Les insultes de lors des réunions mondaines sont monnaie courante. Pourtant, ne semble pas en savoir grand-chose. Et si je me souviens bien, si elle a eu peur quand je lui ai donné mon nom, ça s'est arrêté là. C'est peut-être pour ça qu'elle ne se méfie pas trop de moi.
« J'ai veillé à ce que rien de mauvais ne soit inclus dans son éducation. Au contraire, tout est filtré selon mon jugement. »
Ça ne voudrait pas dire que les bonnes informations ne lui parviennent pas ? C'est de la surprotection.
« Si tu en fais trop, elle finira par te détester. » « C'est inconcevable qu'elle me déteste ! C'est vrai, non ? »
Ne me demande pas mon avis après avoir été aussi sûr de toi. Puisqu'il doute lui-même, c'est que l'a déjà remis à sa place par le passé. Je crains que ce ne soit déjà trop tard.
« Bon, et si je lui demandais directement ? » « Ne le fais pas ! »
Un simple éclair de mon smartphone, et il a paniqué sur-le-champ. J'ai déjà cerné la marche à suivre avec ce type. Je ne le vois vraiment pas comme l'un des gros bonnets des douze familles.
« D'ailleurs, qu'est-ce qui t'amène ici ? » « Il n'y a aucune raison pour que je ne vienne pas vérifier la personne qui intéresse ma fille. Et si je ne te reconnais pas, j'ai l'intention de m'en débarrasser, tout simplement. » « Je suis membre des douze familles, comme toi. » « Et pourquoi est-ce que ça poserait problème ! Je ferais n'importe quoi pour ma fille ! »
Son amour exclusif en est déjà au stade de la maladie. Une maladie mortelle. Je ne fais que deviner, mais il doit bien y avoir quelqu'un qui fait office de frein. Sa femme, à défaut de ses parents. Parce que sinon, il ne ferait que déraper sans arrêt.
« Alors laisse-moi te poser un problème. Si tu causes des ennuis, qu'adviendra-t-il de ta famille ? Et ensuite, qu'adviendra-t-il de l'avenir de ? » « Ack… » « Je te conseille d'y réfléchir à deux fois avant d'agir. Pour peu que tu te soucies vraiment de ta fille. »
Si quelqu'un agit pour sa propre satisfaction et assume seul les conséquences de ses actes, il n'y a pas de problème. En revanche, si ce type sème la pagaille, sa famille en portera inévitablement la responsabilité solidaire. Et personne ne veut finir comme la famille .
« Est-ce que ça ne suffit pas, chéri ? N'est-elle pas une personne digne de fréquenter ? » « Heu, pourriez-vous être la mère de ? » « C'est exact. Ravi de vous rencontrer, . »
Je ne m'attendais pas à ce que la mère soit assise juste derrière le père de . Pourquoi faisait-elle comme si elle ne le connaissait pas ? Ah, peut-être ne voulait-elle pas qu'on les voie ensemble pendant qu'il s'emballait.
« Je n'imaginais pas que les deux parents de seraient là. » « Il faut bien quelqu'un pour arrêter cet abruti, tu comprends. »
Quel genre de mari se fait traiter d'abruti par sa propre femme ? Et vu qu'il ne réagit pas, il a dû s'y habituer.
« Je tiens à vous remercier d'avoir tenu compagnie à ma fille. Cette enfant est assez timide, voyez-vous. »
Non, je ne trouve pas ça timide, moi. Je dirais plutôt qu'elle est du genre chiot collant. En fait, c'est exactement ça dans la réalité.
« Elle ne parle que de toi à la maison, mon mari en est devenu jaloux. » « N'entendre que des histoires sur vous me fendait le cœur. Pourtant, ce que notre fille raconte de vous et les que nous connaissions sont en totale contradiction. »
C'est vrai qu'au vu des rumeurs de l'époque, je ne peux pas leur en vouloir d'avoir pensé ça. D'ailleurs, si on compile les informations me concernant, la différence entre maintenant et l'an dernier saute aux yeux.
« Jusqu'ici, elle me traitait comme un père convenable, mais últimement, j'ai l'impression qu'elle m'évite. » « C'est parce qu'elle le fait vraiment. , tu en comprends la raison, n'est-ce pas ? » « Parce qu'il la saoule, non ? »
Elle a achevé le père sans ménagement, alors je n'ai pas hésité non plus. Maintenant, qui va ramasser son cadavre ?
« M-ma mignonne petite ne penserait jamais une chose pareille. »
Dès l'instant où tu réponds avec une confiance absolument nulle, tu ne convaincs personne. La femme qui boit son thé gracieusement derrière lui est bizarre aussi. Dans cette situation, tu ne t'assoierais pas normalement à côté de ton mari après t'être fait démasquer ?
« Honnêtement, qu'est-ce que vous êtes vraiment venus faire ici ? » « Nous sommes juste venus vous voir. C'est la stricte vérité. Cet abruti avait peut-être d'autres arrière-pensées, ceci dit. » « Non, je ne pense pas qu'il ait le moindre plan en tête. »
Il pourrait bien caresser des idées extrêmes comme l'enlèvement ou simplement ne plus jamais laisser me voir. Cela dit, je l'ai déjà mis en garde là-dessus tout à l'heure. S'il réfléchit vraiment à ce qui est le mieux pour sa fille, il devrait comprendre où mèneraient de tels actes.
« Ah, puis-je commander un thé noir et une formule gâteau ? » « C'est noté. Veuillez patienter un instant. »
Tant que j'ai une commande de passée. Son mari marmonne la tête baissée, mais ignorons-le. Je sais pertinemment que lui parler ne ferait que me retenir ici.
« Au final, c'était quoi tout ça ? » « Aucune idée. Alors pour mon planning, je peux avoir trois jours de congé par semaine, jours de repos habituels inclus ? » « C'est correct, je suppose. Tu n'as pas de projets pour l'été ? » « Je compte quitter la ville un moment, mais rien d'autre. » « Tu n'as pas prévu d'aller quelque part avec tes amis ? » « Eh bien, si, mais c'est encore loin. »
Il y a le feu d'artifice, après tout. Ce n'est certainement pas que je suis une solitaire qui passe des vacances d'été solitaires, laissez-moi dire ça. Cela ne change rien au fait que je serai surtout au travail.
« Quand même, il y a pas mal de gens bizarres parmi tes connaissances, hein. » « Ça, je le nie. Ce n'est pas moi qui les ai cherchés, vous savez. »
Tu sous-entends que j'attire les dingues ? Bon, même si je le nie, c'est assez convaincant. Les membres des douze familles ont généralement leurs défauts, et il y a les autres déviants en plus.
« Ouais, laissons tomber. »
Parce que plus j'y pense, plus je commence à le croire. C'est la faute de , ou la mienne ? Je ne peux pas trancher, mais ça vient peut-être des deux.
« Voici votre commande. » « Merci. La prochaine fois, pourriez-vous venir chez nous ? Notre fille en serait ravie. » « Je suis absolument contre ! Je vais jouer avec pendant les vacances d'été ! » « Bon, bon, abruti. On se tait maintenant, d'accord ? »
Hé, ne l'étrangle pas par derrière. Je suis surprise qu'elle puisse l'étouffer d'un seul bras, mais le fait qu'elle ne sourcille pas alors que le visage de son mari vire au bleu est flippant.
« Ça va mal tourner si tu ne le relâches pas vite. » « C'est bon. Il a l'habitude. »
Si ma mère avait su gérer mon père comme ça, on n'aurait pas tant souffert. Mais ouais, je suppose que c'est demander l'impossible.