J'en étais désormais certain. Ce monde ? Il a complètement pété les plombs.
« Vous êtes le numéro 128. »
J'ai réussi, tant bien que mal, à garder ma santé mentale même dans ce monde dingue. En faisant semblant de n'être pas affecté par ce qui se passait, je continuais à distribuer les billets numérotés.
« Ah, ahhh… Je suis le 128… ? » Un habitant de ce monde fou fit une mine déçue en recevant le billet. « Je ne peux pas avoir une place plus tôt, monsieur ? »
L'habitant de ce monde fou me regarda avec une expression vraiment désespérée, suppliante, mais je répondis d'une voix ferme, sans nuances. « Non, vous ne pouvez pas. »
« Ah, aaah… »
En voyant ce visage désespéré comme si le monde entier s'était effondré, je pensai que je risquais de faire exactement la même tête.
« Dingue. Complètement dingue. Chaque putain d'entre eux. »
« Ng, je suis obligé d'être d'accord avec toi. » Ria, passant près de moi, acquiesça à mon marmonnement discret, le visage dépourvu de toute expression.
« C'est le monde qui a pété un câble ? Ou nous qui avons perdu la raison ? » Je lâchai ça d'une voix lointaine, creuse.
Ria me répondit par un cri sec, bourré de certitude. « Comment peux-tu me poser une question aussi évidente ! C'est bien le monde qui a viré complètement dingue, bordel ! »
« Mais y a trop de tarés ici pour que ce soit ça. Quand tout le monde est dingue, la dinguerie devient la norme, et les gens pas dingues finissent par devenir les exceptions, tu vois. »
« B-bon, j'ai pas de réplique brillante si tu le mets comme ça, mais… Même quand même… » Ria releva la tête et fixa le ciel un moment, hébétée. Puis elle sembla prendre sa décision et me regarda à nouveau. « Si ce genre de truc est désormais considéré comme normal dans ce monde, alors je vivrai volontiers comme une tarée. »
Je dois dire que sa façon de se résoudre si héroïquement avait vachement de gueule.
« Au boulot ! »
« Oui, chef ! »
Dommage, son allure cool s'évanouit en un instant sous un seul cri de la batte en métal qui passait près de nous.
« Hé, toi… »
« J'ai le choix, moi ? J'ai pas envie de me faire taper, tu sais. »
Mon cœur se mit à battre la chamade… En fait, je trouvais que t'étais vraiment cool. Non, carrément, excessivement cool !
« Bon, je comprends ton point de vue. »
Quand même, je devais admettre que Ria avait un point, vu avec qui on avait affaire.
« Je peux tenter notre fuite, par contre ? »
En tripotant la corne fixée sur ma tête, je commençai à évaluer mes chances de m'enfuir d'ici.
Ça semblait impossible, ceci dit.
« Le continent démoniaque… Et celui dont je dois fuir, c'est le roi démon… »
Là, c'était complètement inattendu.
La Bénédiction du Dieu Démon, que même les puissantes races démoniaques ne pouvaient endurer et qui leur coûtait la vie… venait d'être accordée à un simple être humain ! Et pas seulement ça, ledit humain pouvait désormais conférer une version de cette Bénédiction du Dieu Démon !
« Ça peut pas être vrai, quand même. C'est sûrement juste la batte en métal qui inflige de la douleur, non ? »
Sur le continent humain, le Dieu Démon était vu comme la divinité la plus maléfique qui soit. Seule la divinité maléfique était pire. Pourtant, selon tous les gens de races démoniaques qu'on avait croisés jusqu'ici, le Dieu Démon était vénéré comme la divinité la plus grande, la plus aimante qui existe.
C'est pour ça que… Tant que le Dieu Démon n'était pas la Divinité Maléfique ou mon instructeur déguisé, elle ne laisserait jamais arriver une chose pareille à ses croyants !
« C'est juste une coïncidence… Une coïncidence dégoûtamment commode, qui plus est… »
C'est vrai, c'était pure coïncidence si la batte en métal se trouvait être similaire à ce truc qu'on appelle la Bénédiction du Dieu Démon, ou la Faveur, ou peu importe le nom.
Mon instructeur était un être humain, au bout du compte. Y avait juste aucune chance qu'il possède une connaissance aussi approfondie sur le Dieu Démon.
« Ceci dit, on parle de mon instructeur, et c'est un gros problème, non ? »
Même si ça sonnait tiré par les cheveux, mon instructeur aurait pu tout savoir de la Bénédiction du Dieu Démon depuis longtemps et planifier en conséquence.
Même moi je savais que c'était logiquement impossible, mais… Est-ce que quelque chose qui arrive autour de mon instructeur peut être qualifié de « logique » ?
Déjà, il élevait une Succube en territoire humain. Bon, elle était mi-humaine, mais quand même. Et quand la Princesse Impériale était à ses trousses pour le capturer, il a choisi sans hésiter de passer sur le continent démoniaque.
Non, attendez. L'instructeur n'a pas juste traversé, il est même devenu le putain de roi démon !
« Et s'il finissait vraiment par conquérir le continent démoniaque… ? »
Dans ce cas, je n'aurais peut-être pas d'autre choix que de finir mes jours sur le continent démoniaque.
Juste au moment où je commençais à frissonner sous le frisson qui me glaçait l'échine, mes oreilles captèrent un nouvel hurlement terrifiant résonnant dans tout le temple.
« Ouais, ce monde a pété les plombs. »
…Et me revoilà à la case départ.
J'arrivais pas à comprendre pourquoi qui que ce soit voudrait se faire taper par cette batte en métal. Pourquoi accepter de prendre un billet numéroté pour réserver sa place dans la file rien que pour une raclée ? Mais, grâce à cet arrangement, je…
« …Mm ? »
Je scrûtai mes alentours du coin de l'œil.
Je bossais actuellement à l'entrée du temple du Dieu Démon. Les prêtres du temple étaient là, mais mon instructeur n'était nulle part en vue. Mais c'était évident, non ?
Ces cris n'étaient produits que quand l'instructeur tabassait les gens avec sa batte en métal, après tout.
En d'autres termes… mon instructeur n'était pas là. Et la batte en métal n'était pas là non plus.
« Donc… C'est le moment idéal, maintenant ? »
En effet, ça semblait le moment le plus opportun pour fuir sans réfléchir à deux fois. Le problème avec la fuite, c'était la batte en métal qui surgissait de nulle part pour me taper dessus à en perdre la raison, ceci dit…
« Gulp. »
Pourtant, ces cris venaient encore de très loin. Tant qu'ils ne s'arrêtaient pas, ça indiquait que la batte en métal était loiiiiin par là-bas.
Dans ce cas… que faire ? Évidemment, mettre en pratique ce que mon instructeur m'avait appris et envisager tous les scénarios possibles !
D'abord, depuis combien de temps Ria et la batte en métal sont passées près de moi ? Ça fait pas cinq minutes, quand même.
Et le dernier billet que j'ai distribué ? C'était le numéro 128, non ?
Combien de gens se sont fait taper par la batte en métal pendant la session du matin ? Si je me souviens bien, c'est une vingtaine !
Combien de temps la batte a mis pour les tabasser ? Ça dépendait des cas, mais le plus court c'était environ cinq minutes, le plus long plus de dix. En tout cas, c'est comme ça que je m'en souvenais.
Ce qui voulait dire que la durée moyenne des raclées pour un individu tournait autour de sept minutes.
Et en combinant toutes ces données… ? Même en excluant la victime actuelle, qui était la première dans la file, tabasser dix personnes devait me donner une fenêtre d'au moins une heure.
Mais on avait plus de cent personnes en attente pour leur tour de se faire taper, donc ça allait pas se finir de sitôt faute de bénévoles !
« Ça… c'est une occasion en or. »
Je n'utilisai que mes yeux pour scruter les lieux.
Dix individus armés faisaient le guet comme gardes du temple. Pendant ce temps, une vingtaine de prêtres nettoyaient consciencieusement le temple ci et là. Et… c'était tout !
C'est… parfait !
***
Kuwaaaahk !
« Voilà le changement. »
J'ai prêté la plus grande attention au cri.
Il a fallu neuf minutes pour que la voix hurlante change ! Si le prochain mec tient au minimum cinq minutes, je devrais pouvoir m'enfuir de cette ville, facile !
Bon, maintenant. Doucement. Fais comme si de rien n'était.
Je commençai à m'éloigner tranquillement de la zone de distribution des billets. On m'avait appris que seul un amateur de base se mettait à courir dans une situation comme ça.
Le plus important pour moi maintenant, c'était d'avoir l'air détendu.
En agissant « tranquillement » comme si rien n'allait pas, je pourrais tromper la vigilance des alentours.
« Oh, le subordonné du grand et noble roi démon, puis-je vous aider en quelque chose ? »
« Oh, pas spécialement… Je pensais aller à la calèche chercher un truc dont j'ai besoin vu que j'allais déjà aux toilettes. »
Pas la peine de paniquer parce qu'un simple prêtre m'adressait la parole. Après tout, j'étais un subordonné du maître de ce continent démoniaque, le roi démon personnellement choisi par le seul et unique Dieu Démon !
« Compris, monsieur. »
Je répondis en le toisant légèrement. Le prêtre s'inclina brièvement avant de reculer.
Le plus haut poste dans le temple du Dieu Démon était « archevêque ». Cependant, mon instructeur était le mandataire du Dieu Démon, ce qui lui donnait l'autorité nécessaire pour nommer des cardinaux sur un pied d'égalité avec l'archevêque.
En d'autres termes, Ria et moi étions destinés à être cardinaux aux yeux de ces gens ! Oups, je veux dire, aux yeux de ces gens de races démoniaques !
Du coup, ce niveau d'arrogance était parfaitement acceptable.
Et ainsi, je me dirigeai lentement vers la calèche, l'air totalement détendu et insouciant. Une fois arrivé à un endroit bien hors de vue, par contre, je me planquai vite fait.
« Hah-ah… Bien. J'en suis à mi-chemin. »
Tant que je m'enfuis du temple, j'aurai fait le job. Dans un concours de vitesse de déplacement, mon instructeur ne pourrait jamais me rattraper. Et tant que je traverse la frontière avec succès, ce sera fini.
Mon instructeur s'était enfui sur le continent démoniaque pour échapper à la poursuite acharnée de la Princesse Impériale. Donc, il essaierait pas de repasser sur le continent humain pour me capturer.
Non, attendez. Il est maintenant roi démon, donc il peut pas quitter le continent démoniaque même s'il le voulait !
Et donc, je pris une grande inspiration et m'apprêtai à utiliser la technique de furtivité apprise de l'organisation maléfique, mais alors…
« Où allez-vous, monsieur ? »
Belegrea apparut de nulle part, dégaina son épée et pointa la lame sur moi.
« Pardon ? »
« Je vous demande où vous allez, monsieur. »
Une aura rouge sombre commença à suinter de sa lame. Bien qu'il n'y eût aucune intention de tuer, je pouvais encore sentir sa forte volonté de me trancher si je faisais le moindre mouvement brusque.
« J'ai juste besoin de sortir brièvement et… »
« Donc, vous fuyiez. »
Je n'eus même pas le temps de m'excuser. Parce que Belegrea agita les mains, faisant jaillir les puissances magiques cramoisies vers les cieux !
« Que signifie ceci, Mademoiselle Belegrea ? »
« J'ai fait une promesse à Marcus. »
« Mais, pourquoi ?! »
On était censés être des compagnons d'âme qui avaient frémi ensemble face à la terreur de la batte en métal. Certes, j'étais un humain tandis que Belegrea était une démoniaque, mais je croyais quand même qu'on partageait quelque chose de spécial capable de transcender les barrières raciales. Alors, pourquoi elle faisait ça !
« Le moment où vous vous enfuirez sera le moment où la race démoniaque entrera en guerre contre la race humaine. C'est pour ça. »
« Attendez une minute ?! Pourquoi ma fuite a soudain une importance aussi capitale ?! »
« Marcus m'a dit que vous comprendriez quand je prononcerais ces deux mots : Princesse Impériale. »
« Hein… ? »
C'est à cet instant précis qu'un certain scénario se peignit rapidement dans ma tête. Moi, m'enfuyant vers le continent humain. La Princesse Impériale réussit à me capturer.
La Princesse Impériale m'interroge. Elle demande, où est mon instructeur ?
Et je lui réponds, il est devenu le roi du continent démoniaque.
Ça peut sonner comme le hurlement ivre d'un chien, mais la Princesse Impériale connaît bien mon instructeur. Elle croit mon explication, et ensuite…
« Éliminez-les. »
…Sur ces mots glacés, son armée se met en marche vers le continent démoniaque.
« Q-quoi ?! »
Même un gamin d'un village paumé ne croirait pas que cette suite d'événements est ne serait-ce que vaguement possible. Mais ceux qui connaissent mon instructeur et la Princesse Impériale aboutiraient à peu près à la même conclusion que moi.
Je pouvais aisément imaginer la guerre entre humains et démons maintenant.
« M-même si c'est le cas, je peux pas me permettre de rester ici ! »
Clang-!
Je dégainai mon épée sacrée et tranchai l'épée de Belegrea. Plus je reste ici, plus la batte en métal arrivera vite.
Ce qu'il me faut maintenant, c'est la résolution d'aller jusqu'au bout !
J'avais pas envie de le faire, mais si elle tentait de me barrer la route, alors je… je la trancherais sans pitié, même si elle était la compagne d'âme qui ressentait la même douleur que moi.
« Même si tu es la fille de l'ancien roi démon, tu crois pouvoir me battre ? »
J'ai vaincu un dragon ancien tout seul. Y avait aucune chance que je perde contre une gamine de race démoniaque qui semblait avoir à peu près mon âge.
« …Hein ? Huuuh ? »
Contre toute attente, par contre, le sang commença à couler le long de mon bras. Parce que Belegrea avait oh-si-facilement paré mon aura d'épée et avait même contre-attaqué !
« C-comment c'est possible ?! »
Quand je paniquai de la voir contrer mon attaque si facilement, Belegrea ricana et m'expliqua ce qui venait de se passer. « J'ai tout entendu sur la façon dont vous avez abattu un dragon ancien. Mais vous ne l'avez pas fait par votre propre force. Vous n'avez pas chassé un dragon ancien avec vos seules compétences, mais en tant que héros choisi par un dieu. »
« Qu'est-ce que tu veux dire par là ? »
Je commençai à sentir qu'il y avait un truc qui clochait. C'était dur de pas le sentir quand mon épée sacrée ne pouvait même plus sortir la moitié de sa puissance normale. Non, faisons un quart de sa puissance normale !
« Les gens de races démoniaques ordinaires ne le savent pas, mais en tant que fille du roi démon, j'ai eu accès à l'histoire de notre peuple. Parmi les connaissances que j'ai acquises se trouvait l'information concernant ceux choisis par les dieux, les héros. Des héros capables d'emprunter une portion des pouvoirs de leurs dieux ! L'existence appelée héros emprunte les pouvoirs de ses dieux et crée des miracles. Cependant, il y a une restriction placée sur les pouvoirs des dieux. »
« Une restriction, dis-tu ? »
« C'est exact. Et c'est… les dieux ne peuvent exercer leur influence que sur les continents qu'ils dirigent ! Mon père a découvert ce fait et a choisi la voie de la paix même après avoir unifié la race démoniaque ! »
Sa série d'attaques super-rapides commença à me faire reculer.
C'était mauvais. Si ça continuait, oubliez la fuite, je risquais de me faire capturer par Belegrea.
« De quoi tu parles ! »
C'est pour ça que je dois briser sa concentration. Mon instructeur m'a dit que je devais continuer à parler à mon adversaire quand je suis coincé dans une situation comme ça.
« C'est comme je l'ai dit ! Même si on envahit le continent humain, on finira par subir une défaite grave face aux héros qui empruntent les pouvoirs de leurs dieux ! »
« Comment c'est possible ! »
Je fis mine d'être choqué tout en retenant ma force de plus en plus.
Belegrea a dû croire qu'elle avait le dessus sur moi après avoir vu ma retraite continue. Preuve en est, elle devint encore plus bavarde qu'avant. « Je sais que je ne peux pas devenir la prochaine reine démoniaque par mon propre pouvoir. Je n'ai pas la confiance nécessaire pour battre Aggreahrt ! Cependant, Marcus me l'a promis. Si je l'aide, il a juré de ramener la paix sur le continent démoniaque et de se retirer immédiatement de tout ! »
« Tu le crois vraiment, ça ! »
« Marcus a été personnellement choisi par le Dieu Démon elle-même. Et il a juré sur le nom de notre grand et noble Dieu Démon ! »
« Mais c'est un humain ! »
« En effet, pourtant il a tout de même été choisi par le Dieu Démon ! »
Waouh, elle a été lavage de cerveau à fond !
Belegrea ne doutait pas une seconde de mon instructeur. Elle condensa la lumière d'épée et, presque au même moment, commença à estocader en ligne droite. Sans s'arrêter là, elle libéra même la lumière d'épée condensée pour provoquer une puissante explosion.
« Keuh-huk ! »
« C'est fini ! »
L'estoc explosif me repoussa bien au-delà de vingt pas. Belegrea confirma le coup, puis se prépara pour un autre estoc puissant.
Mais c'était l'ouverture que j'attendais.
Je faisais semblant de perdre contre elle tout en me préparant. Et au moment où Belegrea porta son estoc une fois de plus, je lui adressai un doux sourire.
« …Warp. »
« Quoi ?! »
Dès le moment où j'ai commencé à saigner lors de notre premier échange, j'ai concentré toute mon attention sur l'activation d'un certain sort.
Le sort s'appelait « Sang ». Il permettait au lanceur de manipuler librement le sang. Dans le monde de la magie, le sang était l'un des médiums qui symbolisaient vous, le lanceur de sorts !
Même sans aucune préparation préalable, ce médium était plus que suffisant pour permettre à un seul individu, à savoir moi, de se téléporter sur une courte distance !
« Au revoir, alors ! »
Avant que Belegrea ne puisse attaquer, mon sort s'activa le premier.
On s'était pas mal éloignés du temple pendant notre combat. En m'enfuyant immédiatement dès la téléportation terminée, ni Belegrea ni personne d'autre du temple ne pourrait me poursuivre.
C'était l'une des compétences de survie que j'avais apprises de l'organisation maléfique ! Ayez toujours un as dans votre manche ! Dans ce but précis, je m'étais assuré de ne jamais utiliser la magie depuis que j'étais devenu le héros !
Même Hill et Selena ne soupçonnaient pas que j'étais un expert en magie !
« …Hein ? »
Tandis que j'étais occupé à me féliciter, mes yeux captèrent la vision de quelque chose d'argenté qui filait droit sur moi depuis loin.
C'est l'estoc explosif de Belegrea ? Mon sort de téléportation a raté ?
Non, ça… c'était pas ça. Je connaissais la vraie identité de ce truc argenté.
Ce n'était pas l'épée de Belegrea, mais… !
« Tu crois pouvoir fuir ! »
« Comment ?! »
Ce fut le seul mot que je pus crier en apercevant un petit poing entouré de cheveux argentés dansants foncer droit sur mon visage.
« Kuuuwaaaaahk ! »
Mais c'est parce qu'ensuite, tout ce que je pus dire n'était qu'un cri de douleur pur, rempli d'agonie !