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Taming The Villainesses

Chapitre 18

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Chapitre 18

Chapitre 18

Chapitre 18/2090%~7 min de lecture1 211 mots

« Ce connard de Tae-oh a soudainement changé la loi et rendu illégal le fait de frapper les esclaves. Je ne peux plus éduquer cette maudite chose avec mon fouet !

« Je sais bien.

« Tout ce bordel sur les droits des esclaves. Ils peuvent même porter plainte au bureau du gouvernement ? Ah, mais va te faire voir ! Il n'y a plus rien d'esclave là-dedans. Et quel genre d'esclave mérite un salaire minimum ?

« Là, ils franchissent vraiment toutes les limites. Leur donner nos restes ne suffisait pas ? Un salaire minimum, vraiment ?

Ah. Il semblait donc que les propriétaires d'esclaves étaient mécontents de la promulgation de la loi sur les droits minimaux des esclaves, mise en place quelques mois plus tôt.

Une précédente révolte avait vu des esclaves maltraités se liguer pour prendre le contrôle du royaume et causer d'immenses dégâts. C'est pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise que cet acte avait été créé.

« Je ne peux même plus coucher avec ma femelle esclave. Mais qu'est-ce que c'est que ce délire ? La sensibilité des esclaves ? Je suis tellement furieux que j'en perds mes mots. Ce mec de Tae-oh. Est-ce parce qu'il était l'esclave de la Reine qu'il est hyper sensible à la question de l'esclavage ?

« Exactement. D'ailleurs, est-ce que ce fils de pute de Tae-oh n'était pas parti d'un esclavage lui-même ? Y a un an, on l'avait vu vendu à la maison des Lionnes.

« Waouh. Donc après s'être acheté sa liberté, il est devenu le concubin secret de la Reine ? Le destin est vraiment bizarre. Désormais, les esclaves ont des droits humains. Si on parle d'esclavage—

Gadeudeuk-

J'entendais Aira serrer les dents. Elle retenait très bien son coup. Essayait-elle de rester fidèle à ma recommandation précédente : « Ne prête aucune attention aux ragots à mon sujet » ?

« Ils te maudissent à tort. Tae-oh, tu n'es pas mon esclave. Je ne t'ai jamais considéré comme tel. »

Gooo, gwareureu- Gwareureureu- Dolkong- dolkong-

Les objets autour d'eux commencèrent à réagir à la colère d'Aira. Les fenêtres grinçaient tandis que la vaisselle bien rangée tombait au sol, se brisant et faisant voler des éclats partout.

Seuk-

La paume posée sur la table, Aira leva doucement son index.

Gwaooo- Dolkong- Cela intensifiait encore plus les tremblements.

C'était la phase préparatoire de la magie de rang 7, Séisme.

Si elle poursuivait ainsi, le sol tremblerait de vrai et tout serait enseveli sous terre.

« Qu'est-ce que c'est qu'un séisme ? Pourquoi l'immeuble tremble-t-il ? Je suis le seul à ressentir ça ? Je n'ai même pas encore bu une goutte.

« Je crois qu'il est temps que le pays s'effondre. Allez, arrête de râler et bois un coup.

« D'accord, sers-moi à boire.

Non, si vous pensez qu'un séisme va vraiment avoir lieu, vous devriez fuir, putains d'imbéciles…

Si la situation tournait ainsi, l'immeuble pourrait réellement s'effondrer et provoquer une catastrophe. À ce stade, Aira, qui avait déjà goûté au bain de sang, ferait peut-être émerger ses tendances assassines.

Je devais donc intervenir pour empêcher Aira de passer à l'acte.

« Toi, là-bas— »

« Hé, vous là-bas, arrêtez ça. Vos voix assourdissantes dérangent les autres clients !

Quelqu'un interrompit le groupe qui ragotait à mon sujet. Grâce à elle, Aira suspendit son doigt, qui avait à peine quitté la table.

« Oh, Sophie. Nos voix étaient-elles si fortes ?

« Très ! Si fort que l'auberge tremblait !

« Non, ce n'était pas nous. C'est un séisme.

« De plus, Tae-oh m'a sauvée. Je ne sais pas où ni quoi il a fait à l'époque, mais ne maudissez pas celui qui m'a tirée d'affaire.

« Eh bien, si une personne détient un tel pouvoir, n'est-il pas naturel de traiter gentiment ses subordonnés ?

« Bruyant ! Est-ce qu'on frappe ses esclaves avec ce genre de personnes ?

« Et puis qu'est-ce qu'un esclave, à votre avis ? Une personne oui ou non ?

« Bon, voici. Deux pintes de bière noire et deux pattes arrière de porc. Mangez cela et taisez-vous.

C'était Sophie, la serveuse rousse que j'avais sauvée. Quelques instants plus tôt, elle avait failli être emmenée de force par le percepteur et presque battue.

Grâce à son intervention, les hommes qui m'avaient insulté furent grondés et forcés de cesser leurs ragots. Ainsi, la colère d'Aira commença à retomber.

« Quelle fille drôle.

« …Il paraît. »

Je soupirai de soulagement.

Ce que j'avais fait jusque-là avait été comparable au battement d'ailes d'un papillon. Il avait engendré une chaîne de causes qui revenait finalement vers moi. C'était incroyable qu'une telle situation découlât du simple fait que j'avais sauvé cette fille.

Si ce n'était pas le karma, alors qu'était-ce donc ?

« Moi, Bionoi, arrive- ! »

N.T. : 비-어-노-이 se prononce Bi-eo-no-i, le « eo » étant articulé comme un « U » bouché.

Puis, quelqu'un s'approcha de nous à distance.

C'était une jeune fille aux cheveux ambres courts et au visage juvénile. Elle devait avoir environ quatorze ou quinze ans.

« Qui a réclamé Bionoi ? Je suis occupée, mais je fais toujours la fine bouche pour les VIPs ! C'est mon domaine !

Avec ses oreilles courtes et pointues caractéristiques, il s'agissait de Madame Bionoi, propriétaire de l'auberge *Le Fossé des Nymphes*. Pourtant, sa robe d'une opulence extravagante lui donnait un air ridicule, comme si elle enfilaîta les habits de sa mère.

Son langage rappelait également celui d'un enfant.

Personne ne connaissait pourtant son véritable âge.

Les nymphes formaient une race étrange, conservant toujours une apparence juvénile, quel que soit leur âge.

« Bonjour, enchantée, Madame, Monsieur !

Tandis que Bionoi criait à tue-tête, elle déposa notre nourriture sur la table. Aira, qui essuyait une trace de sang au coin de la lèvre, esquissa un léger sourire.

« Une vraie nymphe ! C'est donc ça, une nymphe.

« Je suis Bionoi, la Nymphe du ruisseau ! Cependant, qui vous prenez-vous pour tirer si brutalement les joues de cette Bionoi ? Vous avez une phobie des nymphes— !

« Regarde, c'est différent de celui d'un humain. C'est comme une joue d'enfant, toute douce. Ses oreilles sont aussi pointues.

« Ne me traite pas comme un enfant !

Bien qu'Aira fût à la tête d'un pays, c'était là sa première rencontre avec une nymphe.

Déjà, Aira entretenait rarement des liens étendus avec les humains et ses déplacements étaient limités.

Les nymphes étaient par ailleurs si rares qu'il était extrêmement difficile d'en croiser une.

« Qu'est-ce qui plaît aux nymphes ? Vous raffolez des bonbons, comme les enfants ?

Aira semblait apprécier la nymphe.

« Aaah, toi- Toi !

À cet instant, la gestionnaire nymphale Bionoi, dont les joues avaient été tirées par Aira, poussa soudain un cri, comme si elle venait de comprendre quelque chose.

Aurait-elle senti l'immense puissance magique d'Aira ? J'avais entendu dire que les nymphes étaient des magiciens innés, capables de manipuler le mana ambiant.

Pourtant, son regard ne portait pas sur Aira, mais bien sur moi !

« Ah, j'ai compris !

Elle m'examina sous tous les angles avant de s'écrier, bras écartés, comme si elle venait enfin de résoudre une énigme.

« Demie ! Tu es une demimymphe ! »

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