Je m'appelle Johan Jolande Aurelia Oberweg.
Au siège du domaine du comte Baumeister, à Baulburg, je participe avec mon grand frère Zenos à la gestion du dojo principal du style du Combat magique.
Je n'ai que quinze ans, et pour un gamin qui vient tout juste d'être majeur, la charge et le traitement sont démesurés ; mais tout cela, c'est parce que ma sœur est devenue l'épouse du comte Baumeister.
Bon, du piston, ni plus ni moins, et ça se voit comme le nez au milieu de la figure.
Il y a bien des gens autour de nous pour dire « il s'est bien débrouillé, celui-là ! », mais comme je ne me suis débrouillé de rien du tout, ça ne sert à rien de s'en formaliser.
C'est ma sœur Luise, qui a plutôt l'air de ma cadette, qui nous a désignés, mon frère Zenos et moi, pour fonder la maison des instructeurs du style du Combat magique de la maison du comte Baumeister et pour gérer le dojo.
Comme ma sœur doit donner un héritier, elle reste tout le temps auprès du comte Baumeister.
C'est donc mon frère Zenos et moi qui nous occupons du concret.
Nous sommes du même lit qu'elle, et c'est pour ça que le sort est tombé sur nous.
Parmi les enfants de la première épouse, certains nous regardent avec envie, mais c'est un partage des rôles, disons plutôt un arrangement d'adultes : on n'y peut rien.
N'empêche que ce n'est pas de tout repos.
Ma sœur met l'argent, mais elle ne s'occupe jamais de la gestion au quotidien ni des corvées administratives.
Ce n'est pas qu'elle manque d'intelligence : c'est qu'elle n'en a pas envie.
D'après Ina, son amie d'enfance : « c'est son caractère, on n'y peut rien ».
Ina a toujours été celle qui comprend le mieux ma sœur.
Nous avons le dojo principal de Baulburg, achevé pendant la guerre civile, et comme le domaine du comte Baumeister est vaste, nous avons aussi aménagé, dans chaque localité où stationne une milice, des espèces de salles d'entraînement rattachées.
Enfin, pour les antennes, ce sont des bâtiments qui tiennent plutôt de la cabane un peu agrandie.
Les maîtres que nous y affectons sont pour la plupart des disciples venus de l'extérieur avec qui nous nous entendions bien.
Les proches des enfants de la première épouse, eux, sont difficiles à tenir.
Dans n'importe quel art martial, il ne suffit pas qu'un maître soit fort.
Il faut savoir bien enseigner, et si l'on vous confie un dojo, même petit, il faut aussi le gérer.
Il faut donc une certaine instruction.
Soit dit en passant, ma sœur est incapable d'enseigner.
Elle a un talent phénoménal, mais quand elle explique, elle fait plus de mal que de bien.
Voilà pourquoi elle est grande maîtresse, mais que le concret, c'est nous.
Elle passe le bout du nez de temps en temps, et pour le reste, il faudrait qu'elle ait vite un enfant, sinon nous nous retrouverons à la rue.
Il y a toutefois des cas où il faut absolument la faire venir.
« Ma sœur ! Enfin, non... C'est grave ! Grande maîtresse !
- Johan, qu'est-ce qu'il y a ? Tu as besoin de quelque chose ?
- Grande maîtresse ! Y a un casseur de dojo ! ... Enfin, il s'est présenté un casseur de dojo ! »
Eh oui, ça arrive, dans les dojos d'arts martiaux.
Ces gens-là existent.
Avec le domaine du comte Baumeister tel qu'il est aujourd'hui, ils doivent se dire qu'ils ont une belle occasion de s'y faufiler.
Cela dit, parmi les casseurs de dojo, rares sont ceux qui, une fois vainqueurs, emportent vraiment l'enseigne.
La plupart veulent seulement clamer : « Embauchez-moi ! »
« Je suis plus fort que vous ! Alors prenez-moi ! » Comme ils ont gagné, ils peuvent le dire avec assurance.
Après, engager ou pas, ça dépend du dojo.
S'il y a un poste de maître à pourvoir, ils ont leurs chances.
Et même une fois engagés, s'ils enseignent mal ou s'ils sont jugés incapables de gérer, ils se font renvoyer.
Beaucoup se trompent là-dessus : être fort, tout simplement, ça ne suffit pas.
Si quelqu'un est écrasant de puissance et très connu, on le traitera bien, parce qu'il fait la publicité de l'école et du dojo.
L'enseignement et la gestion, il suffit alors de lui adjoindre des subalternes doués pour ça.
Mais réfléchissez : quand un novice, une personne ordinaire, veut apprendre un art martial, croyez-vous qu'il ira chez celui qui affiche une collection d'enseignes arrachées ?
Pour qui vise le sommet, ou pour un jeune téméraire plein de rêves, admettons ; mais au début, on va dans un dojo sérieux, non ?
Nous-mêmes, nous avons été formés dans les règles depuis l'enfance.
« Hmmmm. »
Ma sœur, ce n'est pas le moment de faire « hmmmm ».
Et puis tu as de la crème de gâteau au coin de la bouche.
C'est une affaire de la plus haute importance, et tu es la personne la plus haut placée du dojo.
Prends-la au sérieux.
« Zenos et toi, vous n'y arrivez pas ?
- Celui-là est coriace. »
Mon frère Zenos et moi sommes respectivement le deuxième et le troisième plus forts du domaine Baumeister pour le style du Combat magique.
La première, évidemment, c'est ma sœur, et de très loin.
Mais à l'échelle du royaume, il existe bien des gens plus forts que nous.
Et le casseur de dojo du jour était de ceux-là.
Comme mon frère et moi n'avions aucune chance, je voulais que ma sœur vienne.
« Ce serait dommage, pour l'enseigne.
- Voilà, elle coûte cher. »
Ce n'est pas qu'on ne pourrait plus faire tourner le dojo si on nous la prenait, mais perdre et se faire enlever son enseigne, c'est humiliant, et une enseigne officielle coûte très cher.
Le prix des enseignes est une source de revenus précieuse pour le siège de l'école.
Et puis, ne pas afficher la vraie enseigne, ça fait mauvais genre.
« On vient d'en faire faire une à prix d'or, et s'il faut la refaire tout de suite, ils vont profiter de la situation pour augmenter le tarif.
- On nous croit riches, dans le domaine Baumeister : les vieux du siège vont faire flamber le prix, c'est sûr !
- Ça, ce n'est pas une bonne affaire. Bon, je vais aller lui mettre la pâtée. »
Ma sœur acceptait donc de repousser le casseur de dojo.
« Luise, la crème autour de ta bouche.
- Oups, quel manque de tenue pour une dame comme moi. »
Elle s'était levée aussitôt, mais Ina avait dû la reprendre pour un motif ridicule.
Et puis, que ma sœur soit une dame, ça reste très discutable.
« Il faut se dépêcher.
- En effet. »
Autre chose : quand ma sœur se lève, va savoir pourquoi, le comte Baumeister veut la suivre.
Régler le cas d'un casseur de dojo, ce n'est pourtant pas une affaire dont le seigneur doive se mêler.
« Euh... ce n'est pas un dossier qui mérite que monseigneur se déplace en personne...
- Quoi ? Mais c'est un casseur de dojo !
- Justement, si la grande maîtresse s'en charge... »
Je ne crois pas que ce soit assez grave pour que le comte Baumeister vienne en personne.
« Non, mais écoute : c'est la première fois de ma vie que j'ai l'occasion de voir un casseur de dojo. Ce serait dommage de ne pas aller voir, non ?
- ... »
Le comte Baumeister parlait comme un badaud, et je me suis dit du fond du cœur que cet homme-là devait vraiment bien s'entendre avec ma sœur.
« Ouahahahaha ! C'est moi ! Le grand Banba Babababaaan ! Et je vais vous prendre l'enseigne de ce dojo ! »
Quand je revins au dojo avec ma sœur, le comte Baumeister et les autres, le casseur de dojo, près de deux mètres et un corps bardé de muscles d'acier, avait déjà battu plusieurs disciples et poussait des cris de triomphe.
Il annonçait son nom, mais on ne pouvait pas trouver mieux ?
Ce nom.
Quand on est du côté des vaincus, ça vous démoralise encore plus.
« Ça va aller ?
- Pardon, dame Elise. »
Les disciples battus étaient blessés, et Elise les soignait.
Finalement, il valait mieux que le comte Baumeister et les siens soient venus.
Pendant ce temps, le casseur de dojo, comme pour faire étalage de sa force, défonçait le plancher et les murs en rugissant.
« Eh, oh ! Le dojo est tout neuf ! Qui va payer les réparations, à ton avis ? »
Voilà, vas-y, ma sœur !
On a beau être fort, c'est justement ce manque de bon sens qui vous fait tomber jusqu'à casser des dojos.
« C'est toi qui paieras les réparations du plancher et des murs que tu as cassés ! »
La gestion d'un dojo, c'est difficile.
Peu de rentrées, beaucoup de sorties... Et pendant que nous prenions la chose au sérieux, le comte Baumeister, qui nous avait suivis sans raison, semblait dévorer le casseur de dojo des yeux.
« Dis-moi, tu en as cassé combien, de dojos, jusqu'ici ?
- Écoute et tremble ! J'en ai déjà brisé cinq !
- Ah là là... Cinq dojos dans le rouge pour refaire leur enseigne.
Les vieux du siège ont dû jubiler et s'entendre avec leurs artisans attitrés pour les plumer en beauté.
- Génial ! Un vrai casseur de dojo, c'est génial !
- Alors ? Impressionnant, hein ? »
Monsieur le comte, pourquoi avez-vous l'air si content ?
C'est le dojo que gèrent vos propres vassaux qu'on est en train de casser...
« Wel, ce casseur de dojo, c'est l'ennemi.
- C'est vrai, si on nous prend l'enseigne, avec l'attention qu'on porte au domaine Baumeister en ce moment, on va se couvrir de honte.
- Wel, tu t'excites trop.
- Wendelin, vous devriez plutôt encourager Luise. »
Erwin, Ina, Wilma et Katharina grondaient le comte Baumeister comme un enfant.
À le voir ainsi, on n'imaginerait jamais un tueur de dragons.
« D'ailleurs, pourquoi un nom de scène pareil ? »
Sans doute parce que le comte Baumeister n'avait d'yeux que pour le casseur de dojo : ma sœur s'était mise à lui chercher des poux sur son nom.
« C'est pas un nom de scène ! »
Si, ce nom ne peut être qu'un nom de scène.
Impossible que ce soit son vrai nom.
« C'est le nom de mon âme !
- C'est quoi, ça, le nom de ton âme ?
- Depuis que j'ai l'âge de raison, je me suis voué à porter le style du Combat magique à son sommet : j'ai abandonné mon ancien nom, rompu toutes mes relations, et j'ai vécu avec le style du Combat magique pour seul ami !
- Quelle vie triste...
- Ne lâche pas ce genre de commentaire l'air de rien ! Ça fait d'autant plus mal ! »
Enfin, je ne suis pas le seul, ma sœur non plus, à ne pas pouvoir le voir autrement...
Et les autres doivent penser pareil...
« Je comprends. Je comprends, casseur de dojo. »
Euh... Monsieur le comte Baumeister ?
Pourquoi compatissez-vous avec le casseur de dojo ?
« Moi aussi, autrefois, je n'avais que la magie pour amie...
- Vous voyez ! Pour devenir comme le comte Baumeister, il faut ce genre d'efforts ! »
Va savoir comment, le comte Baumeister venait de remettre d'aplomb le moral du casseur de dojo.
Là, tout de même, ma sœur allait se fâcher...
« Je comprends, mais il reste les blessures infligées aux disciples et les dégradations du matériel du dojo. Luise, mets-lui la pâtée.
- D'accoooord. »
Sur ordre du comte Baumeister, ma sœur accepta d'une voix parfaitement détendue.
Ma sœur, ça va aller, comme ça ?
« Hé, comte Baumeister. Tu crois que je vais perdre contre une bonne femme ?
- Je te retourne la question : qu'est-ce qui te fait croire qu'un type comme toi peut battre Luise ? »
Le comte Baumeister tient ma sœur en haute estime, apparemment.
Bon, qu'elle soit forte, c'est un fait.
« Quoi ! Ne viens pas pleurer quand ta jolie petite femme sera gravement blessée !
- J'espère pour toi que tu t'en relèveras.
- Cause toujours ! »
Provoqué par le comte Baumeister, le casseur de dojo fonça sur ma sœur comme un sanglier.
Et il enchaîna aussitôt avec un grand coup de poing.
« Éclate ! »
Mais le coup qu'il y avait mis de toutes ses forces fendit le vide.
Ma sœur n'était déjà plus là.
« Où elle est passée ?
- Ici. »
À une vitesse effrayante, ma sœur s'était portée derrière lui en un clin d'œil.
Elle lui asséna sans attendre un léger coup du tranchant de la main à la nuque, et cela suffit : il perdit connaissance et s'écroula.
Le colosse tomba, et le plancher du dojo résonna dans un grand fracas.
« Il était plutôt pas mal, ce casseur de dojo. »
Il était effectivement assez fort, mais ce qui ressortait surtout, c'était la force monstrueuse de ma sœur.
C'est parce qu'il le savait, sans doute, que le comte Baumeister avait commencé par faire des compliments au casseur de dojo.
« Comme dans les histoires : l'adversaire qui fanfaronne au début perd presque toujours.
- Le faire-valoir, quoi ? »
Ma sœur, là, c'est tout de même un peu cruel.
« Mon cher, je vais le soigner.
- Je t'en prie, Elise. »
Elise ranima par sa magie de soin le casseur de dojo évanoui.
Quand même, quelle magie de soin.
« J'ai perdu... »
Je croyais qu'il allait se déchaîner de nouveau, mais à son réveil il semblait s'être résigné et se tenait très tranquille.
« Pourquoi t'être donné un nom aussi bizarre, Banba Babababaaan ?
- C'est que... »
Et le casseur de dojo entreprit de s'expliquer devant ma sœur et les autres.
« Mon vrai nom, c'est Telma...
- C'est-à-dire...
- Oui, c'est un nom de fille. »
Les parents de Telma avaient perdu coup sur coup cinq garçons à peine nés.
Puis Telma était né, le sixième.
« On m'a donné un nom de fille pour la seule raison qu'avec un nom de fille, je ne mourrais peut-être pas.
- Ça arrive, oui. »
Comme les filles sont plus résistantes, il y a des gens qui donnent un nom féminin à un garçon pour qu'il grandisse solide.
Il paraît même que dans certaines régions, on porte un nom de femme jusqu'à la majorité et qu'on reçoit un nom d'homme en devenant adulte.
« Avec l'allure que j'ai. Un nom de fille... »
Moqué et brutalisé depuis l'enfance, Telma avait voulu leur river leur clou : il avait poussé le style du Combat magique jusqu'à devenir très fort.
Seulement, comme il était né paysan, il n'avait pas pu devenir maître dans le dojo dont il dépendait.
« Il y en a qui deviennent maîtres juste parce que leur famille est riche ou qu'ils sont fils de noble, et moi, je me faisais doubler par des cadets, les uns après les autres... »
À moitié par dépit, il s'était mis à casser des dojos, expliqua Telma.
En l'écoutant, on finissait par avoir pitié de lui.
Notre situation à nous, il n'y a pas si longtemps.
« Faites de moi ce que vous voulez, maintenant !
- Alors tu n'as qu'à travailler chez nous.
- C'est vrai ?
- Chez nous, on manque de bras en permanence. Et puis tu es plutôt fort. »
C'est seulement parce que ma sœur est monstrueusement forte : Telma est plus fort que mon frère Zenos et moi...
« Merci, merci. »
En s'entendant proposer une embauche par ma sœur, Telma versa des larmes de joie.
Il devait trouver le traitement bien trop clément pour un casseur de dojo.
« Change de conduite et donne-toi de la peine. Ah, et aussi...
- Et aussi quoi ? »
À Telma, qui se demandait ce qu'il y avait encore, ma sœur tendit une feuille de papier.
« Qu'est-ce que c'est ?
- Une facture. Les réparations du plancher et des murs que tu as cassés. Je te la mets en mensualités, alors travaille bien pour me rembourser.
- Oui... Je vais faire de mon mieux. »
Ma sœur ne perd pas le nord.
Enfin, disons qu'elle a mis la main sur un subordonné qui écoutera ce qu'on lui dit.
Voilà comment nous avons fini par embaucher un casseur de dojo ; et Telma partit très vite prendre son poste de maître dans la salle d'entraînement de l'antenne proche de la Forêt des Démons.
« Pff ! Le pauvre maître qui va devoir se coltiner des brutes comme nous !
- Comme tu dis ! On va s'en servir de sac d'entraînement et le laisser à moitié mort !
- Et s'il n'aime pas ça, qu'il nous rembourse les frais de stage et qu'il nous verse un petit droit de bienvenue !
- Telma, en plus, c'est une bonne femme, comme maître ! »
Dans le village proche de la Forêt des Démons où la salle d'entraînement venait à peine d'être installée, deux aventuriers peu recommandables mijotaient un mauvais coup.
Comme la Forêt des Démons rapportait moins qu'ils ne l'espéraient, ils comptaient menacer le maître de la nouvelle salle du style du Combat magique et lui extorquer de l'argent.
Ils s'étaient dit qu'un maître envoyé dans un trou pareil serait moins redoutable que les monstres de la Forêt des Démons.
Et à en juger par le nom, c'était une femme.
De quoi soutirer facilement de l'argent : les deux compères jubilaient.
« Hé hé, on peut entrer ?
- Il est là, le maître ? Ohé ! »
Les deux hommes ouvrirent grand la porte de la salle d'entraînement, et tombèrent sur un bloc de muscles d'un mètre quatre-vingt-dix-huit et cent vingt-cinq kilos qui menait un entraînement féroce à ses disciples.
« Allez ! Vous n'êtes pas près de battre dame Luise si vous ne me battez pas d'abord ! »
Devant Telma qui dressait ses disciples avec cette hargne, les deux aventuriers se figèrent sur-le-champ.
Il leur avait suffi d'un coup d'œil pour comprendre qu'ils n'avaient aucune chance.
« Hm ? Vous venez pour le stage intensif ?
- Euh, non...
Les deux voulaient prendre la fuite, mais la peur les clouait sur place.
Et puis Telma n'était pas homme à se laisser attendrir.
- Hein ? Vous prenez les monstres de la Forêt des Démons pour des rigolos ? Vous allez me suivre à l'entraînement ! Vous n'allez tout de même pas refuser ? »
Les yeux exorbités de Telma les foudroyèrent.
« Non ! Jamais de la vie !
- Vous avez de la chance ! Je vais vous entraîner en formule spéciale !
- Ha ha ha... quelle joie.
- On a fait une bonne affaire...
- N'est-ce pas ? »
En peu de temps, les deux hommes furent remis d'aplomb de fond en comble.
Sévère, mais dévoué : c'est la réputation que Telma allait se faire comme maître.