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Tsuihou Sareta Tensei Ouji, 'Auto Craft' Skill de Ryouchi o Bakusoku de Kaitakushi Saikyou no Mura o Tsukutte Shimau

Chapitre 99

Tsuihou Sareta Tensei Ouji, 'Auto Craft' Skill de Ryouchi o Bakusoku de Kaitakushi Saikyou no Mura o Tsukutte ShimauTsuihou Sareta Tensei Ouji, 'Auto Craft' Skill de Ryouchi o Bakusoku de Kaitakushi Saikyou no Mura o Tsukutte Shimau
Chapitre 99

Chapitre 99

Chapitre 99/14867%~5 min de lecture822 mots

Si l'on devait décrire mon frère Patrick en un mot, ce serait « insaisissable ».

Il est toujours décontracté, laissant rarement transparaître de fortes émotions. C'est l'opposé de Nils, qui est tout le temps en colère.

On le prend souvent pour un homme léger, mais il a toujours été gentil avec moi, son demi-frère, et il jouait souvent avec moi quand j'étais petit. Comme il voyageait beaucoup, il connaissait plein de choses et m'apprenait la vie à l'étranger ou me rapportait des souvenirs insolites.

Mais il y a deux ans, il a dit qu'il partait en voyage pour ses études, a quitté la capitale et n'est plus jamais revenu.

Notre père n'appréciait pas trop Patrick, cet esprit libre, alors il l'a laissé faire, mais moi, je m'inquiétais un peu. D'abord, pas mal de gens ne voient pas d'un bon œil le premier prince qu'est Patrick.

Je n'aurais jamais imaginé retrouver mon frère dans de telles circonstances.

« Hé hé, tu es devenu vraiment impressionnant, Théodolf ! Ça me fait plaisir ! »

Mon frère affiche un sourire en coin et me tape vigoureusement dans le dos.

Je sais qu'il est content, mais ça fait un peu mal.

« Frère, pourquoi tu es ici ? Et pourquoi tu es avec Garan ? »

« On parlera plus tard de pourquoi je suis ici. Pour Garan, on s'est rencontrés par hasard dans une ville de province. Il voulait absolument te rejoindre, alors j'ai mis la main à la pâte. »

Je vois, c'est donc pour ça.

Ma cachette était censée être secrète, je me demandais comment Garan avait pu me retrouver, mais c'est grâce à l'aide de mon frère.

« Moi aussi, j'étais au courant de ton bannissement, Théodolf, et ça me tracassait. J'avais aussi des choses à te dire, et rendre service à Garan n'est pas une mauvaise idée. J'ai utilisé mes relations de premier prince pour fournir les informations et préparer la voiture. »

« Je vous remercie pour ça. »

À ces mots, Garan s'incline.

« Alors, frère, tu es venu pour quoi ? Pas juste pour me voir, hein ? »

« Exact. Mais je ne peux pas en parler ici. Je veux qu'on discute quelque part à l'intérieur, à l'abri des oreilles indiscrètes. »

Apparemment, mon frère ne veut pas que d'autres entendent sa conversation.

De quoi peut-il bien s'agir ? S'il est venu jusqu'ici, dans le Grand Nord, pour m'en parler, ça doit être important.

« Compris. Alors, on en discute au manoir du village. »

« Un manoir ? Hé, Théodolf. Ça fait à peine un mois que tu es arrivé, non ? Impossible d'avoir construit un truc pareil en si peu de temps. »

Mon frère a l'air dubitatif.

C'est vrai, il ne connaît pas mon pouvoir de fabrication automatique. Garan le sait, mais il ne le divulguerait pas.

Il doit penser que cette porte imposante et le manoir existaient déjà et qu'on les a juste réutilisés.

« Euh, c'est long à expliquer, alors je vais vous faire visiter le village. »

« D'accord. J'ai hâte de voir jusqu'où tu as réussi à développer cette terre en friche. »

Mon frère le dit sans ironie, avec une vraie curiosité.

Son visage souriant se transforme peu à peu en une expression de stupeur dès que la porte s'ouvre et qu'il entre.

« Quoi, quoi, quoi… ?! »

« Oh, c'est un spectacle magnifique…… »

Au-delà de la porte s'étend mon village, développé au niveau d'une ville.

Les routes sont aménagées, les maisons alignées proprement. Dans les champs, légumes et fruits mûrissent à profusion, récoltés par les villageois et les golems.

Les passants ne sont pas que des humains : des elfes s'y mêlent aussi, et tout le monde a l'air de s'amuser.

Et au centre du village pousse un arbre-monde majestueux, qui veille doucement sur nous. Ce paysage est saisissant.

« Non, heu ? Heu ? »

« Qu'est-ce qui vous prend, frère ? »

« "Qu'est-ce qui me prend" pas "Qu'est-ce qui vous prend", Théodolf ?! C'est le Grand Nord, ici ?! Comment un village pareil, un vrai paradis, a-t-il pu voir le jour ?! »

« Paradis, c'est exagéré…… »

« C'est pas le moment de rougir ! »

Mon frère, d'ordinaire si maître de lui, laisse éclater ses émotions et s'emballe.

C'est la première fois que je le vois si peu maître de lui. C'est amusant, j'ai envie de le taquiner.

« Le manoir pour les invités est par là. Il y a une pièce insonorisée, on pourra y parler tranquillement. »

« Vraiment, il y a un manoir aussi impressionnant…… J'ai mal à la tête…… »

« Haha ! Comme attendu de Votre Altesse, un village merveilleux ! Le défendre va me donner du fil à retordre, mais ça me motive ! »

Mon frère a l'air vidé, alors que Garan, lui, déborde d'entrain.

Je les entraîne tous les deux vers le manoir.

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