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Starting from the Planetary Governor

Chapitre 1753

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Chapitre 1753

Chapitre 1753

Chapitre 1753/183296%~8 min de lecture1 512 mots

Comme elle commençait à se demander si sa vie ne se contenterait pas de s'écouler sur Fatches II, sans différence avec n'importe quel autre membre ordinaire de la famille, une opportunité se présenta à elle : la famille recrutait quelqu'un pour prendre la tête des Industries Lourdes Blackbird sur l'Étoile Hibou Enragé.

Le précédent directeur avait pris sa retraite, et la famille avait besoin d'un descendant direct pour reprendre les opérations sur place.

À quoi ressemblait l'Étoile Hibou Enragé il y a trois ans ? C'était une planète aride, un trou perdu qui échouait régulièrement à s'acquitter de l'Impôt Impérial, un lieu que les descendants directs de la famille fuyaient comme la peste, et où nulle personne ambitieuse et prometteuse n'accepterait de s'enterrer volontairement.

Pour le dire crûment, ce n'était qu'une pièce inactive dans le jeu de la famille sur l'Étoile Hibou Enragé — y établir quelques industries, engranger quelques profits, en misant sur le fait que les précédents Gouverneurs Planétaires ne parvenaient pas à percevoir les impôts pour s'assurer des revenus supplémentaires.

Bien sûr, cela ne signifiait pas que la famille n'avait pas des visées expansionnistes. Elle comptait utiliser les Industries Lourdes Blackbird pour étendre sans cesse son influence sur l'Étoile Hibou Enragé, s'assurer la position de Gouverneur Planétaire au moindre coût, et in fine intégrer cette planète insignifiante au territoire de la Famille Fatches.

Au départ, elle n'était pas sûre de vouloir y aller. Son entourage disait que c'était trop dur là-bas, que la famille avait des projets mais n'y attachait pas une grande importance, que partir là-bas serait gâcher sa jeunesse, et elle en ressentait de l'appréhension.

Mais d'un côté, elle ne voulait pas passer le reste de sa vie dans le confort et la prévisibilité ; de l'autre, elle voulait juste tenter le coup, sans croire véritablement que quelqu'un d'aussi ordinaire qu'elle serait sélectionné.

Et puis elle le fut, effectivement.

Peut-être parce que les membres capables et estimés de la famille dédaignaient cette destination, alors qu'elle, elle était une Fatches par le sang, et que son parcours n'était fait que de services honnêtes et obéissants...

Quelle qu'en soit la raison, elle devint le choix de la Famille Fatches pour superviser les opérations des Industries Lourdes Blackbird.

Le cœur serré, elle arriva sur place et entama son travail.

L'affaire ne demandait pas une attention excessive ; son prédécesseur, un ancien de la famille, avait laissé des fondations solides, et ce n'était pas un chaos total. Tout tournait rondement selon les dispositions qu'il avait laissées en place.

Pourtant, elle finit par rencontrer des problèmes.

Elle n'était pas véritablement incompétente ; dans la gestion interne, elle découvrit progressivement une anomalie : la capacité de production des Industries Lourdes Blackbird était bien supérieure aux prévisions.

Le capital de départ fourni par la famille était minime ; le soutien qu'elle apportait, maigre. Les conditions de production ici étaient mauvaises. Selon sa compréhension, les Industries Lourdes Blackbird n'auraient pas dû afficher la capacité de production qu'elle constatait.

Et elle comprit vite pourquoi : sous sa direction, les lignes de production automatisées tourna jour et nuit. Bon nombre des ouvriers industriels avaient depuis longtemps été transformés en humains augmentés infatigables, ne nécessitant ni nourriture ni boisson, qui n'avaient qu'à être rechargés, alimentés en énergie, et ils pouvaient exécuter les ordres.

Sans aucun doute, cela franchissait la ligne rouge de l'édit impérial interdisant les Systèmes Intelligents.

Elle convoqua solennellement les surveillants concernés et aborda la question avec gravité, mais constata qu'ils n'y voyaient pas un grand problème.

Où est le mal ?

L'édit impérial est une chose, mais qui s'en soucie sur l'Étoile Hibou Enragé ? Les Gouverneurs Planétaires, qui en principe devraient surveiller toutes les anomalies sur leurs territoires, ne savent même pas s'ils survivront deux ans de plus, assis comme des statues d'argile dans la Cité de la Renaissance à l'est, incapables de contrôler leur propre gouvernement, sans parler de gérer les affaires à l'autre bout du continent, à l'ouest.

Ici, l'ordre de l'Empereur ne court pas ; tout est permis.

D'ailleurs, quant à la soi-disant interdiction des Systèmes Intelligents, c'est faire une montagne d'un talus. Ce ne sont que de simples machines automatisées, qui poussent juste un peu plus loin le degré de modification humaine, en modifiant surtout le cerveau — en quoi cela diffère-t-il d'un serviteur ? Où cela pourrait-il bien mener à un problème sérieux, une crise de Systèmes Intelligents ?

Ils ne croyaient pas une seconde que ces humains augmentés, ces machines automatisées, se révolteraient soudainement.

Ils faisaient cela depuis longtemps, depuis l'époque où le précédent président des Industries Lourdes Blackbird était en poste.

Et il ne s'était rien passé.

Mieux, les responsables lui avaient dit que ce n'était pas seulement aux Industries Lourdes Blackbird ; sur les terres ancestrales de la famille Fatches, les planètes Fatches 1/2/3, il y avait aussi des machines automatisées en fonctionnement. Cependant, sur ces trois planètes traditionnelles de la famille Fatches, il y avait toujours des officiels impériaux en inspection, et la situation planétaire était plus complexe.

Ils n'osaient pas être trop flagrants, donc ils ne pouvaient opérer qu'à petite échelle et de manière très covertement.

Après tout, l'impact de l'automatisation sur l'augmentation de la productivité et la réduction des coûts était trop immédiat et évident.

Au début, Irong fut paniquée. Même après avoir écouté les explications des surveillants, elle sentit que quelque chose clochait. Elle craignait que les événements qu'elle avait lus dans les livres d'histoire et certains récits légendaires ne lui arrivent un jour.

Le courroux impérial s'abattant des cieux, consumant tous les traîtres, et elle, elle serait cette traîtresse impériale.

Mais elle n'osa pas y mettre un terme.

Elle voyait bien que les officiers concernés n'accepteraient pas facilement ; elle sentait que si les violations étaient rapportées à la famille, elle, en tant que responsable, serait celle qui porterait finalement le blâme et serait ostracisée par la famille ; les quotas de production fixés par la famille, les objectifs d'expansion, ils ne pourraient pas être tenus sans de solides capacités de production derrière eux, même le contrôle sur l'ensemble du continent occidental pourrait ne pas être maintenu...

Elle consentit à tout, demandant seulement qu'ils n'aillent pas plus loin ; puis, lors d'une inspection, elle fit accidentellement une chute de deux étages, subissant une fracture comminutive du pied gauche, rendant la guérison difficile, alors elle accepta l'augmentation mécanique de son pied gauche.

C'était chose courante ; dans de nombreuses parties de l'Empire, des augmentations mécaniques similaires avaient lieu, et tant que le cerveau n'était pas altéré, il n'aurait pas dû y avoir de gros problème.

Une fois l'augmentation terminée, son pied gauche mécanique, bien que très utile, lui donnait parfois l'impression vague qu'il avait sa propre conscience.

Dans le temps qui suivit, elle commença à voir de froides illusions devant ses yeux ; elle constata que sa capacité de raisonnement logique était devenue extrêmement forte, mais pour conséquence, elle commença à sentir qu'elle perdait lentement certaines émotions humaines, devenant de plus en plus indifférente.

Un jour, un an plus tôt, elle sentit qu'elle allait devenir folle, pourtant ses émotions restaient étrangement calmes.

Elle prit un couteau et entailla la chair à la jonction où son mollet gauche se connectait à la machine, pour découvrir la partie supérieure de son membre qui aurait dû être la sienne, qui n'aurait pas dû être modifiée, et, sous la chair où l'on aurait dû trouver l'os blanc, une substance métallique gris foncé !

Elle aurait dû être choquée, terrifiée, mais elle ne le fut pas. Elle entailla calmement la chair de ses bras, qui, par tous comptes, ne devaient montrer aucune trace de modification, pour découvrir qu'à l'intérieur se trouvaient encore des os métalliques.

Puis elle brisa sa main gauche, et à l'intérieur du squelette, il y avait des structures mécaniques, des câbles.

Dans son esprit, des connaissances qui n'auraient pas dû lui appartenir firent surface, lui donnant une compréhension claire que ces câbles et structures mécaniques étaient ce qui soutenait le fonctionnement de son corps. Les modifications de son corps ne s'étaient pas arrêtées un instant pendant les deux dernières années, commençant par son pied gauche, remplaçant progressivement ses os, la structure de son sang...

À présent, elle pouvait encore paraître extérieurement indiscernable d'un humain normal, mais en essence, elle était devenue une autre espèce.

Mais Irong Fatches ne paniqua pas ; elle se contenta de réparer calmement son bras brisé, regarda le faux extérieur charnu se régénérer complètement, et reprit ce qu'elle était en train de faire.

Elle avait entendu qu'un nouveau Gouverneur Planétaire était arrivé de l'est, qui avait même envoyé des émissaires. Après avoir appris les divers actes qu'il avait accomplis sur la planète, elle commença à faire silencieusement quelques préparatifs supplémentaires.

Construction de silos de missiles intercontinentaux, construction de Générateurs de Bouclier, réorientation de la capacité de production des Industries Lourdes Blackbird, de la fabrication de produits requis par la famille Fatches vers la production de biens militaires, augmentation du nombre d'humains augmentés.

Elle se préparait pour un avenir que son esprit logique jugeait inévitable, et maintenant, cet avenir était arrivé.

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