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The Archduke’s Gorgeous Wedding Was a Fraud

Chapitre 40

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Chapitre 40

Chapitre 40

Chapitre 40/18422%~7 min de lecture1 331 mots

« Mademoiselle Nia ! »

« Nous sommes arrivées ! »

Maynard, qui était parti chez le couturier, rentra en fin d'après-midi. Il avait littéralement vidé la boutique entière.

Penchée nonchalamment contre la rampe, je souris largement et fis signe au personnel qui débouchait.

'Putain, y en a une tripotée.'

Derrière les employés, des centaines de cartons de vêtements étaient hissés.

Ça n'en finissait pas, comme des fourmis ramenant la pitance du jour à la fourmilière.

'Bon, c'est normal. Ici, chaque robe est rangée séparément dans son propre carton.'

Je dus bien admettre que j'en restais bouche bée devant le volume de mes achats.

« Vous allez à un goûter avec la princesse ?! »

« Et vous allez porter une robe de notre boutique ! »

« Mon dieu ! J'ai l'impression que je vais m'évanouir ! »

Employés et assistants se relayaient pour pousser des cris d'excitation.

Ils avaient l'air prêts à décoller sur place, tant ils étaient surexcités.

« Ouais, c'est ça. Allons d'abord au salon. »

« Hein ? On peut entrer dans le salon !? »

« Bien sûr, sinon où voulez-vous qu'on cause ? »

Je ne sais pas pour la patronne, mais le personnel, c'étaient des gens du peuple.

Même en déplacement pour prendre les mesures d'un client, ils ne mettaient jamais les pieds dans les salons de réception réservés aux invités.

Du coup, tout le monde arpentait le parquet du salon, le nez collé au plafond.

Un papier peint à motifs anciens et une tapis tissé de fil d'or.

Un immense tableau de navire occupait tout un pan de mur et un vase de la taille d'un homme trônait en dessous.

Pour tout dire, j'ai failli m'évanouir la première fois que je l'ai vu.

Surtout, je ne pouvais pas décrocher les yeux des ornements en or 18 carats qui flanquaient la cheminée.

J'ai ri franchement en voyant les employés ressentir la même chose que moi.

« Bon, asseyez-vous. »

« Oui ! »

« Madame, par ici. »

« Merci, Mademoiselle Nia. »

Le titre qu'ils utilisaient pour m'adresser la parole, c'était « Mademoiselle Nia ». Ça faisait plaisir à entendre. Le mariage n'ayant pas encore eu lieu, m'appeler « Madame » aurait été un peu présomptueux.

Après avoir demandé au majordome d'apporter du thé et des pâtisseries raffinées — ceux que Maynard prépare ces temps-ci —, je m'installai à la tête de la table.

En fait, j'avais convié tout ce monde au manoir parce que je voulais partager ces délicieux pains.

J'étais aux anges d'avoir des amies secrètes avec qui les partager.

« Bon, laissez-moi d'abord expliquer les règles. »

Tout le monde dressa l'oreille quand j'ouvris la bouche sur un ton solennel.

« Première règle : on ne vole pas les caleçons de Lacius. »

« Première— Quoi ? »

« Deuxième règle : on ne ramasse pas les cheveux de Lacius pour les revendre. »

« … »

À chaque mot que j'ajoutais, l'expression de tout le monde se décomposait un peu plus, incrédule, comme pour demander qui pourrait bien commettre de telles bizarreries.

Mais je ne m'arrêtai pas, levant l'index.

« Troisième règle : on ne souffle mot de ce qui se passera ici. »

« Bien sûr ! »

« On est plus que ravies de coopérer ! »

Alors, tant mieux.

Je distribuai des plumes aux gens assis autour du canapé, un par un. Et pendant qu'ils s'apprêtaient, je sortis le contrat que j'avais rédigé à l'avance.

« Dernière chose : on ne tombe pas amoureuse de Lacius, on ne lui colle pas aux basques, et on ne se jette pas sur lui. Vous pouvez me le promettre ? »

Mes paroles sonneraient sans doute comme si je gardais mon mâle les poils dressés, en alerte.

J'en avais conscience, mais je n'avais pas le choix. Je fais tout ce que je peux pour le protéger et l'éloigner du stress —

« Milady… »

L'une des assistantes prit la parole, la voix tremblante.

Vous nous faites pas confiance ou vous doutez de nous ? Je suis sûre qu'un dialogue de ce genre allait sortir.

Mais l'instant d'après, j'eus l'impression de me prendre un coup derrière la tête.

« Vous aimez vraiment l'archiduc Schweiden ! »

« … He-Hein ? »

Non, mais pourquoi ça part comme ça ?

Je n'arrivais pas à suivre le fil de leur conversation un moment. Pendant ce temps, l'assistante 1 et l'assistante 2 se regardèrent et improvisèrent un saynète.

« Je vais protéger mon mec ! Faites-moi confiance et suivez-moi ! »

« Oui, femme. Traite-moi bien. »

« Haha, ce corps te protégera des louves maléfiques ! »

« Ah, les rayons de lumière derrière ma femme… ! Aveuglants… ! »

L'assistante 1 posa la main sur sa hanche et baissa la voix. Tandis que l'assistante 2 joignait les mains, les yeux brillants d'une intensité féroce.

Euh… je suis censée aimer ça ?

« C'est ça, le vrai amour ! Je protégerai mon homme ! »

« C'est ça. Ça passe dans les romans populaires en ce moment. L'histoire d'un jeune homme beau, bien élevé, et d'une forte chevalière ! »

Ce trop aussi était populaire par ici… ?

'Hein, bon… Vu que tout le monde pense que la princesse deviendra la prochaine grande impératrice, on dirait bien une société égalitaire.'

J'applaudis les assistantes pour leur performance remarquable. Puis, sans un mot, je poussai le contrat devant elles.

« Signez. »

« Oui ! »

« D'accord ! »

Bon, il y a peu de chances que des gens aussi énergiques commettent quelque acte sordide envers Lacius, tout le monde ne se comporte pas comme un stalker. Cela dit, récolter leurs signatures servait une autre fin.

Je récupérai les contrats signés par tout le monde et posai ma main sur la pile de feuilles superposées.

« Alors, ce contrat est signé, et quiconque enfreint les clauses se verra pousser des cornes sur les fesses*. »

*(Façon enfantine de dire qu'on sera sévèrement puni.)

Je rassemblai les contrats d'un ton solennel. Puis je glissai la main sous la nappe et les secouai (les contrats) doucement.

Le chaton que j'avais dessiné au dos de chaque contrat en jaillit. Les chats, aux apparences variées, trottinèrent vers chaque contractante et leur sautèrent sur l'épaule.

« Oh mon dieu, c'est quoi ça ? »

« Regardez leur fourrure ! Ce sont vos chats, Mademoiselle ? »

Les assistantes 1 et 2 poussèrent des cris et firent un scandale. La patronne et les employés 1, 2 et 3 qui les suivaient caressèrent aussi le front de leur propre chat, curieuses.

Ne dites absolument rien de ce qui se passera ici.

Elles ne pourraient rien dire même si elles le voulaient. Comme je l'avais prévu dans la clause, je pus leur donner les détails sans hésiter.

« Ouais, ce sont des chats de contrat que j'ai achetés à un sorcier. D'habitude, ils vous suivent partout et font les mignons, mais si vous enfreignez ne serait-ce qu'une ligne du contrat… »

Chhh.

Je rejoignis mes doigts comme une lame et mima un tranchage de gorge.

« Il se transforme en monstre et vous mord les fesses. »

Des chats de contrat dessinés minutieusement peuvent tenir environ un mois même sur un petit bout de papier. Ils pourront démasquer n'importe quel traître.

« On ne le brisera jamais ! »

« C'est ça ! Ces chats sont trop mignons. J'en reviens pas… ! »

Les capacités d'un sorcier peintre dépendaient en grande partie de la créativité du sorcier.

Heureusement, quand j'étais gamine, ma mère m'avait inscrite à Think Big au lieu de Kumon*, donc ma créativité était pas mal classée et j'ai pu exploiter mon pouvoir à fond.

*(Entreprises d'éducation pour jeunes enfants.)

Blanc, noir, tacheté, écaille de tortue. Un chaton au menton presque entièrement noir, un autre avec un timbre sur le front et même un avec des chaussettes sur ses quatre pattes.

Je souris, ravie, en contemplant mon œuvre.

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