Après la cérémonie, le banquet de noces eut lieu.
Lors du changement de tenue, Philia-san revêtit un costume traditionnel elfe à la forte exposition, et Serius-kun eut à nouveau un violent saignement de nez, mais sous les bénédictions de tous, ils devinrent officiellement époux et épouse.
« Félicitations à vous deux. Serius-kun, jusqu'à maintenant tu vivais au dernier étage avec nous, mais à partir d'aujourd'hui tu vas habiter dans la même chambre que Philia-san, non ? »
Philia-san vivait jusqu'ici à l'étage juste en dessous du dernier.
Désormais, ils y mèneraient leur vie commune.
« Hein, la même chambre !? »
« Pourquoi es-tu surpris ? Vous êtes mari et femme, c'est naturel, non ? »
« C-c-c-c'est, c'est vrai, oui… »
Bien sûr, il faudra qu'ils gardent un gros stock de potions.
Il y aura probablement encore maints moments où il fera un saignement de nez dans la vie de tous les jours.
Il finira sûrement par s'y habituer.
…Probablement.
« Alors Serius-dono, allons-y dès ce soir pour faire un enfant. C'est honteux, mais je suis sans expérience, par contre la méthode, je l'ai bien apprise. »
Bshuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!
« Philia-san aussi, essaie de réfléchir un peu à l'ordre des choses, veux-tu ? »
Après leur mariage, une fièvre du mariage sans précédent s'empara du village.
Le Département de l'environnement et de la vie organisa de nombreux événements de rencontres, et les nouveaux couples se succédèrent.
« Hein, Dir-san aussi s'est marié ? »
« …Honteusement… à la mi-trentaine… »
En demandant les détails, j'appris qu'une femme qui avait vu ses efforts lors de la course récente était tombée amoureuse de Dir-san et lui avait demandé de l'épouser.
« La partenaire a tout juste vingt ans, une belle femme. Et en plus une forte poitrine. Comme c'est enviable… »
Gai-san dit ça le regard perdu dans le vide.
« De mon côté, ce moine a participé maintes fois aux événements de rencontres, et pourtant aucun résultat… Quelle est la différence, au fond… »
« Gai… toi… tu regardes… trop les seins et les fesses… »
« Quoi ? Mais le regard de l'homme est irrésistiblement attiré par les seins et les fesses des femmes. Ce moine n'y peut rien… »
« Rassure-toi… il y a une méthode… pour regarder sans se faire prendre… »
« C'est vrai ? Je t'en prie, enseigne-la à ce moine ! »
Il n'a pas l'intention de faire l'effort de chasser ses désirs terrestres.
Il ferait mieux d'arrêter de se faire passer pour moine.
Un jour, alors que tout allait bien.
Un groupe agressif est arrivé au village !
Un message d'urgence inhabituel arriva d'un double.
Un groupe agressif ?
J'utilisai la téléportation et me rendis immédiatement à l'entrée du village.
Il y avait là une vingtaine de personnes.
« Quoi, que des femmes… ? »
Des femmes d'un certain âge aux cheveux et aux yeux teintés de rouge.
Toutes portaient des tenues très décolletées, avec des bracelets et des colliers particuliers.
Derrière elles, les gardes du village gisaient à terre, preuve qu'elles étaient entrées de force dans le village.
« Que les gardes du village se fassent battre… »
Beaucoup de gardes ne possèdent pas de Don, mais ils sont entraînés durement au terrain d'entraînement du village, ils ne devraient pas perdre si facilement.
Qui plus est, l'adversaire n'est qu'un groupe de femmes.
« Vo-villageois-chef ! »
Un des gardes encore valide accourut vers moi en panique.
« Qu'est-ce qui s'est passé ? »
« Ces femmes ont ignoré nos injonctions et ont essayé d'entrer de force dans le village, alors nous nous sommes battus. Mais elles sont incroyablement fortes… »
« Qui sont-elles ? »
« Elles disent d'elles-mêmes être un peuple guerrier… »
« Peuple guerrier ? »
À ce moment, l'une du groupe prit la parole.
« Villageois-chef ? Ha, c'est toi le chef de ce village ? »
Un visage bien fait, mais un langage grossier et un regard acéré.
Elle était très grande, tout son corps couvert de muscles d'acier.
Des cicatrices parsemaient son corps, laissant deviner les environnements impitoyables qu'elle avait traversés.
« …Oui, je suis le chef de village, Luke. »
« Un chef bien faible, dis donc. »
À ses mots, les autres femmes se mirent à ricanner avec mépris.
« On a entendu dire qu'il y avait beaucoup d'hommes forts dans ce village, alors on est venues. Mais à voir ça, on a peut-être fait le déplacement pour rien. »