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The Archduke’s Gorgeous Wedding Was a Fraud

Chapitre 52

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Chapitre 52

Chapitre 52

Chapitre 52/18428%~8 min de lecture1 583 mots

« Oui, volontiers. »

C'était peut-être une gourde magique ; l'eau était très douce et fraîche.

La princesse se tenait à mes côtés pendant que je finissais de boire. Entre-temps, je réfléchissais à quoi dire quand un incident me revint soudainement en tête.

« Il y a un serviteur* chez les chevaliers Rentus. »

*(Mot original : 종자, personne subordonnée qui suit une autre, mais qui, contrairement aux esclaves, n'est pas techniquement de condition inférieure. Simplement un subalterne.)

« Un serviteur ? »

« Ouais, on dit qu'il vient de Son Altesse, la Princesse… mais je ne pense pas que ce soit nécessairement le cas. »

J'ai l'impression de lui confier un secret, mais j'étais curieuse.

Je lui décrivis en détail ma visite aux Batailles trimestrielles des chevaliers Rentus avec Lacius.

La princesse, ayant entendu mon récit, éclata de rire. Son rire vivant emplissait l'air limpide.

« Merci de m'avoir informée, mais ce n'est pas un simple serviteur. »

« Hein ? »

« J'ai probablement été demander à Peridot de réveiller "ça" à l'avance parce que je m'attendais à une attaque contre toi. »

C'est quoi exactement, ce "Ça", Princesse ?

Je gardai le silence parce que je ne voulais pas poser plus de questions, mais je devins anxieuse.

Comment s'appelle la machine puissante et secrète de la princesse qu'elle utilise pour faire le ménage ? Cependant, il semble que ce soit quelque chose qu'il ne faut ni toucher ni enquêter. Quelque chose dont tu feras semblant de ne pas avoir vu, même si tu l'as vu… !

Pendant un bref instant, un silence gênant s'installa. C'était inquiétant, comme si je regardais un film interdit aux moins de dix-neuf ans, plein de violence et de brutalité.

La princesse, qui était devenue aussi silencieuse que moi, commença à poser des questions distraitement.

« Y a-t-il quelque chose que tu veux faire ? »

« Heu, tu parles d'un rêve ? Ou d'un objectif ? »

« L'un ou l'autre. »

« Il y en a, bien sûr. »

La vie d'une chômeuse ! Une vie où l'argent ne s'épuise jamais, peu importe combien je mange, m'amuse ou dépense !

Mon objectif est de vivre une vie où personne ne me dit rien, peu importe où je vais, ce que j'achète ou porte, et où tout le monde n'a d'autre choix que d'être gentil avec moi. C'était très consumériste, superficiel et insouciant.

Et comme je ne pouvais pas dire tout ça à la princesse, je répondis de façon plutôt franche.

« Je veux vivre très, très longtemps. C'est tout. »

Chaque mot contient ma détermination à réussir.

J'ai refusé la mort assignée à la méchante n° 4. Et, pour vivre une vieillesse heureuse, je gère aussi mon réseau personnel en chassant comme ça — Oh, il faut que je vive heureuse.

« Si tu veux vivre longtemps, le mieux est d'être chérie par quelqu'un de puissant et d'invincible. Tu ne trouves pas ? »

La princesse parla alors doucement. Je fis un pas en arrière involontaire. Elle me donne l'impression d'être la PDG d'une entreprise de la Porte de l'Enfer qui séduit les nouvelles recrues pour les empêcher de partir.

« Ah non. Je veux vivre tranquillement à la campagne pour le reste de mes jours. La ville ne me convient pas. Malgré mon apparence, j'aime en fait garder les moutons. »

« C'est une préférence bien unique, mais tu peux jouer avec des moutons au Palais impérial. Tu peux faire ce que tu veux pendant ton temps libre. »

« Je préférerais le faire dans un grand champ plutôt qu'au Palais impérial ! »

« Ah, ça doit être parce que tu n'as pas encore vu la bergerie du Palais impérial. L'écurie est grande et spacieuse, mais la bergerie l'est tout autant. »

Pourquoi tu agis comme ça, Princesse… Qu'est-ce que j'ai fait de mal, hein ?

La princesse avançait de deux pas à chaque pas de retraite que je faisais.

Il y a un vieux dicton qui dit qu'« il faut visiter la chaumière trois fois* » pour obtenir un bon serviteur, mais la princesse ne semblait pas vouloir se donner cette peine. À la place, elle te sourira radieusement et te demandera pourquoi tu pars alors que tu es déjà de son côté.

*(Proverbe chinois signifiant : pour obtenir un serviteur fidèle, il faut faire beaucoup d'efforts, peu importe sa position ou son titre.)

« Argh. C'est pas bon signe. Si je fais ce qu'elle veut, mon plan de retraite confortable sera foutu ! »

Il faut que je disparaisse. Pas tout de suite, mais après avoir rempli ma part du contrat. Quoi qu'il arrive, je dois disparaître.

Chaque jour, Lacius entre et sort du Palais impérial, ce qui veut dire qu'il me verra m'accrocher au futur empereur. À quoi ça ressemblerait ?

« Réfléchis. Imagine vivre au Palais impérial et gagner beaucoup d'argent en jouant avec des moutons. »

Ha ha ha ha ha ha ha. À ce stade, je crois que je devrais utiliser ma magie de sorcière peintre pour créer une cape d'invisibilité comme dans Harry Potter.

Je veux être une citoyenne ordinaire, Princesse-sœur. Pas de pouvoir ! Pas d'honneur ! Juste de l'argent !

Cependant, si j'exprime ouvertement mon mécontentement face à sa suggestion, on me demandera de partir immédiatement.

J'inclinai la tête et souris aussi radieusement que possible.

« Cependant, je vais bientôt épouser Lacius. Je ne pourrai pas travailler au Palais impérial. »

« Qui a dit que tu ne pouvais pas travailler parce que tu es mariée ? Même si tu as un bébé, tu peux travailler. Je suis pas si impitoyable. Au lieu de ça, je peux te donner assez de congés payés.

« Cependant, quand j'aurai un enfant, je veux tout lui donner et l'élever moi-même. Lacius et moi avions aussi prévu d'avoir un bébé peu après le mariage, donc je pense que ce serait un peu difficile. »

« Dans quelle époque vit-on ? J'ai dû oublier de mentionner que le Palais impérial a une crèche. Elle a été créée par moi, et des nourrices professionnelles sont de garde vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Les mères peuvent maintenant travailler confortablement et en sécurité. »

C'est une bataille féroce où elle lance un piège en souriant, je l'esquive, et elle en lance un autre.

La princesse ne m'a jamais dit de « travailler pour elle ». Elle m'a simplement demandé de l'imaginer. Donc je peux encore l'éviter en ne répondant pas directement.

Elle regarde encore si je peux lui être utile. Si je montre que je ne suis que du clinquant à l'extérieur et vide à l'intérieur, elle perdra tout intérêt tout de suite, et je ne pourrai pas sauver Lacius……

« Qu'est-ce que je fais ? »

Quelle serait la réponse sage ?

Je ne m'étais jamais creusé la tête autant, même pour un jeu de société avec un prix de mille dollars.

Mais c'était avant.

« C'est un assassin. »

Mon Dieu ! Merci infiniment !

Je n'aurais jamais imaginé le jour où j'accueillerais avec joie les principaux coupables qui m'ont rendue insomniaque jour et nuit.

J'étais tellement soulagée de pouvoir échapper à une pression pire qu'un entretien d'embauche tendu que je n'ai pas pu m'empêcher de sourire. Puis, je remarque les gens masqués qui sont apparus de partout, l'air décontenancés.

Ils sont venus pour tuer, donc voir une cible qui a l'air de savourer un tel moment a dû être un spectacle rare pour eux.

« Princesse Dioles Adela Terran. Nous sommes venus pour vous éliminer. »

L'un d'eux nous informa gracieusement de leur mission. Je claquai la langue et gratouillai le front de Chat.

Il n'y avait que cinq personnes en vue. Mais il n'y avait aucune chance que seulement autant de monde soit venu pour éliminer la princesse.

Je sortis lentement mon talisman de la fine poche en cuir attachée au cou de Chat. C'étaient des assassins honnêtes qui n'avaient même pas tenté une attaque surprise, donc un ou deux suffiraient.

« Chat, tu sais ce qu'il faut faire, non ? »

Grrr.

Chat poussa un grognement très mécontent et disparut en un clin d'œil quand je tapotai sa nuque. Il alla chercher les assassins qui se cachaient quelque part derrière les arbres. La princesse, qui avait vu ça, parla avec intérêt.

« Il doit être en train d'éliminer l'assassin caché, non ? »

« Ouais, il a suivi ce genre d'entraînement spécial. »

« Ça ne fait que me le faire vouloir encore plus. »

« Chat n'écoute que moi. Attends encore un peu. »

Je souris à la princesse et regardai au loin.

Est-ce que je siffle ou pas ? Est-ce qu'il va vraiment apparaître ?

Je peux facilement surmonter ce niveau de difficulté, mais si Lacius arrive, la scène sera complète. Ce sera encore un morceau d'actualité qui enthousiasmera les gens.

« Reste derrière moi. »

« Hein, Votre Altesse ? »

« Tout ce que tu as à faire, c'est ne pas bouger. Assiste-moi, Ziontin. »

C'est pas désagréable d'être traitée comme une dame fragile, mais ça me donne un sentiment de grande délicatesse.

Je restai là, maladroite, roulant le sifflet dans ma main.

Toc, toc.

Le bruit de corps lourds s'écrasant au sol depuis l'arbre est inconfondable.

Et dans la scène suivante… je restai la bouche ouverte, doutant de mes yeux.

「…… ! »

Mon Dieu. Vous n'avez rien dit sur le fait que la princesse était une maître de fouet, auteur-nim !

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