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The Villainess Becomes a Commoner

Chapitre 52 : Défouloir à la cage de frappe

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Chapitre 52

Chapitre 52 : Défouloir à la cage de frappe

Chapitre 52/52100%~7 min de lecture1 339 mots

Eh bien, oui, en effet. Je suis encerclée, mais ça s'arrête là. Un niveau comme celui-là, je peux m'en échapper sans effort quand ça me chante. Et d'ailleurs, qu'est-ce qui vous fait croire que cela vous donne le moindre avantage ? Essayez au moins de me coincer contre un mur. Non que je vous laisserais faire.

« Attrapez-la. »

Ne dites jamais ça à voix haute. C'est le signal qui me dit de bouger, moi aussi. Je me retourne, j'attrape le bras qui essaie de m'agripper et je le tire vers la fille qui se trouvait juste devant moi, à ma position de départ.

« Kyaa ?! »

Voilà, terminé. Comme j'ai échangé ma place avec celle qui était derrière moi, les deux qui se tenaient à mes côtés n'ont pas pu m'avoir. Et bien sûr, comme celle qui était devant moi est rentrée dans celle qui était derrière, elle s'est retrouvée par terre, sur le derrière.

« Bien, je vais rentrer chez moi. »

Je ne perds pas une minute de plus ici. Je commence vraiment à m'agacer, voyez-vous. Sérieusement, je n'ai pas la moindre idée de ce qu'elles sont venues chercher.

« Qu'est-ce qui se passe, ici ? »

Le pire moment possible. Pourquoi les gens arrivent-ils pile quand j'essaie de partir ? Et d'ailleurs, pour quelle raison est-il venu dans cet endroit à moitié désert ? En voyant de qui il s'agissait, j'ai grimacé. Un importun vient d'arriver.

« Aidez-nous, Nagatsuki ! »

La fille au sol appelle à l'aide, mais c'est moi qui aurais besoin d'aide, ici. Cela reste un coup efficace de sa part. Après tout, personne n'a plus mauvaise opinion de Kotone que lui.

« Kisaragi, donc. Comme je le pensais, tu cachais ta vraie nature jusqu'à maintenant. »

Oui, c'est exactement la réaction que j'attendais. On reconnaît là un garçon qui court après Kotone. J'ai complètement perdu ma chance de filer.

« Pour information, ce sont elles qui m'ont amenée ici. »

« C'est un mensonge tellement évident, qui pourrait croire une chose pareille ? »

Vous êtes franchement insupportable ! Victime un instant, agresseuse l'instant d'après.

« Je suis certain que tu essaies de leur imposer une exigence déraisonnable, exactement comme avant. »

« C'est ça ! Elle nous a amenées ici de force ! »

D'ailleurs, comment est-ce que je pourrais amener quatre personnes ici de force, toute seule ? Même en me servant du nom de ma famille... même Kotone tenait compte de la force du nombre. Elle ne s'y risquait que parce qu'elle avait Udzuki avec elle, à l'époque. Merde, je m'énerve pour de bon, maintenant.

« Je rentre. »

Comme si j'allais participer à cette farce. Rester ici ne me rapportera rien du tout. Sans personne pour se porter garant de moi, rien de ce que je dirai ne servira. J'entends quelque chose derrière moi, mais je m'en fiche. Cela dit, quel était leur mobile ? Qu'auraient-elles à gagner à me faire renvoyer du conseil des élèves ?

« Je crois que je vais me faire un petit plaisir. »

J'en suis consciente, mais je suis extrêmement énervée en ce moment. Franchement, m'excuser pour ce que Kotone a fait par le passé, cela ne me dérange pas. Mais cette fois, ni Kotone ni moi n'avons rien déclenché. Je suis la victime, et c'est moi qu'on accuse, sans que j'aie la moindre idée de ce que pense la partie adverse. Voilà pourquoi je suis à ce point énervée.

Je suis rentrée me changer et je suis ressortie aussitôt. Je ne peux pas rester dehors trop longtemps, puisqu'il me reste le dîner à préparer, mais l'endroit où je vais n'est pas si loin. Et me voici, à une cage de frappe. Bien, place à la démolition.

« Vue de l'extérieur, on jurerait une employée de bureau en train de se défouler. »

J'enchaînais les balles à 140 km/h l'une après l'autre quand quelqu'un m'a adressé la parole ; je me suis retournée. De toute façon, c'était ma dernière balle.

« Vous êtes de l'académie, vous aussi ? »

« Je suis Sachiko, de la classe 4. Je donnais un coup de main ici quand vous m'avez tapé dans l'œil. »

« Je suis surprise que vous m'adressiez la parole. »

« Après votre changement d'image en avril, et vu que vous êtes ici, dans un endroit qui ne colle pas du tout à votre réputation, j'ai jugé que ça ne posait pas de problème. »

C'est le schéma habituel. Contre toute attente, il y a des gens qui se mettent à vous parler dès que vous changez simplement d'apparence. Elle doit en faire partie.

« N'empêche, vous avez l'air vraiment énervée, là. »

Je tapais dedans avec tout mon stress, alors j'avais forcément une tête de folle. C'est justement pour ça que je suis venue, on n'y peut rien.

« Je suis la victime, et on me traite comme l'agresseuse, voyez-vous. »

« Il reste encore beaucoup de gens qui n'ont pas digéré l'année dernière, c'est vrai. »

Cela, je le comprends aussi. Mais qu'on me soupçonne sans condition, sans même chercher à comprendre la situation, c'est vraiment injuste.

« Il y aura sûrement de nouvelles rumeurs demain. »

« Encore des rumeurs très loin de la vérité ? »

Je ne sais pas quelles rumeurs Udzuki a fait circuler après les examens, mais je devine sans peine le détail de celles qui vont courir cette fois.

« Ça recommence, hein. »

Ayant fait la même supposition et eu la même réaction sur la teneur des rumeurs, nous avons ri l'une de l'autre. Et puis j'ai baissé la tête. J'ai enfin atteint le point où les élèves me laissent au moins tranquille, et voilà ce qui arrive.

« E... enfin, euh, courage. »

« Pour une raison ou pour une autre, c'est une boucle sans fin. »

Peu importe à quel point ma réputation se rétablit : s'il se produit une chose du même genre, elle se dégrade de nouveau. Penser que cela va se répéter à l'infini me met vraiment de mauvaise humeur. Mon seul salut, c'est qu'il existe des gens pour juger ces rumeurs sans fondement. Le conseil des élèves est de mon côté, lui aussi : je ne suis donc pas contre l'académie entière.

« Kotori va encore se mettre en colère. C'est toujours pareil avec elle : Il y a encore de mauvaises rumeurs sur Kisaragi ! et ainsi de suite. »

« Vous êtes dans la même classe que Kotori ? »

À bien y réfléchir, je n'ai jamais vraiment demandé à Kotori sa classe ni rien de tout cela. Je déjeune en classe ces derniers temps, alors il lui arrive de débarquer en trombe. Elle est plutôt connue dans ma classe, maintenant.

« Du coup, la classe 4 a une image relativement bonne de vous, Kisaragi. Après tout, la mascotte de notre classe vous défend. »

Kotori a droit au traitement de mascotte, donc. Je le comprends, cela dit. Elle est plutôt avenante pour un membre des douze maisons, et son allure de petit animal lui donne un pouvoir d'intimidation pour ainsi dire négatif. Elle doit même être chouchoutée comme un adorable animal de compagnie.

« Il faudra que je la remercie un de ces jours. »

« Ahaha, elle va probablement s'évanouir de joie. »

Cela n'arrivera pas. Non, je refuse de croire que cela arrivera.

« Bien, je vais rentrer chez moi, maintenant. »

« Nous attendons humblement votre prochaine visite. Je plaisante. »

« Si l'occasion se présente. »

C'est la deuxième fois que je viens ici. La première, c'était pour mesurer les capacités physiques de Kotone, mais je ne m'attendais pas à ce qu'ils aient des machines à 150 km/h. J'ai essayé de m'y frotter, en vain : ça m'a fait mal aux bras. J'espère vraiment ne pas être stressée la prochaine fois que je viendrai.

« Ahh, je suis déjà déprimée pour demain. »

Je vais simplement dormir, aujourd'hui. Et remettre complètement mon humeur à zéro. Pour demain.

Traduit par Sanctuaire des Novels — soutenez leur travail en les suivant.

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