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29-sai Dokushin wa Isekai de Jiyuu ni Ikita......katta.

Chapitre 112

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Chapitre 112

Chapitre 112

Chapitre 112/13484%~17 min de lecture3 224 mots

« Hmm, encore une belle matinée, aujourd'hui. »

Tout en lançant une purification sur toute la pièce, moi y compris, je m'étire longuement. Franchement, cette magie de vie qu'est la purification est vraiment pratique. Je ne cesse de me demander comment elle distingue la saleté de ce qui ne l'est pas, et selon quel principe elle la fait disparaître. Bon, je n'ai pas l'intention de percer le mystère, ceci dit.

« Aller jusqu'à ça… Cette bête… »

« Tu dis ça, mais à la fin t'étais hyper motivée, non ? Avec ton air tout fondu. »

« Waaah ! Aaah ! »

Le visage écarlate, Neera me bouche la bouche, complètement nue. Hahaha, elle est mignonne, celle-là. Inutile de la mettre en rogne dès le matin, alors je la prends dans mes bras comme un chiot et la caresse jusqu'à ce qu'elle se calme.

« Uu… Tu n'es pas méchant avec moi, pourtant ? »

« C'est parce que tu es mignonne que je ne peux m'en empêcher. »

« Mûh ! »

Neera boude et me tape doucement sur la poitrine. Mais qu'est-ce que c'est que cette créature adorable. Pendant qu'on flirtait comme ça dès le petit matin, Stella est venue nous réveiller et m'a chassé de la chambre. Elle a dit qu'elle devait habiller la princesse, mais est-ce bien nécessaire de me mettre à la porte en caleçon ?

« Quel accoutrement pour déambuler, maître. »

Faute de mieux, je vais au salon en caleçon et me fais immédiatement repérer par Kusha.

« Ben oui, Stella m'a foutu dehors de la chambre. »

« Tu n'avais qu'à aller te changer quelque part… »

« Mais le salon est plus chaud. »

Je sors des vêtements du Stockage et m'habille prestement. Ouais, les chemises tissées par Kusha ont un toucher incomparable. Une fois changé, je fais ma toilette, avale le petit-déjeuner préparé par Deborah et les autres, et c'est le départ.

L'équipement du jour est une armure en mithril, du tape-à-l'œil assumé. Les équipements en mithril brillent de mille feux, c'est plus fort que moi. faud

ra que je refasse une armure aux allures de roi-démon avec Perron-san. Cette fois en utilisant à fond des matériaux de monstres. Genre placer des crânes de monstres sur les épaules pour faire joli.

Je vérifie la lame de l'Épée d'Aurore, teste sa transformation en mode canon, puis la range au fourreau.

« Bon, je file. »

Je me retourne : toutes mes épouses sont venues me voir partir. Ouais, être raccompagné en masse comme ça, c'est… disons que c'est émouvant. Je vais me battre pour que tout le monde puisse vivre sans le moindre souci.

« Taishi-san, rentrez sain et sauf. »

« T'inquiète, t'inquiète. Tant que ce ne sont pas des dieux en face, impossible que je perde. Restez tranquille à m'attendre. Flam, je compte sur toi pour l'accueil. »

« Oui, laissez faire. »

Aujourd'hui Flam est aussi en mode chevalière, armure et épée. On dirait qu'elle va dire « Tuez-moi ! » ou un truc du genre. Elle a vraiment le plus grand éventail de tenues, celle-là.

« Les autres aussi, faites gaffe. Les prisonniers pourraient se révolter. Marl et Melkina, surtout, pas de bêtises. »

« Oui ! »

« C'est bon, on sait. Toi aussi, fais gaffe. »

« Ouais, alors, salut. »

Je concentre ma puissance magique, active le sort de vol et m'élève doucement. Je rends leurs signes de la main, prends suffisamment d'altitude, puis accélère vers le nord de Clover.

Hors des remparts de Clover, sur le champ de bataille rendu plat, on aperçoit quelques monstres. Ils ont probablement été attirés hors de la Grande Forêt-Mer par l'odeur du sang qui traîne encore. J'ai pensé à les régler, mais il ne devrait plus y avoir de cadavres sur le terrain, et des monstres de ce niveau ne peuvent de toute façon rien faire contre les murs extérieurs de Clover. Je les laisse donc courir.

Au nord de Clover s'étend une route que l'armée d'invasion a dû tracer, tout droit vers le nord. Comment ont-ils fait pour marcher jusqu'ici ? Tracer une route vers l'est ou l'ouest depuis Clover est facile. Une boussole suffit, et moi j'avais la fonction carte du Menu.

Mais tracer une route en ligne droite depuis l'extérieur de la Grande Forêt-Mer jusqu'à Clover, c'est anormal. Impossible de viser droit sur une ville dont on ignore la position.

« C'est clair qu'il y a eu une intervention externe. »

Je marmonne en survolant la route tracée. Ceci dit, ils ont peut-être utilisé un objet magique inconnu. Conclure trop vite à une intervention divine serait prématuré.

Au bout d'un moment de vol, je commence à apercevoir çà et là ce qui ressemble à des traînards. Incapables de supporter la marche, ou tués par des monstres en route… Les traces de cadavres apparaissent par dizaines. Des flaques de sang étalées au sol et des fragments d'os.

Les os sont à peine reconnaissables. Ils ont probablement été rongés jusqu'à la moelle. Je n'ai vraiment pas envie de finir comme ça.

Ça fait à peu près une heure que je vole vers le nord quand j'aperçois enfin l'armée d'invasion en retraite. Eux aussi m'ont repéré, c'est la panique totale. Je les observe en faisant quelques larges cercles pour estimer leur nombre et leur état. Mmm, grosso modo mille hommes, un peu moins. Si tout le monde se rend d'un coup, il va falloir agrandir le camp de prisonniers.

Pendant que je réfléchis à ça en l'air, des monstres surgissent des deux côtés de la route taillée et se jettent sur l'armée.

« Uwahhh ! Les sbires du roi-démon attaquent ! »

« Hiiiih ! Je veux pas mourir ! Noooon ! »

« Itai ! Tadukede ! »

Leur réaction a été retardée parce qu'ils me surveillaient, et c'est l'enfer. Ce n'est pas moi qui contrôle les monstres, c'est leur vacarme qui les a attirés… Mais les laisser tomber me devient pénible. La plupart sont des paysans réquisitionnés, parait-il. Bon, tant pis.

Je concentre ma puissance magique et fauchais les monstres avec le sort Canon Magique. Le Canon Magique tire une puissance magique concentrée sous forme de laser ultra-épais. Contrairement à l'Explosion Maximale qui fait une déflagration géante au point d'impact, sa zone d'attaque est limitée, ce qui le rend adapté à ce genre d'appui. Et puis, faucher tout net procure une sacrée sensation de爽快.

Les monstres fauchés par mon Canon Magique s'évaporent sans laisser de cendre, et le sol raclé se vitrifie sous la chaleur. Les monstres ont dû juge que ça ne servait à rien de se faire faucher encore et encore, car ils se sont dispersés en fuite.

Il ne reste plus que l'armée d'invasion, truffée de blessés, et moi qui stationne en l'air. Les soldats doivent trembler de tous leurs membres devant mes moindres gestes. Ils ont compris que je peux les écraser unilatéralement.

« Bon… Si vous déposez les armes et vous rendez, je vous traite en prisonniers. Vous faites quoi ? »

*Gacha gacha gachan*, le cliquetis du métal se propage comme une vague. Ouais, c'était prévisible. Quelques-uns hurlent des trucs, mais bon… Quelle plaie.

J'ignore les types qui braillent au centre du groupe et érige une barrière anti-monstres derrière moi. J'ai planté au hasard des pieux en argent divin chargés de puissance magique pour en faire les points d'ancrage, donc la forme est un peu tordue, mais tant qu'elle fonctionne comme barrière, pas de souci.

« Ceux qui se rendent, déplacez-vous dans la barrière derrière moi ! C'est une barrière anti-monstres. Emmenez les blessés aussi. Les cas graves, amenez-les-moi. Allez, bougez ! »

À mes mots, beaucoup de soldats se mettent en mouvement. Certains courent vers la barrière en pleurant, d'autres y entrent en soutenant des blessés, plusieurs portent des cas graves à plusieurs, pendant que d'autres hurlent après ceux qui entrent.

Je m'attendais à ce qu'ils tentent quelque chose de concret et restais sur mes gardes, mais ils n'ont pas le cran, alors je soigne vite fait les demi-morts à la magie de guérison. Il y en a qui ont des membres manquants, mais je referme juste les plaies pour l'instant ; la régénération des membres, ce sera à Clover. Ça prend un peu de temps.

C'était au moment où j'allais soigner le dernier cas grave.

« Shi ! »

L'homme qui accompagnait le blessé sort une dague de derrière son dos et la plante vers mon ventre. Ouais, y'en a toujours des comme ça.

« C'est triste, ça. »

J'attrape son poignet armé de la main gauche, et de mon poing droit chargé de puissance magique, j'explose le visage du type qui fonçait sur moi. Un bruit de bâton fracassant une pastèque résonne, et de son cou vers le haut, tout part en brouillard de sang.

J'éloigne le cadavre par magie de vent pour ne pas recevoir les projections.

Le corps retombe au sol avec un bruit humide, et le silence tombe comme si on avait coupé le son.

« C'est triste, hein. Je fais preuve de pitié, et voilà le résultat. S'ils étaient restés sages, tout se serait bien passé. »

Je sens le fond de moi se glacer, tout en achevant de soigner le dernier blessé.

« Vous aussi, vous êtes les complices de ce type ? »

L'homme que je viens de soigner et l'autre accompagnateur secouent la tête comme des fous.

« Tant mieux. Attendez dans la barrière. »

En vrai, je ne sais pas s'ils disent vrai, mais après avoir vu ça, s'ils osent encore lever la lame, ils ont du mérite. Ah, j'en ai marre. Je n'ai vraiment pas envie de faire ce genre de chose.

Je me retourne et déclare aux hommes qui tremblent dans la barrière.

« Écoutez bien. Soyez sages. Ne causez pas d'ennuis. Si vous le faites, je vous donnerai à manger, je vous soignerai, et au final je vous renverrai chez vous. Je suis miséricordieux, et je préférerais ne tuer personne. Mais si vous tournez vos lames vers ma famille, vers les habitants de Clover, c'est une autre histoire. Je vous buterai sans pitié comme l'idiot qui roule par terre. C'est compris ? Qu'est-ce que vous fichez ? Répondez ! »

« « « « OUI !! » » » »

« Très bien. »

Je me retourne à nouveau et porte mon regard sur l'armée qui n'a pas rendu les armes. Hmm, à peu près la moitié ? Vu de cette hauteur, difficile d'avoir le compte exact.

« Ceux qui ne se sont pas rendus deviennent mes ennemis. Donc, extermination totale. »

Je concentre ma puissance magique et crée d'innombrables boules de feu ardentes. Chacune a de quoi carboniser un humain.

« Allez, fuyez, fuyez. Sinon je vous grille ? Allez, hop, partez ! »

J'en fais tomber plusieurs près de l'armée, créant une mer de flammes. Je vise exprès à côté pour les chasser, pas pour les tuer direct. Faut que j'accueille ceux qui se sont rendus, pas le temps de m'occuper d'eux.

Les anéantir d'un coup serait facile, mais il faut qu'ils regrettent amèrement d'avoir attaqué Clover. D'après la discussion d'hier, ceux qui ne se rendraient pas tout de suite seraient chassés comme ça pour continuer leur marche de la mort. C'est cruel, mais ce sont eux qui ont attaqué les premiers.

Je les harcèle de boules de feu jusqu'à ce qu'ils ne soient plus que des grains de riz, soigne à la va-vite les blessés restants, récupère les armes abandonnées sur place, ouvre une Porte de Transfert vers Clover, et hop. Ouf, là commence le vrai boulot.

☆★☆

Le retour a été l'enfer. Agrandissement du camp de prisonniers, soins, en parallèle la distribution de nourriture, pénurie alimentaire critique, moi qui vole en urgence dans la Forêt-Mer chasser de la viande. Le cauchemar du deuxième jour de retour, bis repetita. Déjà cinq cents prisonniers, et voilà qu'on en ajoute quatre cents. Le nombre de prisonniers dépasse la population de Clover. Situation critique.

« Trop de prisonniers, maître. »

Depuis le sommet des remparts, Kusha contemple le camp de prisonniers baigné dans le couchant et marmonne.

« Vraiment. »

À ce rythme, les réserves alimentaires de Clover vont fondre à une vitesse folle. La quantité de bouffe pour près du double de la population en prisonniers est astronomique. Ce n'est pas pour demain ou après-demain, mais y a pas de marge non plus. Que la nourriture qu'on a ramassée à la sueur de notre front soit dilapidée pour des soldats ennemis, l'opinion publique ne l'acceptera pas.

« Séparons-les par pays d'origine et renvoyons-les à leurs capitales. On ne peut pas les assumer. »

Les yeux de Flam sont durs. C'est vrai, on n'a pas à porter la responsabilité jusqu'au bout. Vu les circonstances, les jeter dehors comme ils sont ne nous vaudrait pas de critiques.

« Bon, alors on trie par pays dès aujourd'hui… Flam, désolé, mais je te laisse l'organisation. Kusha, dis à Neera de transmettre au royaume de Calendil. Les chiffres précis suivront. »

« Compris. »

« Ouais. »

Je reste seul sur le rempart, gravant dans mes yeux la scène en contrebas. Je souffle en songeant que ma vie est sauvée pour l'instant, et je regarde les hommes faire la queue pour la soupe… Ce sont eux qui ont envahi Clover armes à la main.

Si Clover n'avait pas eu la force de les repousser… Cette ville aurait été piétinée jusqu'au dernier pavé par leurs mains.

Leur but était l'occupation de la ville et la capture de demi-humains comme esclaves. Les résistants auraient été massacrés sans pitié, et ceux d'apparence humaine auraient subi pire encore. La folie du meurtre transforme aisément les hommes en bêtes… J'en garde un souvenir amer.

Peut-être que l'une de mes épouses serait tombée entre leurs mains. Pas seulement Marl et Melkina qui portent mes enfants, mais les autres aussi. Rien qu'à y penser, le sang se glace.

Au final, avoir achevé les remparts en urgence avant l'épreuve des dieux, et finalisé le développement des Balles Magiques Volantes et des Canons Magiques Portatifs, a porté ses fruits. Ceci dit, Clover compte pas mal de résidents à haut potentiel combatif, donc on les aurait peut-être repoussés quand même.

« Hmm… »

Je regarde en bas ces hommes qui se réjouissent de leur survie mutuelle, sourient même, et je me demande. Est-ce que c'était la bonne décision ? Ces hommes qu'on a sauvés pourraient bien revenir envahir Clover.

Neera l'avait dit. La source du pouvoir des rois et des nobles, c'est le peuple. Lui porter atteinte, c'est affaiblir les rois et les nobles. La mort massive d'hommes en âge de travailler, c'est un coup dur pour un État. La force de travail de neuf cents hommes, c'est énorme.

Tuer tout le monde aurait peut-être été plus profitable à l'Union Brave-Ma. Je ne peux pas dire que l'idée ne m'a pas traversé l'esprit. Mais je n'arrive pas à trancher si froidement. L'idée que moins il y a de morts, mieux c'est, ne me quitte pas. Je suis mou, moi.

Je suis quand même le chef d'État de l'Union Brave-Ma… Est-ce que je peux me permettre de m'inquiéter pour ça ? Ne vaudrait-il pas mieux jeter cette naïveté et être impitoyable ?

« Maître ? »

Une sensation douce effleure mon bras gauche. Je tourne la tête : Tiana me regarde, inquiète. Elle m'a peut-être appelé plusieurs fois.

« Ah, quoi ? »

« Non, vous aviez l'air de ruminer quelque chose… Ça va ? »

« Hmm, ça va… enfin, disons que je réfléchissais un peu. »

« C'est que ça ne va pas, alors ? »

« Peut-être. Tu veux m'écouter ? »

Tiana hoche la tête, et je lui déballe ce que je viens de ruminer. En gros : aurais-je pas dû tous les buter au lieu de faire prisonniers ? Ces libérés pourraient revenir attaquer Clover. C'est ça qui m'inquiète. Je suis un type à moitié cruel, incapable d'être impitoyable jusqu'au bout. Est-ce que je pourrai continuer comme ça ?

« Effectivement, maître est doux. Comme des sucreries ou du miel. Ou comme les rêves d'un jeune enfant ou d'une vierge innocente. »

« Jusqu'à là ?! »

« Doux à en crever. Maître, c'est une guerre, ça ? L'ennemi a visé Clover et ses habitants pour les attaquer. Ce sont de grands pécheurs pires que les monstres, qui tournent contre les humains la force qu'ils devraient diriger vers les monstres. Faire preuve de miséricorde envers de tels êtres, et encore s'en tourmenter… Si on ne dit pas que vous êtes doux, qui le sera ? »

« Ah, heu, euh… toutes mes excuses. »

Sous la pression de Tiana, je m'excuse machinalement. Tiana sourit en me voyant ainsi, et son expression s'adoucit. Sa petite main douce enveloppe la mienne avec chaleur.

« Mais Clover, l'Union Brave-Ma, est un pays bâti sur cette douceur de maître — cette gentillesse. Maître est gentil. Trop gentil. Mais pour ce monde, c'est quelque chose de très rare, de très précieux. Il ne faut pas le jeter. Ça vous blessera parfois, mais à ce moment-là, nous vous soutiendrons. Ne ruminez pas seul, parlez-nous, comptez sur nous. Faites-vous dorloter. C'est entendu ? »

« O, ouais… »

« En plus, c'est grâce à la gentillesse de maître que tant de vies ont été sauvées. Ça ne suffit pas ? »

« C'est… vrai, ça ? »

« Bien sûr. Personne d'autre que maître n'aurait pu amener autant de prisonniers ici en vie. Moi ou ma sœur, ou Kusha-san, on n'aurait pas fait de prisonniers. »

Ne pas faire de prisonniers, ça veut dire les tuer tous. Carnage !

« C'est vrai… bon, j'arrête de ruminer. Je continue comme d'habitude. Mais ceux qui ont ourdi cette invasion, je les bute. »

« Oui, c'est ce qu'il faut faire. »

En voyant le sourire de Tiana, j'ai l'impression que mon cœur s'éclaircit. J'ai l'impression de m'être fait rouler dans la farine, mais ce qu'elle dit est juste. J'ai juste frappé en retour celui qui m'a frappé. C'est tout, si on résume. Et ce n'est pas une gaminerie, c'est une vraie guerre à mort, donc…

Mais même en guerre, éteindre son cerveau et tout buter, c'est discutable. Donc je limite les morts au maximum. Par contre, les instigateurs, je les tue, pas de pitié. Et ceux qui abusent de ma bienveillance, pas de pitié non plus. C'est comme ça que je ferai.

« Bon, c'est décidé. Merci, Tiana. »

« De rien. Rentrons au manoir, aujourd'hui Deborah-san doit avoir préparé le dîner. »

« Ah, ouais. »

Je réponds en serrant la main de Tiana et on se met en marche. En devinant ce qu'il y aura au menu, on marche dans les rues de Clover où la nuit commence à tomber. En pensant que ce que j'ai fait aujourd'hui a peut-être contribué à protéger ce moment paisible, je me sens pas si mal.

Après le dîner, je me cloître dans l'atelier pour la première fois depuis longtemps et je me lance à corps perdu dans la fabrication de petits outils. Les Treasure Bags que Neera me réclamait, des armes non-létales (pas dit qu'elles fassent pas mal) et compagnie.

Ma partenaire de ce soir ? Je laisse à votre imagination ! Les seins, c'est le top, non ?

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