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Souls Online: Mythic Ascension

Chapitre 2 : Heure du décès

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Chapitre 2

Chapitre 2 : Heure du décès

Chapitre 2/2100%~6 min de lecture1 106 mots

L'hôpital universitaire Mercy's Grace était en pleine confusion. Les médecins et les infirmières qui avaient la charge d'un jeune homme cloué au lit par une maladie mystérieuse couraient en tous sens comme des fous : le patient venait de se mettre à convulser sur son lit alors qu'il jouait à un jeu en réalité virtuelle que sa sœur lui avait apporté.

La sœur avait exigé des médecins qu'ils laissent son frère jouer à un jeu de RV neurologique, en affirmant que cela pourrait peut-être l'aider à guérir. Le jeune médecin responsable s'était moqué de la conviction absurde de la jeune fille, mais il n'avait pas pu lui dire non.

Il savait très bien qui se tenait derrière elle, et il n'était pas prêt à mettre en jeu sa carrière, et peut-être même sa vie, pour refuser une simple requête. Après tout, la seule chose qui lui importait, c'était d'être payé.

À présent, ce même médecin avait des sueurs froides qui lui dégoulinaient sur le visage, tandis qu'il n'arrivait pas à arracher la console-casque de réalité virtuelle de la tête du jeune homme. C'était comme si le casque avait été greffé et fusionné à son visage.

Il ne voulait pas être celui qu'on tiendrait pour responsable de cela. Pourquoi fallait-il que ce garçon meure pendant sa garde ?

Une infirmière relativement nouvelle, qui s'était souvent occupée du garçon et se surprenait souvent à rire de l'humour et des remarques charmantes du jeune patient, plaqua une main sur sa bouche et se détourna en étouffant un sanglot : elle était incapable d'en regarder davantage, alors que le sang se mettait à couler de dessous le casque.

Le médecin hurla de frustration en se voyant contraint d'abandonner ; son patient se vidait de son sang et il n'avait pas d'autre choix que d'ignorer le casque.

« Il perd trop de sang ! À ce rythme, on va le perdre ! »

Une autre infirmière cria en essuyant d'une main tremblante le sang qui coulait du nez et de la bouche du garçon. La compresse jadis blanche avait pris depuis longtemps un rose épouvantable.

« Mais c'est quoi, bordel, cette maladie ? On croirait qu'il fait un rejet de greffe d'organe... sauf qu'il n'a jamais subi la moindre opération ! »

Le médecin avait l'impression qu'il allait s'arracher les cheveux. Il jeta un coup d'œil à son maître de stage, qui était en train de l'évaluer. Le vieil homme avait les sourcils froncés en regardant le jeune homme convulser, la mâchoire serrée : lui non plus ne semblait comprendre ni ce qui se passait ni comment il pourrait aider.

Le son strident de l'électrocardiogramme passant en tracé plat interrompit les pensées des deux médecins. Le pouls de l'homme avait disparu ; s'ils ne faisaient rien tout de suite, il était comme mort.

« Chargez le défibrillateur ! » cria le jeune médecin à une infirmière proche.

Les palettes en main, il les plaqua sur la poitrine du patient.

Le corps du jeune homme s'arqua brièvement sous l'électricité qui le parcourait, mais retomba bientôt sur le lit, sans réaction.

« Bon sang ! Encore une fois ! Dégagez ! »

De nouveau, aucune réaction du jeune homme cloué au lit.

Le vieil homme soupira en secouant doucement la tête. Il avait le cœur lourd d'avoir perdu un patient si jeune. Il aurait dû avoir tant d'années devant lui. Il avait vu cela trop souvent, souffert trop longtemps. Peut-être qu'après aujourd'hui, il finirait par remettre sa lettre de démission au conseil.

Sa voix était lourde. Le poids de ne pas savoir ce qu'on aurait pu faire autrement pour sauver cet homme venait s'ajouter à tous ceux qui pesaient déjà sur son âme. Il aurait probablement besoin de se noyer dans une bouteille de whisky après cela.

Le jeune médecin serra les dents en jetant un coup d'œil à l'horloge. Il était à la fois effrayé et furieux. Il n'avait aucune envie d'avoir affaire à la sœur du garçon, et pas davantage de garder un échec aussi ridicule à son dossier.

S'il voulait gagner beaucoup d'argent dans le privé, il lui fallait un parcours irréprochable, et ce garçon était une tache indélébile qui le poursuivrait tout au long de son internat.

« Heure du décès : 17 h 02. Cause du décès : arrêt cardiaque soudain. Infirmière, veuillez contacter la famille. »

Le jeune médecin sortit de la chambre en trombe. Il ne voulait pas être là quand tout partirait en vrille. Il pourrait probablement obtenir un autre poste d'interne dans un autre hôpital, dans une autre ville. Il ne laisserait pas ce patient mort ruiner son avenir !

L'attitude et le comportement atroces du jeune médecin n'échappèrent pas au vieil homme, qui ne put pourtant que froncer les sourcils en le consignant dans son évaluation. Tournant légèrement la tête, il vit l'une des infirmières recroquevillée dans un coin, en train de pleurer en silence.

'Ce doit être le premier patient qu'elle perd.'

L'infirmière avait oublié la règle cardinale du travail à l'hôpital : on ne pouvait pas s'attacher à un patient, car il finirait par partir et laisser derrière lui les infirmières et les médecins... d'une manière ou d'une autre.

Cette réalité sinistre avait été oubliée par cette pauvre infirmière, qui avait passé près de deux ans à s'occuper du patient à présent décédé.

Le vieux médecin regarda le dossier médical du patient et claqua la langue. Orphelin. Seul membre de sa famille : sa sœur, Luna. Parents morts dans un accident de voiture.

Le vieil homme s'apprêtait à quitter la chambre pour passer l'appel qu'il redoutait toujours, quand soudain le son du tracé plat disparut, remplacé par celui d'un pouls.

« Quoi... ? QUOI ? REVENEZ TOUS ! S-SON POULS ! IL EST VIVANT ! »

Le vieux médecin hurla, sous le choc. Le jeune homme était revenu de la tombe !

Le corps du jeune homme restait frêle et à peine accroché à la vie, son pouls était au mieux faible et filant, mais il s'améliorait rapidement, sans aucune raison apparente. La poitrine du jeune patient commença à se soulever et à s'abaisser d'un mouvement régulier, ce qui signifiait que même ses poumons abîmés étaient en train de récupérer.

Personne, pas même le vieil homme, ne semblait remarquer la faible lumière arc-en-ciel qui vacillait dans la poitrine du jeune homme, sous sa peau.

Le vieux médecin était abasourdi. Il avait déjà entendu parler de cas d'effet Lazare, mais en toutes ses années de pratique de la médecine, cela ne lui était jamais arrivé. Le retournement soudain de son état était si invraisemblable qu'il ne pouvait le qualifier que de miracle.

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C'était le dernier chapitre disponible pour Souls Online: Mythic Ascension.

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