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The Villain: My System Is Not So Serious

Chapitre 32 : Aux fenêtres du troisième étage

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Chapitre 32

Chapitre 32 : Aux fenêtres du troisième étage

Chapitre 32/32100%~7 min de lecture1 211 mots

Ye Mengyao resta abasourdie.

Son esprit était en pleine tourmente : jamais elle n'aurait imaginé que Jiang Che dirait une chose pareille.

'Il courait après… la petite fille que j'étais ?'

De fait, enfants, Jiang Che et elle faisaient l'envie de tous, amoureux d'enfance modèles. Elle le suivait partout où il allait. Ces jours-là étaient si beaux, pleins d'une amitié innocente et de cœurs purs.

« Je comprends, maintenant. Alors c'était donc ça… »

Une amertume monta dans le cœur de Ye Mengyao, sa poitrine se fit lourde, et elle eut envie de pleurer.

Ainsi, Jiang Che l'avait aimée dès ce très jeune âge, mais il ne nourrissait plus ces sentiments.

Elle avait tout compris trop tard…

Mais elle n'allait pas abandonner !

'Jiang Che, tu m'as courue après pendant deux ans. Maintenant c'est mon tour de te courir après, d'accord ? Laisse-moi une chance !'

La jeune fille s'encouragea en silence.

La nouvelle de la déclaration publique de Ye Mengyao à Jiang Che se répandit rapidement dans toute l'école Shilan.

Elle fit sensation.

D'innombrables garçons qui l'admiraient en secret eurent le cœur réduit en poussière.

Pendant ce temps, Jiang Che, la cause de tout cela, restait remarquablement calme et posé.

« Wan'er, je te dépose ? Tu viens chez moi me donner mon cours ? »

Le beau visage de Jiang Che affichait un sourire malicieux tandis qu'il coinçait Yu Wan'er.

À peine avait-il joué avec les sentiments de la demoiselle qu'il s'attaquait à sa meilleure amie. Un vrai régal.

« Je n'ai pas envie de te faire cours. Je dois emmener ma mère à sa dialyse demain. Tu peux me payer d'avance, je te devrai la leçon. »

Yu Wan'er serra son sac à dos contre elle et passa sous le bras de Jiang Che. La petite était si menue qu'elle n'eut même pas à baisser la tête : elle lui arrivait à peine à l'épaule.

« Hé… tu veux prendre mon argent pour rien ? Ça ne marche pas comme ça. »

« Demain, c'est demain, mais le cours d'aujourd'hui, tu me le donnes d'abord ! »

Jiang Che attrapa Yu Wan'er et la poussa dans la voiture.

Yu Wan'er ne s'en alarma pas outre mesure : elle s'était habituée aux mains de Jiang Che.

« Hmpf, espèce de sale type ! Tu essaies de jouer avec les sentiments de Grande Sœur Mengyao ! »

Manipulatrice chevronnée elle-même, Yu Wan'er voyait parfaitement clair dans le jeu de Jiang Che, qui faisait mariner Ye Mengyao. C'était tout bonnement un pervers intégral, qui non seulement la brutalisait, elle, mais voulait en plus s'amuser des sentiments de Mengyao.

« Hé… tu t'inquiètes pour ta chère Grande Sœur Mengyao ? Tu n'es pas sa fausse amie, peut-être ? Arrête de jouer les innocentes. »

« C'est toi qui joues la comédie ! Comment oses-tu mettre en doute mon amitié pour Grande Sœur Mengyao ! »

Jiang Che éclata de rire.

« Quoi donc ? Je ne vaux pas mieux que toi ? Au moins, moi, j'ai sauvé la vie de Ye Mengyao, et elle m'en est si reconnaissante qu'elle se jette pratiquement à mes pieds. Toi, qu'as-tu jamais fait pour elle ? Tu n'es rien d'autre qu'une tique qui lui suce le sang. »

Il avait raconté ce mensonge tant de fois qu'il commençait à y croire lui-même.

« Espèce de… »

Yu Wan'er découvrit ses petits crocs : chacun des mots de Jiang Che touchait exactement ses points faibles.

« Hmpf, tu devais avoir des arrière-pensées quand tu as sauvé Grande Sœur Mengyao. Arrête de jouer au type bien… Comment un pervers comme toi pourrait-il repousser Ye Mengyao ? »

« Exactement, je ne peux pas résister à Ye Mengyao. Et alors ? C'est mal ? »

« Espèce de… Aaah !!! »

Elle était trop en colère pour trouver ses mots.

Yu Wan'er avait beau être manipulatrice, elle n'était pas foncièrement mauvaise : quand on la payait, elle faisait au moins son travail !

Elle donnait son cours à Jiang Che très sérieusement, tout en devant sans cesse se garder de ses mains baladeuses.

« Tu écoutes, au moins ? »

La petite s'agaçait et fusillait Jiang Che du regard.

Elle s'échinait à lui enseigner, et lui n'avait pas l'air d'avoir prêté la moindre attention !

« Bien sûr. Il n'est pas simple, cet exercice ? »

Jiang Che prit le stylo et écrivit la réponse sans y penser.

« Hein ? C'est juste ? Jiang Che, tu l'avais déjà fait, cet exercice ? »

« Non. »

« Hmpf, je ne te crois pas ! »

Yu Wan'er dégageait un parfum sucré et elle était très douce : elle possédait indubitablement les qualités propres à une héroïne principale.

Après tout, pour satisfaire les goûts de tous les lecteurs, l'écrivaillon avait mis de tout, de la petite mignonne à la demoiselle hautaine, en passant par la policière glaciale et la PDG autoritaire… tout ce qu'on peut imaginer.

Puisqu'il avait déjà endossé le rôle du méchant, il lui fallait naturellement tout prendre au héros. Pas seulement ses occasions… ses femmes aussi !

… ligne de séparation jaune …

Exactement comme Jiang Che l'avait prédit, une fois les limites franchies… elles ne cessaient de s'abaisser.

Tout le mal commence par un simple baiser.

« Pah ! Sale pervers ! »

Yu Wan'er fixait Jiang Che d'un regard féroce, comme si elle voulait le dévorer tout entier.

Au même moment, la jeune fille était terrifiée intérieurement. Comment les choses en étaient-elles arrivées là ?

Ses limites se faisaient franchir les unes après les autres !

Au début, elle avait pourtant refusé jusqu'au moindre baiser !

À cet instant.

La famille de Ye Mengyao venait d'arriver devant le portail de la villa de la famille Jiang.

« Majordome Li, Jiang Che a sauvé notre Mengyao il y a peu, alors nous sommes venus tout spécialement aujourd'hui lui exprimer notre gratitude. »

L'attitude de Ye Changkong était des plus respectueuses : il s'abaissait même devant le majordome de la famille Jiang. Après tout, Jiang Che avait rendu à leur famille un immense service, et la famille Jiang était très puissante. Être la première fortune de Hangcheng n'était pas un vain mot. En réalité… ils n'étaient pas venus seulement pour remercier : quelques petites intentions s'y mêlaient.

Le majordome Li Ming hocha la tête.

« La famille Jiang est là, veuillez me suivre… »

Ye Mengyao suivait ses parents en embrassant du regard le complexe de villas des Jiang. Ce genre de villas indépendantes n'avait rien d'extraordinaire pour la jeune héritière : chacune ne coûtait que quelques centaines de millions à bâtir.

Et puis, elle venait souvent y jouer quand elle était petite, à cache-cache avec Jiang Che dans le jardin. Ces images se firent peu à peu plus nettes dans l'esprit de la jeune fille.

Sans s'en rendre compte, elle sentit les larmes lui monter aux yeux.

Mais juste à ce moment-là, son regard se leva légèrement.

Et elle se figea complètement.

Au troisième étage de la villa, devant les immenses baies vitrées, deux silhouettes familières…

C'était Jiang Che, et… et Yu Wan'er !!!

L'esprit de Ye Mengyao bourdonnait de stupeur. Elle n'aurait jamais imaginé… que Jiang Che et Yu Wan'er seraient…

Traduit par Otaku no Yume — soutenez leur travail en les suivant.

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