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Why Are You Obsessed With Your Fake Wife?

Chapitre 55

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Chapitre 55

Chapitre 55

Chapitre 55/8763%~5 min de lecture870 mots

« J'irai droit au but. Ici. Construisez une Terre-Montagne [1] du côté ouest du château. »

Elle déplaça à nouveau son doigt.

« Et ici. Creusez un tunnel souterrain du côté nord. »

« Un tunnel et une Terre-Montagne…… ? »

« La Terre-Montagne n'a pas besoin d'être achevée complètement. Ce n'est qu'une feinte pour distraire l'attention de l'ennemi. Le tunnel est plus important. Une fois sous le château, remplissez le tunnel de poudre et d'huile, et faites-le exploser. Le mur d'enceinte s'effondrera avec le tunnel. Comme nos troupes sont largement supérieures, si le mur tombe, vous pourrez prendre le château entièrement. »

« …… »

Giscard fut surpris de constater que sa réponse différait totalement de ce qu'il attendait.

Mais cela ne signifiait pas que sa solution fût remarquable. Car…

« Peut-être… Madame n'a-t-elle pas envisagé qu'il puisse y avoir de la roche bloquant le passage ? »

Creuser à travers une immense paroi rocheuse pour aller plus loin était impossible, de manière réaliste. Même en creusant de toutes leurs forces, cela prendrait beaucoup de temps. Au bout du compte, l'ennemi percerait leur stratégie.

Giscard continua sur un soupir.

« Ce n'est pas que nous n'y ayons pas pensé non plus. Cependant, il y a beaucoup de granit dans les environs, et ce sera pareil sous terre. Si nous heurtons un obstacle en creusant, tout ce travail aura été vain. »

« Inutile de vous en soucier. J'ai vu une carte dans le bureau de mon père. »

Afin de tenir en laisse des seigneurs mineurs comme le comte Altair et de les contrôler, il avait réuni toutes leurs faiblesses dans un document.

Comment le comte Altair enfermait des esclaves demi-humains [2] malgré l'interdiction légale, comment la forteresse imprenable dont il était si fier avait en réalité une faiblesse secrète… ce genre de choses.

Son père ne le lui avait pas montré directement, mais dans sa vie précédente, elle y était tombée par hasard à plusieurs reprises. Et chaque fois, Nadia s'était efforcée d'en mémoriser le contenu.

En tant que fille de concubine, elle savait instinctivement, d'une manière ou d'une autre, que ce document lui serait utile pour rendre sa vie ne serait-ce qu'un peu plus confortable.

« Comme vous le dites, il y a beaucoup de granit dans cette région. Mais ici… »

Le doigt de Nadia survola la carte pour désigner le mur nord du château.

« Le terrain est friable dans ce secteur. »

« …… »

Giscard était désormais encore plus surpris.

Si ce qu'elle disait était vrai, il y avait de l'espoir pour s'emparer de cette maudite forteresse de Vallon. Quels que fussent ses sentiments pour Nadia, il souhaitait ardemment que ses paroles soient vraies. Mais la croire sur parole sous prétexte qu'elles lui donnaient de l'espoir aurait été stupide.

Pourquoi accorderait-il une confiance aveugle à quelqu'un venue d'un clan ennemi ?

« …Comment Madame sait-elle cela ? »

« Mon père pensait qu'Altair pourrait un jour devenir un ennemi, alors il a fait fouiller ses faiblesses. J'en réponds. »

« Non, ce n'est pas ce que je voulais dire. C'est certainement le genre de chose que ferait le duc de Balazit ; je n'en doute pas. Je demande comment nous pouvons être certains que ce que dit Madame provient vraiment de ce document. »

« Quelle raison aurais-je de mentir à ce sujet ici ? »

« Dois-je le dire explicitement ? Cela nous mettrait tous les deux très mal à l'aise. »

« Donc vous voulez dire que je gêne vos projets, vous qui seriez rentrés bredouilles de toute façon ? Je ne suis pas assez stupide pour détruire la confiance que j'ai enfin gagnée, avec les herbes épineuses, juste pour contrarier des gens qui seraient rentrés les mains vides de toute façon. »

« …… »

Giscard resta sans voix. Chaque mot qu'elle avait prononcé était juste, et il n'avait aucun moyen de la réfuter.

Si elle les laissait faire, ils ne parviendraient pas à prendre le château de toute manière. Alors pourquoi chercherait-elle à mettre des bâtons dans les roues ?

Mais le fait que ce fût vrai n'en rendait pas la chose moins dérangeante.

Un air glacial emplissait l'intérieur de la tente, assez vif pour faire frissonner.

Ne supportant plus d'assister à la scène, Glenn intervint.

« Arrêtons-nous là. Et détendez-vous, messire Giscard. Nadia, sortons d'abord pour en parler… »

« Je me soumettrai à la loi militaire. »

« Quoi ?! »

Cette fois, Giscard fut véritablement stupéfait, au point de la fixer la bouche ouverte.

« La loi militaire… »

« Je ne suis pas soldat, mais vous pouvez me traiter comme telle en votre qualité de commandant en chef ici. Si j'ai menti, punissez-moi avec toute la rigueur de la loi militaire. »

« …… »

Le prix de la tromperie et de l'égarement des troupes en temps de guerre… était la peine capitale. Il n'y aurait même pas besoin de procès.

Même un vieux briscard de la guerre comme Giscard fut surpris par son culot à mettre sa propre vie en jeu. Il ne savait pas si elle était audacieuse ou si elle était simplement imprudente faute de parade.

« …… »

« …… »

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