RATH 28
TL : Eevee
4. Les autres histoires
#2 Leur histoire : l'histoire du soldat de l'empire.
« Maintenant, la personne appelée Ast qui a fui avec l'apparence de Rein va aussi se faire attraper, donc tout ce qu'on a à faire, c'est attendre ici et le rencontrer. »
« Hein ? »
En écoutant la jeune noble qui l'avait mis en laisse et fredonnait, Rein réalisa que quelque chose avait mal tourné.
« Ah, tu ne savais pas ? La raison pour laquelle il y avait si peu de gens à te poursuivre, c'était en partie pour te duper, Rein, mais aussi pour duper la personne nommée Ast. Tous ceux qui ont travaillé assez longtemps avec la princesse se méfient de la personne nommée Ast. À part le personnel qui est ici et que j'ai placé au cas où, tout le monde est parti le poursuivre. Peu importe à quel point cette personne est incroyable, elle ne pourra rien faire toute seule. »
En entendant cela, Rein fut certain. Il était tombé dans le piège, mais cette femme aussi, tout autant.
Et s'il ne lui disait pas la vérité maintenant, la responsabilité de tout cela pourrait retomber entièrement sur lui.
« Euh, euh, milady… »
« Rein, bien que tu aies dit par le passé que c'était la règle du club qui t'empêchait d'appeler mon nom, ce n'est plus le cas maintenant, n'est-ce pas ? Plutôt que "milady", "Iris". Ah, ce serait peut-être encore mieux si tu m'appelais Irie comme ma famille. »
« Non, milady, ce n'est pas… »
« Iris ! »
« Ç... Je... Oui, Mademoiselle Iris,... ce n'est pas l'important pour l'instant... »
« Si ! Hm, comme tu n'as pas l'habitude encore, tu peux m'appeler "Mademoiselle" pour l'instant, mais à l'avenir, je veux que tu enlèves le "Mademoiselle" aussi. »
« Ah, je comprends. Mais, je le répète, il y a quelque chose d'important... »
« Quel est le problème ? Il n'y a sûrement aucune raison pour que tu bégayes comme ça entre nous ? »
Rein se demanda s'il pouvait dire cela, mais ayant jugé que l'instructeur était déjà loin, il dit la vérité.
« Mademoiselle Iris, en fait... ce qui a fui avec mon apparence n'était pas l'instructeur mais un doppelgänger sous contrat. »
« Eh ? »
À cet instant, le sourire de la jeune noble qui regardait tendrement Rein vers le bas se figea instantanément.
« L'instructeur a déjà fui par un autre chemin, et il a dit qu'il vivrait sa vie dans un village lointain au bout du monde en tant que fermier... »
La noble dame ne répondit pas à Rein. Mais son expression lui dit tout.
Son visage de plus en plus blanc.
Ses dents qui claquent. Et le tremblement de ses mains qu'il pouvait même sentir à travers son col.
Peu de temps après, après avoir tremblé un moment, elle murmura doucement.
« Je suis foutue... »
#3 Leur histoire : l'histoire du soldat de l'empire .(2)
« C'est enfin fini ! »
À moins d'être au niveau d'un archidémon, recevoir une âme comme paiement pour son assistance, c'était de la tarte au ciel.
Les démons normaux faisaient des contrats provisoires avec des trésors ou d'autres marchandises comme compensation, et moi aussi, j'ai fait de même.
Et j'ai vu l'enfer.
J'avais définitivement contracté avec ce que les humains appelaient une organisation maléfique, remplie de gens qui feraient de bons partenaires pour les démons, mais ce à quoi j'ai fait face aurait mis des héros en formation au défi.
Le fait que leurs compétences s'améliorent était parfaitement naturel, mais comme s'ils ne ressentaient aucune douleur, ces gamins chargeaient en étant blessés comme s'ils ne savaient pas ce qu'était une limite, et moi ainsi que les autres doppelgängers qui m'accompagnaient, nous étions tous horrifiés.
Plus tard, quand je suis allé consulter un autre doppelgänger qui avait rencontré un héros inscrit dans l'histoire, ou plus précisément qui avait servi de marchepierre à ce héros, il a dit ceci.
— Quoi, c'est flippant. Même le héros n'est pas allé aussi loin...
C'était vraiment comme l'enfer. Une seule fois, j'ai été tellement énervé que j'ai légèrement violé les termes du contrat pour sortir ma vraie force et donner de la douleur aux gamins.
Même en mettant de côté mes propres compétences en tant que doppelgänger, j'avais mis l'ennemi dans un état sensible à la douleur où la plus légère effleureur leur causait une douleur indicible.
Mais dans cet état, ils étaient brûlés, tranchés et s'arrachaient la peau, pourtant ils souriaient.
« Comment, comment pouvez-vous endurer cette douleur ! »
« Kuahahaha ! Si vous comparez cette douleur à la batte en métal, ce n'est rien de plus qu'un jeu d'enfant ! »
C'est quoi, cette batte ?
Et pire, la génération suivante de gamins appelés disciples était encore pire.
— Seigneur Surtr, pourquoi êtes-vous...
— Je me suis fait arnaquer dans un contrat.
En regardant la vie d'esclave du grand géant qui avait brûlé un monde, les doppelgängers ont tous réalisé qu'ils devaient sortir de cet endroit le plus vite possible.
Et peu de temps après, tous ont obtenu la liberté qu'ils voulaient. Sauf lui-même !
« On l'a enfin, enfin attrapé ! »
« Rends-toi, Sir Ast ! »
« Tu retournes vers la princesse ! »
De peur d'être recontracté parce que j'avais bâclé ce travail, je me suis enfui comme si j'avais mis le feu à mon âme.
Mais même ça avait ses limites, si je me fais attraper, le contrat est enfin fini.
« Je ne remettrai plus jamais les pieds dans le monde des humains ! »
Je pris la ferme résolution de ne plus jamais en sortir, même si la compensation était une âme.
« Les humains, c'est flippant... »
Cet endroit appelé Howling était un lieu qui s'opposait à l'empire. Et les gens devant moi sont des soldats impériaux.
De penser que les soldats de l'empire étaient aussi monstrueux, alors cette organisation Howling en a aussi élevé au moins à ce niveau !
Qui a appelé les humains la race la plus faible ! Ne sont-ils pas une race plus forte que les démons et en plus grand nombre que nous !
« Je ne vois pas la batte ! »
« Il a vraiment l'air de l'avoir donnée à Rein pour nous duper. »
« Nous avons des rapports indiquant qu'il existe une arme de niveau supérieur à celle-là, alors soyez prudents ! »
Je le répète, mais les humains devant nous étaient tous difficiles à vaincre même si j'avais utilisé toute ma vraie force.
Et ces humains craignaient la chose appelée batte ! Cette batte est-elle une sorte d'arme destructrice de planète ou quoi ?
Mais grâce à ça, il put gagner du temps, alors le doppelgänger en fut reconnaissant.
Et environ quarante minutes plus tard.
« Ah, le contrat est fini. »
« Qu, quoi ?! »
« C, c'est un doppelgänger ? »
« Ça veut dire que le côté de la vice-capitaine Iris était le vrai ?! »
« C, contact avec la vice-capitaine Iris. La personne qu'elle a attrapée s'appelait Rein, et Sir Ast s'est enfui ! Je répète, Sir Ast s'est enfui ! Il a dit qu'il irait vivre dans un village au bout du monde et y vivrait en fermier ! »
Alors que son esprit devenait de plus en plus faible, face aux apparences des humains tombant sous le choc et le désespoir en voyant le métal vivant qu'était son corps perdre progressivement sa forme, le doppelgänger cria.
— Hahaha, c'est le top ! La liberté et le désespoir, j'ai les deux en partant !
Mais, même en faisant cela, le doppelgänger pensa.
« Qu'est-ce que ces humains de ce niveau craignent exactement... »
#4 Leur histoire : l'histoire d'Atia nel Karuan.
« Donc, tu as échoué ? »
« Je, je suis désolé, noonim ! »
La nation la plus forte du continent, Karuan.
Et le futur empereur de ce Karuan était actuellement à genoux à me supplier. Hm, bon. Peu importe.
« Tu vas mourir de toute façon... »
« Hiik ! »
« Votre Altesse ? Même ainsi, c'est... »
« Taisez-vous. »
« Je suis désolé ! »
Alors que je le lui disais avec un sourire radieux, Reia s'effondra immédiatement dans son coin. Maintenant, où en étions-nous ?
« Donc, mon petit frère, jusqu'où en étions-nous ? Ton testament. »
« Tu écoutais encore mon histoire, noonim ! Pas mon testament ! »
« C'est ton testament. »
J'avais attendu dix ans pour ça. Pour ce jour, j'avais personnellement dépêché des gens dans l'organisation nommée Howling, j'avais négocié et coopéré avec des gens envoyés là-bas indirectement, et j'avais même réussi à retourner ses disciples.
Et naturellement, l'organisation nommée Howling a été détruite. Mais.
« Mon petit frère, en tant que Prince Héritier, tu as fait du bon travail. L'organisation est détruite, nous avons obtenu une quantité considérable de résultats et de matériel de recherche sur lesquels l'organisation maléfique travaillait, nous avons confisqué une quantité considérable de ressources pour pouvoir investir pas mal d'argent dans le budget de l'an prochain, et nous avons même obtenu une liste de noms de ceux qui coopéraient avec Howling, donc la cour impériale va encore sentir le sang. Puisqu'il fallait de toute façon nettoyer les ordures, un travail parfait ! Et comme tu as réussi à capturer le chef de l'organisation vivant, Sa Majesté sera très satisfait aussi. »
Les citoyens de la capitale étaient déjà en pleine fête, louant mon petit frère et mon Père.
Hm. C'est bien. C'est une bonne chose. Mon petit frère était effectivement utile. Mais.
« Mais si ce Prince Héritier était retrouvé en cadavre le lendemain, ce serait vraiment amusant, non ? »
« Je suis désolé, noonim ! Juste ma vie ?! »
Comme je donnais un coup de pied au menton de mon petit frère qui était prêt à se jeter à mes pieds, il vola jusqu'à Reia.
Mais, mon petit frère rampa à nouveau pour s'accrocher à mes jambes. Ast a dit ça dans le passé.
Il y a une petite fraction de pervers qui aiment se faire battre par les femmes, est-ce que mon petit frère en faisait partie ?
Bon, peu importe. Il est mort bientôt de toute façon.
« Mais, pourquoi la tâche que je t'ai assignée est-elle la seule qui n'a pas été complétée ? Comme c'est étrange ? »
« Nous, nous sommes toujours à sa poursuite. »
Poursuite...
Vous le poursuivez ? Ast ? Pensez-vous vraiment que c'est Ast ? »
« Selon les rapports du groupe de poursuite, il a vaincu l'Étoile de l'Épée en un seul coup et est en fuite. En dehors d'Ast, il n'y a personne dans l'organisation avec cette compétence. »
« Vraiment ? »
L'Étoile de l'Épée que le vieux Nermia a négocié a perdu.
Les compétences de l'Étoile de l'Épée sont déjà bien connues loin et large. De plus, cette puissance magique apparemment sans fin, si elle avait choisi non pas l'épée mais la magie, elle aurait pu être la plus grande magicienne de l'histoire.
Si c'est la défaite de l'Étoile de l'Épée, alors bien sûr, ce ne peut être qu'Ast.
Puisque la fille de la famille Nermia était l'une de ses disciples, il l'avait envoyée avec lui, mais un résultat inattendu.
« En ce moment, vos subordonnés directs ainsi que tous les miens que je peux mobiliser sont en mouvement en ce moment même et resserrent l'encerclement, alors veuillez attendre, noonim. »
Peut-être avait-il réalisé que ma colère s'était un peu apaisée, mon petit frère s'approcha lentement. D'accord, je vais mettre le meurtre de mon petit frère en attente pour l'instant.
« Dis-moi d'abord pourquoi tu as échoué. »
Selon les prédictions, il n'y avait aucun moyen qu'il puisse s'échapper de l'organisation.
Mais il s'est échappé. Donc j'ai besoin de savoir pourquoi. Une fois suffit pour les erreurs. Je ne peux pas le perdre à nouveau à cause d'une autre.
« Approcher la base principale était plus difficile que prévu. Il y avait tellement de civils près de la base principale qu'on ne pouvait même pas dire qui était un agent de l'organisation et qui était un civil. »
« Civil ? Des civils vivaient à côté d'une organisation maléfique ? »
« Oui, plus précisément, ils étaient domestiqués. Ils donnaient terre et argent aux réfugiés et aux esclaves, et les aidaient jusqu'à ce qu'ils puissent devenir autonomes. De plus, comme le seigneur de la ville était aussi un membre de l'organisation, il prélevait moins d'impôts sur les civils locaux. Grâce à cela, des louanges étaient chantées partout sur la qualité de vie de la ville, même les soldats étaient surpris. »
Ahh, je ne l'ai pas vu moi-même mais je peux clairement voir comment ça s'est déroulé.
Puisque des esclaves qui ne savaient pas quand ils allaient mourir, ou des réfugiés qui avaient abandonné leurs foyers à cause de seigneurs despotes et d'impôts, se voyaient offrir un endroit dont ils n'avaient même pas osé rêver et étaient autorisés à y vivre par quelqu'un d'inconnu, bien sûr que leurs têtes étaient pleines de fleurs.
« Le nom était le Plan Utopie. Il y avait apparemment aussi des douzaines de cas où des héros ou des braves venaient, pensaient s'être trompés et repartaient juste. À cause de cela, il y a eu une résistance farouche quand nous avons mue pour soumettre Howling. Grâce à cela, nous les avons tous endormis soit en les assommant, soit avec de la magie de sommeil, et grâce à cela c'était un peu dangereux, mais peut-être y avait-il un terroriste à l'intérieur ou quelque chose, la majorité des bâtiments importants étaient en feu. Peut-être que c'est noonim qui a ordonné ça ? »
« Hm... Je ne sais pas. J'avais des gens à l'intérieur, mais je n'ai jamais rien dit d'autre que d'attraper Ast ? »
Bon, bien que quelqu'un ait pu commencer à causer une confusion interne.
Mais le Plan Utopie. Même le nom sonne amusant. Bon, il faisait toujours des trucs bizarres et était très doué pour les présenter sous le bon jour.
Utopie... un nom qui sonne bien mais un plan parfaitement dystopique. Mais puisque les gens eux-mêmes ne réalisent pas qu'ils étaient domestiqués, peut-on l'appeler une utopie ?
« Est-ce que je pourrais l'utiliser ? »
« Hein ? Noonim ? »
« Non, c'est juste une pensée passagère. »
Les humains doivent être libres.
C'est ainsi que leurs personnalités individuelles s'expriment, et que leur vraie valeur se montre. C'est ce qu'il a dit.
Et comme il n'a jamais eu tort jusqu'à maintenant, je dois respecter cela.
Bien sûr, il est une exception. Puisqu'il n'y a pas de personnalité qui se démarque plus que la sienne, ni personne de plus grande valeur.
C'est pour ça que, c'est bon même s'il n'a pas sa liberté.
« Reia, du thé. »
« Oui ! »
Reia courut précipitamment de son coin et me versa du thé.
Très bien, pas encore. Il reste encore des chances. Il est trop tôt pour abandonner. Si c'est dix ans, j'ai assez attendu.
Je n'ai plus besoin de patience. Pour ce moment, j'ai rassemblé des subordonnés compétents, j'ai pris contact avec d'innombrables nobles.
C'était le moment de faire confiance à ces dix ans d'efforts. Mais juste au moment où je pensais cela, je me souvins d'une vieille conversation avec cette personne.
« Votre Altesse, j'ai un dicton préféré. »
« Quel est-il ? »
« Se faire couper le pied par sa hache de confiance. »
« ... Tu es vraiment bizarre. »
« Votre Altesse, je souhaite que vous gardiez cela à cœur. Mes paroles à l'instant sont la vérité. Le moment où ce en quoi Votre Altesse a le plus confiance, revient vous poignarder dans le dos au moment décisif, peut survenir en toute situation. »
Pourquoi son sourire désuet en disant ces mots me revient-il à l'esprit maintenant ?
« Monseigneur le Prince Héritier ! Rapport d'urgence ! »
Et la réponse vint plus vite que je ne l'attendais.
« La personne suspectée d'être Sir Ast qui a vaincu l'Étoile de l'Épée était un individu différent ! Nous n'avons actuellement aucune piste sur la localisation de Sir Ast ! »
« At, attendez ! Si vous dites ça maintenant alors ?! »
Ah. Oui. C'est vrai.
Ast. Tes paroles étaient toujours justes aux moments les plus exquis ?
Je me suis préparé pendant dix ans. J'ai cru.
Et c'est comme ça que je me fais couper les pieds.
Crac !
« Hiik ! Vo, Votre Altesse ! V, votre main ?! »
« Reia. Je pense que ce chevalier est fatigué à cause de sa course ici. Emmène-le se reposer. »
« At, attendez une seconde ! Sir Reia ! Ne me laissez pas seul ! »
« J'accepte l'ordre de Votre Altesse ! »
« Sir Reia ? Sir Reia ? Sir, Sir Reiaaaa ! »
Comme on s'y attendait de ma garde du corps de longue date, Reia emmena rapidement le chevalier dehors. Elle a du bon sens pour fermer la porte derrière elle.
Maintenant, alors.
« Noo, noonim ? Ç, ça pourrait devenir dangereux donc soigner votre main devrait... »
Les yeux de mon cher petit frère tremblent.
Ah, j'ai inconsciemment brisé ma tasse de thé avec ma main. Ça goutte du sang. Bon... est-ce que ça a de l'importance ? Même si je nettoie, ça va avoir du sang de toute façon.
« Noonim ? Noonim ? Je, je dis ! Y a-t-il quelqu'un ! Le, le Prince Héritier est sur le point de mourir ! À, l'aide ! »
Ahh, en regardant mon cher petit frère comme ça, un autre souvenir avec cette personne refait surface.
— Votre Altesse, ce n'est pas bon pour vous si vous faites toujours une expression en colère.
— Souriez. Souriez même quand il ne se passe rien, et quand vous êtes en colère, alors souriez, souriez encore plus fort. Parfois, sourire peut être un moyen plus efficace de transmettre la colère de Votre Altesse que la simple rage.
— Oui, comme ça. Regardez là. Sir Reia ne tremble-t-elle pas dans le coin là-bas ?
Ah. C'est vrai. C'était ça, non ?
Alors maintenant. En ce moment. Faisons le plus grand sourire de ma vie.