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Tensei Kyuuketsuki-san wa Ohirune ga Shitai

Chapitre 209

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Chapitre 209

Chapitre 209

Chapitre 209/27975%~5 min de lecture808 mots

Comme prévu, ou du moins c'est ce qu'on pourrait dire, l'intérieur du fort offrait un spectacle désastreux.

Après tout, ils avaient été libérés du lavage de cerveau pour se réveiller en plein chaos. Attaqués unilatéralement sans rien comprendre, sans même savoir qui autour d'eux était l'ennemi.

Dans une telle situation, pas question de riposte. Seule une neutralisation unilatérale se produisait à l'intérieur du fort.

« Ne pas tuer, c'est plutôt plus difficile, tu sais. Surtout dans ce genre de bataille de prise de contrôle... hein ? »

« C'est bien la preuve de la situation et de l'écart de puissance, hein... Blood Arms, "Chaînes". »

Tandis que Fernoato-san brandissait son épée sur un ton léger, je me promenais tranquillement dans le fort, ligotant les bandits grâce à ma capacité de vampire.

« Bon, il faut bien pouvoir faire ça. De toute façon, on va finir par chercher noise à l'Empire. »

« Si on arrive jusqu'au cœur, ce sera même plus sûr, je pense... En tout cas, on n'affrontera pas une grande armée, mais des troupes d'élite, c'est sûr. »

« C'est vrai. L'Empire dure depuis longtemps, sous la dictature de l'Empereur... Il y a des forces rebelles un peu partout, donc profiter du chaos n'est pas impossible. »

Tout en discutant de la suite pendant la mêlée, nous nous occupions de l'occupation du fort.

... Honnêtement, c'est plutôt tranquille.

Je le savais, mais comme les combats récents étaient assez rudes, j'avais failli l'oublier.

Moi aussi je possède une capacité passablement cheat, mais tous mes compagnons de route sont hors normes en termes de puissance de combat.

« Bon, alors... Teria-chan... »

« Argé-san, il y a une odeur connue qui vient de par ici ! »

« Merci, Kuzuha-chan. »

Le nez de cette fille-bête est plus fiable que le mien, moi qui suis un vampire.

Guidés par Kuzuha-chan, en nous débarrassant des bandits sur notre passage, nous avons fini par descendre vers les souterrains.

« Cela dit... Ne vous a-t-on pas dit d'attendre ? »

« À ce stade, ils s'en fichent bien de nos gueules. »

Chihuahua-chan répondit sèchement à la question d'Aoba-san.

Au final, les deux du gang de Teria nous avaient suivis. Niveau force, on était largemment assez, donc ils faisaient presque de la figuration, mais pour eux Teria-chan est un chef important. Lui dire d'attendre, c'était peine perdue.

« Il y a aussi un souterrain, ce fort. »

« Ce doit être pour les sièges ou pour garder des prisonniers. Le haut était vaste aussi, ça devait être un fort de belle taille à l'époque où la République n'était pas encore unifiée. »

L'escalier éclairé par la lueur vacillante des lampes avait une atmosphère ancienne, en contraste avec la lumière artificielle.

En faisant attention à nos pas en descendant, l'obscurité finit par nous accueillir.

Au bas de l'escalier, il n'y avait aucune lumière, c'était le noir total.

« ... Moi, je vois, ceci dit. »

« C'est vraiment sombre. Lumière. »

Sur les mots de Fernoato-san, une petite lueur s'alluma au bout de son doigt.

Bientôt la lumière quitta son doigt et, comme de la neige scintillante, flotta mollement dans les airs, se mettant à éclairer le chemin.

« Ah... »

Une sensation proche d'un son « hi » frappa mes tympans.

C'était une voix qui résonnait, qui sonnait comme un cri de femme.

« On a entendu quelque chose. Allons-y. »

« L'odeur vient aussi de par là ! »

Si le nez de Kuzuha-chan réagit dans la même direction, c'est que c'est le bon.

Tout en se méfiant d'une embuscade depuis l'ombre, nous nous sommes précipités en courant, et la personne visée était là.

« Teria-chan ! »

« Ah!? Qui t'a dit que t'avais le droit de m'appeler avec -chan ! Je vais te violer, cette salope ! »

« Wah, c'est exactement la réponse prévue, ça me rassure. »

Teria-chan avait une femme plaquée au sol, et pourtant elle nous montrait les crocs en grognant férocement.

Probablement que celle qui était plaquée était la chef du gang de bandits dont parlaient Dachs-chan et Chihuahua-chan.

Pour une bandite, c'était trop luxueux : une robe comme pour un bal, qui restait éblouissante même dans l'obscurité du sous-sol, mais qui faisait curieusement décalée.

« Mugu, mugugugugu ! »

« Ah ? T'es bruyante, je te casse le cou ! »

« U, gu... »

Elle semblait avoir quelque chose à dire, la femme en robe émettait des sons étouffés la main sur la bouche, mais au premier regard noir de Teria-chan, elle se tut docilement.

« Vous allez bien, donc, l'artiste ! »

« Qui est un artiste, bordel !! Arrête avec ton malentendu, bon sang !! »

« Doucement, Teria-chan, calmez-vous. »

« C'est le responsable qui le dit !! »

C'était trop vrai, je ne savais pas quoi répondre.

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