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The Fruit of Evolution

Chapitre 163

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Chapitre 163

Chapitre 163

Chapitre 163/21875%~7 min de lecture1 210 mots

Le lendemain.

À nouveau convoqué par Amélia, je me rendis une fois de plus dans son bureau.

Hier, on avait un peu chipoté pour histoire de récompense, mais on verra bien comment ça va tourner……

Après cette discussion, comme Amélia l'avait dit, on m'a emmené au festin et aux grands bains, et on m'a traité aux petits oignons. Honnêtement, si on me parle encore de récompense, je suis embarrassé. Si on en fait plus, je vais me sentir coupable.

C'est en pensant à ça que j'entrai dans la pièce, et j'y trouvai Amélia, Hélène, ainsi que Riel-san et Suin-san rassemblés.

Seulement, tout le monde avait l'air de se trémousser, et l'ambiance était bizarrement tendue.

Je penchai la tête, perplexe, et pris la parole.

« Euh… vu que vous m'avez appelé comme ça, c'est que vous avez décidé de ce que je vais recevoir ? »

« E-eh bien, oui. C'est ça. »

« Je vois…… »

« …… »

« …… »

………… Hein ?

C'était pourtant décidé, non ?

Pourquoi tout le monde se tait ? Et en plus, maintenant que j'y regarde de plus près, Amélia a le visage tout rouge. J'ai un mauvais pressentiment.

Je ne saurais dire exactement quoi, mais j'ai l'impression qu'un développement super compliqué nous attend… !

Mon sixième sens mystérieux s'active, et j'ai une envie irrésistible de quitter les lieux sur-le-champ. Comme Amélia ne montre toujours aucune intention d'ouvrir la bouche, Riel-san, qui se tenait en retrait derrière elle, prit la parole avec hésitation.

« Celui… Votre Majesté. Si vous restez silencieuse, Seiichi-dono ne comprendra rien, je crains… »

« Je, je le sais bien ! »

Amélia toussota une fois, et me fixa droit dans les yeux, les joues toujours écarlates.

« Seiichi. Je vais t'annoncer ta récompense. »

« Ha, hai. »

Devant son attitude, je me redressai instinctivement, et Amélia lança d'une voix forte :

« Ta récompense, c'est ―――― moi ! »

« Haaaaai ! ………… Haaaaai !? »

Qu'est-ce qu'elle vient de dire ?

Moi ? MOI ? MOI ? Ou bien TAWASHI (éponge à récurer) ?

« Moi, moi ! L'impératrice de l'empire de Valsha, c'est-à-dire moi, je te dis que je suis ta récompense ! »

« Non non non non ! Attendez un peu, bon sang ! »

« Pourquoi je devrais attendre !? »

« Euh, c'est moi qui suis bizarre !? »

Vouloir attendre, c'est normal, non !? Je ne suis pas le dialogue, moi !

« Comment tu arrives à une conclusion pareille !? »

« T'as une objection !? »

« Pourquoi tu cherches la bagarre !? »

Le visage cramoisi, elle m'assène ça, et je ne peux que rester coi, totalement perplexe.

Voyant l'état d'Amélia, Suin-san sourit amèrement et lui dit :

« Votre Majesté. Si vous n'expliquez pas correctement, Seiichi-dono ne comprendra rien. Regardez, le voilà tout perplexe parce qu'il ne pige rien. »

« C'est pas grave, qu'il accepte en silence. »

« C'est n'importe quoi, ça… »

Y a pas moyen d'accepter en silence un truc pareil.

Devant l'absurdité d'Amélia, Suin-san soupire.

« Haa…… Lors de la discussion d'hier, il était question de *proposer* à Seiichi-dono, et que ce soit *libre à lui* d'accepter ou non, non ? Qu'est-ce qui a bien pu vous prendre pour en arriver à ce forcing… »

« C-c'est juste que… j'ai pas l'habitude de ce genre de truc, et je savais plus comment m'y prendre… »

« Une expérience où on s'offre soi-même, ça n'arrive pas tous les jours, non plus. »

C'est exactement ce que dit Suin-san, je le pense très fort.

Pendant que j'acquiesçais intérieurement à ses mots, Suin-san posa son regard sur moi.

« Bon, vu le cirque, c'est moi qui vais expliquer… Franchement, l'empire de Valsha actuel ne possède rien qui puisse servir de récompense à la hauteur de vos mérites. Non, même à son apogée, l'empire de Valsha n'aurait pas eu de quoi vous offrir quelque chose. C'est dire à quel point ce que vous avez fait est extraordinaire. »

« Haa… »

« C'est *pour ça* que Sa Majesté a tranché ―――― elle a décidé de s'offrir elle-même à vous. »

« Haaaaai, là c'est non ! »

J'ai pas pu m'empêcher de tsukkomi.

« Je peux comprendre qu'il n'y a rien à offrir, mais comment on en arrive à *ça* comme conclusion !? »

« C'est simple. Offrir Amélia-sama, l'impératrice de Valsha, revient concrètement à offrir l'empire de Valsha lui-même à Seiichi-dono. »

« C'est n'importe quoi… Et puis, on s'est battus pour *protéger* l'empire de Valsha, et au final on me le refile ? Ça n'a aucun sens… »

« C'est là qu'intervient la confiance, vois-tu. Seiichi-dono, même s'il mettait la main sur l'empire de Valsha, n'aurait pas l'idée de faire de la politique n'importe comment, non ? »

« Bah… même si on me refilait un pays, je saurais pas quoi en faire, donc je ferais comme d'habitude, je pense… »

« Voila. Si c'est Seiichi-dono, même s'il récupère l'empire de Valsha, celui-ci pourra subsister en tant qu'empire de Valsha… c'est ce qu'elle a pensé. »

J'ai compris le raisonnement qui a mené à cette conclusion, mais c'est quand même bien trop lourd pour moi. Et surtout, j'ai déjà Saria et les autres.

Pendant que j'écoutais l'explication de Suin-san, Amélia, l'air impatient, reprit la parole.

« Ah, mais c'est bon ! Quel est le problème ! Toi, tu gagnes moi *et* le pays, c'est tout bénéf, non ! »

« On n'a pas l'épaisseur du cuir assez épaisse pour se dire "c'est bien" là ! »

Faut pas sous-estimer le petit citoyen que je suis.

Tristement, je me gonflais la poitrine, et Amélia, après avoir grogné, changea soudain d'expression, comme si elle avait eu une idée géniale, et affichait un sourire radieux.

« C'est ça ! Alors, pas seulement moi, je rajoute Hélène ! »

«« Hein !? »»

Hélène, qui restait totalement en dehors du coup, se retrouva brutalement projetée sous les projecteurs.

« Cho-cho-cho, un peu, grande sœur !? »

« Faut pas faire la difficile ! C'est pour l'empire de Valsha ! »

« Bah, c'est peut-être vrai, mais… »

« Alors, pas seulement Hélène, j'y mets Riel et Suin aussi ! »

« M-moi aussi !? »

« Oh… elle a complètement pété un câble, hein. »

Face à Amélia devenue totalement incontrôlable, Hélène et Riel-san sont stupéfaites, et Suin-san a les yeux perdus au loin.

Non, c'est *moi* qui veux avoir les yeux perdus au loin, moi…

En fait, mon mauvais pressentiel vient de se réaliser… c'est pour ça que je voulais partir…

Pendant que nous quatre on se dispute devant moi, sans tenir compte de ma présence, on frappe soudain à la porte du bureau.

« Qu'est-ce qu'il y a !? On est en pleine réunion, là !? »

Tout en hurlant ça, Amélia autorise tout de même l'entrée, et un soldat entre en catastrophe, l'air paniqué.

« Ha, Votre Majesté ! »

« ? Qu'est-ce qui se passe, pour être dans un tel état… »

« Ni, le jardin… le jardin est dans un état terrible ! »

« Hein ? »

On se regarde tous, et on décide d'aller voir ce jardin, pour l'instant.

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