Aller au contenu principal

Tensei Kyuuketsuki-san wa Ohirune ga Shitai

Chapitre 202

Tensei Kyuuketsuki-san wa Ohirune ga ShitaiTensei Kyuuketsuki-san wa Ohirune ga Shitai
Chapitre 202

Chapitre 202

Chapitre 202/27972%~4 min de lecture770 mots

« Bon, voilà qui est fait. C'est réglé, ce genre de choses. »

C'est par une voix satisfaite que s'exprima Zeno, le marchand ambulant.

Après avoir vérifié que le dernier chargement était arrimé dans la charrette, il se tourna vers moi.

« Avec ça, les préparatifs du voyage sont complets. Pour tout ce qui n'est pas de la viande, c'est Argent-san qui s'occupe du stockage, n'est-ce pas ? »

« Oui, de mon côté c'est fini aussi. »

Le Blood Box, ma compétence de stockage de vampire, ne peut pas contenir quoi que ce soit qui renferme du sang.

Du coup, la viande doit impérativement être transportée sur la charrette.

On peut chasser, et maintenant qu'Aoba-san est là, l'intendance alimentaire devrait être bien plus simple, mais avoir de la marge n'est jamais de trop.

Une fois tous les objets sans trace de sang entreposés, je poussai un soupir.

« Je le reconnais moi-même, c'est une capacité bien commode. »

« Ah ah ah, en tant que marchand, je ne peux qu'envier. Un espace infini, c'est littéralement le rêve. »

« … Tant que nous voyageons ensemble, vous pouvez en user à votre guise, cela ne me dérange pas. »

Zeno est le premier habitant de ce monde qui m'ait tendu la main, et nous avons déjà partagé la route à deux reprises.

Ce sera notre troisième périple ensemble. Ses connaissances de colporteur et sa prévenance m'ont maintes fois sorti d'affaire.

« … C'est justement à propos de ça, Argent-san. »

« ? Quelque chose ne va pas ? »

« Je ne pourrai pas vous suivre jusqu'à l'Empire. »

« … Je vois. »

Ses mots étaient parfaitement compréhensibles.

Vers l'Empire, nous allons manifestement marcher au combat. Ce ne sera plus comme jusqu'ici, une voyage paisible ou une simple escorte.

Pour Zeno, marchand de son état, la guerre n'est pas ce qu'il cherche. Je ne saurais le retenir.

« Enfin, Zeno, vous êtes marchand. C'est dangereux, mieux vaut effectivement que vous restiez en arrière. »

« Ah… euh, ce n'est pas vraiment pour ça. J'aimerais vous accompagner, croyez-moi, et jusqu'hier encore j'avais l'intention de partir avec vous. »

« … Hein ? »

« La Guilde est dans le viseur, et le Grand Coffre de Cyril risque d'être attaqué lui aussi. Je compte faire ce que je peux, de mon côté. »

« … C'est ça. »

Il semble que je me sois un peu trompé sur son compte.

J'ai songé à présenter des excuses pour ce malentendu, mais avant que je ne trouve mes mots, Zeno sourit avec gêne et dit :

« Je ne sais pas comment ça tournera, mais je bougerai pour vous être utile, c'est certain. Comptez sur moi. »

« … Je n'ai pas d'argent à vous verser, vous savez ? »

« C'est du crédit, ça. Justement parce que l'argent compte, je pense comprendre qu'il y a des choses qui comptent encore plus. Pour moi aussi, Argent-san, vous êtes un ami. »

« Je vois. Dans ce cas… je compte sur vous. »

« C'est noté, c'est promis. Je vous jure d'être utile, Argent-san. »

Autrefois, j'aurais détesté devoir quoi que ce soit à qui que ce soit sans contrepartie.

Le fait de pouvoir dire « je compte sur vous » si naturellement, c'est sûrement grâce aux mots qu'Iris-san m'a adressés.

Je ne sais pas jusqu'où s'étend son « tu peux davantage t'appuyer sur les autres ».

Mais face au sourire de Zeno qui me demandait de lui faire confiance, il m'a semblé qu'acquiescer simplement était la bonne chose à faire.

« Au passage, si je peux gratter quelque chose en route, je ne me gênerai pas. »

« C'est bien vous, Zeno. … Encore une promesse, alors. »

« Oui, tout comme celle du jour où nous nous sommes séparés. »

Dans la ville portuaire d'Arlesha, lui et moi avions juré de nous revoir un jour pour que je lui rende ce qu'il m'avait donné.

Par la suite, nous nous sommes retrouvés en République, avons voyagé ensemble, et maintenant, nous scellons une nouvelle promesse avant de nous quitter à nouveau.

« Ah, si vous passez par le Grand Coffre de Cyril, j'aimerais laisser un mot pour Exista… »

« Compris. Je le remettrai personnellement au maître du Grand Coffre. »

« Merci, Zeno. »

Les liens tissés ont grandi sans que je m'en rende compte, et je suis désormais en relation avec bien plus de gens qu'à l'époque où j'étais à Kune.

C'est en songeant à cela que j'échangeai avec Zeno une nouvelle promesse.

Lui, il la tiendra. J'en ai eu la certitude.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.