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Tensei Kyuuketsuki-san wa Ohirune ga Shitai

Chapitre 224

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Chapitre 224

Chapitre 224

Chapitre 224/27980%~6 min de lecture1 040 mots

« Aïe. »

Zun, ma tête heurta le sol et je grimace de douleur.

Me relevant en hâte comme pour chasser l'odeur de la terre, je vis Fernote-san, qui tenait toujours son bokken en position,

« …… Kuzuha, ça va ? »

Ses mots calmes n'étaient pas une inquiétude pour ma blessure, mais une question pour savoir si je continuais.

La réponse allait de soi, et au lieu de mots, je courus vers elle avec mes doubles.

Mêlée avec mes doubles, attaque simultanée de toutes parts. Esquive et défense, mes seules mains ne devaient pas suffire !!

« Attaque simultanée à étages. C'est ton plus grand point fort, mais―― »

« Fugyu !? »

« ―― Je perçois tout par la présence. »

« Uuuu, je suis encore immature…… »

J'avais cru porter une attaque épaisse pour lui couper la retraite.

Mais elle ne s'enfuit pas, bien au contraire, elle élimina tous mes doubles en un instant et me mit au sol, moi le corps principal.

« D'ailleurs, comment avez-vous su que j'étais la vraie ? »

« Le corps principal se trouve à l'endroit le plus sûr. »

« Ah…… »

Des mots concis, mais c'était exactement ça.

Je peux créer autant de doubles que je veux, mais je ne suis qu'une.

Parce que je le comprends, et que ce sont des doubles nés de moi, j'ai tendance à leur faire prendre des positions plus dangereuses.

« Arrêtons là pour aujourd'hui. Inutile de trop s'acharner. »

« Merci beaucoup, Fernote-san. »

« De rien. Tu as mal quelque part ? Si c'est une blessure légère, je peux te soigner avec Heal. Ou tu préfères qu'Alje te soigne ? »

« …… Je suis navrée, mais pourriez-vous me le permettre ? »

Dès que je le demandai franchement, Fernote-san sourit et m'appliqua sa magie de guérison.

…… Elle me voit à jour, hein.

Ce que je ne veux pas qu'Alje-san sache, elle l'a deviné sans que je dise un mot.

C'est pour ça que Fernote-san m'accompagne sans rien dire, et qu'elle me soigne ainsi.

« Désolée, ça a dû faire mal. »

« Non, c'est moi qui l'ai proposé. Ça ne me dérange pas. »

Les marques et la douleur des coups de bokken avaient complètement disparu.

La fatigue n'était pas récupérée, mais à ce niveau, c'est le domaine d'Alje-san. Je recevrai cette fatigue aussi comme la preuve que je suis encore immature.

« ―― »

« Risheru-san, merci. »

Quand je baissai la tête vers Risheru-san qui m'appelait avec inquiétude, un sourire soulagé me fut rendu.

Les mots ne passent pas, mais je comprends qu'elle se soucie de moi.

« Je l'ai déjà dit, mais mieux vaut pas trop te prendre la tête. »

« Je l'entends bien. Moi non plus, je ne pense pas pouvoir rattraper Fernote-san ou Alje-san de sitôt. »

Ma mère était une grande yôko à neuf queues.

Les queues de sa fille que je suis n'atteignent pas encore celles de ma mère.

Fernote-san et Alje-san sont des expertes capables de tenir tête à ma mère quand elle est sérieuse. Moi, la gamine renard dont le nombre de queues manque, je suis sûrement insuffisante pour me battre à leurs côtés.

En fait, lors du combat d'entraînement l'autre jour, je n'ai pas trouvé de réponse à la question de ce qui se serait passé si j'avais affronté « Kokuyô ».

« Mais…… face à une grande bataille, je n'ai pas le droit de me laisser aller. »

« C'est ce que j'appelle trop te mettre la pression. »

« Fahn. »

Pechin, un coup sur le front, et j'écarquillai les yeux.

Dans un champ de vision plus dégagé qu'à l'instant d'avant, ses deux yeux de couleurs différentes se plissèrent avec douceur.

« …… Vous deux, vous êtes pareilles, au fond. »

« Euh, qu'est-ce que c'est que ça !? »

« Vous vous faites un sang d'encre pour vos amis, mais vous êtes totalement insouciantes pour vous-mêmes. D'un certain côté, l'équilibre est pris, mais dès que vous êtes seules, on s'inquiète tout de suite. »

« Uuh…… c'est… ça sera vrai ? »

Je n'avais pas cette impression, mais j'ai l'impression de les inquiéter pas mal.

Levant les yeux avec un sentiment de gêne, l'expression qui m'était adressée était d'une douceur sans fin. On m'aurait dit que je suis une enfant, et c'est un peu embarrassant.

« Bon, je comprends ce que tu ressens. Tu veux pas être un boulet, et surtout…… Alje, elle compte pour toi, non ? »

« Bien sûr. Fernote-san aussi, non ? »

« Ah, euh, c'est… comment dire, le sens est un peu différent, ou plutôt, j'aime bien, j'aime mais euh…… »

« Fernote-san ? »

« N-n'importe quoi ! J'aime ! Je l'aime super ! C'est aussi mon héroïne, après tout ! »

À la base, Fernote-san était chevalière du royaume, mais elle a quitté la première ligne à cause d'une blessure en mission.

C'est Alje-san qui lui a rendu la vue perdue, ai-je entendu.

Les raisons et les parcours diffèrent, mais nous avons été sauvées de la même façon par Alje-san.

« Donc comme je comprends tes sentiments, si tu as du temps libre, je te servirai de partenaire comme ça. »

« Merci beaucoup. »

Je connais la force de Fernote-san pour avoir voyagé avec elle jusqu'ici.

C'est pour ça que je peux m'entraîner en toute confiance, et qu'elle me fait affronter sa pleine puissance.

« ―― Fais gaffe à pas trop t'presser. Regarde, Risheru aussi elle a l'air inquiète. »

« ―― »

« …… Je ferai attention. »

On me dit de ne pas me presser, au point qu'on s'inquiète pour moi.

Si mes compagnons de route me le disent, c'est que je dois vraiment m'presser.

En reprenant mon souffle pour me calmer, l'odeur de l'herbe est agréable. Un terrain d'entraînement à l'extérieur, c'est plutôt sympa.

« Pour changer d'air, tu pourrais aller voir Alje ? De toute façon, elle doit dormir. »

« ―― C'est vrai. Alors, je m'arrête là pour aujourd'hui. Merci beaucoup, Fernote-san. »

Après m'être inclinée profondément, je quittai le terrain d'entraînement.

Je vais pouvoir voir Alje-san. Cette seule pensée accéléra naturellement mon pas, et ma queue se mit à remuer.

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