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Starting from the Planetary Governor

Chapitre 343

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Chapitre 343

Chapitre 343

Chapitre 343/37093%~8 min de lecture1 455 mots

Pour le Faucon du Vent et le Char Lion, le problème n'était pas trop important. Les composants produits par la Boîte Noire n'étaient pas nombreux et leur assemblage était assez simple, ce qui permettrait d'en venir à bout rapidement.

Mais construire un port spatial était une autre affaire.

Aménager un tel port revenait à bâtir une ville dans l'espace, en orbite autour d'une planète.

Même avec l'aide de la Boîte Noire, cela ne ferait que réduire considérablement la complexité de la construction, sans pour autant gagner un temps énorme lors du processus de bâtisse.

Par ailleurs, les travaux en orbite exigeaient aussi une technologie de construction adaptée. L'équipement individuel des ouvriers, les méthodes de montage et le choix des emplacements... autant d'éléments qui posaient défi.

Heureusement, le [Projet Technologique du Port Spatial] proposait des ensembles de solutions complets pour chacun de ces points.

Tout dépendrait de la mise en œuvre.

Après avoir parcouru ces informations, Gu Hang réfléchit longuement avant de finalement tomber sur une conclusion.

Même pour ériger le port spatial le plus rudimentaire et de rang inférieur, en excluant les défenses armées, les boucliers énergétiques, le blindage renforcé et les capacités de fabrication de vaisseaux spatiaux, et en conservant uniquement les fonctions commerciales et la capacité d'accostage, un tel ouvrage coûterait probablement plusieurs centaines de millions de monnaie fiscale.

Ce qui équivalait à vingt années d'impôts impériaux récoltés sur l'Étoile Hibou Enragé.

Et si l'on souhaitait lui greffer diverses fonctionnalités supplémentaires, la facture grimperait vers des sommes astronomiques.

Au vu de la situation actuelle sur l'Étoile Hibou Enragé, un tel exploit était impossible à réaliser en un temps record.

Pourtant, cela ne signifiait pas que Gu Hang comptait ajourner le projet.

C'était précisément parce que le coût était exorbitant et la durée de chantier interminable qu'il fallait lancer les travaux le plus tôt possible.

Après tout, la fonction de gouverneur n'était pas un mandat temporaire ; rien ne laissait présager d'imprévus, il siègerait donc à vie, sans limite de durée ni de nombre de mandats. Il était par conséquent impératif de mener des projets à la portée durable.

D'abord, il envisageait de lancer l'étude des emplacements et les terrassements pour le port au sol ; ensuite, prolongerait le pont spatial ; enfin, utiliserait l'extrémité orbitale du pont pour édifier des plateformes de station spatiale, servant de base à une expansion progressive du port stellaire…

Si l'on découpait le vaste chantier en trois phases, Gu Hang prévoyait de déclencher la première dès maintenant.

Mis à part le [Projet Technologique du Port Spatial], les trois autres inventions ne méritaient guère qu'on s'y attarde.

Le [Système d'Identification des Transitions] constituait un prérequis indispensable pour la construction de vaisseaux spatiaux.

Les vaisseaux de l'Empire Humain, pour voyager entre les étoiles via l'hyperspace, devaient obligatoirement emprunter les tunnels du Royaume Stellaire reliant deux systèmes solaires. Ces couloirs, naturellement existants, se chargeaient d'énergie spirituelle grâce aux forces du subspace et n'avaient été ouverts que par le hall d'orientation stellaire de l'Association psychique impériale.

Or, ce système d'identification était la technologie d'accompagnement nécessaire pour situer précisément les entrées et les sorties de ces tunnels.

Pour l'instant, Gu Hang n'en avait aucun besoin. La technologie du port spatial venait juste d'être débloquée, et la construction de vaisseaux stellaires restait un lointain horizon.

Toutefois, l'avoir obtenue tombait à pic : elle constituait une réserve technologique vitale pour la flotte lourde de demain.

Quant à l'[Épée Tronçonneuse], inutile d'en parler davantage : il s'agissait simplement d'un équipement d'armement classique pour les guerriers stellaires.

Au mieux, aurait-on pu en réduire la masse et la puissance, à l'image des versions atténuées de fusils à bombes fournies aux troupes d'élite de la brigade de combat spéciale. Une fois dotés d'une armure exo-squelettique, ils auraient alors pu manier tant cette épée tronçonneuse de base que les armes balistiques légères.

Pour la dernière, le [Système de Défense Anti-Aérienne Orbital Reflecteur], comme son nom l'indique, il s'agissait d'un dispositif actif de protection orbitale, dont l'élément central était bien sûr le canon laser « Reflecteur ».

C'était même une arme énergétique adaptable sur des vaisseaux de guerre ; le Tigre-Lame en montait dix à son bord.

Outre le canon laser lui-même, le module intégrait toute une suite anti-aérienne : contrôle de tir, radars, identification ciblée et systèmes d'interception de précision.

Sa vocation première était le tir anti-aérien, visant à abattir avions et petits navires d'attaque rapide, avec un projectile cible. Elle pouvait aussi servir à intercepter les frappes descendant depuis l'espace, comme les missiles Scalpel ou les canons cinétiques. Si l'on décidait de « lessiver » Cité de la Renaissance ou Ville de Weixing depuis l'orbite, le Reflecteur serait parfaitement apte à les neutraliser en vol.

Bien entendu, monté sur le sol plat, il pourrait tout à fait fonctionner comme un simple canon laser conventionnel.

Cela reviendrait toutefois à faire sauter une noix à la massue hydraulique.

L'analogie servait d'humour pour souligner que la puissance de feu de ces pièces embarquées, fût-ce en calibre S, était plus que suffisante pour pulvériser des murailles et fissurer le roc.

Wu Jiarong fixait la montagne de boîtes noires alignée devant elle, sous le choc devant une telle quantité.

Par le passé, chaque nouvelle boîte dévoilée par le gouverneur était pour elle une vraie joie.

Loin d'être en mesure de les déverrouiller elle-même, l'analyse de ces modules et des objets d'une précision remarquable qu'ils fabriquait toujours lui offrait un apport intellectuel certain, faisant progresser son savoir-faire mécanique.

C'était un progrès crucial.

Son savoir, jusqu'alors bloqué, avait explosé durant l'année écoulée. Au sein de la Guilde du Culte Mécanique, on la reconnaissait seulement comme spécialiste technique et, après tant d'années, elle n'avait franchi le niveau que d'artisan qualifié.

Désormais, elle estimait avoir dépassé la moyenne des prêtres mécaniciens de la guilde.

Lorsque le gouverneur avait engagé ce Prophète des Moteurs nommé Hu Ke, une crainte l'avait traversée : serait-elle remplacée ?

Mais très vite, cette angoissante pensée l'avait abandonnée.

Lui n'inspirait pas au gouverneur la même confiance aveugle que celle dont elle jouissait.

De plus, au rythme où elle avançait, atteindre le rang de Prophète des Moteurs n'allait pas tarder, un niveau tout aussi respectable que celui de Hu Ke.

Tout cela grâce à la variété immense des boîtes noires et à leurs résultats constamment renouvelés.

Théoriquement, plus le gouverneur ramenait de boîtes, mieux ce serait.

Mais… il y en avait tout simplement trop !

Elle ne suivait plus, incapable de rattraper le retard accumulé !

Dans toute la Guilde du Culte Mécanique, seuls quelques personnalités suprêmes pouvaient espérer mettre la main sur une boîte et tenter de l'assimiler ainsi que les chefs-d'œuvre qu'elle produisait ; même au siège principal, malgré ses stocks importants, une longue file d'attente attendait déjà son tour.

Et voici Wu Jiarong, passée chaque matin des heures à tergiverser face à cette avalanche de possibilités pour choisir quelle boîte examiner.

Une situation véritablement cornélienne.

Néanmoins, elle ne négligeait pas pour autant ses missions prioritaires.

Après avoir brièvement écouté l'exposé de Gu Hang puis procéder à ses propres vérifications et tests, elle rendit son verdict.

« Le réseau électrique, les deux catégories de machines de chantier et l'agriculture mécanisée, nous pouvons lancer la production de masse rapidement. En revanche, il faudra coordonner nos efforts avec les départements de développement et de production pour optimiser leur efficacité », expliqua-t-elle.

« L'épée tronçonneuse, le système d'interception Reflecteur et le char Lion demandent un peu plus d'efforts, mais notre industrie est désormais capable de les fabriquer à grande échelle. Le plus difficile pour le char lion reste son moteur antigravitationnel, mais nous en possédons déjà certains réserves. »

« Quant au projet technologique du port spatial… j'ai besoin de davantage de temps pour en maîtriser toutes les subtilités. »

Gu Hang se caressa le menton et hocha la tête.

« On peut également utiliser la boîte noire pour produire un premier système d'identification des transitions… Quel débit atteint-on avec ce module ? » demanda-t-il.

« Un tous les deux mois. »

« Si peu ? » Gu Hang afficha un mécontentement mesuré.

« Hein ? » Wu Jiarong resta perplexe.

Que peut-il lui reprocher quand on parvient à en sortir une par mois ?

Cet équipement est réservé aux vaisseaux stellaires, et notre industrie n'a encore jamais bâti pareil engin.

Avec la boîte noire, en extraire pratiquement gratuite tous les deux mois soit six unités annuelles, rapporterait déjà un bénéfice intéressant à l'exportation.

Gu Hang sembla comprendre qu'il poussait peut-être le bouchon : « Très bien, retenons ce rythme… Lancez la fabrication dès que possible pour le reste. Pour le projet du port spatial… je confierai la mission au département de développement. N'attendons pas pour entamer la première phase des travaux au sol », ordonna-t-il.

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