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Slime Saint

Chapitre 46 : Le slime stratège met le vicomte Denis en pièces

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Chapitre 46

Chapitre 46 : Le slime stratège met le vicomte Denis en pièces

Chapitre 46/5092%~9 min de lecture1 776 mots

Bon, bon, boooon. Vous attendiez ça avec impatience, non ?

Le bon vicomte (lol) qui joue au pompier pyromane pour manipuler le cœur de ses esclaves et en faire ce qu'il veut, on va le réduire en pièces et en charpie. C'est drôle, ce serait dommage de rater cet épisode !

Bon, résumons l'affaire.

Un beau jour, j'ai dragué trois adorables demoiselles diablotines, et il s'est avéré qu'elles avaient failli être emmenées dans un bureau du Milieu pour être faites prostituées ! Bon, je le savais depuis le début, mais folle de rage, j'ai anéanti les messieurs du Milieu jusqu'à leur prendre la bille des entrailles. Tout est sous terre. Rien de tout cela n'a existé.

Ensuite, en allant en rendez-vous avec les trois demoiselles jusqu'à un bureau de traite d'êtres humains, des gens tout joyeux sont venus nous accueillir : massacre. Les documents trouvés là-bas étaient tous plus compromettants les uns que les autres, et le dieu-démon Cal Damon, qui tient ce pays, a ordonné une purge !

« J'ai jamais dit purge, moiii. »

Alors, Cal, on fuit ses responsabilités ? Bref, cette ville dont j'ignore le nom était pourrie jusqu'à l'os, hein ? À chaque maison de commerce d'esclaves démolie, ça sort, ça sort : des monceaux de pus.

N'y tenant plus, j'ai débarqué chez les Denis, et nous voilà à l'entrevue : c'était le résumé de l'épisode précédent. J'ai l'impression d'avoir sauté pas mal de choses.

« Plein de mensonges et de sadisme. »

« C'est ignoble ! »

« C'est vrai qu'Azalée est ignoble. »

Hé, Iris, Blaze, vous ne seriez pas ignobles, vous aussi ? On me regarde avec l'air de dire « l'ignoble, c'est toi ». Tout ça fait partie du rituel.

Au passage, j'ai retourné une des suivantes du vicomte. Et j'ai aussi inspecté ce qu'il entrepose au sous-sol. Tenez-vous prêts.

Hé hé. Je suis une bourrine, mais sur ce plan-là, je me trouve plutôt calculatrice. On va bientôt m'appeler le slime Kongming des temps modernes. Ah, Kongming n'existe pas dans ce monde. Euh… le slime sage, alors ?

Ah, rien qu'en le disant, je me rends compte que non. Snif.

Hein, il ne serait pas en retard, le vicomte Denis ?

Il faut dire que j'ai démoli huit maisons de commerce dans cette ville. Comme elle se trouve sur les terres du vicomte Denis, on l'appelle apparemment Denis. Elle s'appellera comment, à partir de demain ? Il a l'air de savoir ce qu'il fait, et pourtant il est du genre candide. C'est déplaisant.

Ce genre d'histoire, ce serait amusant de la faire écrire par un journal à scandales. Ah, le journal n'existe pas encore. Dommage, c'est amusant. J'aime bien les pièges qui reposent sur le contrôle de l'information. Moi, je ne saurais pas en monter. Je suis une bourrine.

Mon piège d'aujourd'hui est bien innocent. Vous avez sans doute déjà deviné la suite.

Mais c'est amusant, non ? C'est à l'instant de leur chute que les crapules sont belles. Ce n'est pas un compliment, hein ?

Puis Maurie, la femme de chambre à l'air inquiet (et concubine du vicomte Denis), ouvre la porte, et Denis entre, accompagné de deux suivantes.

… Tiens ? Il est suicidaire, le vicomte Denis ? Il a amené exactement les deux qu'il ne fallait pas.

Voyons : Grace et Lieselie, deux anciennes esclaves. … J'ai enquêté sur elles aussi, et évidemment, je me doutais bien que ça tournerait ainsi. … Parce que j'ai infiltré !

Ces trois-là sont les favorites du vicomte Denis. Par respect pour leur honneur, je floute leur physique, mais même pour moi qui suis une fille, elles sont toutes mignonnes. Elles ont de la poitrine. Crève, Denis.

Vous avez entendu quelque chose ?

Bon, bon, par où attaquer et comment le faire tomber ? J'ai une ou deux cartouches en réserve. De toute façon il est noir, je peux le faire tomber n'importe comment, mais je veux le faire souffrir comme il faut. Ce sale hypocrite. C'est ça, un hypocrite. Retenez-le bien.

Il s'est mis à faire les folles avec les trois filles, j'ai voulu le tuer, mais Blaze m'a arrêtée. Hé, Rizé, Blaze, couvrez-moi correctement !

« Une épée d'orichalque et je marche. »

« Trois mois de repas gratuits au restaurant de la ferme du kappa me suffiront ! »

Vous savez que ça représente une journée entière de recettes du donjon d'Azalée ? Plus d'un million de yens ? Bon, j'ai du mana en abondance en ce moment, alors ça ne me dérange pas, hein ?

Alors couvrez-moi pour de vrai, non mais !

Les deux poussent des vivats et le vicomte Denis et sa suite restent bouche bée. Vous ne pourriez pas tenir compte de l'endroit ?

« Voyons, Denis, tu sais pourquoi je suis venue ? »

« C'est quoi, ce slime ? Quelle insolence envers messire Denis ! »

« H-hé, tu ne peux pas dire des choses pareilles. »

« Un slime tout riquiqui. Tu viens faire quoi ? Tu te crois importante ? »

« E-enfin, voyons, il ne faut pas… Tant de brutalité… »

« Rentre chez toi ! Sainte slime, tu parles ! »

« C-calmez-vous ! »

En fin de compte, ce sont des esclaves que le vicomte Denis a obtenues par ses manigances : jolies à son goût, mais la cervelle douteuse. Réfléchissez : dans la société nobiliaire, l'esclave d'un vicomte qui insulte copieusement un noble de rang royal.

On croirait presque qu'elles le font exprès pour être condamnées à mort.

« Voyons, on part sur la peine de mort pour ces trois-là ? »

'Bon, de toute façon elles ne pourront plus mener une vie normale. Aucun moyen de les sauver, hein.'

« T-toutes mes excuses ! Sa Majesté le roi-démon contient son mana, ces personnes ne perçoivent donc pas son prestige ! »

Ce vicomte Denis, comment dire, c'est un joli garçon sans caractère. Au premier coup d'œil, il n'a rien d'un criminel. On dirait quelqu'un que son entourage a manœuvré et qui s'est laissé porter. Un crime reste un crime, cela dit.

Les trois lancent un « heiiin, du prestige ? », alors je fais sortir mon manaaa. Mon mana entame beaucoup trop l'esprit des gens. Les trois se sont mises à écumer et se sont fait dessus en chœur. Écoutez, je ne suis pas fétichiste de la chose. Nettoyez. Hé, vicomte Denis, ne t'y mets pas toi aussi.

Impossible d'en venir au jeu principal. Au passage, comme j'ai acheté Maurie, je lui glisserai un peu d'argent tout à l'heure. Je ne comptais pas la viser, mais ç'aurait paru bizarre, alors je l'ai emportée dans le test de SAN du Chaos rampant. Bon, elle a profité jusqu'ici des faveurs du vicomte, ça ira. Ce qu'elle deviendra ensuite, je ne veux pas le savoir. … C'est effrayant, une femme qui détient une grosse somme en liquide.

Bon, on va lancer la machine.

« Messire Denis, vous êtes donc bien aimé de ces trois demoiselles. »

« Euh, ah ah, oui, on peut dire ça. »

Comment a-t-il fait pour tenir cet équilibre jusqu'ici ? Tu viens de dire « je les aime toutes les trois », mon vieux.

Je le sentais depuis le début : ces trois-là sont farouchement rivales. Et il répond ça. En tant que noble aussi, ce type est une catastrophe. Il se faisait manipuler par un marchand quelconque ? Bon, chez les nobles monstres, tant qu'on a de la force, ce genre de chose passe peut-être. Moi, ça ne passe pas. Au passage, Denis est de la lignée des démons. Sur la planète rouge, les nobles sont souvent des démons. Chez moi aussi, les cadres sont tous des démons.

Les trois concubines sont toutes de la lignée des diablotins ou des démons. Pas une seule à fourrure. Dommage. Allez, je lance.

« Vous vous entendez toutes les trois à merveille. Savoir partager l'amour, c'est magnifique. »

Bien sûr, avec un instinct de possession pareil, il n'y a aucune chance que ces trois-là partagent quoi que ce soit. Bon, y en a-t-il une dont la tête fonctionne correctement ?

« Naturellement. Toutes les trois, nous aimons messire le vicomte Arès Denis. »

Ça, c'est Maurie, que j'ai achetée.

« M-mais moi davantage… L'autre jour, messire Denis m'a fait monter à cheval avec lui ! »

« Moi, je prends le thé chaque jour au pavillon du jardin fleuri ! »

Au passage, même sans être esclaves, ces trois-là sont des roturières : difficile de s'unir à un vicomte comme Denis. À ce rang, même une concubine pose problème. Si l'on apprenait qu'il en a pris, ce serait la honte des hontes. Bon, lui est encore au-dessous de ça. Et nos petites esclaves, qui ne connaissent rien à la société nobiliaire, parlent comme des demoiselles de la haute. Ce n'est pas un peu gênant ?

Bon, peu importe. Celui que je veux abaisser, c'est uniquement Denis. Pour lui, mourir serait peut-être plus confortable.

Au fait, la rumeur du complexe du donjon d'Azalée s'est répandue dans tout le continent de Gransgrain, si bien que tous les gens de la noblesse rêvent apparemment d'y venir. Sauf que Cal y réside en permanence. « J'aimerais entrer, mais Cal me fait peur », dans ce goût-là. On en est au point où un comte du voisinage parle d'y installer son camp de base. La rumeur a bien circulé. Cela fait huit mois que Cal est chez moi.

« Je vois. Au fait, mesdemoiselles, connaissez-vous le complexe du donjon d'Azalée ? »

« Le complexe du donjon d'Azalée ?! Euh… Azalée ?! »

« Hein ? Hein ? Ce n'est pas possible ! »

« Celui où des aventuriers de rang S et les dieux-démons passent quotidiennement… ? »

Non, à part Cal et Dorin, ils ne viennent pas beaucoup.

Bon, les serviteurs de Zild et des autres messieurs viennent acheter de l'alcool presque tous les jours. Et ce ne sont pas des aventuriers de rang S qui viennent : ce sont ceux qui viennent qui deviennent rang S. Ils se sont renforcés dans mon donjon avant d'aller se déchaîner dans le donjon d'en face. Ce n'est pas ma faute. C'est un peu la faute du festival de mana des dieux-démons !

Bon, tant mieux si nous sommes solidement connus.

Voyant le regard des trois filles changer à mon égard, j'ai décidé d'accélérer. Il faut dire que chercher noise à quelqu'un comme moi vous fait éclater la tête l'instant d'après. J'ai des références !

Mais celui que je veux faire pleurer, c'est cet homme-là (condamné à mort, probablement). Vous feriez mieux de ne pas trop le défendre.

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