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Wise Man's Grandchild

Chapitre 253

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Chapitre 253

Chapitre 253

Chapitre 253/31181%~17 min de lecture3 302 mots

« Alors, comment se porte la réputation de ce truc ? »

Quelques jours après avoir livré le détecteur de motifs magiques, l'écouteur et le matériel d'enregistrement au Bureau de la Sécurité, lors d'un jour de congé, Aug, venu rendre visite à la maison avec Ellie, me demanda les résultats de la vérification.

D'ailleurs, ils viennent vraiment à la maison à chaque fois qu'ils ont un congé.

Est-ce que le château royal est si peu reposant que ça ?

« Ah, la réputation venant du Bureau de la Sécurité est excellente. En ce moment, ils effectuent des tests dans diverses situations, mais le déploiement en conditions réelles devrait être proche. On parle même de créer un service spécialisé pour gérer ces appareils. Je pense qu'une commande de production en masse arrivera bientôt. »

« Hein, c'est vrai ? C'est une bonne nouvelle alors. »

Une grosse commande du Bureau de la Sécurité, hein.

Puisque je n'ai qu'à créer les pierres magiques, l'Atelier Bean va redevenir très occupé.

Tandis que j'avais cette conversation avec Aug, Ellie s'y immisça.

« Les outils que fabrique Shin-san sont vraiment utiles, n'est-ce pas. Je vous porte un tout autre regard. »

« Qu'est-ce que tu veux dire par là, hein ? »

Qu'est-ce qu'elle vient me dire ça, sans crier gare, c'est rudement impoli !

« Parce que, à chaque fois que Shin-san fabrique quelque chose, Aug et Thor font tout un scandale. Je me disais qu'il ne faisait que des choses hors normes, qui bouleversent le monde. »

« Dans l'ensemble, ce n'est pas faux. »

Hein !?

Aug, tu avais pourtant compris et accepté que j'ai les souvenirs de ma vie antérieure, non !?

« Shin possède les souvenirs d'un monde qui n'est pas celui-ci. Il est donc inévitable qu'il y ait un décalage entre le sens commun de ce monde-là et celui d'ici. »

Ah, c'est comme ça qu'il le perçoit.

Que mon manque de bon sens soit inévitable dans une certaine mesure.

« À l'inverse, dans ce monde, quand on parle d'outils magiques, on pense d'abord aux armes de combat, mais Shin n'a pas cette idée. D'après lui, son pays d'origine était sans conflits. »

« C'était ainsi ? Euh, les choses que Shin-san a fabriquées jusqu'à présent, c'est... »

« Ce qui me vient à l'esprit en premier, c'est le dispositif de communication. »

Sur les mots d'Aug, alors qu'Ellie tentait de se remémorer ce que j'avais fait, Sicily répondit la première.

« C'est vrai. C'est devenu si commode qu'on ne peut plus imaginer la vie sans. »

Ellie et Sicily acquiescèrent aux mots d'Aug.

« Après, il y a le sèche-cheveux avec brosse et le fer à lisser. Je m'en sers tous les matins. »

À la base, j'avais fait ces deux-là en cadeau d'anniversaire pour Sicily et Maria, mais l'enthousiasme d'Ellie avait été incroyable.

Maintenant, à chaque fois qu'une version améliorée sort, elle l'achète.

Merci à chaque fois.

« Ah, et il y a aussi "Ça" ! »

« "Ça" ? »

« Quoi ? »

Ellie semblait s'être souvenue de quelque chose, mais elle ne donne pas le nom du produit, elle dit juste "Ça".

C'est quoi, "Ça", pour crier comme ça ?

« Euh, c'est... »

« "?" »

« Ce... ces t-toilettes... »

« "Ah !" »

Un siège de toilettes avec fonction de lavage, hein.

C'était le tout premier outil magique que j'ai popularisé auprès de tout le monde.

Maintenant que la Compagnie Walford le vend, il s'est répandu dans tout le pays et a perdu sa nouveauté.

C'est pour ça qu'il ne m'est pas venu à l'esprit tout de suite.

« Enfin, il y en a d'autres, mais tout ce que Shin a fait jusqu'ici, ce sont des trucs non militaires. La seule exception, c'est l'épée à vibration. »

« ...Ah, c'est vrai. Effectivement, ce sont presque que des outils magiques non militaires. »

Grâce à l'explication d'Aug, Ellie sembla enfin convaincu.

« Dans mon pays d'origine, même un petit couteau était illégal à posséder. L'idée de faire un outil pour attaquer quelque chose ne me venait pas naturellement. »

« Hein. Ça veut dire que le monde de votre vie antérieure était un monde sans conflits ? »

« Non, juste mon pays. Dans d'autres pays, il y en avait qui vendaient à bas prix des armes capables de blesser ou tuer facilement. »

« Maintenant que tu le dis, tu avais dit que dans ton monde d'avant, l'information était facile à obtenir. C'est pour ça que la létalité de la magie est élevée ? »

« Hum, ça doit jouer, mais le plus gros facteur, ce sont les œuvres de fiction. »

« "Œuvres de fiction ?" »

Les trois penchèrent la tête en même temps.

« Vous savez, comme les romans qu'Ellie lisait l'autre fois. Dans ma vie d'avant, la magie n'existait que dans l'imagination, mais dans les fictions, elle apparaît assez couramment. »

Puisqu'elle ne peut pas être utilisée dans la réalité, c'est sûrement le souhait de pouvoir l'utiliser au moins dans la fiction.

Enfin, ce n'est pas seulement les romans et les mangas, les jeux ont dû avoir une grande influence aussi.

« Dans ma vie d'avant, la magie n'était que pure imagination, alors quand je me suis réincarné ici et que j'ai pu l'utiliser, c'était trop amusant. »

« ...Je vois. C'est pour ça que tu as développé la magie par pure curiosité, à tout va ? »

« Ouais, c'est ça... »

Comme la conversation s'enchaînait naturellement, j'ai répondu normalement, mais ce n'était pas à ces trois-là que je parlais.

Inquiet, je me retournai, et là se tenaient Grand-mère et Grand-père.

« Mon dieu. Même si on ne le savait pas, utiliser la magie normalement devant un tel enfant... »

« Ho ho. C'est bien pour ça qu'il apprend la magie les unes après les autres. Quand on aime quelque chose, on s'y plonge corps et âme. »

C'est vrai, avec Grand-père et Grand-mère comme modèles parfaits à mes côtés...

Enfin, c'est aussi ce qui m'a fait croire à tort que c'était ça, la magie "normale" de ce monde.

« Les connaissances de la vie antérieure, les œuvres de fiction, et les meilleurs modèles qui soient. On comprend comment Shin-kun a pu devenir ce qu'il est. »

Sicily le dit avec un sourire, mais... heu ? C'est un compliment ?

« Au fait, Shin-san. »

« Quoi ? »

« Ces œuvres de fiction, ce sont seulement des histoires où l'on utilise la magie ? »

« Euh ? Ah, c'est vrai que ce qui se vend bien, ce sont plutôt celles-là, mais il y en a évidemment d'autres. »

« Par exemple, lesquelles ? »

« Voyons... Les romans de littérature pure, les romans d'amour comme celui qu'Ellie lisait l'autre fois, les polars. Aussi les romans historiques... ah, et puis les romans d'horreur. »

« H-Horreur !? »

Parmi la liste que j'égrenais, Ellie réagit à "roman d'horreur" en poussant un grand cri.

Mais vu son visage, ce n'est pas parce que c'est un genre qui l'intéresse, c'est clairement la peur qui la fait réagir.

« P-Pourquoi existe-t-il un tel genre !? »

« Euh ? Il y en a ici aussi, non ? Les romans d'horreur. »

« Il y en a ! Mais pourquoi est-ce qu'on irait s'infliger volontairement la peur !! »

On dirait un cri venu du fond de l'âme d'Ellie.

Ah, elle est vraiment terrorisée.

« Euh, bon. C'est ça ! Shin-kun, les romans d'amour, quel genre est le plus courant ? »

Soucieux d'Ellie qui avait les larmes aux yeux, Sicily tenta désespérément de changer de sujet.

Ellie est en début de grossesse, mieux vaut ne pas trop la destabiliser émotionnellement.

Du coup, je décidai de suivre le changement de sujet de Sicily.

Cela dit, le genre principal des romans d'amour ?

« Ét... heu... ah ! Y'a des trucs comme ce qu'Ellie lisait l'autre jour. »

« Des amours impossibles à cause de la différence de rang, ce genre de choses ? »

« Exact. Ah, et puis les variantes de ce schéma. »

« Variantes ? »

« Ouais. Le roman qu'Ellie lit, l'héroïne est une roturière, non ? »

« C'est exact. »

« La variante, c'est la fiancée noble qui est l'héroïne. »

En entendant ça, Ellie inclina la tête.

« Ça... tient la route en tant qu'histoire ? »

« Pas dans le roman d'Ellie. L'intrigue, c'est : la fiancée noble n'a rien fait de mal, ce sont l'homme et la femme de bas rang qui sont en tort. Au début, l'héroïne se fait rabaisser et rompre ses fiançailles par l'homme et sa maîtresse, mais elle se fait relever et sauver par un homme d'un rang encore plus élevé, et ils se refiancent. »

« Hein. »

« Et le classique, c'est qu'à la fin, l'homme adultère et la femme sont punis. »

« Punis, dis-tu. De quelle façon ? »

« Ça, c'est selon les goûts. Il y a autant d'histoires que de variantes de ce schéma. »

« C'est ainsi, hein. »

À ce moment-là, je me souvins d'une chose.

« Ah, au fait, j'avais un truc à demander à Aug. »

« Quoi ? »

« J'ai entendu de Sicily et Ellie qu'au collège, t'as eu des histoires avec une autre fille ? »

« Ne parles pas de façon à créer des malentendus ! C'est Ellie qui a eu des histoires, moi je les ai juste résolues ! »

Ah, effectivement, ma phrasé donnait l'impression qu'Aug avait eu des histoires avec une autre fille qu'Ellie.

« Bon sang. Au fait Ellie, tu as raconté ça ? »

« Ah, non. C'est moi qui ai raconté les détails. »

« La conversation a dérivé sur cet épisode... Comme j'avais l'air de peiner à en parler, Sicily-san a parlé à ma place. »

« Je vois. Alors c'est pas grave. Mais du coup, ça a quoi à voir ? »

« Ah, non. En parlant de "punition", je me suis demandé ce qu'était devenue cette fille. »

En entendant ça, Aug ferma les yeux pour se remémorer, puis se mit à parler.

« Pour avoir troublé l'ordre de l'école, le directeur de l'époque a prononcé son renvoi. »

« Eh !? Juste pour ça !? »

Ce qu'elle avait fait, c'est juste s'emballer dans son délire en croyant sortir avec Aug, non ?

Devant ma réaction, Aug répondit comme si c'était rien.

« Comme histoire de querelle dans une école, c'est une broutille. Mais une fille de comte a montré les crocs à une fille de duc. Contrairement à l'Académie Supérieure de Magie qui est purement méritocratique, l'Académie Royale a une hiérarchie de rang très marquée. »

Ah, c'est vrai.

L'Académie Supérieure de Magie d'Earlshid est purement méritocratique.

Même la famille royale n'y a pas de passe-droit.

La preuve : aux examens d'entrée, moi, roturier, j'ai été major, et Aug, royal, seulement second.

Et ça s'appliquait aussi à la vie scolaire : il était interdit aux nobles d'utiliser leur pouvoir pour opprimer les roturiers.

C'est pour ne pas écraser les graines de mages talentueux parmi les roturiers.

« L'Académie des Chevaliers aussi ? »

Je posai la question à Miranda, qui se tenait droite derrière Sicily.

« Ah. C'est pareil que l'Académie Supérieure de Magie. Ils disent que c'est pour dénicher les talents sans distinction de rang. »

« L'Académie de Droit aussi. »

« Hé, les académies spécialisées supérieures, c'est comme ça. »

« Mouais. Pour dire les choses clairement, c'est "là" seulement. »

« "Là" seulement ? Ça veut dire que les autres sont différents ? »

Devant ma question, Aug fit une tête ahurie.

« C'est évident ? À quoi tu penses que sert le système de rangs ? »

« Euh ? Mais le système de rangs d'Earlshid, il est pas si strict, non ? »

La preuve : l'ex-fille de vicomte et l'ex-fille de duc, la princesse héritière et le prince héritier, sont réunis chez un roturier.

Sur quoi, Aug sembla se dégonfler.

« Cette maison... ou plutôt, les alentours de la famille Walford sont les seuls à être anormaux. Merlin-dono et Melida-dono sont les maîtres du roi mon père, et toi, si tu le voulais, tu as le pouvoir de gouverner le monde. À ce stade, l'irrespect n'a plus de sens. »

Après avoir dit ça, Aug ajouta « En plus » et me regarda.

« Je suis ton cousin, non ? »

Et il rigola.

« Ah, ouais, c'est vrai. »

Pour Aug, depuis qu'on m'avait dit que l'oncle Dis avait un gamin, je le considérais comme mon cousin de moi-même.

C'est un truc d'il y a longtemps, j'avais complètement oublié.

Comme il me l'a sorti d'un coup, je me sens gêné. C'est là que je remarquai qu'Ellie nous dévisageait avec un œil torve.

« Aug... pendant la grossesse de sa femme, il fait de l'adultère ? »

« Shin-kun, c'est vrai ? »

« "Qui fait de l'adultère !!" »

Ellie, passe encore, mais Sicily, c'est de l'humour, hein !?

« C'est une blague. »

« Fufu, c'est une blague. »

Ellie avec un air innocent, Sicily en souriant. Toutes les deux dirent ça.

Haa... arrêtez avec ce genre de blagues, même pour rire.

Mais au fait, on en était où dans la conversation ?

« Ah, au fait, cette fille, elle va bien ? »

« Va bien ? Quoi ? »

« Non, elle était si folle d'Aug pour s'en prendre à Ellie, la fille de duc. Elle ne lui en veut pas, par rancune ? »

À ma question, Aug sourit.

« Depuis cette affaire, sa maison, la famille de comte, a décliné. Même si la fille d'une telle maison nourrit une rancune, ça ne change rien. »

Aug l'affirma avec une assurance totale.

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Dans le bureau d'une certaine maison noble, une jeune fille était présente.

Son air était terriblement irrité, elle rongeait ses ongles et arpentait la pièce d'un pas si peu noble.

« Natalie, calme-toi un peu. »

Son père, qui se trouvait aussi dans le bureau, la réprimanda ainsi. Natalie, la jeune fille, le fixa avec des yeux pleins de colère.

« Calme-toi !? Tu me dis de me calmer dans cette situation !? Comment veux-tu que je reste calme !? »

Natalie répliqua sur un ton violent.

« Pourquoi !? Pourquoi cette femme renarde odieuse est-elle encore assise sur le siège de princesse héritière !? Elle aurait dû en partir depuis longtemps !! »

En entendant ces mots, le père fronça aussi les sourcils.

« En effet... peut-être nous a-t-on trompés... »

À ces mots du père, la colère de Natalie redoubla.

« C'est sûr, ce marchand aussi doit être un pion de cette renarde !! Quelle bassesse !! »

Après avoir dit ça, Natalie leva les yeux au ciel de façon théâtrale.

« Ah, quel pauvre Aug-sama ! Il a sûrement été trompé, ensorcelé, et a perdu la raison, c'est certain ! Attendez-moi, je viendrai absolument vous sauver !! »

Sur le visage de Natalie qui criait ainsi flottait une expression d'extase, comme si elle voyait déjà l'avenir où elle sauverait Auguste d'Elizabeth pour finir ensemble.

Le père, regardant une telle fille, avait un visage plein de pitié.

« Ô ma pauvre Natalie. Le prince a vraiment mauvais goût pour les femmes. Laisser une Natalie si mignonne de côté pour prendre la fille d'un duc comme épouse. »

« Père ! Même vous, je ne vous permettez pas d'insulter Aug-sama ! Ce n'est pas que les yeux d'Aug-sama soient troubles, c'est qu'il est trompé par cette renarde ! »

« C-C'est vrai. C'était ça. »

« Plus que ça, il faut trouver un remplaçant à ce marchand inutile... »

« "Inutile", c'est bien dit. »

Alors que Natalie commençait à réfléchir à sa prochaine action, une voix la coupa et un homme entra dans le bureau.

« Toi ! Tu as l'audace de te montrer encore ici !! »

L'homme qui entra... c'était le marchand qui avait proposé une affaire au comte de Dovil.

Le marchand, ignorant la fureur du comte, se planta fièrement face à lui.

« Mais mais, il semblerait que la princesse héritière ait une constitution particulière. »

« N'appelez pas cette femme "princesse héritière" !! »

« Constitution particulière ? Qu'est-ce que tu veux dire ? »

Ignorant la menace de Natalie, le marchand répondit au comte.

« Nous avons réussi à mélanger un poison non létal dans les repas de la princesse. Un poison qui ne se détecte pas au test de毒味, mais qui a une probabilité très élevée de provoquer une fausse couche chez une femme enceinte. »

Oui, la proposition du marchand au comte de Dovil était de faire ingérer un poison non létal à Elizabeth, enceinte, pour provoquer une fausse couche.

Si tout se passait bien, Elizabeth ne ferait pas que perdre l'enfant, elle risquait d'y laisser la vie.

Même si elle survivait, une fausse couche pouvait la rendre stérile.

Dans ce cas, elle ne pourrait plus rester princesse héritière, dont la mission est de laisser un héritier.

Ce siège vacant, sa fille pourrait l'occuper, proposa le marchand au comte.

Normalement, même si le plan réussissait, une fille de comte qui a mordu la princesse héritière et s'est mise le prince à dos n'avait aucune chance de devenir la prochaine princesse.

Mais le marchand paria sur le fait qu'un père sot qui chérit sa fille sot mordrait à l'hameçon, et le comte de Dovil accepta.

Ce que le marchand demanda au comte, c'était de se procurer le poison.

Étant un marchand étranger sans base à Earlshid, il n'avait pas de filière pour obtenir ce poison spécial, donc il demanda à ce noble du pays.

Le comte de Dovil utilisa toutes ses relations encore intactes pour se procurer le poison et le remit au marchand.

Et ils réussirent à faire ingérer à Elizabeth ce poison, sans goût ni odeur, indétectable au test.

Les symptômes de l'ingestion ressemblaient à un rhume assez costaud.

Le goûteur a appelé malade le lendemain, la preuve que le poison était bien là.

Pourtant, Elizabeth ne montra aucun symptôme.

Ils essayèrent plusieurs fois en espaçant les jours, mais Elizabeth ne réagissait jamais.

À la place, le goûteur tombait malade à chaque fois, ça risquait d'éveiller les soupçons, donc il devenait difficile de continuer cette méthode.

C'est ce qu'il rapporta.

En l'entendant, le comte de Dovil croisa les bras, fit une grimace sévère et se tut.

Mais Natalie ne put se taire.

« Le poison ne marche pas... jusqu'à sa constitution, elle est arrogante, cette femme renarde !! »

Après avoir dit ça, Natalie se mit à ronger ses ongles, à marmonner quelque chose, et se remit à déambuler dans le bureau.

« Enfin, c'est pour ça que je suis venu voir pour envisager la prochaine méthode. »

Le marchand dit ça, mais le comte ne prononça pas un mot.

Non, il ne put rien dire.

Pour éliminer Elizabeth sans se faire repérer par son entourage, sa grossesse actuelle était la meilleure occasion.

Mais le poison crucial ne fonctionne pas.

Même s'on lui parle de "prochaine méthode", faire du mal à un membre de la famille royale, ce n'est pas quelque chose qui vient à l'esprit immédiatement.

Abandonner ?

Mais il ne peut pas attrister Natalie...

Alors que le comte réfléchissait ainsi, sa pensée fut brutalement interrompue.

« C'est ça ! C'est parce que vous faites des trucs si compliqués que ça rate !! »

Natalie cria soudain ça, puis adressa un sourire radieux à son père et au marchand.

Quelques jours plus tard, une nouvelle d'incident fit le tour de la capitale d'Earlshid, et les citoyens en furent stupéfaits.

La princesse héritière Elizabeth avait été agressée.

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