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Starting from the Planetary Governor

Chapitre 370

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Chapitre 370

Chapitre 370

Chapitre 370/42088%~6 min de lecture1 022 mots

Pierre était furieux.

En apprenant que l'Alliance procédait soudain à une mobilisation massive de troupes, sa première réaction fut de supposer qu'il s'agissait d'une pression extrême de la part de l'Alliance.

C'était une réaction parfaitement normale de sa part.

Il avait déjà discuté avec les Moniales de Combat pendant plusieurs rounds et leur avait apporté une certaine aide. Ensuite, il avait également communiqué de manière assez amicale avec le gouvernement de la Province Centre-Nord de l'Alliance.

Il avait même été prêt à envoyer bientôt une équipe de négociation secrète à Cité de la Renaissance pour discuter avec le Gouvernement de l'Alliance des conditions dans lesquelles le Groupe Industriel Polaire rejoindrait l'Alliance et accepterait sa juridiction.

Et maintenant, à ce moment précis, l'Alliance avait soudainement recours à l'action militaire — que signifiait cela ?

Bien qu'il n'y ait pas de conflit direct et que cela n'atteigne peut-être même pas les frontières du Territoire du Nord, la simple présence de dizaines de milliers de soldats à la frontière de la Province Centre-Nord et du Territoire du Nord constituait une déclaration silencieuse.

L'Alliance jouait un tel coup à la veille des négociations dans le but évident d'exercer une pression, afin de réduire les conditions de l'incorporation ultérieure du Groupe Industriel Polaire dans l'Alliance.

Il avait en effet préparé un certain nombre de conditions, après tout, ils ne se rendaient pas vaincus — ils conservaient de rares capacités de production industrielle à grande échelle sur l'Étoile Hibou Enragé, capables de maintenir efficacement l'autorité sur le vaste Territoire du Nord, avec sa population de plus de deux millions d'habitants qui pouvaient être influencés par le Groupe Industriel Polaire, plus ou moins.

Dans ces circonstances, ils avaient bel et bien la qualification pour négocier certaines conditions.

Par exemple, la direction du Groupe Industriel Polaire, celle qui prenait la décision de « rejoindre » l'Alliance, pouvait-elle bénéficier d'un meilleur traitement ?

Le Groupe Industriel Polaire pouvait-il maintenir un certain degré d'autonomie dans le nord ?

Pouvait-il recevoir un soutien technique de l'Alliance ?

L'Alliance ouvrirait-elle ses marchés au Groupe Industriel Polaire ?

De telles préoccupations, en effet, il y avait de nombreux points qui pouvaient être discutés.

En fait, la raison pour laquelle le Groupe Industriel Polaire avait retardé l'envoi d'une équipe de négociation officielle vers le sud pour rencontrer Monsieur Gu était qu'ils n'avaient pas encore réglé ces questions en interne.

Pierre était le président du groupe, oui, mais il n'était pas le seul décideur au sein d'un conglomérat aussi vaste — les factions et les intérêts étaient des questions compliquées.

Et maintenant, avec le déploiement de troupes par l'Alliance, cela signifiait-il :

« Ne me parlez pas de conditions, il n'y a pas de conditions à discuter. »

Étaient-ils vraiment si hautains ?

Mais que pouvait-il faire ?

Il semblait qu'il ne puisse rien faire.

Il pouvait proférer des menaces, refuser la fusion, utiliser le Territoire du Nord comme levier pour résister aux mouvements militaires de l'Alliance.

Mais il savait que de telles menaces ne portaient pas poids.

Un facteur fondamental ne pouvait être inversé : ils n'avaient aucun espoir de vaincre l'armée de l'Alliance.

C'était la vérité la plus désespérante et la plus vexante.

Alors qu'il fronçait les sourcils en tripotant sa barbe, la porte de son bureau s'ouvrit.

Une grande dame en armure énergétique blanche et verte entra.

Un casque glissé sous le bras, elle salua le Président Pierre avec un sourire : « Monsieur le Président, bonjour. »

« Supérieure Georgette. » Pierre n'avait pas l'humeur aux politesses, il dit grimement : « Votre Alliance a des manières déplorables. Nos négociations progressaient de manière ordonnée. Par le passé, j'ai également cherché à faciliter vos actions et je faisais progressivement une distinction claire avec ces sectateurs. Tout évoluait dans une direction positive. Pourquoi y aurait-il des troupes de l'Alliance qui s'amassent et se dirigent vers le nord ?

J'exige une explication ! »

Georgette n'appartenait pas à l'Alliance, mais elle ne chercha pas à corriger l'hypothèse de Pierre.

Elle dit : « Vous avez raison, mais il y a eu des changements. Mes sœurs et moi quitterons cette planète bientôt ; nous avons promis à Monsieur Gu que nous réglerions tous les problèmes au sein de la Ville Industrielle Polaire avant de partir. »

Georgette ne cacha aucune information et donna les raisons. Puis elle conseilla sincèrement : « Par conséquent, demain, le drapeau de l'Alliance doit flotter sur la Ville Industrielle Polaire. Les questions comme les conditions d'adhésion, vous pourrez les discuter après. »

Pierre faillit rire de colère.

Il se leva brusquement et dit : « Négocier après que l'Alliance a pris le contrôle de la Ville Industrielle Polaire ? Comment pouvez-vous seulement dire une chose pareille ? À ce moment-là, il ne restera plus rien à discuter ! Tout le groupe sera à la merci de l'Alliance ! »

Georgette soupira et dit : « Je suis désolée de devoir vous dire cela, mais je dois vous l'annoncer : c'est un ultimatum. »

« Oubliez ! » rétorqua Pierre. « Alors que l'Alliance essaie ! Nous ne nous laisserons pas intimider ! Nous armerons chacun des trois millions de citoyens du Territoire du Nord ! Nous soutiendrons pleinement les activités de la Secte de l'Hibou Primordial de la Colère !

Peut-être que même si nous le faisons, l'Alliance gagnera quand même, mais elle saignera, elle paiera un prix terrible, et ce qu'elle obtiendra ne sera rien d'autre que la terre brûlée du Territoire du Nord ! »

Ses mots étaient défiants.

Mettant de côté la question de savoir si ces paroles étaient sincères ou si le Groupe Industriel Polaire aurait vraiment la détermination de les mettre à exécution le moment venu, du moins devait-il afficher une telle attitude maintenant, sans quoi il serait vraiment une proie facile.

Mais Georgette ne se laissa pas influencer.

« Président Pierre, est-ce là votre réponse officielle ? »

Elle regarda le président du groupe avec sévérité.

Pierre marqua une pause, son cœur s'emballa, sentant quelque chose de sinistre.

Mais ayant atteint ce point, il ne pouvait pas reprendre ses paroles défiantes en l'espace de quelques secondes.

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