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The Fruit of Evolution

Chapitre 95

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Chapitre 95

Chapitre 95

Chapitre 95/11483%~9 min de lecture1 718 mots

« Et… papa… ? Maman… ? »

Je les regardai, ces deux personnes devant moi, et prononçai ces mots comme si je les arrachais à ma gorge.

Devant moi qui restais là, hébété, mon père — Hiiragi Makoto — arborait un doux sourire, tandis que ma mère — Hiiragi Kazumi — affichait un rire teinté de larmes.

« Com… comment… »

« Nous non plus on ne sait pas trop. On s'est rendu compte qu'on était là. »

« Et puis on a rencontré Zeanos-san et les autres qui étaient là, et… »

Mes parents m'expliquaient la raison, mais ma tête était totalement vide, rien n'entrait.

Tous les deux étaient morts dans un accident, je pensais ne plus jamais les revoir.

Pourtant….

« Vrai… ment… C'est bien… papa et maman… ? »

« Oui. »

« C'est ça… Pardon de t'avoir laissé seul… C'était dur, hein ? C'était douloureux, hein ? »

Maman m'enlaça, papa me caressa la tête.

Je sentis clairement la sensation de son étreinte. La sensation de sa main qui me caressait.

Au moment où je l'ai réalisé, des larmes débordèrent de mes yeux.

« Pa… papa… Ma… man… Ah… Aaaaaaaaaaaaaaaah ! »

Mes jours sur Terre, depuis la mort de mes parents je n'avais pas compté sur Shota et les autres, j'avais tout porté tout seul, et tant de fois mon cœur avait failli se briser.

Pourquoi étaient-ils morts.

Je ne voulais pas qu'ils me laissent seul.

La tristesse de les avoir perdus, la colère de m'avoir abandonné, et la peur d'être resté seul.

Ces émotions, et la joie de les avoir retrouvés.

Tous ces sentiments se mélangeaient, et même si j'ouvrais la bouche pour essayer de dire quelque chose, il ne sortait que des sanglots.

Pourtant — pouvoir les toucher à nouveau comme ça, c'était ce qui me faisait le plus plaisir.

Maman me tapotait doucement le dos pendant que je pleurais comme un gamin, et papa continuait de me caresser la tête.

Malgré mon apparence pitoyable, personne parmi Zeanos et les autres ne riait, ils nous regardaient avec des sourires emplis de bienveillance.

***

« Uuh… hic… Go… gomen… J'ai soudainement commencé à pleurer… »

Je ne sais pas combien de temps s'était écoulé, mais j'avais fini par me calmer après avoir pleuré sans arrêt.

En retrouvant un peu de calme, je remarquant soudain quelque chose.

C'est que, malgré mon apparence qui avait radicalement changé, tous les deux m'avaient reconnu comme étant Seiichi sans hésiter.

Ma capuche était tombée pendant le combat contre les mauvais esprits, donc mon visage était visible, mais je devrais avoir pas mal changé….

Quand j'exprimai cette pensée, tous les deux penchèrent la tête en sens inverse.

« ? Qu'est-ce que tu dis ? Quel père confondrait son propre fils ? »

« Bien sûr ! En un coup d'œil je savais que c'était mon fils. Hein ? »

« C'est ça. En un clin d'œil tu as grandi… Et en plus, tu es devenu un bel homme. »

Tous les deux se regardèrent et rièrent ensemble.

En les voyant, je restai bouche bée, mais je ressentis fortement que je ne pourrais jamais gagner contre eux.

« D'ailleurs, vous deux, vous avez l'air d'avoir rajeuni… ? »

En effet, pour une raison quelconque, leur apparence était plus jeune que la dernière fois que je les avais vus, ils devaient avoir la trentaine.

Papa comme maman avaient les cheveux et les yeux noirs, une apparence tout à fait banale, et je me demandais vraiment comment un moche comme moi avait pu naître de ces deux-là….

« C'est vrai ! C'est incroyable, hein, Sei-san ? Rien qu'en venant dans ce monde, on rajeunit comme ça ! »

« Oui… Attends ? Ça ne pourrait pas devenir un produit ? "Un lieu envoûtant où l'on rajeunit rien qu'en s'y rendant !"… Ça marcherait, non ? »

« Ça ne marchera pas !? »

Marche pas, bien sûr ! Je ne sais pas si vous le savez mais c'est le monde des morts ici !? On meurt !?

Voir ce genre d'échange, ça faisait longtemps, avant ça me fatiguait aussi, mais maintenant c'était incroyablement agréable.

Après avoir soupiré, je remarquai une autre chose et la formulai.

« Mais… vraiment, pourquoi vous deux êtes ici ? Parce qu'ici, c'est le monde des morts d'un autre monde, non… ? »

Oui, mes parents étaient morts sur Terre, alors pourquoi étaient-ils dans le monde des morts d'un autre monde ?

C'est alors que ce ne fut pas mes parents, mais Lucius-san, qui observait en silence jusqu'ici, qui m'expliqua.

« Il existe un "monde des morts" pour chaque monde, et à la base ils ne se mélangent pas. Mais toi, une existence qui rivalise avec les dieux… non, même supérieure, tu es venu dans le monde des morts comme ça, et du coup, vous deux qui aviez un lien fort avec lui, vous avez été attirés au-delà du cadre du monde des morts. Enfin, vu que vous veniez d'un monde des morts différent, à la différence de nous vous n'aviez pas l'air de saisir sa situation actuelle, alors je vous l'ai expliquée. »

L'échelle est trop grande.

Et puis, il l'a dit en passant, mais Lucius-san a dit que j'étais au-dessus des dieux !? Mon corps part vraiment en vrille sans mon accord !?

« Ma ma, Seiichi est incroyable, hein. »

« C'est ça. Un homme doit voir grand. »

Même s'ils ne comprenaient pas vraiment le sens, les deux hochaient la tête.

…… Non, mais, là je dois être reconnaissant envers mon corps.

C'est parce que mon corps était une existence aussi dingue que j'ai pu provoquer ce phénomène invraisemblable.

« … Quand je suis arrivé dans ce monde j'ai été surpris, mais j'ai aussi compris. Nous on t'a toujours veillé, et un jour tous les élèves de l'école ont disparu. On ne savait pas où tu étais parti, on était inquiet, mais comme on a su que tu étais dans un autre monde… »

« Oui… Papa et maman savaient aussi que tu avais souffert. Tu as bien supporté. La frustration de voir ça sans pouvoir t'aider… J'ai eu envie de tuer les types qui te harcelaient. »

Papa le dit avec regret, en retenant sa colère.

Le fait que je sois incapable, et qu'après ma mort j'aie encore fait du souci à mes parents, ça me faisait plus mal que le harcèlement lui-même.

En même temps, le fait qu'ils aient continué à veiller sur moi même après la mort me rendait si heureux que mes larmes menaçaient de déborder à nouveau.

« Ça va. Comme me l'ont appris papa et maman, j'ai essayé de penser positivement. »

Pour les rassurer au maximum, j'affichai mon plus grand sourire.

Et alors que notre conversation se terminait, Zeanos prit la parole.

« Bien… Pourrions-nous passer au sujet principal maintenant ? »

« Ah, c'est bon. Merci. »

« Ne t'en fais pas. Chéris tes parents. … Bon, Seiichi-dono. Tu dois vaincre le roi des mauvais esprits. Bien sûr, nous te prêterons notre force. Mais dans l'état actuel, Seiichi-dono ne peut pas combattre les mauvais esprits. »

« C'est… »

En effet, toutes mes attaques avaient été renvoyées par les mauvais esprits, mais Zeanos et les autres parvenaient à leur infliger des dégâts.

« C'est pour ça qu'en plus de coopérer pour les vaincre, on va t'apprendre comment combattre les mauvais esprits. »

Reprenant les mots de Zeanos, Abel afficha un sourire rafraîchissant et dit ça.

« Tu l'as compris en combattant, les attaques normales ne marchent pas sur les mauvais esprits. Ce qui devient important là, c'est… la "force vitale". »

« "Force vitale"… ? »

Force vitale… C'est ce qu'a ce truc noir et luisant, l'ennemi n°1 de l'humanité, le [G], non ? Flippant.

« Oui, la "force vitale". Les mauvais esprits, comme leur nom l'indique, sont des esprits… c'est-à-dire des existences mortes. Mais en y faisant affluer la "force vitale", qui est la preuve qu'on est vivant, les mauvais esprits ne peuvent plus maintenir leur existence. »

« Mais Abel et les autres sont morts aussi, non ? »

« Ouais ! Nous aussi on est morts, mais grâce à Seiichi, dans le monde des morts on est traités comme des vivants. Et puis, avec la "force vitale" de la classe héros, même moribonds on peut pulvériser facilement des mauvais esprits ! Gahahaha ! »

« Non, moribond c'est quand même impossible. C'est pour ça que les idiots… »

Face aux mots du guerrier Gars, la chasseuse Anna rétorqua avec un air exaspéré.

« Ahahaha… Bref, grâce à Seiichi-san nous pouvons agir comme quand nous étions en vie, donc nous pouvons combattre les mauvais esprits en possédant de la "force vitale". C'est bon, Seiichi-san saura vite s'en servir ! »

La sage Liliana me l dit pour m'encourager.

« Oui. En fait, ce qu'il y a à faire n'est pas si difficile. »

« Vraiment ? »

Zeanos le dit aussi pour me rassurer.

« Ne t'inquiète pas. Tu y arriveras vite. C'est aussi notre rôle de te l'apprendre. »

« Je vois… Donc Zeanos et les autres vont me faire faire un entraînement spécial ? »

« C'est ça. »

« Alors je compte sur vous tout de suite ! Le temps presse. Donc, comment on fait ? On commence par ressentir la "force vitale" ou quelque chose comme ça ? »

Quand je demandai ça, Zeanos répondit en riant.

« Hahaha ! Seiichi-dono est doué pour les blagues. C'est décidé, on va t'apprendre en combat réel ! »

« ……………………… Hein ? »

« Allons-y, cherchons des mauvais esprits tout de suite. Ah, je t'apprendrai aussi comment les trouver, alors prépare-toi. »

« Sérieux !? »

C'est pas l'entraînement que j'imaginais !

Bon, c'est vrai qu'avec le temps qui presse, c'est peut-être le plus rapide, mais quand même !

Papa, qui écoutait notre conversation, hocha la tête avec admiration.

« Je vois… C'est comme ça que mon fils grandit. »

« C'est un cas spécial, hein ! Tout le monde ne grandit pas comme ça ! … Hein, ils ne grandissent pas comme ça, non ? »

En le disant, je commençais à être inquiet.

Et ainsi, je fus soumis à un entraînement nommé combat réel par Zeanos et les autres.

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