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The Great Cleric

Chapitre 273

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Chapitre 273

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Chapitre 273/36475%~8 min de lecture1 575 mots

Laissez l'empereur à Lionel.

Le problème, c'est le prince Albert, qui a les jambes coupées.

Puisqu'il appelle Lionel « maître », ce dernier lui a sans doute enseigné les arts martiaux, mais honnêtement, il n'en reste pas la moindre trace.

Il ne fait que trembler en regardant l'empereur que j'ai envoyé valser.

C'est un coup de grâce cruel, mais je dois dire au prince Albert, qui est en état de choc, ce qu'il doit entendre.

« Prince Albert, Lionel… tous mes compagnons ici présents sont ma famille, mes amis et mes serviteurs. C'est pourquoi nous ne servirons pas l'Empire. »

« C-c'est embêtant. Alors, ne serait-ce que jusqu'à ce que je devienne empereur… Peu importe, s'il vous plaît… »

Alors qu'il me supplie du regard, baissant la tête à plusieurs reprises, je me demande s'il parviendra vraiment à devenir empereur. Le doute m'envahit.

Cette fois, nos intérêts coïncidaient et nous avons combattu côte à côte… enfin, pas vraiment… pire encore, il n'a pas été guidé, il n'a fait que nous tirer en arrière.

De plus, Ryzak, que le prince Albert comptait nommer chancelier, a trahi pour Cloud, et les résistants qui l'accompagnaient ont dû être soit démonisés, soit capturés.

Si compréhensible que soit la présence du QG de la résistance à Ébiza, jusqu'ici l'objectif clair qu'était l'empereur a permis de porter la mikoshi qu'était le prince Albert.

Mais une fois que cela devient réalité, il y aura forcément des gens qui chercheront à s'accaparer les privilèges.

Dans ce cas, le prince Albert pourra-t-il les arrêter ? En supposant que l'ex-sainte Melfina, le chancelier traître Ryzak, et le fils de Lionel, Lord Gradias, occupent les postes clés de l'Empire.

Il est alors évident que ceux qui ont soutenu l'Empire tant bien que mal grâce au prestige de l'empereur réagiront.

Le chancelier actuel qui gère l'Empire, les chefs de chaque département et leurs seconds viendront réclamer de conserver leurs postes.

La moindre erreur de gestion provoquera une grève, voire une rébellion.

Même si l'on fait un exemple en éliminant les éléments troubles, cette fois c'est la thèse du retour du précédent empereur qui avait gouverné sagement qui s'accélérera, et l'Empire sombrera dans le chaos.

Seuls les pays étrangers s'en réjouiraient, mais c'est encore le scénario optimiste.

Si le prince Albert accède au trône, maintiendra-t-il les fronts face aux pays voisins ? Ou se contentera-t-il de rassembler les principaux généraux qui les commandent ? Dans ce cas, les fronts en équilibre précaire pourraient s'effondrer.

Par exemple, s'il tente de conclure un cessez-le-feu avec le royaume de Louvre avant cela, ce dernier, bien qu'épuisé, y verra une occasion idéale d'attaquer et mènera des négociations de position de force.

Il faudra alors rappeler les généraux et les soldats du front vers l'Empire, et compte tenu des territoires largement absorbés depuis l'époque de Lionel, il est clair comme de l'eau de roche que la restitution des terres conquises sera exigée.

Ce sont des territoires gagnés au prix du sang, de la sueur, des larmes et de l'âme des militaires de l'Empire.

Si le nouvel empereur y consent, le prince Albert sera sans aucun doute renversé, voire assassiné sur-le-champ.

Si ce prince aux yeux suppliants a agi après avoir réfléchi à tout cela, tant mieux, mais porté par Ryzak et sa bande, a-t-il fini par croire que la ligne de conduite de la résistance était sa propre pensée, ou lui a-t-on fait croire qu'elle l'était ?

S'il s'agissait d'une mise en scène et qu'il nourrissait l'ambition d'un hégémon visant l'unification du continent d'un coup, l'Empire se serait peut-être unifié…

« Prince Albert, je ne suis pas votre vassal, je ne peux pas en dire plus, mais prenez soin de votre vie. Pourquoi vouliez-vous renverser l'actuel empereur ? Quels problèmes surviendraient en cas de succès, comment y faire face, et quel avenir de l'Empire avez-vous dessiné en acceptant ces risques ? Je me contenterai de l'espérer. »

Les problèmes de l'Empire ne peuvent être résolus que par l'Empire lui-même.

Il ne lit pas l'air, il a un côté passablement naïf, mais s'il aime la paix, j'espère qu'il prendra soin de sa vie.

Alors que je détourne le regard du prince Albert, figé avec un visage qui incarne le désespoir, pour le porter vers l'empereur et Lionel, je vois Estia à leurs côtés.

Et après avoir attendu que quelque chose comme une brume enveloppe l'empereur, il semble que Lionel le retienne.

Là-bas, je peux faire confiance.

Je voudrais croire que notre travail dans l'Empire est fini… mais il faut d'abord clarifier combien de soldats démonisés il reste.

Si on se rassure et qu'on baisse la garde avant que tout ne soit terminé, on risque de se faire avoir là où on ne s'y attend pas… comme dans ma vie précédente.

C'était vraiment une irrégularité, je pense…

Bref, on ne peut plus rien demander à Cloud, qui détenait le plus d'informations sur les démons et la démonisation, mais si la conscience de tous ceux qui dorment dans les cercueils de l'Ermite, à commencer par M. Bazak, revient, ce point sera aussi résolu.

Comme le prince Albert a l'air en mauvais état mental, je décide de remplacer sa conscience de l'Empire par quelque chose de plus proche.

« Au fait, Votre Altesse, au sujet de Melfina-san… »

« Me, Melfina ? »

Apparemment, l'effet est immédiat.

« Oui. Un temps, sa conscience a été prise par un démon, mais elle va mieux à présent, je pense. Que comptez-vous faire d'elle ? »

« Melfina est vraiment Melfina ? Elle n'est pas devenue un démon comme tout à l'heure ? »

« Je ne sais pas. Mais je pense que la probabilité est faible. »

« C'est… c'est bon, alors. »

Il a dû être rude d'accepter cette personnalité de Melfina-san.

On lui a dit que c'était flou, et il en a été choqué.

Utilisons un peu Melfina-san pour le remotiver.

« Je pense qu'il vaudrait mieux réfléchir à ce que Melfina-san penserait en vous voyant dans votre état actuel. »

……

« Il n'y a pas un seul allié à vous sur place. Pourtant, vous avez remué ciel et terre pour être ici. L'impression que les gens en auront changera radicalement selon la façon dont vous le montrerez. »

« Moi, je… »

« Je le répète. Nous ne sommes ni les vassaux ni les alliés de Votre Majesté. C'est pourquoi nous n'interviendrons pas davantage… »

Le visage qui s'était éclairé s'assombrit de plus en plus. Je pense qu'il ferait bien d'apprendre un peu l'art du ventre.

« … Cependant, y compris Melfina-san, le faux Ryzak qui était l'homme de M. Bazak, et Lord Gradias, une fois que nous aurons entendu ce que nous voulons savoir, nous vous les rendrons… à vous, Votre Altesse. Votre Majesté, avec vos vassaux, faites prospérer l'Empire. »

« Mon… »

L'Altesse baisse la tête et commence à marmonner.

C'est alors que, bon ou mauvais timing, Lord Gradias et Melfina-san sortent ensemble des cercueils de l'Ermite.

« Ici… ah, prince Albert !? Et le Sage… »

« … Prince Albert… »

Je m'attendais à ce que Lord Gradias se réveille assez vite puisqu'il n'avait été qu'assommé par Lionel, mais je ne pensais pas que Melfina-san reviendrait aussi rapidement.

« Melfina, et Gradias, vous allez bien. »

Le prince Albert se redresse sur-le-champ, retrouvant l'allure un peu posée de lors de notre rencontre.

… C'est effrayant, à ce point il change.

À cet instant, Melfina-san s'effondre comme si ses genoux l'avaient lâchée.

Le prince Albert la rattrape solidement dans ses bras.

« Seigneur Sage, Melfina n'était pas guérie ? »

« Je ne l'ai pas soignée après que sa conscience a été prise par le démon. Mais s'en est-elle sortie avec une conscience encore trouble pour sortir du cercueil de l'Ermite, il doit y avoir une raison. »

Moi non plus, je suis vraiment stupéfait.

La sortie de Melfina-san… serait-ce pour le prince Albert…

Tandis que nous surveillons la situation jusqu'à ce qu'elle se calme, Lord Gradias ouvre la bouche.

« Votre Altesse, où sommes-nous ? »

« C'est la chambre de l'empereur. Tout à l'heure, eux qui combattaient à nos côtés ont vaincu l'empereur, et je vais désormais bâtir un nouvel Empire. Gradias, prête-moi ton aide. »

On a vraiment l'impression qu'il déborde d'assurance, comme s'il était une autre personne que tout à l'heure.

« … Je suis votre père, et j'ai tenté d'assassiner le général de l'Empire. Selon la loi militaire, c'est la décapitation. Je vous en prie, tranchez-moi la tête. »

« À ce sujet, j'accorde la grâce. Maître le souhaite aussi, j'imagine. Parlez-lui plus tard. »

« … Ha. »

« … Prince Albert… »

Melfina-san, la conscience encore trouble, appelle répétitivement le nom du prince Albert.

« Melfina, je suis là. Puisque nous allons bâtir un nouvel Empire, reste à mes côtés pour toujours. »

« … Prince Albert… »

Laissons l'Altesse de côté pour l'instant, et m'adresser à Lord Gradias.

« Lord Gradias, dites-moi tout ce que vous savez sur ce qui se passait dans l'Empire. Avant que la puissance des ne le fasse davantage dérailler. »

« Compris. Ce ne sera pas une réparation, mais je vous raconterai tout ce que je sais. »

C'est alors que Lionel, qui avait capturé l'empereur, arriva, et nous décidâmes de changer de lieu pour l'entendre.

Voir Lord Gradias avoir l'air d'un gamin qui a fait une bêtise et attend d'être grondé, au point d'en sourire presque, était inévitable.

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