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Running Away From The Hero!

Chapitre 8

Running Away From The Hero!Running Away From The Hero!
Chapitre 8

Chapitre 8

Chapitre 8/1505%~15 min de lecture2 860 mots

« C'est si bon que ça ? »

Alors que je disais ça en regardant les trois gamins engloutir un simple pain et une soupe, N° 1000 hocha la tête comme si elle n'avait pas de temps à perdre à parler, N° 17 rougit légèrement et N° 1 répondit effrontément.

« La nourriture n'est pas bonne, on a juste faim. »

Mais contrairement à son attitude, il repoussa vivement les mains de N° 1000 qui s'approchaient de son pain.

C'est pas que je ne les comprenais pas. C'est probablement parce que ça faisait un moment qu'ils n'avaient pas mangé de la nourriture digne de ce nom.

Après leur avoir infligé un menu complet de sept jours avec tous les types de bombardements que l'organisation possédait, on leur avait donné un sac de viande séchée et on les avait envoyés direct dans les montagnes. Juste au moment où ils surmontaient le mal des montagnes, un radeau au milieu de l'océan. Et après avoir entendu qu'ils en avaient marre de l'eau, on leur avait mis aux poignets des menottes anti-magie, normalement réservées aux mages prisonniers, avant de les jeter au milieu du désert.

Même là, la capacité de survie de N° 1000 était magnifique.

Un appétit qui lui ferait manger des champignons vénéneux rien que pour le goût.

Peut-être qu'elle a une Immunité Poison MAX comme on n'en voit que dans les romans, mais même si elle mange des champignons toxiques, elle ne montre aucun signe ni symptôme d'empoisonnement.

Je me suis demandé un instant si c'était un type de champignon que je ne connaissais pas, mais N° 1 a essayé de l'imiter et a immédiatement révulsé en bavant, j'ai même dû utiliser un antidote d'urgence pour le sauver de justesse.

Sur l'océan, ils ont attrapé pas mal de poissons, mais ses compétences pour cuire le poisson à point avec de la magie basique étaient particulièrement louables.

Même N° 17, qui est un prodige de la magie, en brûle parfois, mais le talent de N° 1000 pour ne jamais brûler son poisson, pas une seule fois, frisait le miracle.

Ses dernières actions, dans le désert, m'avaient même horrifié.

Sans la moindre hésitation, dès que leur eau potable fut épuisée, elle mit immédiatement sa propre pisse dans sa gourde !

Les deux autres furent horrifiés par les actes de N° 1000, et continuèrent à chercher une oasis, mais il n'y avait aucune chance que je sois aussi doux avec eux.

Puisque je les avais tous amenés dans un endroit où j'avais déjà déterminé qu'il n'y avait pas d'oasis, c'était amusant de les regarder se dessécher progressivement.

Surtout quand N° 17, qui avait tenu le plus longtemps, finit par boire sa propre urine, juste au moment où la honte et l'humiliation commençaient à s'effacer de son visage, quand elle me demanda comment recueillir de l'eau, et que je lui montrai comment utiliser du cuir pour capter la rosée du matin et les cactus comme source d'eau, son visage mort, sans âme, n'avait pas de prix.

Et environ deux mois d'entraînement passèrent comme ça, et maintenant nous étions de retour dans nos chères casernes.

Après un repas simple, je décidai de leur accorder un jour de repos aujourd'hui.

Bien que je sois assez bienveillant, je ne pense pas que mes disciples apprécient la gentillesse de leur instructeur.

« Aujourd'hui… Et qu'est-ce qui se passe demain ? »

« …Encore ? »

Bien que leurs trois regards horrifiés piquaient un peu, je devais endurer.

Oui, le cœur d'un maître doit être haut comme le ciel et profond comme la mer !

« Vous pouvez vous reposer jusqu'au lever du soleil demain matin. »

Mais leurs regards suspicieux n'avaient pas disparu.

Ahhh. Dans ce cas.

« Ou on commence maintenant ? »

« Ça va ! »

« Merci pour la pause ! »

« Je sortirai pour le dîner. »

En les regardant se retourner précipitamment et filer vers le dortoir, je soupirai.

Pourquoi tous mes disciples ont-ils si peu foi en leur instructeur ?

En sortant en rumination, une exclamation me vint naturellement aux lèvres.

Regardez ces dortoirs ! Parfaitement restaurés ! Même s'ils ont cette apparence, c'est un dortoir spécialement conçu.

Il était fait pour que plus on monte, moins il y a de risque de mourir dans l'effondrement du bâtiment.

Puisque le bâtiment s'effondre au moins deux ou trois fois par an, il a été conçu pour être facile à détruire, facile à réparer, léger et pas cher.

Les seuls inconvénients étaient peut-être que le toit s'envolait pendant une tempête de temps en temps, et que le bâtiment était parfois coupé en deux quand les gamins se battaient ?

Bon, même comme ça, si on les fait sortir et commencer à survivre, entraînement aux activités par conditions météorologiques extrêmes terminé ! Peu importe qu'on soit dans un quartier fantastique où la magie est la vie, le pouvoir de la nature mère est terrifiant ici aussi.

Il faut surmonter ces environnements pour être assez tenace pour ne pas mourir où qu'on aille.

Ah, en y pensant, les enfermer dans un éboulement comme les dortoirs semble être un bon plan d'entraînement.

Survie sans la plus infime lueur de lumière ! Je devrais essayer d'élaborer un plan ? pensai-je en entrant dans mon bureau.

« Oh, Maître, bienvenue… »

Claquement !

Y a un truc bizarre à l'intérieur.

Mm. Pourquoi elle est là ? Ça fait des lustres qu'elle a obtenu son diplôme, pourquoi elle est là ?

J'ai rouvert la porte.

« Maître ! Pourquoi tu as ferme… »

Claquement !

Je l'ai refermée. Ouais. C'est elle. C'est du bon sens d'éviter le chien enragé du coin quand elle est dans les parages.

En plus, si elle a la rage, il est vivement recommandé de fuir aussi vite que possible. Si tu te fais mordre en te battant, c'est que de ta faute.

« Maître ? Maître ? Si la porte ne se verrouille pas de l'extérieur, alors c'est Maître qui la tient, non ? C'est pas grave que ton ex-disciples soit là et que tu la laisses pas entrer… Attends, non, que tu la laisses pas sortir ? »

Voilà le problème. La poignée tremble violemment. Je la tiens de toutes mes forces, mais dès que je lâche, je suis pris.

« Maître ? Tu m'écoutes ? Je peux considérer ça comme un jeu de confinement ? Penser que Maître avait ce genre de préférences… »

Elle débite des conneries, mais je l'ignore. La poignée tremble encore plus violemment, on dirait qu'elle va casser à tout moment.

« Qu'est-ce que vous faites, Instructeur ? »

Mais le salut arriva au moment le plus parfait.

« Quel est le problème, N° 1. »

« Ah, je suis venu remplacer l'équipement endommagé dans le désert. »

« D'accord, tiens cette porte une minute. »

D'une voix calme, j'appelle N° 1 et lui fais tenir la porte, en y mettant du mien.

Même s'il avait l'air confus, N° 1 s'accrocha à la porte de toutes ses forces, et je me retournai et filai aussi vite que possible.

Fuyons d'abord.

Les autres sont problématiques à leur manière, mais celle-là est particulièrement embêtante.

Elle ressemble étrangement à mon ancien patron, et sa personnalité de folle furieuse est aussi similaire, donc encore plus inconfortable.

C'est dangereux à mains nues. Dans ce cas, je devrais préparer au minimum une arme pour l'autodéfense. L'entraînement va bientôt passer à l'étape suivante de toute façon, alors autant la prendre maintenant.

#8 Leur histoire : Les soucis du futur héros

Mon cœur qui s'était enflammé contre N° 1000 refroidit vite.

Après avoir survécu au bombardement magique style Empire, puis aux autres bombardements magiques variés qui suivirent peu après. Au moins c'était plus facile à endurer. Si mon corps était normal, c'est-à-dire…

Mon corps entier hurlait alors que je le poussais au-delà de ses limites. La plupart des autres avaient leur mana poussé à l'extrême et étaient dans un état similaire au mien.

Seule N° 1000 gardait sa lenteur décontractée habituelle, mais elle ne semblait pas prête à tendre la main de sitôt.

Une personne, puis deux tombèrent.

Chacun pressa son mana inexistant pour creuser une tranchée, se cacha derrière des obstacles naturels pour sortir de la ligne de mire, et quand ils interceptèrent à peine une attaque, quelqu'un cria.

« Y a un truc là-bas. Sniper ! »

On n'a pas tout de suite compris ce qu'ils voulaient dire. On tenait déjà depuis cinq jours sous un feu intense, des gens qui tombaient n'avait rien d'extraordinaire.

Ce fut une coïncidence qu'on découvre ce que ça voulait vraiment dire.

Quand N° 17 abandonna l'abri temporaire quasi détruit par les tirs ennemis, pour partir ailleurs.

Elle envoya la personne qui était avec elle dans une autre direction.

Vers une zone qui semblait l'endroit parfait pour se faire sniper.

« Kuwuk ?! »

Je l'ai vu. La silhouette de la personne s'effondrant comme si elle avait été frappée de nulle part. Mais quand même ! Penser que c'était un tir magique qui ne laissait aucune trace de magie !

Pour couronner le tout, en plein bombardement intensif, et maintenant avec de la magie de camouflage ! Comment on est censé bloquer ça !

« Ils bloquent bien. »

Mais N° 17 et N° 1000 bloquaient ça facilement.

Généralement le tir arrivait au moment où les bombardements détruisaient les obstacles derrière lesquels les gens se cachaient, mais étonnamment ils bloquaient bien, et esquivaient bien.

Ça voulait dire qu'il y avait un moyen séparé pour bloquer ?

J'ai dû en prendre deux avant de réaliser.

Le premier tir en particulier me toucha dans un endroit très mal choisi, je ne pus à peine me défendre qu'en y déversant tout mon magie.

Ah, l'endroit exact en question est dangereux à bien des égards, donc je passe l'explication.

La solution est assez simple. En standby, étaler une couche de mana extrêmement fine, et agir comme un capteur.

Même si le mana est consommé à un taux très élevé, dès que j'ai commencé à utiliser ça, j'ai constaté que je pouvais gérer. Maintenant, je peux encaisser tout ce que vous me lancez !

Eeeet au moment où je pensai ça, entraînement terminé. Après nous avoir dit bon travail et nous avoir lancé un sac de viande séchée, il nous jeta dans les montagnes.

C'est là que j'appris l'existence du mal des montagnes pour la première fois.

Je ne savais même pas que cette maladie existait. L'Empire n'a pas tant de régions montagneuses pour commencer, et même les montagnes qu'il a ne sont pas si hautes en altitude.

Du coup je ne pouvais pas manger correctement, mais N° 1000 était contente qu'il y ait moins de bouches à nourrir. Du coup dès que je me sentis assez bien pour manger correctement, je volai un des champignons que N° 1000 faisait griller, et grâce à ça je vis le visage de ma mère décédée que je n'avais vu que sur des tableaux.

Elle me renvoya en disant que ce n'était pas encore mon heure, si je l'avais suivie j'aurais mouru là tout de suite.

Et on chassa des bêtes dans les montagnes, on les rôtit, c'était pas si mal… Juste au moment où on pensait ça, entraînement terminé.

C'était agaçant que l'entraînement se termine juste au moment où on s'y habituait, mais maintenant pour du repos…

Il y a eu un moment où j'ai pensé des trucs pareils.

Je me détendis et fermai les yeux, et quand je me réveillai on était sur un radeau au milieu de l'océan.

Tout ce qu'on avait c'était une seule canne à pêche et un petit bol, une rame. Fin.

Bien sûr, même si on pouvait étancher notre soif grâce à la magie de l'eau, il n'y avait pas de nourriture.

Juste là, on réalisa à quel point l'environnement là-haut dans les montagnes était bon.

On pouvait chasser des animaux à manger, et s'il n'y en avait pas on pouvait manger de l'herbe et des racines !

Mais on ne pouvait même pas faire ça en mer. La seule chose qu'on pouvait très occasionnellement attraper à la ligne sans appât, c'étaient des algues.

Au final on plongea pour attraper des poissons, mais c'était pas facile non plus.

En plus, cuire les poissons qu'on attrapait.

La vue de nos poissons durement pêchés qui carbonisaient sous nos yeux était quelque chose qu'on ne pouvait pas supporter de regarder sans pleurer.

En regardant là où le ciel rencontrait l'océan loin dans le distance, l'intérieur de ma tête se teinta aussi en bleu.

Pendant que notre instructeur chevauchait un navire de croisière extravagant, complètement indigne d'une organisation maléfique symbolisant la furtivité, il nous regardait, à demi fous, et demanda sans vergogne.

« Où voulez-vous aller ensuite ? »

N° 17 et moi dîmes qu'on ne voulait plus voir d'eau, on dit n'importe où tant qu'il n'y a pas d'eau. Et ce fut le pire choix qu'on ait pu faire.

« Quand est-ce que ça finit ? »

« Sais pas. Me parle pas, j'ai soif. »

Alors que je disais ça, étalé sur une dune d'une voix mourante, N° 17 répondit d'une voix très agacée.

La mer c'était le paradis. Je ne savais pas à quel point l'eau était précieuse.

Je regardai avec haine l'outil de suppression magique qui était rivé à mon poignet droit comme une chaîne, mais ça ne semblait pas prêt de s'enlever.

La salive avait depuis longtemps séché dans nos gorges. Dans cet environnement où on avalait plus de sable que de salive, les tempêtes de sable étaient l'enfer.

De plus, malgré la chaleur des jours, les nuits étaient dégoûtamment froides.

Même si on essayait de creuser un trou pour faire un abri, comme le sol était du sable, une seule rafale annulait tous nos efforts. Au final on en avait tous marre de survivre avec un feu de camp sur un rocher.

« J'ai de la nourriture. »

« …Des scorpions encore. »

Et le pire, c'est qu'il n'y a rien à manger.

Les montagnes c'était le paradis niveau bouffe. La mer avait beaucoup à manger aussi une fois qu'on s'y était habitué. Mais le désert n'avait rien.

Scorpions. Lézards. Juste une fois.

Qu'il ait été abandonné ou perdu, un chameau passa par là et N° 1000 l'attrapa vite, mis à part ce moment-là on n'avait rien qui ressemblait de près ou de loin à de la viande.

À l'époque, on recula de dix grands pas en regardant N° 1000 boire le sang du chameau au lieu de l'eau, mais en y repensant maintenant, on aurait dû en boire quand on en avait l'occasion, et je le regrette encore aujourd'hui.

Et donc on lutta et l'entraînement finit enfin, et on nous dit de se reposer pour demain, mais où est-ce que ça a mal tourné ?

C'était que j'avais vérifié mon équipement en avance pensant que l'entraînement reprendrait demain ?

Et le problème c'était qu'il y avait des défauts sur quelques pièces d'équipement ? Ou c'était que j'ai tenu la porte que l'instructeur a dit que le diable habitait à l'intérieur ?

Peut-être, tout était le problème.

La porte que je tenais fermée s'ouvrit, ou plus précisément, fut détruite, et de l'intérieur en sortit une belle femme.

Cette femme me regarda, sourit et dit.

« Alors. Tes derniers mots ? »

Et je pris ce coup d'entrée. Ce fut un passage à tabac mystérieux. Un passage à tabac rafraîchissant. Je me suis fait frapper, ça fait mal, et ça fait pas mal.

« Kuhuk ? »

Mon regard qui était tourné vers l'avant se retrouva face au plafond.

« Hm… Vu qu'il reste des traces, c'est pas parfait. »

Alors que j'arrivais péniblement à tourner la tête, je vis un bâton métallique d'environ un mètre.

C'est avec ça qu'il m'a frappé ?

« Hm… Si je réussis, la conquête du monde ne sera peut-être pas impossible, mais c'est si difficile. »

« Kuk kahaat ? »

C'est bizarre. Ça fait mal. Ça fait tellement mal. Mais ça fait du bien. C'est quoi ça ?

« J'ai augmenté la sortie de plaisir, mais à ce rythme c'est juste un outil à fabriquer des masochistes. »

De légers mouvements de main, le bâton métallique frappa mon corps.

Ce que je ressentais était définitivement de la douleur, mais quand ça arrivait à ma tête ce n'était pas de la douleur, mais du plaisir.

« Huwww… Huwuut ? »

« Ah. Merde. C'est un échec. »

Un ton déçu. Avec ces mots la main qui tenait le bâton métallique s'arrêta.

« Bon, je laisse la punition pour m'avoir interrompue pendant que je voyais Maître à ça. »

Alors que je tremblais et convulsionnais par terre, la femme qui m'avait violée approcha son visage de mon oreille et chuchota.

« Aussi, un conseil de ta supérieure. Quand tu vois un truc comme ça, fuis immédiatement. »

Elle releva la tête et agita le bâton métallique devant mes yeux, et contrairement à sa voix jusqu'ici, elle dit d'une voix sérieuse.

« Une fois que tu l'as vu, tu ne peux plus mourir. »

Le sens de ces mots, je ne le savais pas alors.

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