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There is a Cultivation Sect in the Village

Chapitre 59 : L'anomalie de la montagne des tombes

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Chapitre 59

Chapitre 59 : L'anomalie de la montagne des tombes

Chapitre 59/59100%~8 min de lecture1 457 mots

reprit la conversation d'un air songeur :

« Donc si je ne sens absolument rien, c'est peut-être parce que mon niveau de cultivation est trop bas ? »

réfléchit un instant. Son frère était au premier niveau de la Condensation du Qi et ne ressentait absolument rien, alors que lui, au septième, n'en avait qu'une vague perception. Cela signifiait-il que cette présence était d'un niveau très élevé ?

sentit poindre l'inquiétude.

L'endroit n'était pas très loin du village de Xiushui.

Puis il se dit qu'il se faisait peut-être du souci pour rien.

Ce n'était qu'une sensation étrange. Il ignorait même la source de cette anomalie, et le voilà qui s'inquiétait à l'aveugle... Et si la source n'était qu'un phénomène naturel inoffensif, né du ciel et de la terre ?

D'ailleurs, que cette chose fût apparue récemment ou qu'elle existât ici depuis longtemps, elle n'avait blessé personne. Jusqu'à présent, du moins, il n'avait entendu aucune rumeur au sujet de cet endroit.

Hormis, bien entendu, les histoires de fantômes inventées par les villageois désœuvrés pour effrayer les enfants.

Malgré ces raisonnements rassurants, ne put s'empêcher de rester sur ses gardes.

Il lui faudrait surveiller cette zone de plus près à l'avenir.

Son envie d'améliorer sa cultivation se fit aussitôt plus pressante.

Décidément, accroître sa puissance restait d'une importance capitale. Ce serait son meilleur appui pour dissiper la peur face à l'inconnu.

dit à :

« Grand frère, gardons un œil attentif sur ce qui se passe autour de la montagne des tombes, ces temps-ci. »

hocha la tête. Il s'apprêtait à ajouter quelque chose quand , qui arrachait les herbes tout en haut, les héla :

« , Sanlang, qu'est-ce que vous marmonnez tous les deux là-dessous ? Dépêchez-vous de descendre cette herbe... »

« Oui, on arrive, on arrive ! » Tous deux se hâtèrent de monter ramasser l'herbe.

D'un accord tacite, ils convinrent de ne pas parler de l'affaire.

Une fois les mauvaises herbes arrachées autour des tombes, les Lin se mirent à pelleter de la terre.

Les adultes versèrent quantité de terre fraîche sur les tertres. Cela fait, ils firent venir les enfants pour qu'ils ajoutent symboliquement une poignée de terre sur chaque tombe.

Quand tout fut remis en ordre et que toutes les tombes des Lin parurent comme neuves, ils commencèrent enfin à rendre hommage aux ancêtres.

Les offrandes disposées, chacun brûla de l'encens et s'inclina devant chaque tombe, l'une après l'autre.

Le vieux maître Lin ouvrit la marche et versa une coupe peu profonde de vin sur la sépulture pour inviter les ancêtres à boire et à manger.

conduisit et de tombe en tombe pour s'incliner, jusqu'à celle de son épouse.

Debout devant la sépulture, contempla la stèle érodée par le vent et la pluie depuis plus de dix ans, le visage adouci comme rarement.

et s'agenouillèrent tous deux et exécutèrent trois francs prosternements devant leur mère.

Le temps passé ensemble avait beau avoir été court, et n'avoir alors été qu'un nourrisson emmailloté, il portait à sa mère un amour et un respect profonds.

Sans la protection désespérée de sa mère, jadis, il ne serait pas là aujourd'hui.

On pouvait dire sans exagérer que sa vie avait été échangée contre celle de sa mère.

Mille paroles retenues, resta assis sur ses talons devant la tombe et déversa dans son cœur tout ce qu'il voulait lui dire.

À côté de lui, faisait de même.

Les deux frères agenouillés devant la tombe étaient aussi silencieux que deux statues, alors que leur esprit bavardait depuis un long moment.

s'impatienta et se mit à les chasser :

« Ça suffit, vous deux. Dépêchez-vous d'aller voir si votre grand-père et les autres ont besoin d'aide. Allez, du vent. »

Il attrapa chacun de ses fils par le col d'une seule main, les souleva et les poussa vers le haut.

et n'eurent d'autre choix que de laisser la place à leurs parents.

En regardant les deux garçons s'éloigner, s'assit lentement et s'adossa à la stèle.

Il caressa les caractères un peu effacés, madame Lin née Song, puis regarda avec une immense tendresse les deux petits caractères en dessous : Chunxiu.

Il avait demandé au graveur de les ajouter à l'époque ; c'était le nom de sa femme.

Doucement, il lui raconta tout ce qui s'était passé ces derniers temps et toutes les anecdotes amusantes qu'il avait mises de côté.

En dehors des fêtes et des jours de commémoration, venait rarement seul.

Parce qu'il craignait, en venant trop souvent, de se noyer dans cette nostalgie et ce chagrin sans pouvoir en ressortir.

Aussi gardait-il toujours ses pensées les plus intimes pour des moments comme celui-ci, où il pouvait les murmurer à sa femme.

et rejoignirent le vieux maître Lin et les autres, mais percevait toujours cette sensation étrange. Mal à l'aise, il prétexta d'aller ramasser du bois pour rôder alentour.

Il ne trouva pourtant rien.

Où qu'il aille, la sensation restait à peu près la même, si bien qu'il ne pouvait pas s'en servir pour situer la direction de la source.

dut donc renoncer pour le moment.

Le ciel s'assombrit peu à peu.

Quand les Lin eurent rassemblé leurs affaires et se préparèrent à redescendre, le soleil se couchait déjà.

Sur le chemin du retour, Lin Yan et Lin Ying avaient cueilli une grosse brassée de fleurs sauvages. Elles en tressèrent des couronnes et les posèrent sur la tête de tout le monde.

Les autres avaient aussi ramassé quelques fagots de bois, de quoi brûler un bon moment.

Le vieux maître Lin et avaient également cueilli en chemin une belle poignée de jeunes légumes sauvages, comptant faire une soupe au retour.

Quand tout le monde regagna l'ancienne demeure des Lin, il ne restait plus que la moitié du soleil couchant à l'horizon.

La tante aînée Lin s'empressa d'emporter le poulet et le poisson qui avaient servi d'offrandes pour les cuisiner, tandis que prenait la grosse pièce de poitrine de porc, la frottait de sel et la mettait de côté à mariner.

Les autres vaquèrent à leurs tâches, l'un allant chercher de l'eau, l'autre rangeant les affaires. Chacun avait de quoi s'occuper.

Les Lin avaient beau avoir partagé le foyer, ils se retrouvaient toujours à l'ancienne demeure pour manger lors des fêtes et des commémorations.

Avec du poulet, du poisson et de bons légumes sauvages tout frais, chacun se régala pleinement.

Même , resté silencieux et abattu sur tout le chemin du retour, se ragaillardit et donna un vigoureux coup de baguettes sur les jambes croisées de .

La douleur fit hurler .

Cette nuit ordinaire et paisible s'écoula tranquillement, tout simplement.

Depuis la fête de Qingming, se mit à cultiver sans compter ses heures.

Et, bien entendu, il entama aussi sa carrière d'assistant à la cultivation de .

trouvait que leur chef de secte se montrait un peu trop collant depuis quelque temps.

D'ordinaire, on ne le voyait pas de la journée : il ruminait dans la grande salle ou défrichait en cachette des champs spirituels et bâtissait des maisons un peu partout. Mais depuis peu, chaque matin, de très bonne heure, à peine montait-il à la montagne que le chef de secte apparaissait ponctuellement à ses côtés, le suivait dans la salle de cultivation et lui parlait sans arrêt de méthodes de cultivation.

Il avait aussi ressorti tous ces sorts dont il avait dit à tout le monde qu'il n'y avait aucune urgence à les apprendre, et pressait de trouver un moment pour les étudier davantage entre deux tâches.

ne comprenait pas très bien ce qui arrivait à .

Cela lui plaisait plutôt : depuis que cultivait à ses côtés, sa propre vitesse de progression pouvait se décrire comme une avancée à pas de géant.

Mais, pour une raison ou une autre, il avait toujours le sentiment que quelque chose préoccupait .

reconnaissait qu'il en était un peu affolé.

Pendant ce temps, ignorait tout des pensées intimes de . Il menait désormais une vie incroyablement bien remplie.

Chaque matin, il filait droit vers la salle de cultivation de la secte et y passait la journée entière avec sans en sortir. Sauf nécessité biologique impérieuse, auquel cas il se précipitait dehors pour se soulager et revenait aussitôt.

Il se comportait comme s'il n'aspirait qu'à prendre racine dans la salle de cultivation.

Traduit par Wuxia France — soutenez leur travail en les suivant.

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