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Supremacy Games

Chapitre 29

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Chapitre 29

Chapitre 29

Chapitre 29/13322%~9 min de lecture1 750 mots

Felix s'échappa vers le toit du bâtiment sans transpirer. Il semblait que grimper les escaliers de l'hôtel avait été passablement utile.

Cependant, même si ses points d'endurance se vidaient lentement, il ne pourrait toujours pas survivre à trois jours de course ininterrompue, l'évaluation étant prévue pour dans trois jours.

Les seuls capables de le tirer de ce pétrin étaient les anciens et les aînés de la famille. Pourtant, ils ne daigneraient pas bouger le petit doigt. Bon sang, ils regardaient probablement la scène se dérouler avec amusement.

Ils n'interviendraient pas tant qu'il ne risquait pas d'être estropié ou tué. En dehors de ça, tout était permis.

Cela signifiait que la seule option de Felix était de jouer à cache-cache avec eux, afin qu'ils divisent leurs effectifs pour couvrir plus de terrain. S'ils le faisaient, il était confiant dans ses capacités de combat pour battre au moins cinq d'entre eux en solo.

« Il me faut encore manger, chier et dormir pendant ces trois jours. »

Ses sourcils se froncèrent face à ce problème qui rendait sa survie encore plus ardue. Il comprenait que ses cousins n'étaient pas assez bêtes pour ne pas voir ce problème eux aussi.

Cela signifiait qu'ils laisseraient des forces pour défendre les points de passage importants, surtout les cuisines et les cantines, puisqu'ils n'avaient pas assez de monde pour défendre toutes les toilettes du bâtiment.

« Il me faut un indic pour me signaler leurs positions. »

Il repensa à l'expression impassible d'Olivia quand elle l'avait regardé tout à l'heure et secoua la tête.

« Oublie, aussi douce soit-elle, là, tout de suite, elle veut aussi me taper dessus, je ne peux pas lui confier ma position. »

Du coup, la seule chose qu'il pouvait faire était de filer droit à la cantine, qui se trouvait au 40e étage, et de voler de quoi se sustenter pendant ces trois jours avant que ses cousins ne la défendent.

Il accéléra son rythme d'ascension, enchaînant les étages jusqu'à atteindre le 40e.

Au moment où il ouvrit la porte, il fut pris en embuscade sur trois côtés par des poings et des jambes.

Felix esquiva calmement ceux qui visaient sa tête et ses couilles et encaissa les autres. Il ne baissa jamais sa garde ; il partait toujours du principe que ses cousins pourraient utiliser les ascenseurs pour atteindre ces points de passage stratégiques et lui barrer l'accès à la nourriture.

Après avoir paré leurs attaques avec succès, il tenta de percer leur encerclement en ciblant la cousine qui avait visé ses couilles avec ses rangers.

Il mit les bras en garde et fonça sur elle. Elle tenta de se défendre en le frappant à nouveau dans les parties, mais cette fois Felix était prêt.

Il évita son attaque d'un pas de côté ; il attrapa alors sa jambe tendue et usa de la force qu'il avait mis des mois à construire pour la projeter sur les deux autres cousins restés derrière elle.

« AAAAHH Feliix ! » Elle ne put que hurler de haine en percutant les deux autres.

« Arugh ! » « ARGH !! »

Des gémissements douloureux s'échappèrent de leurs lèvres, l'un prenant ses lourdes rangers en plein visage et se cassant le nez, l'autre ayant les joyaux pulvérisés quand la tête de la fille alla droit dessus.

On pourrait se demander si elle avait une dent contre les pêches des hommes.

« Arrêtez de geindre. Vous déshonorez vos parents, qui regardent probablement. » Il s'avança lentement vers eux, leur prit leurs téléphones et dit : « Je vous les rendrai quand tout sera fini, ciao. »

Il se dirigea ensuite vers la cantine après avoir fait un signe de paix à la caméra de surveillance.

...

Au dernier étage du quartier général, des dizaines d'aînés et d'anciens regardaient de grands écrans TV montrant leurs cadets fouiller le bâtiment dans tous les sens, et Felix mettre trois juniors K.-O. sans effort.

« HAHAHA Abraham, ton petit-fils n'aura probablement plus de gosses avec la façon dont il braille et hurle. Quelle honte, merci dieu qu'il ne soit pas le mien, sinon je n'oserais plus montrer ma figure. » Le chauve Albert ricana moqueusement en pointant le cousin, roulé en boule comme un escargot les mains sur le bas-ventre.

Abraham, l'ancien aux cheveux blancs, n'osa pas riposter. Quoi qu'il dise serait annulé par les braillements de son petit-fils comme un cochon qu'on égorge.

La seule chose qu'il fit fut de baisser la tête de honte en entendant les quolibets et les moqueries autour de lui.

« Je vais putain lui casser ses deux autres jambes, ainsi que la troisième jambe de son père pour m'avoir donné une telle honte. On sait tous que c'est douloureux de se faire éclater les couilles, mais pourquoi le f*ck est-ce qu'il pleure et braille comme si on les lui avait coupées ?! S'il ne peut même pas encaisser ce genre de douleur, il n'éveillera même pas sa lignée, petit merdeux. » Pensa-t-il pour lui-même.

« De l'autre côté, le p'tit Felix s'épanouit vraiment là. J'aimerais vraiment savoir ce qu'il a vécu sur l'île pour le changer en ce jeune gars si confiant. »

« Pour être capable de parer trois types qui l'embusquent, et même de contre-attaquer avec succès, ses réflexes ont dû être sacrément affûtés. »

Satisfaite, une élégante femme d'âge moyen acquiesça en fixant Felix qui fourrait de la nourriture dans son sac à dos comme une bête sauvage.

Ses paupières tressaillirent quand elle porta son regard sur sa fille qui se touchait le visage en se regardant dans un petit miroir. Elle craignait probablement que son maquillage ne coule.

« Comment la différence peut-elle être aussi grande ? Si elle continue comme ça, elle ne survivra pas au camp d'entraînement qu'on leur a préparé. » Elle sourit amèrement.

« Vous pensez honnêtement que mon p'tit Felix va se faire taper par vos gamins bonnes à rien ? » Robert ricana et continua, ignorant les regards perçants qu'il recevait, « Réfléchissez encore, Felix a passé un an et demi sur cette île à ne faire que pratiquer les plus beaux arts martiaux. Tout ça pour se défendre du harcèlement de vos gosses. Vous devriez avoir honte, de les laisser toujours se liguer contre lui au lieu de l'affronter en 1v1 comme des gentlemen.

« Même maintenant, il se fait encore ganguater par 38 juniors. Juste pour que vous voyiez s'il mérite vraiment le Bracelet AP. Mais maintenant, il va vous prouver qu'il le mérite plus que quiconque. »

Robert tordait les faits d'hier sans changer d'expression, faisant de Felix la victime tandis que les cousins qui avaient vécu l'enfer dans leur jeunesse à cause de lui devenaient les bourreaux.

Les parents de ces juniors n'en croyaient pas un mot. L'un d'eux dit : « Vieux con, y a une limite à la connerie qu'on peut gober de ta part. Tu dis que nos gamins se sont ligués contre lui pour le harceler. Mais s'il ne les avait pas traumatisés en premier avec ses sales blagues, ils ne l'auraient même pas touché. »

Un autre parent intervint et ajouta sa couche. « Qu'est-ce que tu veux dire en nous racontant qu'on fait un test pour voir s'il mérite un Bracelet ? » Elle ricana, « Si on n'avait pas été d'accord, il n'aurait même pas pu en approcher un de sa vie. Et depuis qu'on a été d'accord, y a pas de raison de le tester. La seule raison pour laquelle ils le ciblent, c'est leur haine, qu'est-ce qu'on a à voir là-dedans ? »

« On préparait des combats en 1v1 pour voir s'ils avaient une vraie puissance de combat ou pas. Au final, ça a tourné en la fiesta qu'on regarde maintenant. Alors arrête d'essayer d'en faire une victime, tu n'auras pas plus de récompenses pour lui quoi que tu dises. »

Robert claqua de la langue et les ignora après l'échec de son plan pour faire gagner à Felix quelques points bonus.

Il se contenta d'encourager son petit-fils qui mettait la misère à deux autres juniors qu'il avait trouvés à l'attendre dans les toilettes. « TAPEZ-LEUR DANS LE TAS ! C'est ça, Felix, casse-leur les pattes pour ton papa. »

Les anciens se mirent la main sur le visage en voyant le légendaire Robert Maxwell encourager comme une gamine son petit-fils à taper leurs enfants pour évacuer son irritation.

.....

Deux jours plus tard, Felix était dans la cuisine du quartier général, en pyjama, en train de se faire son petit-déjeuner en fredonnant confortablement.

Pendant ces deux jours écoulés, il avait réussi à tabasser plus de 36 juniors de la famille jusqu'à l'inconscience, laissant les autres trop effrayés pour l'approcher.

Les anciens regardaient raides les 2 derniers cousins, sur qui ils mettaient leurs espoirs pour sauver la situation, se planquer dans les toilettes face à Felix.

À ce stade, ils voulaient juste que cet enfer se termine et que les anciens accélèrent l'évaluation. Ils en avaient marre de cette pression constante que Felix puisse les retrouver et les tabasser aussi.

Ils n'avaient plus aucune pensée de vengeance, ils voulaient juste vivre tranquilles.

La haute direction de la famille en eut enfin assez de cette humiliation et décida d'arrêter cette fiesta. Ils avaient été assez insultés par Robert et Albert, qui formaient un duo terrifiant.

Juste la veille, un ancien avait vomi du sang de colère après s'être fait mépriser par eux quand son petit-fils avait pleuré sa mère en fuyant Felix.

Ces deux voyous n'avaient épargné personne ; tout le monde était tombé sous leurs insultes brutales sans pouvoir riposter, puisque leurs enfants avaient vraiment fait figure pathétique comparés à Felix.

La comparaison est vraiment une salope.

« Assez, on a vu assez pour juger. Felix est un plant de premier choix dans lequel on investira massivement s'il a une bonne affinité aux éléments, tandis que les autres seront punis pour cette performance minable.

« Perdre 1 contre 38, j'entends déjà le monde se marrer de notre famille si on les envoie comme ça nous représenter. » Abraham soupira déçu et ordonna au serviteur à côté de lui : « Fais l'annonce, dis-leur de se regrouper au 35e étage.

« C'est là qu'on évaluera leur affinité élémentaire ; j'espère que ce ne sera pas aussi catastrophique que leur expérience de combat.

« P*tain, on leur a vraiment appris le combat dans leur jeunesse pour rien. Quel gâchis de temps et d'efforts. » Il maudit sous son souffle.

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