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Tensei Kyuuketsuki-san wa Ohirune ga Shitai

Chapitre 17

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Chapitre 17

Chapitre 17

Chapitre 17/1819%~4 min de lecture747 mots

« Plus on s'approche, plus c'est un gros calmar, remarqua-t-il. »

Une impression sincère s'échappa de sa bouche. Combien de portions de sashimi pourrait-on en faire, se demanda-t-il.

Il se trouve actuellement à la proue d'un navire armé de taille moyenne.

Le navire s'appelle le Pisces. C'est un vieux bateau que Samacar lui a donné, prévu pour la casse, afin d'approcher le calmar.

Le Pisces avance au ralenti vers le calmar géant, l'Abiscoal.

Ce ne sont pas des marins qui font avancer le navire. Il est le seul à bord.

…… C'est encore une compétence complètement dingue, songea-t-il.

Contrat de sang. Une compétence qui fait de quiconque reçoit son sang un serviteur.

À la base, c'est une compétence pour les êtres vivants, mais comme elle est au niveau maximum, même les objets inorganiques peuvent en être la cible.

De plus, le Contrat de sang de haut niveau confère le pouvoir de contrôler ses serviteurs à volonté.

En d'autres termes, il a fait du navire son serviteur et le manœuvre seul. S'il le souhaite, les voiles ajustent leur tension toutes seules, et le gouvernail change de cap sans qu'il le touche.

Pouvoir le mouvoir par la simple pensée, c'est rudement pratique. Le Pisces est un voilier ―― une structure qui avance en recevant le vent dans ses voiles, sans moteur, mais le vent, il peut le provoquer par la magie.

Bien sûr, il ne peut pas tirer les canons à sa guise, mais comme ce navire lui a été donné pour s'approcher, ça suffit amplement.

Contrat de sang. Une compétence parfaite pour un fainéant comme lui. Fufufu, Mademoiselle Loli-Papy a vraiment de l'à-propos, pas vrai ?

La mer est agitée parce que le calmar faisait une rage folle tout à l'heure, et le Pisces tangue pas mal, mais il avance correctement.

Le seul problème, c'est que la lanière en cuir qu'il a sur l'épaule depuis avant d'embarquer glisse parfois et c'est désagréable. Il vient de la remettre en place.

L'effet du Contrat de sang inclut aussi l'augmentation des capacités du serviteur, donc même ce navire qui était sur le point d'être mis au rebut peut traverser la mer agitée sans peine.

Le calmar a clairement conscience de sa présence, mais il semble perplexe face au retrait soudain de la flotte, et ne manifeste pas d'intention d'attaquer franchement.

S'il ne vient pas sans discuter, essayons d'abord le dialogue. C'est ce qu'il se dit en sortant quelque chose de sa Boîte de sang.

Ce qu'il a sorti, c'est un mégaphone, préparé par Samacar tout comme le Pisces.

Cela dit, ce n'est pas un modèle avec haut-parleur comme pour les élections. C'est un modèle simple, comme ceux qu'on utilise pour les événements sportifs. En matière plastique, l'expression « tout en plastique » lui va à merveille.

« Allô, m'entendez-vous ? »

Il essaie d'appeler avec le mégaphone. Il a élargi la portée de la compétence Traduction linguistique, donc si l'adversaire est une créature intelligente, ses mots devraient lui parvenir et il devrait comprendre les siens.

Après un moment, la réponse de l'autre vint.

« Qui es-tu ? »

…… Ah, une voix de vieux.

Est-ce dû à son espèce ou à l'individu ? La voix du calmar correspond parfaitement à l'image d'un homme mûr, disons un oncle, une voix grave et sèche.

« Euh... Je suis un vampire de passage. »

« Un vampire ? Quelle blague, gamine. Un vampire qui bouge en plein jour, ça n'existe pas. »

« Non, j'ai la résistance au soleil. Euh... Monsieur le Calmar. »

« Monsieur le Calmar !? »

« Ah, pardon, "Vieux Calmar" aurait été mieux ? »

« Ça ne change pas grand-chose !! »

Il s'est fait reprendre sur le nommage par un non-humain, qui plus est.

Il trouvait que c'était un nom parfait, Monsieur le Calmar. Ça sonnait un peu appétissant.

« Qu'est-ce que c'est que cette tête déçue... »

« Ah, non, c'est une affaire personnelle, ne vous en faites pas. Plus important, ne pourriez-vous pas arrêter votre avance vers la ville ? »

« Je refuse. »

Court, et d'autant plus clair. Une fois cette réponse reçue, son champ de vision se remplit d'une multitude de tentacules.

« Je me demandais quel était ton but, mais je n'ai pas l'intention de perdre mon temps avec une blague nulle. »

…… Ah, ça y est, c'est parti comme prévu. Quelle corvée.

Au moment même où il portait ce jugement en lui-même, d'innombrables bras blancs s'abattirent sur le Pisces.

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