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Sekai Saikyou no Kouei: Meikyuukoku no Shinjin Tansakusha

Chapitre 169

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Chapitre 169

Chapitre 169

Chapitre 169/169100%~12 min de lecture2 362 mots

Je suis suivi par Nayuta vers l’infirmerie, et pendant que tout le monde se faisait soigner, l’annonce de la répression du Stampede arriva.

À moi qui étions au hall, nous accueillons Adeline venue nous faire son rapport. Elle avait combattu en soutien arrière, paraît-il, et s’était jointe à l’épuration des Death Stalkers.

« Capitaine Séraphina, je vous présente mes comptes rendus ! Le Stampede dans le Labyrinthe à cinq étoiles désert de sable apaisé est réprimé ! Le plus grand mérite revient bien sûr à Ato… ! »

« A-Adeline. Moins fort, s’il te plaît… Nous avons pu le vaincre tous ensemble, après tout. »

« Hm… P-pardonnez-moi, la nouvelle était si bonne que j’ai… »

« Adeline, qu’est-ce que deviennent Kuzelka et Hoslow ? »

« Ils patrouillent actuellement sur les restes de l’épuration avec le gros des Guild Savior du cinquième district. Leur retour prendra du temps, alors on m’a ordonné de vous accompagner jusqu’à vos logements. Des chambres individuelles sont prévues pour les explorateurs encouragés : cela vous convient-il ? »

« Oui, cela me soulage beaucoup. Mes camarades sont encore en soins, donc pourriez-vous nous guider ensuite ? »

Thérésia et Élia recevaient déjà leurs soins. Heureusement, aucune blessure durable ne subsistait. , elle, avait vu sa magie restituée ; selon les rapports, elle se sentait nettement mieux.

« Après qu’ et les vôtres ont abattu le Nommé, les contre-attaques des Death Stalkers ont flanché, ce qui a permis aux explorateurs du cinquième district de se joindre à l’épuration. Au final, c’est un effectif cumulé de cinq cents personnes qui a combattu. Bon, il y a aussi l’aspect pratique : rester en dehors du labyrinthe tout en touchant une seule fois la cible permet de garder ses points de contribution, ce qui n’est pas sans intérêt. »

« J’en conclus… Mais face à ces créatures, je comprends qu’aucune main ne s’avance, même pour ceux qui sont venus du cinquième district. »

« Le Désert de sable apaisé est réputé dangereux car on y subit souvent des embuscades de Death Stalkers camouflés sous le sable. Même au cinquième district, certains n’auront jamais vu leur silhouette en vrai. Mais quiconque y reste assez longtemps finira inévitablement par assister au passage d’un Stampede. »

Dans le royaume des labyrinthes, on vivait avec la menace des Stampedes pour partie intégrante de la vie courante. Chacun n’était pas tenu de prendre les armes, mais disposer de quoi se défendre valait toujours mieux.

Ceux qui nous soutenaient en tant qu’appuis peinaient à conserver leur niveau ou leur instinct combatif. Dès lors, il était logique que les explorateurs rejoignent les opérations autant que possible… Même si forcer personne n’était envisageable. Ma propre ligne de conduite serait de participer sans se mettre en danger.

« Et puis… obtenir le record de dégâts sur le Stampede quand on n’est qu’un explorateur encouragé, c’est vraiment sans précédent. Le quartier général des Guild Savior du cinquième district doit être en émoi. »

« V-vraiment ?… »

« Ah… Rassurez-vous, les Guild Savior ne vont pas accourir pour vous confier des missions dangereuses. La vocation première des explorateurs reste toujours d’évoluer librement dans les labyrinthes, après tout. »

« Merci, Adeline. »

« Non, c’est à moi de dire merci… Eh bien, je vais arranger les logements avec l’accueil pendant que vos soins continuent. Votre groupe compte exactement huit membres, ? »

Séraphine ayant intégré notre rang sous mission spéciale, le nombre officiel passait donc bien à huit. Justement, fit alors irruption en traînant derrière elle Cèdre et Steiner.

« Toi indemne, c’est l’essentiel… Mais dis-moi, Thérésia m’inquiète sérieusement. Recevoir des coups capables de briser son équipement ! »

Il est formé d’armure, alors s’il le faut, il proposerait de se placer à ta place.

« Que racontes-tu, le contenu de ton armure vivante… Enfin peu importe. Avant tout, nous devons tenir notre rôle d’artisans. Les ateliers prêtés sont-ils libres ? »

« Oui, l’un près des logements vient de se libérer. , quel sera votre prochain mouvement après le cinquième district ? »

« Nous cherchons volontiers un labyrinthe précis. D’ailleurs, c’est pour cette raison qu’on a accepté la convocation actuelle. »

« Vous voulez attaquer les labyrinthes du cinquième district aussitôt… ? P-pardon, je ne connais pas assez le règlement pour savoir si une autorisation peut être accordée si rapidement… »

Il fallait vérifier ce point avec Luisa. Compte tenu de la situation, perdre du temps à solliciter des papiers n’était pas une option. Dès l’organisation stabilisée, j’aurais aimé foncer droit dans le labyrinthe où sévissait le Singe-Hôte cramoisi.

Toutefois, si les conditions d’entrée n’étaient pas remplies, enfreindre ostensiblement le règlement serait imprudent. À penser au cœur d’Élia, l’urgence grondait en moi… Un dilemme. Mais puisqu’on était enfin parvenus jusque-là, il fallait rester lucide.

Tandis que nous parlions, Thérésia, Élia et sortirent enfin des salles de soins – accompagnées d’, Misaki et Melissa qui veillaient sur elles.

« Thérésia, tes blessures ? Ça va ? »

« ………… »

« Entendu… Tant mieux. Tu feras réparer ton armement par Cèdre et les autres. »

Thérésia hocha doucement la tête avant de poser la main sur le blouson qu’elle portait. Allait-elle me le rendre ? En observant…

« ………… »

« Hmm ? Thérésia… ? »

Elle me fixait intensément. Si elle voulait simplement le garder encore, je n’y voyais aucun inconvénient. Le cinquième district avait pourtant un air glacial… Ce qui me poussait à le lui prêter. Mais un simple blouson convenait-il ? Faudrait-il acheter une veste ailleurs ?

« …, laisse-lui le blouson encore un moment, hein ? »

« Ah, tu pensais la même chose ? Grand frère, tu as vraiment l’air de ne pas saisir les sentiments de fille de Thérésia. »

« M-Misaki, ne la pousse pas comme ça… Thérésia se sentirait forcément gênée… »

« …Je commence à mieux comprendre Thérésia. Sans même qu’elle dise un mot, ce qu’on voit en face ne ment jamais. »

« … »

Certes, le masque en forme de lézard virait indéniablement au rouge… Ce faisant, la pièce se défit enfin. Thérésia pensait probablement devoir me le rendre, mais désirait surtout le garder un peu plus. À cause du froid, certes, mais surtout… Non, réfléchir dessus me donnait juste envie de rougir.

« Thérésia, tu peux garder le blouson tranquillement… »

« … »

« B-bien, tiens-toi tranquille… Reviens-le-moi simplement au logement, voilà tout. »

« ………… »

Thérésia hocha de nouveau la tête. Comme disait Misaki, ma capacité à deviner les choses manquait cruellement.

À ce moment, d’autres explorateurs sortirent à leur tour des soins et apparurent dans le hall. Un groupe vêtu de manteaux blancs – conduit visiblement par une femme aux cheveux blonds tressés.

« … »

« Élia, qu’est-ce qu’il y a ? Tu les connais… ? »

Élia écarquilla les yeux en voyant le groupe de manteaux blancs. Je compris aussitôt : il s’agissait de la Brigade du Jour Blanc.

Quatorze unités au total, soit l’équivalent de deux partis. À simple vue, impossible de deviner si l’un d’eux portait une arme maudite comme Élia.

« Élia… Tu reconnais la Brigade du Jour Blanc ? »

« …Oui. C’est le deuxième parti, et le troisième… Ils ont eux aussi participé à réprimer le Stampede. »

« Ils interviennent aussi sur ce type d’opérations… Cela rompt un peu avec l’image que j’en avais. Bien que je devrais peut-être éviter de me faire d’idées préconçues. »

« La responsable du deuxième parti… Cette femme nommée Agnès agit selon une philosophie différente de celle du chef de brigade. »

Le chef de la Brigade du Jour Blanc – le frère d’Élia. Puisque ses membres étaient ici, il se trouvait probablement aussi dans ce cinquième district.

Le premier parti n’avait pas répondu présent pour le Stampede. Estimaient-ils ne pas avoir à combattre, ou refusaient-ils toute implication dans la défense urbaine ? Je ne savais pas. Mais, comme le soulignait , voir une partie de la Brigade intervenir aujourd’hui restait surprenant.

« …Allons-y. »

Avant même que je n’ose lui demander ce qu’elle comptait faire face à la Brigade, Élia prit la parole. Sa voix restait faible, incapable de masquer sa détresse.

« A-ah… Compris. Vous pouvez marcher, tout le monde ? »

« Oh, grand frère… est encore quelque peu essoufflée… »

« Ça va, Misaki. Ne t’en fais pas, allez… »

Corne de Mana et Pierre de ralentissement… Associées, ils formaient un duo redoutable, mais au prix d’une dépule magique trop brutale. Une fois la réserve vide, même avec une récupération, un vrai repos s’avérait nécessaire.

Je soutins qui vacillait. Elle avait perdu connaissance un instant, mais reprit ses esprits aussitôt en croisant mon regard, et ses joues rosirent dans la gêne.

« P-pardon… Je ne fais que causer des ennuis à … »

« C’est plutôt à moi de reprocher de te forcer ainsi quand on utilise autant de mana. On gardera ce duo sous le coude jusqu’à ce que tu gagnes encore un peu en force. »

« D’accord… Mais laisse-moi m’en servir si je sens que c’est indispensable. »

soufflait dans sa corne puis utilisait Frappe Universelle sans que son mana ne soit pleinement restauré. À la lettre, elle n’hésiterait jamais devant une compétence coûteuse si elle jugeait nécessaire… Du coup, ma réflexion devait porter soit sur l’augmentation de son plafond magique, soit sur des moyens de réduire la dépense.

« Ouaf ! »

« Chérie Chien… excuse-moi, toi aussi tu as tellement combattu que tu dois être fatiguée… »

Shion, qui attendait sagement dans un coin du hall, s’approcha et proposa à de grimper sur son dos. Elle marcha lentement, sans secousses, pour ménager sa cavalière… Un caractère vraiment doux.

Élia sourit en observant la scène. Bien qu’elle s’inquiétât pour , ses pensées étaient vraisemblablement accaparées par son amie prisonnière.

Si nous pouvions vaincre Catastrophe, affronter le Singe-Hôte cramoisi ne semblait pas totalement suicidaire… Pourtant, en voyant l’état d’Élia, il était évident que le Singe-Hôte surpassait largement Catastrophe.

En ruminant ces pensées, nous longeoions la Brigade. Certains de ses membres remarquèrent Élia et affichèrent un sourire surpris.

« Putain, vous êtes déjà de retour ? Ces types ont vraiment du talent ? Avec de la camelote ramassée n’importe comment, on n’arrive même pas à discuter. »

« Souga, ils ont acquis le droit de venir ici autant que nous. Pas la peine de monter sur nos grands chevaux parce qu’on est meilleurs. »

« Ah, d’accord, désolé… Agnès. Mais si Élia est revenue ici, cela veut dire que le chef… »

« Je charge le chef en attendant. Élia… »

Agnès interpella Élia. Celle-ci marqua un arrêt, inclina brièvement la tête puis repartit de l’avant.

Mes camarades, guidés par Adeline, quittèrent aussi l’infirmerie pour ne pas laisser Élia seule. Les membres de la Brigade jetèrent également un dernier regard dans ma direction.

« Nous avons entendu qu’Élia évoluait autrefois parmi votre groupe. Et aussi les raisons de sa défection au sein de la Brigade. »

« …C’est exact. Élia tente bel et bien de sauver Luuri. »

Qu’ils appellent Élia par son diminutif devant moi trahissait un certain trouble chez eux.

Les membres de la Brigade pensaient bel et bien à Élia, contrairement à certaines apparences. Agnès surveillait clairement sa santé mentale… Y voir une simple mise en scène eût été excessivement paranoïaque.

« Puisque je suis moi-même complice de l’abandon de Luuri, je n’ai guère qualité pour discourir. Et tu nous méprises certainement. »

Tant que nos positions respectives restaient claires, les discussions seraient limitées. Je savais pertinemment qu’il ne fallait pas trop converser avec eux en l’absence d’Élia.

Néanmoins, il me tenait à cœur de dire une dernière chose. La vraie raison pour laquelle nous étions là.

« Pour moi… Non. Nous sommes venus écouter Élia, parce que nous souhaitons sauver son amie. C’est tout. »

« …Vraiment ? Vous prétendez vous risquer dans ce labyrinthe juste pour ça ? Même les Guild Savior conseillent de laisser le Singe-Hôte tranquille. C’est une bête qu’on ne recommande pas de chasser. »

« Vous aussi, vous avez affronté le maître du Singe-Hôte pour atteindre un objectif. Peut-être le butin obtenu valait-il de sacrifier un compagnon. Mais nous, nous avons choisi différemment de la Brigade… Si Élia croit en ça, nous croyons en ça. Malgré le temps passé, Luuri respire encore. »

« …Des optimistes pathétiques arrivent bien jusqu’ici rien qu’avec de l’espoir. Sache ceci : le Singe-Hôte est une brute qu’un passant moyen pourrait simplement traverser. Se mesurer à eux relève exclusivement pour ceux qui possèdent des mobiles dignes de ce nom. »

Souga, cet homme au regard plissé, lançait ces mots en nous fusillant du regard. Houppelade au dos, muscles taillés dans la pierre… Même un vétéran tel que lui estimait qu’on ne devait pas chercher querelle au Singe-Hôte.

« …Ce qui rend le Singe-Hôte si ingérable. Peux-tu m’éclairer à ce sujet ? »

Quand je posai la question, Souga ouvrit la bouche pour répondre, mais Agnès le coupa net.

« Le Singe-Hôte Cramoisi… On l’appelle aussi Singe-Démon. Il possède le titre de Nommé le plus fort du cinquième district, et survivrait depuis plus longtemps que quiconque. Il a dressé un bastion avec ses sujets aux étages supérieurs du labyrinthe Tour Rouge du Ciel Ardente. Posséder sa propre terre au cœur d’un labyrinthe… Une caractéristique digne d’être soulignée, même parmi les monstres. En quelque sorte, il incarne un Roi Démon. »

Roi Démon… Au point d’atteindre un tel grade ? Selon elle, sa dangerosité gravit un autre échelon que celui des combats précédents.

« Avec votre calibre, vous n’avez aucune chance contre le Singe-Hôte. Y aller ne fera que vous coûter des alliés. Si vous insistez malgré tout, je ne tenterai pas de vous arrêter. »

Coiffé d’une coupe courte teintée noir et or, rebrodée en bataille et percée de bijoux, la carrure de Souga pouvait suggérer un caractère agressif. Pourtant, il semblait renfermer davantage que cela.

Mais qu’il se considérât comme un conseiller avisé, je refusais son fatalisme. Nous étions venus ici persuadés d’une vérité : Luuri vivait encore, et nous la sauverions.

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