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The Archduke’s Gorgeous Wedding Was a Fraud

Chapitre 104

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Chapitre 104

Chapitre 104

Chapitre 104/18457%~7 min de lecture1 275 mots

Evershal, que je revisitais après un long moment, n'était plus déserte. Puisque tout le terrain avait été labouré, les buissons et les mauvaises herbes avaient disparu, le lieu était devenu magnifique. En outre, sur la base des plans de base que j'avais fournis, les architectes engagés par Lacius avaient discuté et construit des installations ça et là.

Ce n'était pas encore rempli, mais c'était agréable de voir qu'il y avait déjà de petites boutiques.

« Je devrais faire sortir le manège en premier. »

J'ai repéré un grand terrain vague et j'ai fait atterrir l'avion là. Lacius en est descendu avec une immense toile, puis j'ai posé le tableau sur le chevalet.

« Le manège est le premier ? »

« Oui, je n'ai pas encore expliqué les détails, n'est-ce pas ? »

« Oui. »

« Regarde, voici un manège. Et ce tableau, c'est une grande roue. Je suis encore en train de peindre les tasses tournantes et le Viking. Le lac et les barques sont aussi à finir. »

Et le populaire montagne russe est encore loin. Lacius a regardé le manège avec des yeux légèrement perplexes. Il semble avoir une vague idée de ce que c'est grâce à son nom, mais comme il ne l'a jamais vu en vrai, il n'était probablement pas sûr.

« Bon, on l'appelle et on voit ? »

J'ai levé les bras et me suis concentrée.

Sors, sors.

« Comme je le veux, comme je l'imagine. »

Qu'il se matérialise.

À mon vœu, une lumière vive jaillit du tableau.

Quelque chose comme un voile doré s'échappa de la toile, créant un tout petit manège. Il était assez petit pour que des fées puissent y monter. Puis il s'envola vers le ciel en suivant mes gestes de main, comme si je dirigeais un orchestre. Je claqua légèrement des doigts vers le manège qui s'était posé au milieu du terrain vague. Alors, comme toujours, le cheval de bois grandit et devint aussi grand qu'un vrai cheval.

« Wahou. »

« C'est incroyable. »

J'arrive pas à croire qu'un truc aussi gros ait vraiment été construit. Le seul problème, c'était la chute brutale de ma température corporelle.

J'ai vite déplié une épaisse écharpe en laine et me l'ai enroulée autour du corps glacé. Je tremblais, je tremblais. Mais même ça ne servait à rien. Le froid a l'air d'être un symptôme imparable.

J'ai senti mes bouts de doigts geler et j'ai essayé de contrôler mon corps qui tremblait.

« Tu devrais t'arrêter là pour aujourd'hui. »

À ce moment-là, Lacius a remarqué mon état et a passé son bras autour de ma taille.

« Laisse-moi te tenir. »

« O-Oui, s'il te plaît. M-Merci. »

Lacius va bien, il fait ça parce que je suis la seule à avoir froid. Surmontant un peu ma gêne, j'ai enfoui ma tête dans ses bras.

« Ha… Chaud. »

Lacius était vraiment un homme fiévreux. Sans lui, je n'aurais pas osé faire sortir un truc aussi gros depuis Cat. J'ai profité de sa chaleur comme un type assis devant un feu en plein hiver.

« Tu es glacée. »

« Non, je peux supporter. C'est beaucoup moins froid grâce à toi. »

Lacius a plongé son regard dans le mien. Il semblait avoir beaucoup à dire, mais il choisissait de l'avaler. Quoi qu'il dise, il sait que je n'écouterai pas. J'ai de force écarté mon corps du sien, même si je n'en avais pas envie.

« Faire un manège par jour serait mieux pour mon corps, mais ce serait trop lent. »

Le parc d'attractions doit être terminé avant l'arrivée de l'été. Le parc fonctionne même en plein été, mais bien sûr, le printemps, c'est le moment idéal. Pour ne pas rater le coche, je devais dessiner les attractions assidûment et en faire sortir deux à la fois.

« Je vais mieux depuis que j'ai bu du thé. »

« Tu es vraiment d'accord ? »

« Ouais, ça va. »

Je me sentais mieux après avoir bu le thé au citron de la bouteille thermos magique que Theobalt m'avait préparée.

Après une pause comme ça, j'ai posé le tableau suivant sur le chevalet.

Mon projet s'appelle « Montagnes russes : du jeu à la réalité ! »*.

*(au cas où certains seraient perdus : son projet de faire exister diverses attractions dans ce monde s'appelle « Montagnes russes : du jeu à la réalité ». Ce n'est pas le nom du tableau qu'elle va faire sortir.)

Ce n'est pas facile parce que c'est un projet dont je gère seule la planification, il faut que je fasse attention.

« Si je fais sortir celui-ci, je devrai monter dans les deux et voir s'ils fonctionnent correctement. »

Mon esprit était déjà absorbé par le parc d'attractions que j'allais créer moi-même. Un grand lac, avec un aquarium construit à la fois sur son fond et sur sa surface, et même les sirènes qui vivront dans le lac.

En plus des attractions terrestres, il offrira aux gens plein d'autres choses à voir. Même les gens des coins les plus paumés auront hâte de venir au parc d'attractions quand ils en entendront parler.

« Allez, sors. Grande roue géante ! »

Vous savez pas combien d'efforts ont été mis dans chaque détail de ce tableau. J'ai tendu les mains dans l'attente. Je suais un peu, mais comme avant, un voile doré s'est écoulé sans problème.

Mais l'instant d'après.

« Heu, heugh ! »

Un sentiment d'épuisement accablant a frappé mon corps. Mes yeux se sont brouillés comme si j'avais pris des dizaines de coups, et le vertige m'a saisie comme si j'avais attrapé la fièvre.

« Shay ! »

Je sens le Lacius surpris me soutenir immédiatement. Je l'ai ressenti intuitivement, au milieu des frissons soudains et de la vision floue.

Beu… Y'a un truc qui va pas.

Un froid intense, incomparable au précédent, m'a frappée. Si le premier ressemblait à un hiver rigoureux, là j'ai l'impression d'être en plein dans la mer Antarctique. Je suis à poil et, à cause des gros rochers attachés à mes chevilles, je coule de plus en plus profond. J'avais l'impression de couler au fond de cette mer profonde.

« Urghhh ! »

« Shay, tiens bon. On rentre tout de suite, accroche-toi ! »

La voix pressée de Lacius avait l'air de venir de loin. Peut-être est-ce un étourdissement dû à la chute brutale de ma température ; j'ai été aspirée par les ténèbres.

* * *

« J'aurais dû l'arrêter, quoi qu'il en coûte. »

Dans une pièce silencieuse. Dans le silence où même un souffle ne s'entendait pas, il y avait Lacius.

Il regardait la femme allongée comme morte sur le lit avec des yeux tristes.

La personne qui affichait toujours un sourire vivant est maintenant inconsciente, sans aucune force. Elle respirait faiblement, comme si ça allait s'arrêter à tout moment. On voyait même à l'œil nu que tout son corps tremblait.

« Ce n'est pas votre faute, Monseigneur. »

« … Si. J'aurais dû l'arrêter. J'aurais dû lui dire de prendre davantage soin d'elle. »

Si Shay avait été sa vraie fiancée, il aurait eu plus de droits. Il aurait eu le droit de parler de sa santé et de s'en soucier sincèrement. Cependant, lui, qui n'était qu'un faux fiancé, n'avait pas le droit de dire plus d'un mot.

C'est ce qu'elle veut faire, c'est le processus qu'elle choisit, c'est ce qu'elle décide.

Quelles qualifications a-t-il pour lui dire de ralentir un peu ?

Il n'avait honnêtement pas prévu que ce serait aussi grave.

« Des infos que tu as rassemblées sur les sorciers peintres ? »

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