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Slime Saint

Chapitre 44 : Le très méchant slime chasse les méchants

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Chapitre 44

Chapitre 44 : Le très méchant slime chasse les méchants

Chapitre 44/5088%~10 min de lecture1 829 mots

Bon, bon. Une frêle gamine en gothique lolita blanc, aux yeux roses, s'engage dans une ruelle. Elle a tout de la fille qu'un méchant va enlever !

Sauf qu'une fois enlevée, c'est un slime !

« Hé hé, qu'est-ce qu'elle est moelleuse » et on va me tripoter, c'est ça ?

Ah, avec Iris, c'est plausible ! Cela dit, la seule perverse de ce genre que je connaisse, c'est Iris. Ah, et Cal est douteuse aussi.

« Hé, mademoiselle, là-baaas. Ça te dirait, un thé avec moiii ? »

« À-à l'aid… hein ? »

Si c'est une esclave, je leur volerais leur marchandise, alors je joue le registre de celle qui pique une jolie fille qui lui plaît. La demoiselle est frappée par ma beauté de jeune fille.

Oui, oui, c'est parce que la personne à qui elle allait demander de l'aide est toute petite. Les hommes se retournent d'un bloc. Ils sont une dizaine. Je les bute ? Je leur envoie mon intention meurtrière ? Ou je les raisonne, vu que j'aspire à une vie paisible ?

« C'est quoi, cette gamine à l'air débile… ? »

« On n'a pas demandé de gamine ! »

« On te prendra tes trous à toi aussi, tant qu'on y est ? »

« Attrapez-la ! »

Voilà. Je suis un slime au cœur tendre, donc il ne me reste qu'une option : les buter. Il faut bien porter secours à ces pauvres gens qui, même vivants, ne savent rien faire d'autre que des crimes. Et puis un slime n'a pas de trous. Ana non plus.

Un gros gobelin m'attrape par les vêtements, sauf que ce qui ressemble à un vêtement, c'est mon corps de slime. Harpon dedans, et j'y fais couler de l'acide.

« Gyaaaah ! »

« La puissance de l'acide dépend du mana, c'est ça ? Ton bras est parti. »

« Toi ! Qu'est-ce que tu as fait ?! »

« Je vais te l'expliquer avant que tu meures ! Meurs ! »

« Tu n'expliques rien ! »

Ah, c'est quand même mieux quand quelqu'un rebondit. J'avais étendu mon mana à l'avance et bouché les voies de fuite avec des Fosses. Petit cadeau pour l'homme-lézard mercenaire au mana prometteur : un couteau de fer. Planté dans le front. Excellent. Tu n'es pas fait pour ce métier, tu devrais arrêter d'être mercenaire ? Ah, non, tu n'as plus à t'en soucier.

Comme ils prennent la fille en otage, je les embroche tous ensemble, la fille comprise. En regardant mieux, elles sont trois. L'une d'elles fait ma taille. Ces types sont des pédophiles !

Ah, précision : je soigne en retirant le tentacule, donc les filles sont indemnes. Il y a un trou dans leurs vêtements, pardon.

Un minable qui n'a toujours pas compris l'écart de niveau s'approche, un homme-chat : matraque plombée, tête explosée. Ah, non, les façons de tuer qui font peur, c'est interdit, ça effraie les filles. Bon, ce sont des monstres, ça devrait aller ?

« E-elle est balèze… »

« Ne reculez pas, bande de mous, il suffit de l'attaquer tous en même temps ! Prenez-la à revers ! »

« Dommage. »

Un slime n'a pas d'angle mort. Le gobelin qui passe derrière comme l'ogre qui arrive de face, je les expédie dans l'au-delà à la Lance de pierre. Si vous devez vous réincarner, je vous recommande le slime.

« Bordel ! Pourquoi tu viens nous emmerder ?! »

« Hein ? J'ai envie de sortir avec ces demoiselles, alors j'élimine ce qui me gêne. »

« Sortir ?! Entre filles ? T'as pété un câble ?! »

Tu viens de nier Iris ? Tu viens de mourir, tu sais ?

Lance de pierre par-derrière, dans la bille des entrailles du vieil orc qui a l'air d'être le chef. La spécialité d'Iris ! Hein ? C'est moi qui ai commencé ? Une dame ne ferait jamais une chose pareille. Vous avez eu une hallucination ! Hein, je viens de le faire ? Joli hurlement, en tout cas !

« Gyahiiiii ?! »

« C-chef ! »

« Les fesses du chef sont fendues ! »

« Elles l'étaient depuis le début. »

On est dans quel sketch ? Bon, le reste, je le ramasse d'un coup de filet… Ils ont fui. Ils sont tombés dans la Fosse. On enterre, on enterre. Il ne s'est rien passé ici. C'est bien compris ?

« Quelle cruauté… »

« J'ai peuuur… »

« C'est notre tour, maintenant… »

« Je vous sauve et c'est comme ça ! Vous êtes ignobles ! »

Ah, ça faisait longtemps qu'on ne m'avait pas regardée avec l'air de dire « l'ignoble, c'est toi » ! Ça commence à devenir un plaisir… Non, ça ne vient pas !

Traces de sang et cadavres, rangés à la magie de terre. Je suis de santé fragile, donc j'aime la propreté. Désormais, il n'y a plus guère qu'Ashida pour savoir ce qui s'est passé ici. Ah, et les égoutiers qui creuseront dans le coin.

« Bon. Racontez donc à la jolie demoiselle ce qui vous est arrivé ? »

« Euh, on nous a mis sous le nez une reconnaissance de dette dont nous n'avons aucun souvenir… »

« On nous a dit que nos parents défunts s'étaient portés cautions. »

« Mais nous n'avons jamais entendu parler de ça. »

« OK, la jolie demoiselle est passée à la trappe. Histoire classique. »

Même chez les monstres, on ne peut pas répudier ce genre de dette ? Si j'en parle à Cal, elle dira sûrement « tu peux les écraseeer ». Je lui demande en télépathie et j'obtiens :

“Tu peux les écraseeer.”

J'ai peut-être un don de prescience. Cal doit détester l'esclavage.

« Ces usuriers ? Vous savez où sont les messieurs du Milieu ? »

« O-oui. »

« Au fait, vous, vous m'avez transpercée tout à l'heure ! »

« Ce ne serait pas une hallucination ? »

« Il y a un trou dans ma robe ! Mais merci de nous avoir sauvées ! »

Une tsundere. Et maintenant, on va tout ravager. … Les messieurs du Milieu, s'entend. Je vais les ravager au tentacule au point de faire changer le genre du récit !

Harpon empoisonné depuis le plafond, crâne broyé à la matraque plombée sans sommation ! De la fantasy, on passerait presque à l'horreur ! Je n'ai pas menti !

Bref, je pars vers leur bureau avec les trois demoiselles diablotines, qui ont décidément le cœur bien accroché. Puis je les renvoie chez elles. Une mission d'infiltration, ça faisait longtemps. Je ne laisserai pas la moindre trace.

Je bouche la porte de façade en façonnant un lingot de fer, Fosse dans le jardin. Je fais le tour par-derrière en forme de slime et je bouche aussi l'issue de service. J'entre par une bouche d'aération et, depuis le plafond, je tue puis stocke un par un les orcs et les ogres à tête de messieurs du Milieu qui traînent dans une grande pièce. Ils sont quatre, et sans qu'ils s'en aperçoivent, ils disparaissent un à un.

Vous voyez, on est passés à l'horreur ! Mais non, on est encore en pleine fantasy ! Bon, j'arrête là les blagues méta !

Les deux derniers, je les embroche d'un seul coup de tentacules. J'écrase directement le cœur et je stocke dans la foulée. Aucune trace, hein ?

Pièce suivante. Le bureau se vide peu à peu de ses occupants. C'est bien de l'horreur, en fait.

J'efface aussi le type important du premier étage et je rafle les papiers. Oui, une montagne de documents : des reconnaissances de dette manifestement falsifiées, des pièces liées au trafic d'esclaves illégaux. En sondant les murs à la Détection de mana, je découvre un registre entier notant à qui chacun a été vendu. J'expédie tout à Cal par téléportation. Quand elle atténue son mana de son côté, je peux lui envoyer des choses.

“J'ai encore du bouloooot.”

« Courage, Cal ! »

“Nous traiterons le reste de notre côté. Je vais manger un steak haché.”

« Toujours affamée, Rizé ! »

Elle mange d'abord, elle travaille ensuite. Cela dit, c'est bien elle.

Rien d'autre par ici ? Le grand classique, des esclaves enlevés dans un cachot au sous-sol, non ?

Oups, on a fini par me remarquer, la maison s'agite. J'en ai tué un paquet et il en restait. Infiltration, infiltration. Tiens, ils sont trois.

« Patron ! C'est la catastrophe… Tiens, patron ? Les papiers ont disparu ! C'est mauvais, ce que le patron traitait, c'étaient des faux… »

« Ah, ne t'en fais pas. Tu n'as qu'à rejoindre ton patron tout de suite. »

« Hein ? »

Trois, c'est réglé en un instant. Je les transperce d'en haut au tentacule et je les absorbe. Tiens, du bruit dans l'escalier. Absorber des gens, ça prend quand même du temps.

« Ouah ! C'est quoi, ça ! »

« Un slime ! Merde, c'est à cause de lui que tout le monde a disparu ! »

« La ferme. »

Lance de pierre. Aïe, ça a un peu éclaboussé. Bon, une Purge devrait effacer ça. Les entailles dans le sol, en revanche, tant pis. Sur du pavé je réparerais, mais c'est de la moquette. On mettra ça sur le compte de l'usure. Je demanderai à Cal d'étouffer l'affaire.

Je monte une double pièce pour l'insonorisation, je ligote au tentacule celui qui a l'air d'être le chef, et Résurrection. Tu vas cracher le morceau.

Le chef se réveille dans une pièce d'un noir total. Je verse de l'acide sur ses membres, je les dissous, je les soigne, et je recommence cinq fois. Sans un mot, lentement, posément. Ben voilà, c'est de l'horreur, j'vous dis.

« Gyaaaaaaah ! Arrêteeeeez ! »

« Bien. Où est la pièce des esclaves ? »

« Quoi… t'es qui, toi, bordel… »

« C'est moi qui pose les questions. Tu me prends pour qui ? »

« Merde ! Lance de feu ! »

« Voilà, Mur. Tu es bête ? Tu crois pouvoir gagner ? »

Acide fort, tchhh. Évidemment, mes tentacules sont mon corps, l'acide ne leur fait rien. Je le laisse mariner dans la douleur. Soin. Tchhh. Soin. Tchhh. Et on recommence.

« J-je parle ! Je parle, je te dis ! »

« Ne me fais pas perdre mon temps, minable. »

Ah, mais je ne suis pas un slime ignoble, hein ?! Argh, je vois par-delà l'espace-temps le regard méprisant de Blaze !

B-bref, comme il a parlé, je l'envoie en paix rejoindre ses subordonnés, je fais fondre les portes du sous-sol, et les esclaves qui avaient un foyer, je les y renvoie ; les autres, direction le donjon. Dit comme ça, on dirait que je les expédie à la mine ! Rassurez-vous, c'est un complexe de loisirs ! Et vous, allez claironner partout que je ne suis pas ignoble !

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