impressionnants. Selon les données des grandes inondations passées, elles devraient tenir au minimum une à deux semaines, au maximum un mois face aux assauts de monstres.

Simplement, mobiliser les secours prend inévitablement du temps.

De plus, des déplacements répétés entraînent une usure sévère, donc il faut réfléchir à quand, où et combien de forces envoyer.

Pour l'instant, Crossroad et Telesco sont les deux relativement à l'aise.

Glowdis et Bellion font face à des monstres de meilleure qualité, et la situation s'y présente mal.

Pour la géographie approximative : Crossroad est au sud-ouest de la capitale, Telesco à l'est, Glowdis et Bellion respectivement au nord-ouest et à l'ouest.

D'après ce qu'on dit, ce sont des monstres puissants venant du royaume nain de Mountbus, au nord-ouest, qui déferlent sur Glowdis et Bellion en difficulté.

« En tout cas, il faut prioriser Glowdis et Bellion. Si ces deux-là tombent, le commerce avec Mountbus et la gestion des monstres affluant des zones montagneuses en seront affectés. »

« Le problème, c'est la répartition des forces. Une erreur de dosage et on se fait écraser. »

« Et puis… »

Les regards convergent vers moi.

Regardez-moi pas comme ça, je vais rougir.

En fait, ce déroulement, c't'pas le retour au manoir, c'est direct l'enchaînement des fronts, j'comprends.

Y'a pas l'intention de me laisser souffler, hein, vous.

« C'est-à-dire, où déployer le héros, hein. »

Mon existence est déjà traitée comme une arme stratégique.

C'est logique, j'ai à moi seul surpassé les résultats d'un ordre de chevaliers, voire d'un corps d'armée entier, donc c'est naturel.

À l'issue de cette bataille, le roi inclus, tous les humains du royaume de Calendil ont dû correctement prendre la mesure de ce que je suis.

Je pense qu'on peut considérer ma vie paisible future comme quasi garantie.

« Moi, seul, ça me va. »

Honnêtement, maintenant, je trouve ça bien plus efficace.

Le plus rapide, c'est que j'y coure seul et que je disperse les monstres. Je suis plus rapide qu'un cheval, moi.

Si j'amène des hommes et que ça vire à la mêlée, je ne peux pas déployer ma pleine puissance.

Mais le royaume de Calendil ne pourra pas faire ça.

S'ils n'envoient pas un nombre décent de renforts, les gouverneurs des villes provinciales perdront la face.

Quel que soit mon statut de force maximale mobilisable par le royaume, je ne reste qu'un outsider sans attaches.

« Qu'en dites-vous : cinq cents cavalerie légère d'élite et le héros pour Bellion, les deux mille restants pour Glowdis ? »

Tout le monde à la réunion a dû juger que c'était une décision raisonnable.

Aucune objection ne s'éleva.

« Wahou, incroyable. Regarde Marl, un dragon ! Un vrai dragon ! »

Quelques jours après avoir quitté Alphen.

Au moment où Bellion, à l'ouest de la capitale, apparaissait à l'horizon, un dragon entra simultanément dans mon champ de vision, et je poussai involontairement un cri de joie.

Le dragon, c'est la figure de proue, la star, le roi du monde fantasy.

Y'a-t-il un homme qui ne s'emballerait pas à en croiser un pour de vrai ? Non, y'en a pas.

« V-vous avez l'air détendu, Taishi-san. »

« Un lézard volant cracheur de feu qui me ferait peur, je pourrais pas faire le héros. »

Sur ce, je descendis de cheval et fis quelques étirements légers.

Pendant ce temps, le commandant du bataillon de cavalerie légère amena sa monture près de moi.

« H-héros-sama, que décidez-vous ? »

« D'abord, j'abats ce dragon, puis je fonce pulvériser l'ennemi. Le nettoyage des restes, je vous le laisse. Et prévenez les unités de défense de pas me tirer dessus par erreur. »

Je tirai mon épée composite et vérifiai mon statut. Oui, PM au max. Pas de souci.

« Marl, surtout, fais pas l'imbécile. T'as insisté pour venir, si tu crèves ici, je te pardonnerai pas. »

« Compris. Taishi-san aussi, faites attention, hein ? »

« Hahaha, facile, facile. »

Riant, je m'éloignai d'une dizaine de pas pour prendre de la distance avec Marl et les autres, puis je commençai à courir.

D'abord légèrement, puis en augmentant progressivement ma vitesse tout en infusant de la puissance magique dans mes deux jambes. Le sol que je fouettais soulevait des trombes de poussière comme s'il avait explosé.

« Bouclier de vent ! »

Je déployai une barrière de vent, atténuant la résistance de l'air. J'accélérai encore, et après avoir couru un moment, la horde de monstres ceinturant Bellion apparut.

La garnison de Bellion semble s'être retranchée solidement.

Cela dit, ils subissent les attaques aériennes de ce dragon, donc ils doivent mener un combat difficile. Les attaques du ciel, même les barrières les plus solides n'y font rien.

En courant, je déclenchai Explosion Maximale et la tirai vers la horde déployée loin devant.

Impact, flash.

Avec l'onde de choc, de la terre, des cadavres de monstres volèrent vers moi, mais le Bouclier de vent les balaya.

Le dragon remarqua ma présence.

Il interrompit son assaut sur les remparts et piqua vers moi en planant.

Joli culot, j'aime bien.

Je chargeai en puissance magique mon épée composite et l'anneau activateur à mon majeur gauche, puis je donnai un coup de pied au sol pour faire face au dragon en piqué.

Le dragon ouvrit les mâchoires.

Sa gorge brilla, et un jet de flammes jaillit vers moi.

« Prends ça ! »

En réponse, je balayai latéralement mon épée composite gorgée de toute ma puissance magique.

Au même instant que le coup d'épée, la puissance magique libérée de la lame devint une onde de choc et dispersa le souffle du dragon.

Mais le dragon continua d'avancer, gueule béante, pour m'engloutir tout cru.

Je tendis ma main gauche vers cette gueule.

« Tu t'es fait avoir, abruti ! »

La balle explosive tirée de ma main gauche se ficha dans la gueule du dragon et explosa violemment vers la gorge.

La tête du dragon partit dans une direction improbable.

Fuhahaha, tu croyais que je ne l'avais pas prévu, à ce point ?

« Gagné ! Chapitre deux terminé ! … Gyaaaah !? »

J'avais abattu le dragon, mais l'énergie cinétique de ce corps gigantesque ne disparaissait pas pour autant.

Je me fis souffler par le cadavre du dragon et volai dans les airs.

« Yahou, j'ai cru y passer… Vraiment cru y passer. »

Je crachai la terre entrée dans ma bouche avec ma salive, et me relevai.

Peut-être parce que c'était à l'origine une terre agricole donc le sol était mou, ou parce que j'avais labouré le terrain avec Explosion Maximale, ou grâce à mon VIT qui dépasse les quatre chiffres, je m'en sortis avec juste un trou en forme de corps dans le sol.

En vérifiant mon statut, mes PV avaient moins baissé que prévu. Une réduction des dégâts grâce à la correction du VIT doit être à l'œuvre.

Je secouai la terre collée à mon corps et vérifiai ci et là.

Quelle surprise, une partie de mon armure de plaques en mithril, que je n'ai pas achetée moi-même, est bosselée, voire arrachée. Tant mieux.

Pour l'instant, je récupérai dans mon Stockage le gigantesque cadavre du dragon et sa tête à demi enfouie un peu plus loin.

Comme ça, je pourrai faire forger de l'équipement en matériaux de dragon. Ça me met en émoi.

« Mouu ! J'ai vraiment eu peur, vous savez !? »

« Honnêtement, désolé. »

Après avoir couru dans tous les sens et à peu près tout dispersé, me voilà maintenant, en seiza devant la porte de Bellion, à me faire sermonner par Marl.

Apparemment, me voir repoussé comme si j'avais fait un double KO avec le dragon lui a presque arrêté le cœur.

Ouais, à sa place, j'aurais peut-être perdu connaissance.

Et me voir me relever comme de rien n'était, pouffer en piétinant les monstres, l'a mise en rogne. Sorry.

« La prochaine fois, pas de telle folie, d'accord ? »

« J'étudierai la question positivement. »

« Faites-le paaas ! »

« Yes, ma'am ! »

Arrêtez de brandir ce flacon de potion au liquide arc-en-ciel en souriant, ça me donne vraiment les chocottes.

D'ailleurs, c'est quoi cet objet X ? On dirait qu'y a une étiquette « Pour punition » collée dessus.

Bon, ma réponse l'a visiblement satisfaite, alors je me relève et observe les alentours.

Maintenant, la cavalerie venue de la capitale et les unités montées de Bellion nettoient conjointement les monstres restants sur le champ de bataille.

Ma scène de sermonnage a été vue en entier par les soldats en faction sur les remparts.

Qu'est-ce que vous matez, je vous fais payer.

« Ici, cette grosse main n'est pas apparue. »

« En effet. Il doit y avoir des conditions d'apparition. »

En termes de jeu, ça sortirait quand les pertes humaines sont sous un certain seuil et qu'un certain nombre de monstres ont été abattus.

Hum, est-ce que ça ressemble vraiment à un événement de jeu ?

Pas assez d'infos pour vérifier, impossible à dire. Hum, faisons de l'élucidation de ces mystères le prochain objectif.

L'exploration de contrées vierges, ça marche aussi.

Le nettoyage dura jusqu'au coucher du soleil, et il fut décidé que Marl et moi passerions la nuit à Bellion.

L'hébergement : le manoir du gouverneur qui administre Bellion.

Selon le gouverneur, avec qui nous dînâmes, leur unique moyen de contre-attaque valable, la baliste, a été brûlée par le dragon dès le début, les mettant en mauvaise posture.

Ce dragon serait arrivé ce matin depuis la direction des montagnes où se trouve Mountbus.

Et moi, j'y suis arrivé prestement pour l'abattre avec panache.

Objection rejetée.

Demain, repos toute la journée, après-demain, transfert sur Glowdis.

D'après la communication programmée d'aujourd'hui, ils tiennent encore bon.

Bellion étant plus proche de la capitale, les renforts n'ont pas encore atteint Glowdis.

Hum, ça va aller ? Demain, j'essaie de convaincre Marl pour partir seul en avant-garde.

« Donc, je pense partir seul demain, qu'est-ce que tu en penses ? »

« Non. »

Réponse immédiate.

« Taishi-san, votre armure était cassée, non ? Vous comptez partir au combat avec une armure dans cet état ? Votre façon de combattre aujourd'hui aussi, mais depuis le début de la grande inondation, Taishi-san, vous vous laissez un peu trop griser. »

« Désolé. »

J'en ai conscience, alors je m'excuse sincèrement.

C'est pas ma faute, quoi. Le niveau qui grimpe ponponpon, les stats qui s'enflent, c'est l'âge où on a envie de forcer un peu.

« Demain, repos et achat d'une armure pour Taishi-san. Pas d'objection acceptée, c'est entendu ? »

« Oui. »

Je ne peux pas désobéir à Marl.

Marl me le dit par inquiétude pour moi, je ne peux pas la rejeter.

C'est vrai, ces temps-ci je me laisse trop griser, je vais me calmer. Quel que soit mon gain de force, l'excès de confiance est interdit.

« C'est bien que ce soit réparable. »

« Ouais, comme Mountbus est près, y'a pas mal d'artisans nains, hein. »

Dès le matin, je déposai mon armure en mithril chez un artisan du quartier des artisans, et Marl et moi flânâmes dans les rues de Bellion.

Tous deux en tenues tout à fait ordinaires pour ne pas attirer l'attention. Des vêtements achetés dans une friperie de Crossroad auparavant.

Je n'ai à la ceinture qu'un couteau de chasse. Marl n'a que son épée courte en mithril, donc les passants ne remarquent pas que nous sommes le héros et sa suite.

Alors qu'on a fait grande parade à la capitale, nos visages à nous deux ne semblent pas si connus que ça.

« Taishi-san, une fois la grande inondation finie, vous ferez quoi ? »

« Hum, d'abord, j'irai saluer la famille de Marl. Après, j'étudierai la grande inondation, ou je tenterai des contrées vierges. »

« Ah, ça a l'air amusant ! »

« Un voyage gastronomique boulimique, ça serait bien aussi. »

En bavardant de choses sans importance, nous déambulâmes, jetant un œil aux étals, achetant des souvenirs pour Flam, Mabel et Jack qui attendent au manoir.

J'ai l'impression de m'être ressourcé avec un vrai rendez-vous normal après longtemps.

Pause ? Bien sûr qu'on l'a prise.

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