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Tensei Kyuuketsuki-san wa Ohirune ga Shitai

Chapitre 260

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Chapitre 260

Chapitre 260

Chapitre 260/27993%~4 min de lecture781 mots

« … Ah, ah. »

Quelle voix. Est-ce là ma voix ?

Terriblement rauque, je comprends moi-même que je suis bouleversé.

« … Je m'étais trompé. »

Je dois l'admettre.

La maison Kune a toujours reconnu ceux qui détiennent le pouvoir.

Ce n'est pas seulement pour les soumettre. Certes, notre lignée est quasi endogame, mais il est arrivé que nous intégrions du sang extérieur influent.

C'est pourquoi, en tant que Kune, je dois reconnaître les résultats apportés par l'« Obsidienne » dans cette situation.

« Dès l'instant où ce "Géant de fer" a été déployé, la capitale impériale s'est effondrée de fait. Cette guerre, nous l'avons perdue. »

Faire de la capitale impériale elle-même une arme, c'est ce qu'on appelle un dernier recours.

Et je viens de jouer cet atout maître.

Résultat : l'ennemi a fui. Mais nous avons perdu la capitale.

Puisque la capitale a disparu, l'Empire en tant que nation s'est effondré tout autant.

Ce "Géant de fer" était vraiment le dernier des derniers recours.

Les pièces étaient stockées sous terre, et la source d'énergie détournait la force de l'artefact magique qui apporte la nuit recouvrant cette capitale impériale.

C'est une forteresse mobile géante, une arme décisive, mais inversement, elle écrase tout sur son passage, donc elle ne convient pas à l'occupation. C'est une arme d'« anéantissement » pure et simple.

« … Mm, nn. »

« Ah, te voilà réveillé, Votre Majesté. »

« Kurogane, hein… Où suis-je… »

« L'arme finale dont je parlais tout à l'heure. Tu ne pourras pas bouger pendant un moment, alors assieds-toi tranquillement là. »

Le "Rubis" que j'ai développé sert aussi à protéger la personne de l'Empereur. En échange de sa destruction, ses blessures se limitaient à une fracture du bras et de l'abdomen.

Avec des soins appropriés, il n'y a pas de problème. D'ailleurs, dès qu'on devient le maître du "Rubis", la guérison est plusieurs fois plus rapide que chez un humain normal. Même sans compétence, on peut recevoir un soutien extérieur.

Tandis qu'elle restait assise sur le trône que j'avais aménagé derrière moi, elle ouvre la bouche.

« La capitale impériale est tombée ? »

« Ben oui, puisque tu t'es effondrée. De fait, ce pays est détruit. »

« … Les choses ne vont pas comme je veux. »

Comme pour ramasser ce qui s'échappe de sa paume, elle tend la main vers le vide.

« Même ce qu'on avait cru tenir, disparaît si facilement. Et il y a en moi quelqu'un qui ne peut pas supporter ça. »

« Alors, tu n'as pas à le supporter. »

Je suis né orphelin dans ce monde.

C'est normal. J'ai souhaité la guerre. Alors je suis né dans un pays en guerre. Et dans un pays en guerre, il y a des orphelins à jeter par milliers.

Elle en faisait partie. L'une d'innombrables orphelins sans nom.

Mais il y avait une différence décisive entre elle et moi.

… La bénédiction.

Je suis un réincarné. Pour le dire autrement, j'ai reçu la bénédiction de dieu et j'ai été placé sur les rails d'une réussite promise.

Elle, en revanche, n'a été bénie par personne, et se trouve exclue du système de compétences de ce monde.

À coup sûr, elle deviendra réincarnée après sa mort. Si la condition de la réincarnation est une âme qui ne correspond pas au monde, elle la remplit amplement.

« … Qu'elle aille au diable, un tel monde. »

Naître par erreur à cause d'un bug système, préparer un monde aussi défectueux et avoir le culot de dire qu'on veille dessus. C'est quoi, dieu ? Foutaises.

On nous vend une vie merveilleuse dans une nouvelle existence, mais même si on reçoit une vie de substitution, les sentiments du monde d'origine ne seront jamais accomplis.

Ah oui. Vous nous faites réincarner à votre guise, et qu'advient-il de tout ce qui était dans le monde d'avant ?

Son vœu doit s'accomplir dans *ce* monde.

Je n'ai pas pu le faire, et je l'ai obtenu seulement en me réincarnant. Mais crois-tu que ça efface le sentiment d'impuissance goûté dans ma vie antérieure ?

« Quoi, ça va, Votre Majesté. Tu as moi. Les effectifs, on les compensera temporairement par les armes. Le peuple perdu, on le remplacera par de nouveaux sujets quelque part. Ou bien, jusqu'à ce que les soldats battus reviennent vers toi, je te protégerai… Non, tant qu'à faire, exterminons tous les gêneurs sous nos yeux. »

« … Je te laisse faire, Kurogane. Tu es mon… premier subordonné, après tout. »

« C'est entendu, mon Roi. »

Avec l'aval de mon supérieur, j'ai décidé de ne faire aucune concession.

Allez, à partir d'ici commence la vraie bataille décisive.

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