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Yaneurabeya no Koushaku Fujin

Chapitre 92

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Chapitre 92

Chapitre 92

Chapitre 92/9597%~7 min de lecture1 290 mots

« Alors, comment va Erik ? »

« Tu as déjà reçu le rapport, non ? »

« Je veux l'entendre de ta bouche. »

« ... Eh bien, comme c'était prévisible, il a complètement changé. Il a essayé de prouver l'innocence de son père et de son frère, et il s'est fait encore plus écraser. Pour l'instant, il est dans un état de stupeur totale. »

« C'est ce qui allait arriver. »

Plus le marquis de Bapott et Thyry cherchaient à faire reconnaître leur innocence, plus leur famille finirait par découvrir l'étendue de leurs méfaits.

La rancune de Thyry envers Alessandro provenait apparemment non seulement de l'élévation de Claude au rang de marquis, mais aussi de l'octroi du duché de Botticelli.

Sans même chercher à comprendre ce que signifiait la charge du duché de Botticelli, Thyry s'était laissé enfermer dans la jalousie, et son immaturité lui avait coûté trop cher.

Mais le problème maintenant, c'est comment Erik va grandir à partir de là.

S'il nourrit de la rancune envers le roi et Claude, ce sera regrettable, mais il faudra bien qu'Erik porte lui aussi quelque responsabilité.

C'était inévitable pour écarter tout souci futur.

Il en allait de même non seulement pour la maison du marquis de Bapott, mais aussi pour les familles de tous ceux qui avaient pris part à cette rébellion.

Désormais, tous seraient secrètement surveillés en permanence.

À la suite des multiples enquêtes menées par le camp du roi, le jugement prononcé ne fut pas révisé, et il fut acté que le marquis de Bapott et les siens expieraient par la mort leur crime de haute trahison.

On surveillait la réaction du monde mondain face à cette nouvelle, mais il n'y eut apparemment pas de grand tumulte.

C'est là que Julian décida qu'il était temps de quitter le royaume de Taisei.

« Tu retournes à la capitale pour la prochaine saison ? »

« Non, je vais rester ici un moment et me reposer. »

« Tout le monde va être déçu. Ils étaient désespérés de se rapprocher ne serait-ce qu'un peu du couple ducal de Botticelli. Ils me collaient aux basques de manière insupportable. »

« C'est juste qu'ils voulaient s'approcher de toi, non ? »

« Évidemment, ça va sans dire. »

« Fais un peu preuve de modestie. »

Face aux mots de son ami d'enfance, Claude répondit en riant.

À cet instant, une présence se fit sentir : quelqu'un venait les trouver, et tous deux se turent.

En tendant l'oreille, on entendait la voix du majordome qui répondait ; apparemment, une lettre était arrivée.

Puis ils continuèrent à discuter de ci de là, et lorsqu'ils mirent fin à la conversation car il était temps de partir, Opale entra précipitamment dans la pièce.

« Opale, pas la peine de te presser. »

« Toujours aussi peu calme, celle-là. »

« Tais-toi, Julian. »

Claude se leva immédiatement et s'approcha d'Opale avec sollicitude.

Opale lui répondit tout en s'asseyant sur le canapé en s'appuyant sur la main de Claude.

« Claude, le duc MacLeod vient de nous envoyer une lettre... »

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

« Il dit qu'il va renoncer à son titre. »

« Encore une décision extrême. »

« Un chercheur d'attention, quoi. »

Contrairement à Opale, décontenancée par le contenu de la lettre à peine arrivée, Claude et Julian restaient froids.

Opale, réalisant qu'elle avait trop abrégé l'histoire, recommença en expliquant le contenu de la lettre.

« Précisément, ce n'est pas pour tout de suite. Apparemment, il l'a écrit dans son testament. Comme il ne se mariera probablement plus, il y a la question de la succession. Il ne peut pas confier la lourde charge ducale à un parent éloigné qu'il connaît à peine, alors il renonce au titre. Mais il compte léguer une partie de ses biens à ce parent. »

« Il a juste été rejeté en demande en mariage et il fait une crise. Laisse tomber, Opale. »

« Hein, quoi ? Il y a quelqu'un qui a refusé la proposition du duc ? »

« Mais non ! Écoutez-moi sérieusement tous les deux. Le renoncement au titre est un problème, mais surtout, il compte léguer ses terres à nous ! »

Devant ces deux-là qui ne la prenaient pas au sérieux, Opale s'énerva.

Renoncer à son titre ducal était déjà une affaire majeure, mais en plus, il prétendait léguer son domaine à des tiers que sont Opale et les siens.

Pourtant, Claude ne fit qu'hausser un sourcil, et Julian esquissa un sourire en coin.

« Pas la peine de t'en faire autant, Opale. Il finira par se remettre de sa peine d'amour et changera d'avis. »

« Puisque je rentre, je pourrais en profiter pour faire un tour dans le monde mondain. Claude, tu vas à Pasma, non ? Moi aussi j'y vais, et je prendrai le bateau directement depuis là-bas. »

« Tu ne restes pas dormir ? »

« Tu veux que je reste ? »

« Pas du tout. »

Face à la réponse obstinée d'Opale, Claude sourit, et Julian agita la main en riant.

On ne savait pas quand ils reverraient Julian, mais Opale ne le retint pas.

« Quoi, tu viens me raccompagner ? »

« C'est Claude que je raccompagne. »

À la question de Julian, Opale répondit du tac au tac et ils se dirigèrent ensemble vers l'entrée.

Les préparatifs de Claude étaient déjà prêts ; il reçut son manteau et son chapeau du majordome, puis déposa un léger baiser sur la joue d'Opale.

La calèche attendait déjà.

« Bon, je pars, Opale. »

« Oui. Prends soin de toi, Claude. ... Julian aussi, fais attention. »

« Ah, à plus. Bête d'Opale. »

« Julian ! »

Sur ce ton désinvolte, Julian ébouriffa les cheveux d'Opale.

Devant Opale qui s'énervait, il descendit l'escalier en courant en laissant derrière lui son rire.

« Fais un enfant costaud, Opale ! Enfin, pas d'inquiétude de ce côté-là ! »

« Pas besoin qu'on me le dise, idiot de Julian ! »

Devant ces paroles peu dignes d'une duchesse, le majordome fut surpris, et Naja éclata de rire.

Claude, lui aussi, riait avec bonheur, et il attira doucement Opale contre lui en posant la main sur son ventre arrondi.

« Vraiment, quelle mère et quel oncle impossibles. »

« C'est la faute de Julian. »

« Oui, c'est vrai. »

Claude prit bien sûr entièrement le parti d'Opale, et déposa cette fois un baiser sur ses lèvres.

C'était un baiser doux, comme pour la consoler de la tristesse de se séparer de Julian.

« Bon, je rentre pour le dîner. Ne fais pas d'excès. »

« Oui, je resterai sage. »

Devant Opale qui souriait en retenant ses larmes, Claude fit une mine dubitative.

Les critères d'Opale pour « l'excès » différaient un peu de ceux des autres femmes.

Lorsque Claude posa son regard sur Naja, celle-ci acquiesça vigoureusement, comme pour dire « laissez-moi faire ».

« Claude, dépêche-toi. »

« Quel égoïste. »

« Vraiment. »

Il débarque sans prévenir, exige qu'on l'emmène, et maintenant il dit de se dépêcher.

Face à cette attitude si typique de Julian, ils rirent à deux, et Claude descendit l'escalier.

Tout en suivant du regard son dos qui s'éloignait et en agitant la main vers la calèche qui partait au galop, Opale posa l'autre main sur son ventre qui s'arrondissait.

Le rêve de son enfance — un mari merveilleux et un foyer chaleureux — était en train de se réaliser.

Pourtant, ce n'était encore que le premier pas.

Opale posa doucement la main sur son ventre comme pour le protéger, et rentra dans le manoir pour accomplir ce qu'elle avait à faire.

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