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The Martial Unity

Chapitre 47 : Des développements intéressants

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Chapitre 47

Chapitre 47 : Des développements intéressants

Chapitre 47/47100%~6 min de lecture1 115 mots

Il fallut un moment aux gens qui l'entouraient pour surmonter leur incrédulité. La plupart s'étaient sentis sans espoir devant l'épreuve finale. Non seulement les slimes bondissants étaient d'un grade bien supérieur à ceux de l'Examen d'Entrée, le nouvel élève moyen étant bien plus capable que le candidat moyen, mais les pièges, combinés, étaient trop écrasants pour qu'on en vienne à bout par la vitesse et la puissance, ni même par la technique. C'était une épreuve que seuls pouvaient franchir ceux qui atteignaient le sommet du palier de l'Apprenti Martial, ou ceux dont l'analyse et le jugement suffisaient à déduire la seule stratégie possible.

L'épreuve d'intelligence tactique était la dernière de l'étape d'évaluation performative. Avec elle, l'Examen d'Évaluation s'achevait. Ce qui surprit Rui, ce fut la rapidité des résultats et de l'attribution des dortoirs. Les nouveaux élèves reçurent tous une clé et le chemin de leur chambre.

'Chambre numéro 256, donc ? Et j'ai une colocataire.'

Ce ne fut pas une surprise : le livret d'information le mentionnait. Il regarda le nom.

'Cara Mullion.'

Il fut étonné que l'Académie place garçons et filles dans la même chambre. Ne craignaient-ils pas de mettre une bande d'adolescents bourrés d'hormones dans la même pièce que le sexe opposé ?

'Non, si quelque chose d'aussi simple pouvait les distraire, ils n'auraient probablement pas passé la première étape. Et si c'est le cas, quelle chance ont-ils de devenir Écuyers Martiaux ?'

Il soupçonnait même l'Académie de s'en servir pour évaluer l'application et la motivation des élèves.

Une fois arrivé dans sa chambre, il lâcha aussitôt son sac et plongea sur un lit. La pièce était plutôt spacieuse. Le faste et l'extravagance en avaient été délibérément retirés. L'Académie Martiale n'était pas des vacances au paradis. Les chambres étaient conçues avec modestie pour empêcher les élèves de prendre le mauvais pli.

Elles restaient tout de même assez spacieuses pour un niveau de vie correct. Chacune était divisée en deux parties par une cloison percée d'une large ouverture ; chaque côté avait un lit convenable, une table avec deux chaises, une étagère, une commode à tiroirs et assez de fenêtres pour une bonne circulation de l'air et de la lumière. Le décor était, une fois encore, dépouillé.

Alors qu'il inspectait la pièce, une fille aux cheveux bruns courts entra, posa une valise de son côté et croisa le regard de Rui.

« Tu dois être Cara. » Rui sourit chaleureusement, cherchant à démarrer du bon pied avec sa colocataire. « Je suis Rui Quarrier, enchanté. »

Elle lui jeta un regard, hocha sèchement la tête et vaqua à ses affaires.

'Pas très bavarde, à ce que je vois.'

Il le nota, puis s'occupa de ses propres affaires ; si elle ne voulait pas nouer de relation, cela lui convenait parfaitement. Il rangea ses effets dans la chambre avant de gagner les sanitaires pour prendre un bain et se rafraîchir. Les potions rendaient l'endurance, mais elles n'enlevaient ni la sueur ni la poussière.

Plus tard dans la journée, il décida de retrouver Kane pour explorer l'Académie. Il ne prit pas la peine de demander un guide : il avait mémorisé le plan général et il était sûr que Kane se souvenait du moindre détail. C'était bien plus agréable sans un inconnu qui se mêle de tout.

'Je crois que c'était juste au coin, ici...'

Il jeta un œil dans un couloir, à la recherche du dortoir des Apprentis. Quand soudain :

« Qu'est-ce que tu as dit, BORDEL ? »

Rui pivota d'un coup vers la source du tumulte.

Il vit un garçon grand et massif qui tenait, à sa grande surprise, Nel par le col. Le garçon s'apprêtait à lui envoyer un coup de poing quand une présence pesante s'abattit soudain sur eux.

« La violence agressive est contraire au règlement. » Un homme plus imposant encore arrêta le poing entre deux doigts.

'Un Écuyer Martial.'

Les yeux de Rui s'allumèrent. Cette présence n'était pas aussi lourde que celle de l'Aîné Tarrokov, mais l'Écuyer manifestait envers le garçon un froid dédain. C'était plus oppressant que chez l'Aîné Tarrokov, qui limitait son effet sur les élèves pour ne pas nuire à leurs performances.

« Il a insulté ma mère ! » se plaignit le garçon malgré sa peur.

« La parole n'est pas régie par le règlement. Vous pouvez vous dire ce que vous voulez, mais vous ne devez pas faire dégénérer un conflit en violence », insista l'Écuyer en accentuant encore la pression sur le malheureux.

Nel, lui, ignora cette pression tandis que tout son visage se tordait en un rictus provocateur et méprisant à l'adresse du garçon, ce qui l'enragea davantage.

'Bon sang, quelle sale tête, pas étonnant que ce garçon n'ait pas pu résister à l'envie de le frapper.'

Rui s'en amusait et riait intérieurement. Nel en faisait des tonnes, mais Rui trouvait ses pitreries terriblement drôles.

'C'est un fouteur de merde encore pire que Fae. Seigneur, pourvu que ces deux-là ne se croisent jamais. Ce serait un chaos que ce monde n'est pas prêt à encaisser.'

Il voyait bien que Nel avait provoqué ce garçon exprès. À en juger par ce que celui-ci avait dit, Nel avait probablement lâché quelque chose d'atroce sur sa mère, pour le pousser à l'attraper par le col et à attaquer, afin que l'Écuyer Martial de patrouille intervienne et le réprimande.

'Donc ce n'est pas juste un imbécile. Il sait manifestement ce qu'il fait, et il est bon à ça. C'est effrayant.'

Rui secoua la tête, résigné, et résolut de se tenir à distance du garçon avant de repartir chercher le dortoir des Apprentis.

« Tu veux te battre ? » demanda Nel une fois l'Écuyer parti, en adressant un large sourire au garçon furieux. « Alors défie-moi officiellement, si tu en as. On pourra régler la question de savoir si ta vache de mère aurait dû te faire passer ou non. » Il haussa les épaules avec emphase.

Rui s'arrêta, l'oreille dressée, et se retourna vers la scène.

L'Académie Martiale punissait la violence, mais elle avait un système permettant aux élèves de se défier et de s'affronter dans un cadre plus contrôlé. L'Académie n'était pas sotte. Rassembler en un même lieu des élèves résolus à suivre la Voie Martiale et leur dire de ne pas se battre relevait de l'irréalisme. Ces jeunes avaient sans nul doute de fortes personnalités et de grands egos ; réprimer complètement les conflits physiques aurait été malsain et contraire à leurs intérêts. On leur avait donc laissé des moyens encadrés et surveillés, pour éviter que cela ne dégénère.

« MARCHÉ CONCLU », glapit le garçon, si furieux qu'il ne parvenait à articuler rien d'autre.

'Voilà qui devient intéressant...' sourit Rui.

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