Aller au contenu principal

Tensei Shitara Dragon no Tamago Datta - Saikyou Igai Mezasa Nee

Chapitre 320

Tensei Shitara Dragon no Tamago Datta - Saikyou Igai Mezasa NeeTensei Shitara Dragon no Tamago Datta - Saikyou Igai Mezasa Nee
Chapitre 320

Chapitre 320

Chapitre 320/37685%~9 min de lecture1 654 mots

« …… »

Tout en emmenant les hommes de la Quatrième grande unité dans sa fuite, il n'avait cessé d'être rongé par l'inquiétude.

Vraiment, Azaléa était-elle capable de vaincre Ouroboros ?

Si Azaléa perdait, il passerait pour un imbécile qui aurait fait anéantir sa garde privée pour rien, et ne récolterait que les moqueries de son entourage.

Le fort a raison — sur cette conviction, il avait investi une somme non négligeable dans les « Chasseurs affamés ».

Il avait mis l'argent à contribution, recrutant des gens forts non seulement à Ardézia mais dans les pays limitrophes, sans relâche.

Il était fier de penser que cette force n'avait rien à envier à l'ordre des chevaliers du royaume.

Les « Chasseurs affamés » étaient sa demi-vie, sa raison de vivre. On pouvait dire que c'était son bien le plus précieux.

Il s'en était vanté plus d'une fois dans les salons de la noblesse.

Et ces « Chasseurs affamés » s'étaient fait prendre de court par un dragon, avant de subir une défaite pitoyable face à de simples barbares.

Il n'avait pas mis la main sur l'objet convoité.

Une risée invraisemblable.

Si une telle chose arrivait maintenant que le trône était vacant, il serait montré du doigt pour l'éternité comme la honte de sa maison.

Tout reposait désormais entre les mains d'Azaléa.

Si elle gagne, tant mieux.

Tant mieux. Mais face à ce dragon qui a balayé les soldats de mes « Chasseurs affamés », Azaléa avec seulement quelques hommes peut-elle vraiment faire quelque chose ?

Lui-même avait eu la frousse devant ce dragon, avait cru les paroles commodes d'Azaléa et s'était enfui… Était-ce vraiment la bonne décision ?

D'abord, Azaléa elle-même avait dit que c'était un fil ténu.

C'est sur ce fil ténu que repose tout son avenir. C'est insensé.

Maintenant qu'il avait retrouvé son calme, cette anxiété faisait sans cesse des allers-retours dans sa tête.

Comme il s'inquiétait, Gröldel accéléra sa monture pour se porter à sa hauteur.

« Comment vas-tu, Gröldel ? »

« … Monsieur Tollman, on ne peut quand même pas laisser ce bon à rien d'Azaléa tout gérer. Vous ne croyez pas ? »

« Mouais… c'est vrai mais… de toute façon, avec nos forces actuelles, on ne peut plus rien… »

« Vous avez oublié ? J'ai déjà réussi à tirer les infos sur le Carbuncle de la gamine barbare. »

« … Parle. »

Il réfléchit un instant, puis répondit ainsi à Gröldel.

Quant aux informations sur le Carbuncle, il les avait laissées filer une fois, empêché par Azaléa.

Mais honnêtement, il ne pensait pas que ce soit une piste à haut taux de réussite.

Même s'il menait maintenant la Quatrième grande unité, les combattants de haut niveau, à commencer par le commandant de grande unité Noëll, avaient presque tous été débauchés par Azaléa.

Même s'ils se battaient contre les barbares, ils risquaient d'être submergés par le nombre et la connaissance du terrain.

« D'après ce qu'on dit, la "Bête scintillante" est apparue dans cette forêt lorsqu'un grand incendie s'est déclaré. Alors si on met le feu par ici, peut-être qu'elle viendra d'elle-même. Si on met la main sur le Carbuncle, bête fabuleuse légendaire, on renversera toutes nos pertes précédentes, non ? »

« Il suffirait de provoquer un grand incendie pour qu'elle vienne ? Pourquoi ? »

« Saa… Les témoignages sur le Carbuncle sont extrêmement rares. C'est peut-être une habitude inconnue du grand public. Qu'est-ce qu'on fait, Monsieur Tollman ? »

« Hum… ……… Ça vaut peut-être le coup d'essayer. S'il ne se passe rien, on met le feu et on fuit, basta. »

À sa réponse, Gröldel afficha un rictus.

« Comme on est bien servis avec Monsieur Tollman. Hehe, finir par fuir, c'est trop nul. Nous, c'est comme ça qu'on fonctionne. »

Il fit halte aux autres, rassembla les mages de feu et décida d'embraser la forêt d'un coup.

Il discuta avec Gröldel de la procédure pour échapper aux flammes et de la sécurisation de la route de fuite par les mages d'eau, et finalisa les détails.

« Bon, on va restructurer l'unité comme ça. Qu'en penses-tu, Azalé… »

Il s'arrêta net, se souvenant qu'Azaléa n'était pas là, et soupira.

Comme elle avait la tête bien faite, il lui confiait toujours cette vérification finale, et son absence était rudement frustrante.

Elle saisissait toujours ses intentions, le couvrait d'éloges, mais pointait aussi des angles morts inattendus, corrigeait les détails et prévoyait des filets de sécurité pour l'imprévu…

Sans le contrôle d'Azaléa, il était vraiment inquiet, sans savoir si c'était vraiment bon comme ça.

« Gröldel, ça va ? »

« Hein ? Ah, ouais, ça a l'air correct. »

« …… »

Pour celui qui n'est pas là, on n'y peut rien.

Il poussa un nouveau soupir.

Il leva les yeux par hasard, et vit, diffusément lumineuses, de petites silhouettes ressemblant à des korrigans alignées sur des branches lointaines.

Elles ne portaient pas de vêtements, leurs visages et leurs corps étaient difformes, comme modelés en argile par un gamin.

« Des types flippants… C'est quoi, ça ? »

« C'était des Laran, non ? J'en ai déjà vu en route. »

« C'est quoi, ça ? »

« Hein ? Bah, c'est inoffensif, normalement. Cette forêt en a juste un peu plus que d'habitude. »

Azaléa, elle, en aurait su bien plus…

Pas le choix.

Tant qu'ils sont inoffensifs, peu importe, mais c'est désagréable à regarder.

« Hé, quelqu'un chasse-les. Ça me donne la nausée. »

« Ha ! »

Mais quand un soldat s'approcha l'épée à la main, ils disparurent en un clin d'œil pour réapparaître plus loin.

Même en tirant des sorts, on n'arrivait pas à les toucher, ils disparaissaient et se déplaçaient à nouveau.

En prime, à chaque fois, leur nombre semblait augmenter.

Au début, il n'y en avait une dizaine tout au plus ; à présent, ils étaient près de cinquante, éparpillés sur les branches tout autour, comme s'ils les surveillaient.

« Qu'est-ce que vous foutez ! Dégagez-les vite fait ! »

« Pardon, Monsieur Tollman ! On s'en occupe tout de suite ! »

« Vraiment… »

Quelques minutes plus tard, une flèche finit par atteindre l'un des Laran.

Paf. Son corps éclata, projetant un liquide vert.

Les autres Laran disparurent les uns après les autres.

On crut enfin en être débarrassés, mais au moment où on détournait le regard, les Laran recommençaient à pulluler.

Près de deux cents yeux les dévisageaient, accusateurs, depuis les branches d'alentour.

« Tuez-les ! Tirez à tout va ! Avec un tas pareil, vous toucherez même les yeux fermés ! »

Comme toujours, la plupart étaient esquivés, mais les flèches commençaient à toucher de plus en plus de Laran.

Pourtant, quand une dizaine furent abattus, leur nombre approchait déjà les cinq cents.

« Qu-quoi !? C'est quoi, ces trucs ! »

« C-c'est bon. Ils sont censés être inoffensifs… »

« Ils montrent clairement leur hostilité, non ! »

« … Changeons de place. Moi aussi, à force de regarder, j'ai la nausée. »

Ils changèrent de lieu… mais les L란 ne cessaient d'affluer autour d'eux en augmentant sans cesse.

Il n'aurait jamais cru qu'il y en avait autant dans cette forêt.

Compter devenait fastidieux.

Dans quelle direction il regardait, des Laran étaient alignés serrés sur les branches un peu plus loin.

Tuer une centaine ou deux ne semblait plus changer la donne.

« Yo-yosh, j'en ai touché trois. Mais à ce rythme, ça sert à rien, non… »

Le soldat qui tirait à l'arc geignit.

À cet instant, une centaine de Laran apparurent en cercle autour de ce soldat.

« Eh… ? Hein ? »

Les Laran se jetèrent sur le soldat l'un après l'autre.

Quand il hurla, les soldats alentour plongèrent dans une cacophonie infernale.

Hurlant, ils braquèrent bâtons et arcs de ce côté.

« N-non, tirez pas ! Arrêtez ! »

Une salve de sorts et de flèches s'abattit de toutes parts.

Une partie des Laran éclata sur place, mais la plupart disparurent en fuyant.

Le soldat au centre était criblé de flèches et avait rendu l'âme, mais son corps semblait amaigri, légèrement rétréci.

À nouveau, des Laran apparurent en rang serré pour encercler un autre soldat.

Celui-ci tenta de s'enfuir en hurlant, mais submergé par les Laran qui sautaient de tous côtés en s'empilant, il s'effondra en un instant.

Une nouvelle salve en tua un bon nombre, mais le soldat au centre était devenu une dépouille atroce.

À l'idée que le tour viendrait ensuite, il n'était pas tranquille.

« Qu-qu'est-ce que c'est que ça, Gröldel ! Ils n'étaient pas inoffensifs ! »

« Je-je sais pas, mais pourquoi… »

« Bu-brûlez la forêt ! Vite ! S'il y a du feu, ils ne pourront pas approcher ! »

« O-oui ! » « Compris ! »

Finalement, avant même de reformer l'unité, les mages se mirent à marteler les arbres de sorts de feu.

Tout le monde se précipita pour sécuriser la route de fuite et les mages d'eau.

Lui aussi quitta les lieux pour l'instant.

En fuyant, il sentait les L란 pulluler encore davantage autour d'eux.

Alors qu'il trouvait la chose d'autant plus glauque, les feuilles qui garnissaient les arbres alentour changèrent brutalement de couleur, se fanèrent.

Elles devinrent bientôt des feuilles mortes brunes qui tombèrent.

Ce ne fut pas tout : les arbres desséchés s'abattirent, barrant leur chemin.

Les chevaux s'arrêtèrent net, affolés.

« N'arrêtez pas ! Sautez par-dessus… hein ? »

Les pattes des chevaux étaient couvertes d'une masse compacte de Laran.

« Uoooo ! »

Il sauta de sa monture en catastrophe, prit de la distance et mit l'épée en garde.

Les Laran alentour commencèrent à descendre des branches.

L'herbe et les fleurs sur le passage des Laran se flétrissaient, et à proportion, les Laran gagnaient en éclat.

C'était un spectacle trop horrible pour qu'on puisse encore qualifier les Laran de petits gens des bois inoffensifs.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.