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Tensei Kyuuketsuki-san wa Ohirune ga Shitai

Chapitre 34

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Chapitre 34

Chapitre 34

Chapitre 34/18119%~9 min de lecture1 627 mots

« Ah, gah… »

Une ombre. Elle s'enroulait autour d'elle.

D'un seul mouvement de mes doigts, je pourrais lui briser le cou, mon adorable ombre, à moi qui suis si mignonne.

En fait, tous ses compagnons ont fini ainsi, gisant misérablement à ses pieds. Il ne reste plus qu'elle.

« S'il vous plaît… s'il vous plaît, la prochaine fois, la prochaine fois… c'est promis… »

« Hein~ ? C'est déjà bon, ça. J'ai changé d'avis, moi. »

J'avais envie de manger de la viande de minotaure. La faveur que je leur avais demandée était d'une simplicité enfantine, et elles n'ont même pas su l'exaucer. Quelle déception.

Mon estomac, las d'attendre, a complètement changé d'humeur. Maintenant, la viande de minotaure ne m'intéresse plus.

En caressant la joue qui tremblait, une sensation humide. Mignonne, elle pleure.

Je porte mon doigt à sa gorge et y plante l'ongle, à peine, à peine~. « Hic » qu'elle fait. Fufufu, c'est drôle. Comme une grenouille.

« Ara… » Un bruit d'eau. Un bruit vulgaire, comme celui d'un thé mal versé.

Je baisse les yeux, une grande flaque s'est formée. Ahaha… ♪

« Tu as fui ? Fufufu, n'aie pas si peur ? Je vais te faire quelque chose de très agréable, maintenant. »

« Non, non ! Non, non, non, non, non ! Pardonne-moi… »

« Ara, tu veux qu'on te casse le cou comme ces garçons vulgaires qui roulent par terre ? »

« Hic… »

« Voilà, sois sage… ? De toute façon, tu ne t'en sortiras pas vivante. »

Dès le début, je comptais les liquider. La situation actuelle n'a fait que décaler légèrement l'ordre.

Tuer après avoir eu la viande de minotaure, ou tuer sans l'avoir eue. Pour moi, c'est la même chose.

Au moment où elle a entendu mes mots, ses petits yeux verts se sont écarquillés. Ses lèvres tremblantes ont tenté de former des mots.

« Captivation. »

Qu'il s'agisse de supplications ou d'injures, je ne veux pas entendre de paroles sales avant le repas. Je l'ai fait taire par la magie.

Une marchande de l'ombre dont je ne connais même pas le nom, mais elle est vraiment mignonne. Une fille dans ce métier, elle a dû en baver.

Ses yeux verts et ronds sont très beaux. Ses cheveux rouges sont un peu abîmés, c'est dommage, mais pour quelqu'un du milieu, elle est encore plutôt présentable.

Surtout, le fait qu'elle m'ait assez peur pour en perdre le contrôle de sa vessie est adorable.

C'est dommage que la magie de captivation ait effacé toute expression et tout sentiment de son visage, mais je vais lui faire tellement de bien que ce n'est pas grave.

« Noye-toi. »

Je plante mes crocs dans son cou et m'y accroche.

Traverser la peau douce d'une fille est toujours un plaisir. Le corps vulgaire des hommes est désagréable à percer.

Je suce le liquide tiède qui déborde, *kopori*. C'est incroyablement sucré, un goût qui engourdit jusqu'au cerveau. C'est merveilleux.

« Agi, aaaaaah !? »

L'effet de la captivation s'arrête au moment où je mord. Sinon, je ne pourrais pas apprécier ce genre de réaction.

Je la maintins plaquée au sol par ma magie d'ombre et continue de boire son sang.

Sa résistance n'a duré que quelques secondes. En quelques secondes à peine, elle a abandonné sa propre pensée.

« Ah, hi… ufu, fufufu… hia, hii »

Alors qu'elle laissait échapper des mots sans sens, je faisais sien son sang.

La sensation du sang qui passe la gorge et se répand dans tout le corps est une addiction, quelque soit le nombre de fois où je la goûte.

Pour moi qui suis vampire, boire le sang est le plaisir suprême. Même celle qui n'a pas exaucé mon souhait me sert utilement, au final. Les hommes, eux, ne sont que des ordures.

« Ah, aa, nn… aha, ahya… »

« Nfuu. C'est bon, je vais tout boire jusqu'à la dernière goutte… *churup*, nn »

« Hihihi… ahahaha… naa, an… kufu, hihhi »

… Celle-ci rit.

L'expression que montre un enfant dont le cœur s'est brisé sous le plaisir que je lui donne se divise grossièrement en trois.

Celle qui rit, celle qui pleure, celle qui reste en extase. Celle-ci est du genre à rire.

Toutes sont incroyablement mignonnes, et donnent envie de les sucer longuement, amplement.

Je continue de leur donner le plaisir suprême jusqu'à leur dernier instant, je les aime à en perdre la raison et je les brise.

« Aha, ahahaha… kimo, chi… faa… »

« Nn… C'est bon ? Tu veux encore ? »

« Encore ! Je veux encore ! Ce bonheur, encore ! »

« Ara ara… à ce rythme tu vas mourir, tu sais ? C'est bon ? »

« C'est bon ! Puisque c'est bon ! Plus rien ne me fait peur ! Le monde, il est beau ! *Chikachika* ! Encore ! Je m'en fiche de mourir !! Disparaître complètement, c'est bon aussi !! »

« Ufufu… Tu es vraiment trop mignonne. Bonne fille. Alors, dis que tu m'aimes. »

« Je t'aime… Elshie-sama ! »

« Merci. Je t'aime moi aussi. »

Je reçois correctement son corps frêle qui s'accroche à moi, et je la comble comme elle le désire.

Puisqu'elle me donne tout en jetant sa vie, je dois la chérir jusqu'au dernier moment.

Quand je touche son corps de ma main ouverte, elle me répond à chaque fois par une réaction sucrée, c'est vraiment mignon. Le bruit *pichapicha*, ses rires, et mes seuls souffles emplissent la pièce.

« A, haaa… »

« Kuskusu… C'est bon, jouis autant de fois que tu veux. Continue de fondre *torotoro* et disparaissons ensemble. »

« Ha, naa… ha, ii… »

« Han… n, chuu… »

Comme des amants, nous nous blottissons l'une contre l'autre et nous abandonnons à l'acte. Elle m'offre tout, et j'épuise tout son être à force d'amour, le temps d'un instant doux.

Peu à peu, la force quitte son corps, qui se refroidit. Le pouls que je perçois s'affaiblit à chaque instant, présageant la fin de ce moment dense.

Elle m'a donné sa vie qui s'amenuisait sans la regretter. Jusqu'au bout, elle a appelé mon nom, a chuchoté qu'elle m'aimait.

Une telle elle m'était irrésistiblement chère, et je l'ai sucée jusqu'à la dernière goutte. Chaque battement qui s'effilochait, je l'ai fait mien pour l'éternité.

« Puhá… Elle est toute sèche, maintenant… Ne t'inquiète pas, tu es très belle… »

J'embrasse la joue de celle qui ne parlera plus, et je la relâche.

Je ferme les yeux et j'utilise mon pouvoir. La Lecture de Sang, un pouvoir spécial des vampires.

Ma Lecture de Sang n'est pas très forte. Au mieux, je peux remonter quelques jours de souvenirs. C'est suffisant.

… Pourquoi a-t-elle échoué, cela m'intrigue.

Pour quelle raison n'a-t-elle pas pu obtenir la viande de minotaure, je vais vérifier au passage.

Si un homme vulgaire a fait obstruction, il faudra que je le découpe proprement en huit… non ?

« Ara… ara ara ara ! Qu'est-ce que c'est que cette enfant… !? »

Dans ses souvenirs, elle observait cette enfant avec une magie de vision à distance.

Sous le soleil filtrant du crépuscule, des cheveux argentés. Une peau d'une blancheur pure. Des yeux endormis.

Des oreilles et des canines légèrement pointues, des yeux rouges qui sont la preuve indubitable qu'elle est de ma race.

Une vampire aux cheveux d'argent — qui plus est, une vampire qui marche sous le soleil.

« A, aaaa… »

D'un coup d'œil, elle m'a plu.

Ses yeux rouges trouble. Infiniment mignonne. Mignonne, mignonne, mignonne.

Cette minuscule canine. J'ai envie de la lécher longuement. Si j'enfouis mon visage dans ses cheveux argentés pour respirer profondément, comme ce sera bon.

Quelle tête fera-t-elle si je plante mes crocs dans son petit cou et que je bois *chuchuu* ? Elle rira ? Elle pleurera ? Elle restera hébétée ?

« Ça m'intrigue. Vraiment, énormément… »

*Kyuuuu*, une chaleur monte au fond de ma poitrine. Tout mon corps fourmille, une haleine fiévreuse s'échappe.

… Mignonne, mignonne, mignonne !

Qu'est-ce que c'est que cette gamine ! Une vampire légendaire qui marche sous le soleil ! On ne m'a pas dit que sa mignonnieur était elle aussi légendaire !

Je la veux. À tout prix. Non, absolument.

Ce que je cherchais depuis si longtemps, je l'ai enfin trouvé.

Ses cheveux argentés, ils mettront sûrement mes cheveux blonds en valeur. Si nous nous enfonçons toutes les deux dans un lit, comme ce sera pittoresque… Ah, ah !

« C'est décidé ! »

Cette enfant, j'en ferai mon épouse.

Absolument, absolument, absolument.

Une relation d'un moment comme celle qui gît à mes pieds serait du gâchis. Je la rendrai mienne pour l'éternité. Ma seule, mignonne petite femme.

« Puisque c'est décidé, transmission à tous mes serviteurs ! »

J'envoie mon cœur à mes serviteurs mignons liés par le contrat de sang. Au sujet de ma future épouse.

Je partage le souvenir, grave son image dans le cœur de mes serviteurs.

« Vous avez entendu, vous avez vu ? Je ferai de cette enfant mon épouse. Cherchez-la, trouvez-la, capturez-la. Fufu… si quelqu'un goûte avant moi, je le découpe en huit, d'accord ? »

Ah, quelle robe lui ferai-je porter ? Il faut choisir quelque chose qui lui ira infiniment mieux que cette robe grossière !

La fête de noces, je veux qu'elle soit fastueuse. J'inviterai beaucoup de monde. Et je veux montrer nos ébats à tous les invités.

Bien sûr, seulement regarder. Toucher interdit.

« Fu, fufu… ufufu… Ça s'annonce amusant. Vraiment, amusant… Bandersnatch ! Prépare-toi ! ! »

J'appelle mon chien bien-aimé, fait flotter ma robe. Je me prépare à sortir, et à l'accueillir.

Voilà, à partir de maintenant ça va devenir très amusant, et très occupé.

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