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Starting from the Planetary Governor

Chapitre 439

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Chapitre 439

Chapitre 439

Chapitre 439/58076%~6 min de lecture1 106 mots

Gu Hang savait que le dirigeant des Pei Desi ne verrait pas ça d'un bon œil.

Au fond, la raison n'était pas si compliquée.

Lorsque plusieurs planètes relèvent des ordres d'un seul gouverneur, les responsables de tous les secteurs stellaires se montrent sur leurs gardes et voient la situation d'un très mauvais œil.

D'où vient cette animosité aussi marquée entre Pei Desi et la famille Fatches ?

Au-delà des multiples manœuvres peu scrupuleuses qui jalonnent leurs rapports administratifs et leur quotidien, le véritable grief réside dans l'emprise de la famille Fatches sur trois planètes du secteur stellaire Tianma.

Si l'on inclut l'Étoile Hibou Enragé, le secteur stellaire Tianma ne compte que neuf mondes au total, dont Fatches en contrôle trois !

Il ne reste plus grand-chose au pouvoir du capitole sectoriel.

Dans l'édifice politique impérial, la répartition effective du pouvoir obéit à cette maxime : « lourd aux deux extrémités, léger au centre ».

Cette prépondérance aux deux bouts renvoie respectivement au Centre impérial et aux gouverneurs planétaires.

Sur le papier comme en pratique, le Centre impérial détient l'intégralité des pouvoirs sur l'immense territoire de l'Empire ; nul besoin d'insister là-dessus.

De son côté, chaque gouverneur planétaire concentre tous les pouvoirs sur sa planète respective : au-delà de ses frontières, sa volonté fait loi.

Les administrations intermédiaires, échelonnées sur trois niveaux, se retrouvent quant à elles dans une position bien inconfortable.

Hiérarchisées du plus vaste au plus restreint, ces entités placées sous l'autorité directe de l'Empire s'appellent les Domaines cosmiques, les Domaines stellaires et les Secteurs stellaires.

Prenons l'Étoile Hibou Enragé placée sous l'autorité de Gu Hang : administrativement, elle relève du Domaine Cosmique oriental, du Domaine Stellaire Faucon-dragon, du Secteur Stellaire Tianma et enfin du Système de l'Étoile Hibou Enragé.

Ces trois échelons intermédiaires ne disposent pourtant d'aucune emprise absolue.

Un dirigeant tel que Pei Desi, à la tête du capitole sectoriel, détient certes théoriquement un droit de regard sur les neuf mondes majeurs du secteur Tianma, mais en réalité, son pouvoir d'intervention face aux dossiers planétaires précis est extrêmement limité.

S'il occupe techniquement la position de supérieur hiérarchique des gouverneurs planétaires, cette autorité souffre d'une décote considérable.

Pour ces derniers, pourvu que le tribut arrive, ils règnent en maîtres absolus sur leurs terres. S'il tombe un ordre venu du capitole, ils l'exécuteront peut-être s'ils en ont envie. Et s'ils refusent, et alors ?

Une compétence administrative vide de tout moyen coercitif – impossibilité de destituer, de sanctionner ou de récompenser – réduit ce titre à une coquille vide.

Son véritable levier d'action ne découle que d'une fraction des recettes fiscales impériales qui lui sont allouées. En échange, il assume la charge de maintenir la flotte Tianma, l'armée du royaume stellaire et la stabilité économique générale du secteur.

Bien que le capitole sectorial puisse théoriquement commander à la fois à la marine impériale et à l'armée du royaume stellaire – se posant ainsi comme l'autorité suprême militaire et politique –, la marine dispose de sa propre chaîne de commandement. Des officiers comme le commandant Tilermungs, chef de la flotte Tianma, doivent eux-mêmes répondre à leurs chefs ; c'est pareil pour l'armée du royaume stellaire.

Sans compter les ministères impériaux chargés des Affaires militaires, de l'administration civile et de la Fiscalité, qui appliquent à leur tour une gestion verticale pointue sur les dossiers sectoriels.

Face à cet ensemble de contraintes, la position du dirigeant sectoriel devient vite intenable, ce qui provoque inévitablement des luttes de pouvoir contre les entités tant supérieures qu'inférieures.

Selon les secteurs, la nature de ces conflits d'influence diffère profondément.

Certains capitoles adoptent une posture purement transverse, faisant preuve de non-intervention et de passivité absolue. D'autres, plus aboutis, se contentent d'appliquer rigoureusement leurs attributions officielles, servant de simples relais entre les ordres descendant et les remontées montantes.

Pourtant, dans la grande majorité des cas, les capitoles n'hésitent pas à jouer la carte de la compétition.

Qui, après tout, accepterait volontiers d'être une simple idole aux abois une fois parvenu à ce poste ?

Au sein du secteur Tianma, Pei Desi appartient à la catégorie des dirigeants les plus proactifs. Il maintient une emprise indirecte sur la marine grâce à de solides liens avec la famille Fufana, et s'est assuré le contrôle du monde le plus développé, l'Étoile Aile Volante, en y plaçant son cadet comme gouverneur.

Grâce à une collaboration fluide avec la famille Gu, il verrouille également la mainmise sur la guilde commerciale impériale. En influençant le choix de plusieurs gouverneurs planétaires, il consolide peu à peu son assise locale…

L'assemblage de ces différentes manœuvres a fait de Pei Desi l'un des dirigeants sectoriels les plus puissants, détenteur d'un réel pouvoir.

La famille Fatches, qui tient toujours trois mondes sous sa coupe, représente néanmoins une épine permanente dans son jeu, inaccessible à ses manœuvres.

Il était donc naturel qu'un dirigeant comme Pei Desi supporte particulièrement mal cette configuration.

Déjà encombré d'un clan Fatches au sein de son secteur, comment aurait-il pu accepter que Gu Hang emprunte exactement la même voie ?

Pire encore, la famille Gu dispose d'une puissance marchande que les Fatches n'ont jamais su développer.

Si Gu Hang venait à étendre son autorité jusqu'à superviser plusieurs planètes, le conflit direct avec le dirigeant des Pei Desi était inévitable.

Certes, Gu Hang ne craignait pas uniquement Pei Desi.

Si les dirigeants d'autres secteurs stellaires végètent sans vrai pouvoir, pourquoi l'écologie politique du secteur Tianma ne pourrait-elle pas évoluer dans le même sens ?

Tout reposait sur l'emprise que Pei Desi maintenait sur plusieurs nominations de gouverneurs planétaires, ainsi que sur sa maîtrise partielle de la marine impériale.

Les leviers d'action de Pei Desi se concentraient sur les gouvernements de quatre mondes : l'Étoile Aile Volante, l'Étoile Hongjian et les planètes Korolya I et II.

Parmi eux, Korolya I et l'Étoile Aile Volante priment nettement. La première constitue une planète-clé peuplée de quarante milliards d'habitants, tandis que la seconde est un monde jardin hautement développé, entièrement civilisé.

Renverser sa prise sur ces mondes relevait néanmoins de l'impossible à court terme.

Côté marine, l'équation reposait essentiellement sur la famille Fufana.

Pei Desi conservait sa mainmise sur la flotte grâce à des liens privilégiés avec cette famille.

Or, en ce moment même, Gu Hang se trouvait face à une figure centrale de la maison Fufana.

Sa mère lui avait autrefois glissé quelques indices à ce sujet.

Il pesait désormais sérieusement le pour et le contre d'un mariage d'alliance avec la famille Fufana.

Gu Hang n'avait rien d'un adolescent naïf ; loin de rejeter les unions politiques, il les comprenait parfaitement.

D'autant plus que, sous tous les rapports, Yelisia était une femme d'une rare beauté.

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