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The Obsessive Male Lead Made Me The Female Lead

Chapitre 97

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Chapitre 97

Chapitre 97

Chapitre 97/13075%~10 min de lecture1 843 mots

Les lèvres qui se rejoignaient devenaient de plus en plus chaudes.

Ma poitrine se soulevait parce que j'étais hors d'haleine.

Lexion poursuivit obstinément mes lèvres alors que j'allais m'écarter et les mordit.

D'une main, il retint mon dos qui allait s'effondrer et le maintint en place.

La force de sa main dure se transmettait le long de ma colonne vertébrale.

C'était une chemise de nuit fine, type robe chemise, donc l'endroit qu'il touchait me paraissait très chaud.

Mon corps frémit soudain.

Toujours accrochée à son cou, je l'embrassais à bout de souffle.

La chair douce glissa délicatement sur mes dents, envahit l'intérieur de ma bouche à sa guise, puis s'enfuit.

Les endroits par où Lexion passa se changèrent en feu, comme s'ils avaient été brûlés.

Sans m'en rendre compte, je saisis ses cheveux et laissai échapper un souffle brûlant.

« Heul… »

Les lèvres qui me suivaient sans relâche cessèrent de bouger.

Des yeux noirs me fixaient intensément.

Les lèvres luisantes attirèrent mon regard.

Ce qui venait de me toucher était visible à travers l'entrebâillement de ses lèvres.

Il murmura doucement.

« Promets-moi que tu ne partiras pas. »

« … »

« Dis que tu ne partiras pas, Titi. »

Lexion laissait échapper des halètements brûlants et suppliait.

Je balayai doucement ses cheveux mouillés de sueur.

Je ne sais pas.

Maintenant, je doute que ce soit vrai, que je veuille vraiment retourner dans le monde d'origine.

Où devrais-je retourner ?

Oh, tiens, moi… Qui étais-je ?

« !! »

Je sursautai face à cet oubli soudain.

Je fus déstabilisée, rassembla mes pensées et fouillai ma mémoire.

Mais quoi que je cherche, je ne trouvai pas mon nom.

J'avais perdu mon nom.

L'instant où je le réalisai, je me sentis comme un batelier qui a perdu sa clef en pleine mer.

'Je ne me souviens plus de mon nom.'

Peut-être parce que j'ai trop longtemps vécu en Tiarozety.

Je n'arrive pas à me rappeler mon nom d'origine.

'Suis-je complètement assimilée à cet endroit ? Au point d'en oublier mon nom ?'

C'était terrifiant et inquiétant.

J'ai l'impression de m'être complètement perdue.

« Titi ? »

Lexion m'appela, l'air perplexe, tant j'avais l'air agitée.

Je le regardai, hébétée.

Lui qui s'était retrouvé, moi je m'étais oubliée.

'Comment est-ce possible… ?'

« Zion. Moi, je ne me souviens plus de mon nom. »

« … »

« Je ne me souviens plus de qui j'étais… ! »

Alors il m'attira dans ses bras, me frotta le dos et me consola.

J'entendais son cœur battre aussi fort que le mien.

« Ça va, Titi. »

« Heueug ! »

Les larmes coulèrent à flots.

Je ne supportais pas l'idée de me perdre.

Il me serra plus fort contre lui et parla.

« Ça va. Vraiment. Tu n'as qu'à te souvenir que tu existes ici, dans ce monde. Alors tu ne te perdras jamais. »

« … »

« Je te protégerai. Je ferai barrage pour toi. Je porterai tout à ta place pour que tu n'aies pas à t'obliger à faire ce que tu ne veux pas faire. »

Lexion me consola sans hésiter.

Ne pas m'obliger à le faire signifiait que je n'avais pas à suivre les instructions du livre, et porter le fardeau à ma place signifiait qu'il était prêt à encaisser la pénalité.

'Qu'est-ce que c'est…'

Je ne voulais pas qu'il porte tout le fardeau seul.

C'est trop lourd.

J'ai vécu à jouer mon rôle dans ce monde, seule.

J'ai enduré le temps solitaire, seule.

J'étais terriblement seule, j'avais peur, je voulais mourir — pas une fois, pas deux.

« Zion. »

Après avoir retrouvé un peu de calme, j'appelai son surnom doucement.

Je sortis de ses bras et croisa son regard.

Je saisis délicatement ses joues de mes mains et lui offris un doux sourire.

Oui, je ne suis pas seule.

Sans que je m'en aperçoive, il faisait le voyage avec moi.

Avec moi sur ce long et éprouvant parcours.

« Je suis curieuse de ton histoire. »

« … »

« Comment es-tu ici ? »

Les yeux de Lexion parurent s'écarquiller, mais se calmèrent à nouveau.

Au bout d'un moment, il entrouvrit les lèvres et se mit à me parler.

« Moi… »

***

Dès le début, Lexion ne s'est pas reconnu lui-même.

Il n'était qu'une marionnette pas si différente des humains de ce monde.

Comme si tout était décidé dès la naissance, sa vie fut un long fleuve tranquille.

Né à Bael, au nord du pays, où s'écoulent des montagnes escarpées et des vagues rapides, il étudia à l'académie de la capitale dès son plus jeune âge et suivit le chemin de la succession ducal.

Naturellement, les gens qu'il croisa étaient des enfants de célébrités, de riches, et même de la famille royale.

Après la succession, après avoir rencontré Seirin au bal des débutantes, une rencontre mécanique se poursuivit comme si elle était sa destinée.

Lexion avait tenu sa vie normale pour acquise.

Il n'avait jamais eu de doute là-dessus avant de rencontrer Tiarozety.

[Point de vue de Lexion]

« Esol ? »

Je tombai par hasard sur Tiarozety Esol au marché aux esclaves.

Les yeux bleus qui me guettaient sur un visage apeuré étaient très beaux.

Alors que je la tenais dans mes bras, je n'haïssais pas la façon dont elle me regardait, interdite, même si j'étais choqué.

Par contre.

« Je, je vais bien. »

« … ? »

Depuis quand bégaies-tu ?

Évidemment, quand nous nous sommes rencontrés, elle avait peur, mais elle affichait une expression plutôt obstinée.

Elle avait l'air décidée à s'enfuir de ses propres pieds si elle n'était pas satisfaite.

Mais elle changea après avoir apporté ses bagages.

Elle devint visiblement timide, souvent terrifiée, et fit des choses qu'on lui avait interdites, ce qui lui valut de grosses erreurs ou des blessures.

Ce qui me déconcertait le plus, c'était son air de passant.

« Zion ! »

C'était le jour où il rentra d'un combat contre une horde de démons souillés par les pensées du Dragon Maléfique pour sauver Seirin.

Trempé de sang, avançant sans forces, elle était visiblement agitée et m'appela « Zion ».

C'était différent de l'expression mécanique que j'avais vue parfois.

J'ai failli la serrer dans mes bras tant j'avais pitié de ses cils qui tremblaient.

Mais l'armure que je portais était ensanglantée, alors je me contentai de serrer les poings.

C'était étrange.

J'étais évidemment fiancé à Seirin, et mon corps agissait naturellement comme pour m'inciter à l'aimer.

Cependant, à partir d'un certain moment, des choses familières et naturelles ne cessèrent de me paraître stupides et inconfortables.

Parfois mon corps se raidissait et je ne pouvais pas bouger comme je le voulais.

'Pourquoi est-ce que je fais ça ?'

Lexion crut avoir une maladie.

Cela ne pouvait être qu'une grave maladie mentale.

Sinon, on ne comprenait pas pourquoi le corps et l'esprit divergeaient comme s'ils avaient leur propre volonté.

« Il n'y a rien d'anormal à la tête. »

« Vraiment ? Même si ça bouge comme si ce n'était pas mon corps parfois ? »

« Je pense que vous en avez trop fait récemment. Je vais vous prescrire un tranquillisant. »

Le médecin dit seulement qu'il était en bonne santé.

Mais Lexion ne put croire ce qu'il disait.

Hier et avant-hier, quand il était avec Seirin, son corps bougeait librement.

Il essayait évidemment de suivre Tiarozety.

Cependant,

« Titi, va devant. Je raccompagnerai la Princesse. »

« D'accord. »

Je ne pus retenir Tiarozety qui s'éloignait avec un sourire ambigu.

Ça arriva maintes fois, et Lexion se demanda s'il devenait fou.

Entretemps, il y eut un moment où la volonté de son corps s'arrêta pour la première fois.

Quand je me retrouvai seul avec Seirin, l'atmosphère changea, et mon corps recommença à bouger tout seul.

J'allais l'embrasser comme attiré par l'ambiance.

Tiarozety apparut derrière Seirin.

Elle avait une expression douloureuse en me regardant, elle et Seirin.

Lexion essaya de s'arrêter en forçant son corps qui bougeait mécaniquement.

Je parvins à peine à m'immobiliser à la distance où nos lèvres allaient se toucher.

« … »

« Sir Lexion ? »

Seirin s'arrêta net et appela doucement Lexion, qui froncait les sourcils.

Lexion serra les dents et endura.

Combien de temps cela dura-t-il ?

La force qui contrôlait le corps disparut, et bientôt je pus reculer immédiatement.

Je regardai droit là où se tenait Tiarozety, mais elle n'était plus nulle part.

« Je suis désolé. »

Lexion se dirigea vers la chambre de Tiarozety avec ces mots.

Et quand il lui fit face, Lexion fut confronté à un spectacle étrange.

'Qu'est-ce que c'est que ça… ?'

À côté de Tiarozety, il y avait quelque chose comme un livre qui flottait.

C'était si bizarre que le regard de Lexion ne cessait de se porter vers le haut.

L'instant où je le vis, mon souffle se coupa et mon cœur s'effondra comme si j'apprenais une vérité que je n'aurais jamais dû connaître.

Bientôt le livre disparut, et Tiarozety se dit à elle-même.

« Ne ris pas de moi. »

« … »

Ensuite, elle marmonna encore, mais je ne pus me concentrer.

J'étais juste déconcerté, à courir après l'image résiduelle d'un livre qui avait déjà disparu.

« … Je suis désolé. »

Au final, Lexion ne put s'expliquer et repartit en hâte.

Après cela, un livre commença à être vu autour de Tiarozety.

Quand elle parlait au livre ou faisait contact visuel, c'était évident qu'elle pouvait le voir aussi.

Et quand le livre flottait, Tiarozety se mit à agir de façon innaturelle.

Un comportement passif et sombre, complètement différent de l'apparence qu'elle avait quand nous nous sommes rencontrés.

'Est-ce à cause de ça ?'

Lexion put le deviner d'après ses actions et le livre.

Que le livre la contrôle.

Cependant, c'était un livre qui apparaissait et disparaissait si soudainement que je ne pus le vérifier correctement.

Lexion se demanda s'il n'était pas contrôlé par un livre invisible et contraint de faire des choses qu'il ne voulait pas.

C'était à peu près à l'époque où je commençais à en savoir un peu plus sur le livre et Tiarozety.

À un moment donné, Tiarozety ne cessa d'essayer d'éloigner Lexion.

C'était très douloureux pour Lexion, qui faisait tant d'efforts rien que pour l'approcher alors que son corps et sa volonté étaient en désarroi.

La relation qui était si près d'aboutir devint encore plus difficile après le départ de Tiarozety pour le Palais impérial.

'Qu'est-ce que je fous ?'

Lexion se sentit impuissant de ne pas pouvoir se contrôler.

Puis, il reçut l'ordre de l'empereur de former une escouade de subjugation.

Grâce à cela, lui et Tiarozety furent à nouveau ensemble, et Lexion tomba par hasard sur elle qui portait un certain livre.

C'était inattendu de la voir pendant qu'elle dormait, et je me demandais ce qu'elle transportait si précieusement.

C'était la Bible.

Non, je crus que c'était une Bible.

Mais quand je la sortis, c'était un titre complètement différent.

Dès qu'il vit le livre où était écrit [L'Adversaire du Dragon], Lexion l'ouvrit comme attiré.

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