— Dites-moi le mot de passe.
— Pourquoi ferais-je ça ? Pourquoi devrais-je vous filer ma fortune durement gagnée ? Je n'ai rien à faire avec vous.
Le couronnement était fini. Toujours sur son nuage, Derval recommanda avec enthousiasme d'enchaîner direct sur mon mariage, mais je trouvais un peu prématuré qu'un gars de même pas 20 ans se marie. J'avais déjà présenté les femmes que j'aimais devant une foule immense, donc personne n'avait rien à redire.
« Tch, ce vieux joue les difficiles. »
En plus, il y avait un truc à régler avant que je puisse me marier. Je devais faire un bref retour sur Terre. J'aurais pu y aller sans l'aide de Maître, mais le problème, c'était le fric. Ici, j'avais plus d'argent et de trésors que je ne savais qu'en faire, mais sur Terre, je n'avais rien à mon nom.
« Huhu. Voyons combien de temps tu vas tenir. »
Il me fallait pas seulement la carte illimitée, mais l'organisation de Maître, le Groupe des Mages.
— Open Pocket Dimension, psalmodiai-je calmement devant Maître. « C'était où, déjà… ? »
Les yeux de Maître s'écarquillèrent. Pour un mage des cercles supérieurs, votre dimension de poche est le secret le mieux gardé, celui qu'on doit cacher même à ses gosses et à sa femme. Maître Bumdalf me regarda farfouiller dans un truc pareil juste sous son nez, l'air choqué.
— Ah, la voilà. Je sortis un grimoire d'un coin de ma dimension de poche. « Je me disais que Maître risquait de s'ennuyer, alors j'ai ramené un grimoire du 9e Cercle écrit par un dragon… »
En laissant ma phrase en suspens, je claquai la langue avec regret. En quelques secondes, ce maître qui affirmait n'avoir rien à faire avec moi l'instant d'avant était si agité à la mention d'un grimoire du 9e Cercle qu'on ne voyait plus que le blanc de ses yeux.
— H-Hyuk, mon garçon… je veux dire, Votre Majesté. Allons, ne sois pas comme ça. Pour le mot de passe sécurisé du Groupe, tu n'as qu'à taper 00000001 sur l'ordi de ma tour de magie sur Terre. Sers-toi autant que tu veux. Comme si y'avait quoi que ce soit que je garderais pour moi vis-à-vis de mon propre disciple ! Haha, hahaha.
Même en forçant son rire, les yeux de Maître restaient rivés sur le grimoire dans mes mains comme un chien affamé devant un os. Lui et moi savions tous les deux que ce grimoire du 9e Cercle valait bien plus que le fric qu'il ne pouvait même pas utiliser sur Terre.
« Y'a pas à tortiller, ce Maître, sérieux. Huhuhu. »
Maître avait déjà mordu à l'hameçon, corps et biens. Ceci dit… Il ignorait que tant qu'il resterait au 8e Cercle, il était condamné à être ma proie éternelle.
« Mais putain, quel mot de passe pourri. Tch… »
Pour la clé d'un coffre de banque qui planquait des fortunes incalculables sur Terre, ce mot de passe était vraiment trop bâclé. Mais peu importait. J'avais prévu de le changer dès que je mettais la main sur le compte de toute façon.
« J'y vais et je reviens en deux temps trois mouvements. »
Ça faisait trois longues années. Mon couronnement s'était passé sans accroc, et la moisson d'automne de Nerman était aussi terminée. J'avais nommé Sir Derval, Shailt et Cédrian ducs et accordé des titres de noblesse aux chevaliers du territoire qui avaient contribué. Les nouvelles terres de l'Empire de Nerman étaient incroyablement vastes de toute façon, donc je me suis pas retenu et j'ai fait tout comme je voulais.
« Tiens, ça me rappelle que le cœur d'une femme, ça ne se fie pas. Pour qu'elle soit partie sur un seul mot de Ryker. »
Au milieu de tout ça, Dame Janice a suivi Ryker à l'Empire Opern. Comme elle risquait de devenir reine d'un empire, je l'ai laissée partir avec quelques belles pièces parmi les trésors planqués dans le palais impérial de Laviter.
— Bon, la voilà. T'es pas tout jeune, alors profite bien du grimoire sans t'en faire trop, Maître. Si tu gères bien la tour de magie de l'empire pendant que je suis sur Terre, je pourrai t'en montrer quelques autres.
— V-Vraiment ? V-Vraiment ? Kuhahaha ! T'inquiète pas. Pendant que t'es pas là, je veillerai à ce que Nerman soit en sécurité.
Maintenant, je pouvais quitter Nerman l'esprit tranquille. Tant qu'un dragon ou un démon ne pointait pas le bout de son nez, personne ne pouvait faire quoi que ce soit à mon puissant empire. En donnant le grimoire à Maître, ma dernière préparation pour retourner sur Terre était terminée.
* * *
— Tu rentres chez toi ?
— Ouais. Ça risque de prendre du temps. Je dois voir mes parents, et j'aurai pas mal de choses à régler avec mes divers proches, aussi.
— Je vois… Si c'est le cas, il faut que tu y ailles.
Après le couronnement, à part Aramis, la plupart des femmes sont retournées à leurs places d'origine. Je leur avais promis qu'on ferait un grand mariage dans quelques années, donc elles sont parties sans se plaindre. Elles devaient probablement planquer en douce un bout de leurs fonds de ménage pour venir se marier avec moi.
— T'inquiète pas. Un mois grand max.
— Oui. Ne vous inquiétez pas pour moi.
Une fois qu'elle a su que je rentrais, Aramis m'a souri sans plus protester, me regardant avec des yeux chaleureux tout en me disant de pas m'inquiéter pour elle.
« Bon sang ! Cette mignonne, attends-moi. Ton oppa sera de retour avant que tu t'en rendes compte. »
J'étais triste, moi aussi. J'aurais aimé rien de plus que glander et profiter d'une vie heureuse dans mon paradis avec toutes mes belles autour de moi. Mais c'était maintenant l'heure d'aller voir mes parents. Peu importe le programme d'éducation sauvage style safari qu'ils m'ont fait subir, je savais qu'ils s'inquiétaient pour moi en tant que parents.
Avec un bruissement de tissu, j'attirai Aramis dans mes bras. Il n'y avait plus rien à cacher. Je consacrai toute mon attention à cette femme, qui était heureuse juste à s'enlacer comme ça. Le bonheur que je ressentais en cet instant devint mon tout.
Traducteur : Lei
Relecteur : Imagine
* * *
Flaaaaaaaaash !
« Bleargh ! »
À genoux, l'éclair de mana si intense que je le voyais encore paupières closes s'estompa lentement, et je vomis le contenu de mon estomac en plein chamboulement. Fermant la bouche de ma main, j'ouvris lentement les yeux.
« Haah… »
Ma vision me revint brouillée, encore aveuglée par la lumière de mana. Mais assez vite, je pus distinguer un endroit trop familier.
« J-J'y suis ! »
J'avais voyagé dimensionnellement jusqu'à la Terre sans le moindre souci. Maintenant, j'étais dans le bunker souterrain de Maître en Islande, le pays qu'il possédait pratiquement. Même si Maître n'était pas là, l'installation entière était toujours entretenue, et le cercle de magie Clear sur le terrain la gardait impeccable.
« Huhuhu… Je suis de retour. Je suis enfin de retour sur Terre ! »
Au début, je voulais revenir si fort. Mais maintenant, cet endroit ressemblait plus à l'endroit où vivaient mes parents qu'à ma maison.
« Chang Li, je t'écraserai en premier. »
C'était le boss de la Triade qui avait perdu son droit d'être disciple de Maître. Je me souvenais encore vivement de comment il avait osé me percer l'estomac avec de la magie de pacotille. Un des credos de la famille Kang, notre version familiale de la Vérité, c'était qu'on peut oublier son sauveur, mais qu'on ne peut jamais oublier quelqu'un qui vous a fait du mal. Les souvenirs que j'avais refoulés revinrent en moi comme une explosion.
« D'abord, j'accède à l'ordi central et je vérifie le compte de Maître. Huhuhu. »
Depuis que je suis devenu archimage du 9e Cercle, un sentiment de calme m'habitait. Je fredonnais en m'asseyant devant l'ordi que j'avais toujours vu Maître utiliser, un appareil que je n'aurais même pas osé approcher la dernière fois que j'étais là. Comme avant, les chaînes de nations du monde entier étaient diffusées sur des douzaines de télés.
— La voilà.
N'importe quel gamin coréen du 21e siècle sait se servir d'un ordi. Je naviguai facilement sur le Windows en anglais et trouvai un dossier nommé « Money » sur l'écran géant.
Cli-clic.
Avec deux clics, une fenêtre de mot de passe apparut. Je tapai légèrement 00000001.
Flash.
Après avoir entré le mot de passe, je restai un instant coi devant les mots qui déferlèrent à l'écran.
« Woah ! Qu-Qu'est-ce que c'est que tout ça ? »
Le dossier s'appelait « Money », mais à l'intérieur y avait plus de cent comptes dans des sous-dossiers. Pas que ça, mais il y avait une liste exhaustive de sociétés si longue qu'on ne pouvait pas la compter, et quand je cliquais sur un nom, les mots « Participations » et des graphiques apparaissaient clairement devant moi.
« Actions Intel 14 %, Coca Cola 18 %… Walmart 22 %, ExxonMobil 30 %… »
Après avoir vu les noms des boîtes et les pourcentages d'actions, je restai sans voix. Y'avait pas une seule boîte du Top 100 dont Maître n'avait pas d'actions. À ma stupéfaction, il n'avait pas juste une société d'investissement, mais investissait sous des douzaines de noms différents.
« C'est dingue. Mais qu'est-ce qu'il a bien pu thésauriser une fortune pareille ? »
Je savais que Maître avait grandement contribué à la Terre du 21e siècle grâce à sa connaissance de la magie et gagné pas mal de fric, mais je n'avais même pas imaginé qu'il serait un trillionnaire.
« Alors celles-là doivent être chargées aussi… »
Je m'éloignai des comptes d'actions et commençai à ouvrir les comptes en banque. Je cliquai sur un des nombreux comptes dans une banque suisse.
« Eh ? »
Et là, je le vis. Je vis à quel point un nombre pouvait être dénué de sens.
« Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit zéros ? Cent millions ? En dollars ?! »
Une somme légèrement supérieure à la bagatelle de cent millions de dollars était sur le compte suisse. Pas besoin de vérifier les autres comptes. Juste avec ce que j'avais vu, c'était clair : Maître avait prácticamente le monde financier dans sa poche. Avec une fortune pareille, il pouvait facilement bombarder financièrement un ou deux pays développés en une seule journée s'il le voulait.
« Il est bien timbré, celui-là. D'habitude, les gens finissent ruinés dans leur vieillesse, alors c'est quoi le délire de ce vieux ? »
Si c'était une somme correcte, j'aurais eu un peu de cupidité, mais là c'était sur une échelle si scandaleuse que c'était incompréhensible. Mais pour être honnête, mon cœur n'était pas si bouleversé que ça. Sur le Continent Kallian, ma richesse et ma gloire étaient supérieures à la fortune que Maître avait accumulée ici sur Terre. En plus, j'étais un empereur, pas juste un roi. Je n'allais pas me laisser impressionner par un truc comme ça.
« Huhu, alors mettons ça à bon escient, merci bien. »
En bon disciple de Maître, je comptais l'aider à utiliser la fortune qu'il avait thésaurisée.
« Si je me souviens bien, prendre ce téléphone connecte direct sur une ligne. »
Y'avait un téléphone à côté de l'ordi. Avant que Maître ne me transmette sa connaissance magique, je me souvenais qu'il parlait couramment au téléphone dans une langue étrangère que je ne comprenais pas.
Je pris le combiné.
Dring, dring, dring.
Clic.
Après exactement trois sonneries, quelqu'un décrocha de l'autre côté.
— Maître, comment puis-je vous aider ? Une voix de femme calme vint du combiné.
« Hein ? Cette voix, c'est— ! »
— Dame Marisol ?
— … Maître Hyuk ?
Marisol me répondit en français à mon anglais.
« Oh, OUI ! »
Dès que j'entendis la voix de Marisol, je me rappelai une certaine scène. La silhouette de déesse de Marisol, aussi éblouissante que la station balnéaire méditerranéenne où on était. Mon visage s'embrasa.
— Haha. Ça fait un bail, Marisol.
— Wow ! Ça fait vraiment longtemps, Hyuk.
La chaleur dans la voix de Marisol était proportionnelle à la mienne.
— Maître a transmis la pleine puissance du Groupe des Mages à moi. En tant que tel, j'ai besoin de ton aide, Marisol.
— Hoho, ne t'inquiète pas, Hyuk. Non, mon nouveau Maître. S'il y a un moyen pour que je t'aide, je ferai de mon mieux.
Marisol dit décisivement qu'elle m'aiderait sans douter un instant de mes paroles. Comme je le pensais, ma chance avec les femmes était au top, au moins.
— Alors, tu pourrais retrouver quelqu'un pour moi ?
— Oui, le renseignement du Groupe des Mages est encore plus précis et rapide que le Mossad, les services secrets israéliens qu'on dit être les meilleurs au monde.
— Je vois. Huhu. Mes lèvres s'étirèrent en un sourire froid. « Il s'appelle Chang Li. Je sais pas où il vit, mais c'est un boss important de la Triade. Il a la quarantaine avancée et une grosse cicatrice sur le front. »
Je lui donnai le nom que j'avais entendu de Maître.
— Compris. Je m'en occupe immédiatement, Maître.
— Ah, et envoie un hélico que je puisse utiliser ici au QG. Avec l'avion privé que j'utilisais avant… et une carte illimitée.
— Oui, Maître. Je prépare ça tout de suite.
Vu comme le Maître Bumdalf au caractère piquant lui faisait confiance pour gérer les affaires, y'avait pas de doute : Marisol était incroyablement compétente. Elle accepta mes tâches avec des « Maître » nets et rafraîchissants.
« Huhuhu… Chang Li, attends un peu. Ce hyungnim arrive pour toi. »
Je souris en pensant à ce visage dégoûtant qui savourait violemment ma douleur en m'enfonçant un couteau dans le bas-ventre. Ce n'était pas juste que je ne pouvais pas lui pardonner. Je ne supportais même pas l'idée de respirer le même air que lui sur la même planète.
« Espèce d'idiot stupide ! Gros cul de pet de fesses ! »
Juste là, j'entendis une phrase familière venant d'une des télés fixées au mur. Je tournai la tête.
Et là, je vis. Sur la plus grande télé, juste au milieu de tout le mur plein d'écrans, passait une émission de Corée du Sud. Sans m'en rendre compte, je fus aspiré par le sitcom. Et avant longtemps, je compris ce que « gros cul de pet de fesses » voulait dire, sur quoi mon expression se figea.
Je ne pouvais vraiment pas m'empêcher d'aimer ce maître, même si j'essayais vraiment, vraiment de ne pas l'aimer. Je décidai de m'assurer d'exprimer cet « amour » que je ressentais aujourd'hui quand je rentrerais à Kallian.
* * *
Crac.
Un verre tomba au sol en marbre et se brisa. Il avait glissé de la main de Chang Li, l'un des plus gros bosses de la Triade, une organisation criminelle qui s'était étendue bien au-delà du continent asiatique et profitait maintenant de son âge d'or.
« … »
Parce qu'il s'entraînait aux arts martiaux depuis longtemps et connaissait même la magie, il ne faisait normalement pas ce genre de petites erreurs. En plus, il le faisait le jour où les bosses de la Triade se réunissaient à Hong Kong. C'était juste une petite chose qui arrivait pendant qu'il buvait de l'eau, mais Chang Li sentit une pointe d'inquiétude. L'influence de la Triade s'était infiltrée dans la structure politique du continent et était au sommet de sa puissance, pourtant un étrange sentiment de malheur le traversa.
« Huhu, je dois être vieux, moi aussi. »
Il était peut-être un gros boss de la Triade, mais il n'y pouvait rien contre le vieil archimage terré en Islande. Un bon bout de temps s'était écoulé depuis que Chang Li avait planté un couteau dans le disciple du vieil homme, mais il n'était pas satisfait. Il avait réussi à poignarder le gamin dans le ventre, mais Kang Hyuk avait soudain disparu dans un flash de lumière. Selon les rumeurs, le gamin n'avait plus jamais été revu en Corée du Sud après ça.
« Une fois que j'ai bouclé les trucs aujourd'hui, je devrais faire une pause. »
Aujourd'hui, c'était une réunion importante des bosses des diverses organisations de la Triade, tenue une fois par an. Une fois que c'était fini, il pensait se reposer un ou deux mois quelque part de sympa et tranquille.
Driiiiiing.
L'interphone dans le bureau de Chang Li sonna. Il prit le combiné.
— Maître, c'est l'heure de partir.
— Compris. Préparez la voiture.
— Oui, Maître.
En donnant son instruction à son subordonné, Chang Li enfilait la veste en cuir qu'il affectionnait. À l'intérieur de la veste, le poids rassurant du couteau en nano-alliage qu'il avait toujours sur lui.
* * *
— Bon voyage, Hyuk.
— Merci, Marisol.
Le réseau d'info du Groupe des Mages était vraiment plus performant que les services israéliens. En seulement trois heures, ils avaient dégoté tout ce qu'il y avait à savoir sur Chang Li. Je montai dans un hélico et volai vers l'aéroport international de Reykjavik en Islande, où je pus embarquer dans mon A380 pour la première fois depuis un bail.
Bien sûr, dès que je mis les pieds dans l'avion, je retrouvai Marisol qui m'attendait. Je sentis bien que la peau de son visage s'était légèrement relâchée avec les années passées, mais sa silhouette était toujours aussi incroyable. Elle m'accueillit chaleureusement avec des bisous sur les deux joues.
Après un vol avec Marisol, j'arrivai à Hong Kong. Dès que l'avion atterrit, je me procurai des fringues au duty free, et je pus quitter l'aéroport international en un rien de temps sans même montrer mon passeport par la voie réservée aux diplomates.
« Les saisons sont décalées de quelques mois par rapport à Kallian. »
Je pouvais pas calculer l'écart exact à cause de la différence temporelle et spatiale dimensionnelle, mais avant de venir sur Terre, l'automne battait son plein sur le Continent Kallian. Mais ici sur Terre, c'était janvier. Marisol m'avait dit qu'un coup de froid soudain avait apporté de grosses chutes de neige et un froid extrême en Corée du Sud.
« Il fait pas froid, par contre. »
Je sortis de l'aéroport en jean, t-shirt en coton à manches courtes, avec un t-shirt Armani et une veste bleue par-dessus. Il faisait environ 15 degrés dehors, comparable à l'automne coréen.
Screech.
Une grosse limousine Volvo aux vitres teintées s'arrêta devant moi à la sortie de l'aéroport.
— Maître, montez s'il vous plaît.
Un homme dans la trentaine portant des lunettes de soleil s'inclina net, me faisant signe.
« Marisol est vraiment une putain de bonne assistante. »
Elle avait tout préparé avec un soin extrême. Si j'avais pas des femmes que j'aimais à Kallian, j'aurais probablement été tenté de l'engager comme assistante à vie. Elle était juste à ce point incroyable.
L'homme'ouvrit la portière arrière.
Je montai en silence sans dire merci. C'était le genre de position qu'a un maître. L'homme prit la place du conducteur sans se plaindre.
— À sa position.
— Oui, Maître.
Il hocha la tête, visiblement au courant de mes plans.
Vrooom.
La voiture démarra avec un ronronnement agréable du moteur. Vers mon ennemi, le malheureux Chang Li.
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